Geek, la revanche, un livre pour les geeks par un geek
vendredi 07 juin 2013 19:24 0 commentaire
Sur les conseils de notre ami @GillesBanneux , je me suis lancé dans la lecture de Geek, la Revanche. Un très chouette bouquin de Nicolas Beaujouan paru aux éditions Robert Laffont.
Un livre pour les geeks écrit pas un authentique geek, trentenaire comme nous et au moins aussi passionné !
Ce livre qui présente d'abord les origines de la geekitude et ses quelques variantes envisage ensuite de traiter de tous les grands domaines qui illustrent l'univers des geeks : le cinéma, les livres, les séries télés, le jeu-vidéo, etc.
Geek, la Revanche s'illustre avant tout par son ton. On est loin de l'analyse détachée mais bien dans la passion. A chaque page, on se reconnait, on sourit et notre personnalité geek ne peut qu'applaudir des deux mains la description du geek chic ou les références assassines à Twilight ;-)
Mais en plus de proposer une lecture agréable et entièrement acquise à la cause geek, Nicolas Beaujouan propose non seulement un emballage graphique séduisant mais surtout de splendides double-pages résumant l'évolution du zombie à travers les âges ou encore les règles du Pierre-Papier-Ciseaux-Lézard-Spock pour ne citer qu'eux.
Bref, je ne peux que vous conseiller de craquer pour la lecture de Geek la Revanche disponible pour +/- 20 euros.
Et tant qu'on est occupé à parler bouquins, sachez que notre autre livre de chevet, le superbe Ready Player One d'Ernest Cline dont on vous a parlé il y a quelques mois est maintenant disponible en version française. Foncez !
dans Geek, Hors Sujet | Tags : geek la revanche, nicolas beaujouan, livre, critique
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[Mangas] Skip Beat ! : un cocktail détonnant et décalé
vendredi 22 mars 2013 19:28 0 commentaire
Cela fait très longtemps que je n'avais plus parlé de mangas que j'aime lire et pourtant ce n'est pas faute d'en acheter : il n'y a qu'à voir Quantic pleurer à chaque fois que je reviens du libraire ;-)
Je me suis donc dit qu'il était temps de m'y remettre et pour ré-ouvrir le bal, j'ai choisi un manga que j'ai découvert par hasard à sa sortie il y a plusieurs années et que je suis avec assiduité depuis.
Il s'agit de Skip Beat ! par Yoshiki NAKAMURA, publié en France aux éditions Casterman sous le label Sakka. Il y a actuellement 25 volumes parus en France contre 31 au Japon où la série est toujours en cours.
Ce shojo dépeint la vie de Kyôko Mogami.
Notre héroïne a tout quitté pour suivre Shô(taro), un ami d'enfance dont elle est amoureuse, à Tokyo où celui-ci est en train de devenir une idole pendant qu'elle accumule les petits boulots et ne vit que pour lui.
Mais voilà, un jour, Kyoko découvre le véritable visage de Shô : celui-ci ne lui a demandé de l'accompagner que pour lui servir de bonniche et se contrefiche totalement d'elle.
Cette révélation bouleverse totalement Kyoko, libérant totalement son côté démoniaque, la rendant insensible à l'amour et lui faisant jurer de se venger. Comme Shô est une vedette, elle décide d'en devenir une elle-aussi bien qu'elle ne possède aucun talent : c'est donc le début de ses péripéties vers la gloire et la vengeance.
Skip Beat ! aborde donc plusieurs thèmes propres au shojo mais aussi celui plus spécifique du show-business et j'avoue que c'est un thème que j'apprécie beaucoup (j'aimerais que le manga Glass No Kamen - Laura ou la passion du théâtre - soit traduit en français^^) peut-être parce que j'ai fait un tout petit peu de théâtre quand j'étais au collège.
L'auteur se plait à montrer le travail de réflexion lié à la construction d'un personnage pour un acteur, les rivalités entre gens de la profession, la façon dont une carrière évolue... Kyôko a beaucoup à apprendre et va devoir passer par de nombreuses étapes avant d'espérer avoir du succès. C'est intéressant, surtout que l'on peut remarquer les différences de fonctionnement entre l'occident et le Japon.
Cependant, ce n'est pas ce qui rend ce manga si addictif. A vrai dire, j'adore ce manga pour son humour totalement fou et ses personnages à la fois décalés, travaillés et attachants.
Prenons notre héroïne. Celle-ci a juré de se venger et est prête à tout pour y parvenir : le traumatisme est tel qu'elle arrive à invoquer des Kyôko spectrales capables de figer les gens sur place et qu'elle semble avoir perdu toute capacité à aimer. Cependant, dans le même temps, elle fait une fixation sur les princesses et le maquillage, croit aux fées...
Bref, elle peut être d'une naïveté extrême tout en se montrant extrêmement dure ou perspicace en d'autres occasions. Ce décalage la rend attachante, intéressante et drôle. Ainsi, il est comique de voir qu'elle est la seule à pouvoir sentir la colère de Ren sous son sourire angélique mais qu'elle passe complètement à côté de certaines remarques.
Attention, on est loin d'une héroïne nunuche : Kyôko a de la suite dans les idées et la capacité à réaliser ce qu'elle entreprend, mais son côté fleur bleue ressort parfois et sert souvent de ressort comique.
Les autres personnages sont du même acabit, chacun ayant un côté brillant et un autre plus sombre. Les relations entre les personnages et leurs difficultés à se comprendre s'avèrent donc un thème intéressant qui se construit au fur et à mesure du manga pour être revigoré et dynamité par l'humour déjanté de la série.
Conclusion
Skip Beat ! n'est pas un shojo classique : on découvre une héroïne qui a de la suite dans les idées, est insensible à l'amour, l'histoire se focalise plus sur l'évolution de la carrière artistique que sur la vie amoureuse de Kyôko et déborde d'un humour omniprésent.
C'est vrai que les graphismes ne sont pas exceptionnels mais l'histoire les compense très largement.
Bref, je conseille vivement ce shojo !
Pour ceux que cela intéresse, les premiers volumes ont été adaptés en anime qui retranscrit assez bien le manga.
Ready Player One par Ernest Cline : une déclaration d'amour à la culture geek
mardi 11 septembre 2012 19:04 0 commentaire
Je suis tombée sur Ready Player One d'Ernest Cline il y a quelques mois complètement par hasard : Je cherchais des livres à acheter sur Amazon pour remplir mon Kindle en vue de nos vacances aux USA.
Je fouillais Amazon à la recherche de Fantasy et à la suite d'un achat, Amazon m'a fait le fameux coup du "les autres acheteurs ont également acheté tous ces livres". Je jette un coup d'oeil rapide et un titre m'interpelle "Ready Player One".
En bonne geekette que je suis, je lis le résumé qui me semble intéressant et finit par l'acheter (en anglais, je ne pense pas qu'il ait été traduit en français pour l'instant). Je l'ai très vite dévoré, ai intimé à Quantic qu'il devait le lire également (sans succès pour l'instant, mais bon comme il est sur mon Kindle ce n'est pas facile) et ne peut m'empêcher de vous en parler car ce livre est une ode à la culture geek.
L'histoire se déroule dans un futur proche (2044 si mes souvenirs sont bons) et ce que l'on craignait est arrivé : on manque d'énergie, la pollution a augmenté, l'humanité s'est appauvrie avec la plupart des gens vivant dans des sortes de bidonvilles tandis que quelques personnes vivent dans le luxe.
"Heureusement" un monde virtuel, l'OASIS, existe à présent. A l'origine, il s'agissait d'un jeu vidéo constitué de milliers de mondes différents à explorer, mais il s'est vite transformé en refuge pour une humanité désillusionnée qui vit à travers lui : les enfants s'y connectent pour aller à l'école tandis que leurs parents y travaillent, d'autres tombent amoureux et s'y marient sans jamais se rencontrer IRL...
Bref, l'OASIS permet de fuir une réalité devenue trop dure à affronter.
Or James Halliday, créateur de l'OASIS et de ce fait multimilliardaire malgré le fait que l'accès à ce monde virtuel est gratuit, vient à mourir sans héritier et décide de léguer toute sa fortune et la propriété de ce monde virtuel à celui capable de trouver dans l'OASIS la solution des énigmes laissées dans son testament.
Bien entendu, tout le monde tente de relever le défi mais celui-ci s'avère compliqué, d'autant que les énigmes sont liées à ce qui passionnait Halliday : la culture geek des années 80, que ce soit les films, séries, jeux vidéo ou la musique.
L'histoire suit la quête de Wade Watts qui, adolescent en 2044, connait tout sur tout des années 80 pour espérer trouver cet "Easter Egg" ultime dans l'OASIS ! Il est donc confronté à tous les autres gunters (nom donné à ceux recherchant cet "oeuf") mais surtout à une corporation toute puissante possédant déjà la moitié de la planète et prête à tout pour mettre la main sur l'OASIS et le rendre payant.
Les personnages et l'histoire sont sympas mais restent classiques. De même, IOI, la société qui veut dominer la monde est assez caricaturale (je ne sais pas pourquoi mais je l'imaginais un peu à la Apple^^).
Non, l'intérêt du livre vient du fait qu'il est bourré de références souvent très pointues à tout ce qui a fait les lettres de noblesse des geeks de cette génération.
Ainsi, on trouve des références à des jeux cultes de cette époque tels que Joust ou Pac Man, à des films (Wargames, Blade Runner, Ladyhawk), à des fascicules de suppléments de Donjons et Dragons, à des séries TV y compris japonaises, à des ordinateurs de l'époque... Bref tout un pan de ce qui a permis à la génération de trentenaires actuelle de devenir geek^^
Je reste assez vague pour ne pas spoiler non plus^^ Si vous voulez connaître une grande partie des références faites, vous pouvez les trouver sur wikipédia.
J'avoue qu'étant née en 1982, c'est parfois un peu juste pour moi, certaines références ne faisant pas forcément mouche. Cependant, malgré ça, on prend plaisir à lire Ready Player One. Même si on ne connait pas forcément tel jeu ou tel film, en tant que geek, on se sent concerné^^
Personnellement, l'OASIS m'a fait très envie et il me tarde qu'un tel monde virtuel existe, même s'il faudra éviter l'excès décrit dans ce livre où la moitié de l'humanité a oublié sa vie réelle.
Je conseille donc vivement Ready Player One d'Ernest Cline, et en particulier à ceux ayant été adolescents dans les années 80 ! Pour l'instant, je ne pense pas que le livre ait été traduit en français mais l'anglais y est assez simple.
A noter que les droits du livre ont déjà été achetés par Warner et qu'on peut donc espérer un film dans quelques temps. A la sortie du livre une course à l'easter egg fut également organisée sur internet pour permettre de gagner une DeLorean : je trouve l'idée très sympa mais je suis arrivée trop tard ;-) Peut-être que ce sera renouvellé pour le film ?^^
A noter que Ready Player One est maintenant également disponible en version française.
dans Geek, Hors Sujet | Tags : ready player one, ernest cline, livre, critique
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[Critique/Preview] Brave (ou Rebelle en VF) : le nouveau Disney Pixar au cinéma et sur nos consoles (garanti sans spoiler^^)
samedi 14 juillet 2012 19:21 3 commentaires
Grande fan de Disney/Pixar devant l'Eternel... Oups je crois que j'ai commencé exactement pareil ma critique de John Carter pour lequel je viens d'ailleurs de craquer en Blu-ray...
Bon recommençons en évitant de se plagier soi-même...
Depuis toujours, je suis fan de Disney. A tel point que j'ai même postulé pour travailler au parc Disneyland Paris avec, écrit dans ma lettre de motivation, et je ne rigole pas : "Je suis fascinée par l’univers Disney et la magie qui s’en dégage, à tel point qu’aujourd’hui encore je connais de nombreuses chansons issues des longs-métrages". Je ne vous cacherai pas que l'on ne m'a jamais appelé (par contre j'ai reçu une réponse positive du Parc Astérix, mais j'ai décliné ayant trouvé plus intéressant entre temps^^).
Donc, quand je suis contactée par Disney-Pixar pour aller voir une projection presse de Brave (Rebelle en français) et m'essayer au jeu tiré du film, je ne pouvais que sauter de joie et dire oui (après avoir supplié mon chef de me donner congé ce jour-là).
Mais venons en aux faits...
Le Film
J'avais tenté d'éviter d'en apprendre trop sur l'histoire de Brave : j'avais vu les deux trailers, dont celui où on la voit tenir tête à sa mère lors d'un concours de tir à l'arc. Cependant, j'ai été victime d'un terrible spoiler aux Etats-Unis à cause de la ligne de jouets tirée du film qui révèle un élément important de l'histoire. Tachez donc d'éviter de la regarder de trop près si vous voulez éviter ce genre de spoiler^^
Traumatisée, je promet de ne pas spoiler l'histoire de Brave dans cet article.
L'histoire suit les péripéties de Mérida, fille du roi Fergus du clan Dunboch. Celle-ci est donc la princesse du royaume et sa mère, Elinor, la forme à son futur rôle de reine. Cependant, Mérida goûte fort peu à cela et préfère aller galoper dans la forêt tout en tirant à l'arc, elle est d'ailleurs le meilleur archer d'Ecosse.
Poussée à bout par sa mère qui organise un tournoi pour désigner le futur mari de sa fille, Mérida va se révolter et tenter de changer son destin. Cependant, ce changement va prendre une forme inattendue...
Comme ce résumé le laisse voir, Brave repose sur deux axes principaux :
- Mérida, premier personnage féminin de Pixar à tenir le rôle principal dans leurs films, et son refus de suivre une voie toute tracée, rejetant ses prétendants (et on la comprend d'ailleurs) et chevauchant telle Artémis à travers les bois. C'est un peu l'incarnation de la femme moderne qui va néanmoins devoir apprendre qu'on ne peut pas renier certaines obligations.
- La relation Mère/fille : entre la mère qui tente de forger sa fille à son image et la fille éprise de liberté qui ne pense qu'à échapper à ce carcan (représenté non pas par un corset cette fois mais par une robe très engoncée), la discorde gronde. La communication entre les deux est rompue et laisse place à l'incompréhension. Brave étant un Pixar / Disney, je ne pense pas trop spoiler en vous révélant que le film va voir Merida et Elinor se rapprocher à nouveau, chacune faisant des concessions.
La magie jouera un rôle important dans cette évolution des personnages et des relations entre eux, ajoutant une touche féérique au film.
Cependant, rien que les décors suffisent à nous transporter : il faut reconnaître la beauté des graphismes de Brave. Si la 3D n'apporte rien, les graphismes eux sont splendides ! Les paysages verdoient et offrent un puissant contraste à la chevelure de feu de l'héroïne. Ces cheveux ont d'ailleurs dû prendre un temps fou à animer !
Perso, j'adore les quelques passages où l'on voit Mérida petite : elle a quasiment plus de cheveux qu'autre chose ! Elle est à croquer !
Par la suite, les triplés sont également excellents : à la fois adorables et machiavéliques^^ En fait, la plupart des personnages de Brave sont vraiment sympas et drôles, mais restent très classiques. Par contre, j'invite tout le monde à voir le film en V.O. pour profiter des accents écossais absolument géniaux.
Mon avis
Brave est un très bon film : il a tous les éléments nécessaires pour ça.
On y trouve de l'humour, de l'action, de la magie, des graphismes magnifiques, des personnages de caractère...
Cependant, on en ressort avec une impression de manque. Oui, le film était bon : on a rit, on a frémi à certains passages, tout est là, comme si Pixar avait suivi sa checklist du film parfait... Résultat, oui, on trouve de tout sauf qu'il manque le petit plus qui aurait fait de Brave un film excellent.
Attention, je ne dis pas qu'il n'est pas bon ! Au contraire, Brave est un très bon film et on ne voit pas passer le temps en le regardant, mais contrairement à un UP, à un Wall-E ou à un Toy Story III, on n'en ressort pas émue ou bouleversée (rien que de repenser au début de UP ou la fin de Toy Story III, j'ai mon estomac qui se serre).
Le Jeu
Juste avant le film, j'ai pu m'essayer un peu au jeu. "Heureusement" que j'avais déjà eu mon gros spoiler avec les jouets aux USA sinon là j'aurais été bien servie aussi...
Brave / Rebelle, le jeu reprend l'histoire du film en l'adaptant quelque peu pour y ajouter plus d'action.
Ainsi, la magie jouera un rôle plus important, la forêt étant envahie par divers êtres/entités malfaisants, de même que Morgul, un gros ours maléfique. Mérida va donc combattre ces différents adversaires au coeur de la forêt.
Pour se faire, Mérida peut utiliser une épée pour le corps à corps mais aussi (et surtout) un arc pour les ennemis au loin. Utiliser l'arc est très facile : il suffit de pousser le joystick droit dans la direction voulue et une flèche est décochée.
Certaines runes seront utilisables sur l'arc pour lancer des flèches avec des pouvoirs spécifiques. On pourra acheter de nouveaux pouvoirs pour Mérida ou de nouvelles tenues.
Le jeu se répartit en plusieurs zones. On entre dans celles-ci par un portail formé de monolithes. Une fois à l'intérieur, cela reste assez linéaire avec quelques puzzles que l'on devra résoudre en déplaçant les trois frères de Mérida.
Mon avis
Brave n'est pas un jeu extraodinaire mais le gameplay est assez sympa et pourra plaire au public cible, c'est-à-dire les enfants voire jeunes adolescents.
[Cinéma] The Avengers, une équipe du tonnerre !
lundi 23 avril 2012 19:34 2 commentaires
The Avengers est un film que j'attendais avec impatience. J'avais en général beaucoup aimé les différents films Marvel sortis pour préparer le terrain, Joss Whedon est un réalisateur que j'affectionne (Buffy power mais aussi Dr Horrible's Sing-along blog, Firefly), je suis fan de Marvel... Je ne pouvais qu'avoir hâte de voir ce film.
J'ai donc sauté de joie quand Disney m'a invité à sa projection presse (mais après avoir convaincu ma chef qu'il était vital que j'ai congé ce jour-là car sinon j'aurais plutôt pleuré après avoir reçu l'invitation, ce qu'a fait Quantic qui lui n'a pas réussi à convaincre son employeur ;-))
Mais le film était-il à la hauteur de tous ces espoirs ?
Alors là, je vous dirais oui.
Tout commence par le vol d'un cube à l'énergie incommensurable, le Tes-quelque chose (c'est le cube dont il est question dans Captain America - déjà là je n'arrivais pas à me rappeler le nom, ici non plus), par Loki, Dieu d'Asgard et frère de Thor. Celui-ci veut utiliser le cube pour ouvrir un portail et permettre à une autre race extraterrestre d'envahir la terre.
Devant une telle menace et la force de Loki, Nick Fury, commandant en chef du Shield, n'a d'autre choix que de réunir une équipe d'hommes et d'une femme aux capacités incroyables : Thor, Black Widow, Hawkeye, Hulk, Captain America et Iron Man. Cependant, les relations entre ses membres ne sont pas ce qu'on pourrait appeler au beau fixe, leurs fortes personnalités s'entrechoquant et faisant des étincelles, ce qui risque fort de leur couter la vie et la victoire.
L'histoire est donc assez classique, voire prévisible, avec quelques éléments qui demeurent un peu flous (pourquoi Loki n'utilise pas le cube à ses propres fins ? Pourquoi Hulk se montre-t-il co-opératif à la fin?) : On reste dans un film de super-héros.
Cependant, elle est entrainante et j'avoue ne pas avoir vu passer les 2h22 du film !
En effet, l'histoire est rythmée et parvient à rendre justice à tous les héros. On pouvait avoir peur de voir certains personnages mis un peu de côté, et s'il est vrai que certains sont un petit peu plus mis en valeur (Iron Man, ce qui n'est pas une surprise, mais aussi Banner/Hulk qui est vraiment bien développé - honneur aux scientifiques ? ;-)), chacun est vraiment bien exploité et a son instant de gloire.
On est donc heureux de découvrir ou retrouver ces héros diablement charismatiques. Les traits de caractère de chaque Avenger sont bien rendus (l'humour de Stark, le côté moralisateur et vieux jeu de Captain America, l'ego surdimensionné de Thor...) et les acteurs vraiment excellents.
Ceux qui auront vu les films précédents auront un petit avantage sur les autres, mais cela ne représente nullement une contrainte : l'histoire se porte d'elle-même et tout est bien compréhensible, même pour les néophytes de l'univers Marvel.
Joss Whedon arrive à faire ressortir le côté humain de ces super-héros, les rendant même touchants, en partie grâce à un humour savamment dosé.
En effet, l'un des gros points forts du film est son humour.
On retrouve la personnalité excentrique de Tony Stark (Robert Downey Jr. est excellent) mais les autres personnages ne sont pas en reste, y compris les plus sérieux, qui parviennent à sortir des répliques qui font mouche.
De même, certaines situations sont relevées d'un brin de comédie qui fait sourire, voire tout simplement rire, et ce même en plein coeur d'une scène d'action spectaculaire sans en briser le rythme.
Car, l'action reste l'une des composantes essentielles du film.
Les combats sont rythmés, dynamiques avec une foule d'effet spéciaux qui n'ont rien à envier à Michael Bay. On aura même droit à de beaux affrontements entre les Avengers eux-mêmes, ce qui ravira les fans des personnages ^^.
Quant au combat final (Pour vous laisser la surprise, je ne vous dis pas où il se déroule même si on s'en doute un peu beaucoup) où les Avengers sont enfin réunis et qui donne lieu à un très beau plan séquence, il est épique.
Conclusion
Réunir tous ces héros aux personnalités chatoyantes en un seul film relevait de la gageure, cependant Joss Whedon y parvient admirablement bien dans The Avengers.
Certes, le film n'est pas exempt de quelques défauts, mais ceux-ci sont mineurs et ne gâchent en rien le spectacle.
The Avengers est un blockbuster tout bonnement excellent : bourré d'actions et d'humour, avec des personnages intéressants, il tient son pari et s'inscrit parmi les meilleures adaptations de comics.
D'ailleurs, Quantic ne l'ayant pas vu, il y a de fortes chances que je retourne le voir au cinéma !
Petit conseil : restez jusqu'à la fin du générique^^
N'oubliez que vous pouvez participer à notre concours pour gagner des places et des goodies Avengers^^
Note : 4/5
[Cinéma] Blanche-neige, quand Grimm rencontre Bollywood
jeudi 19 avril 2012 21:15 1 commentaire
Comme évoqué il y a quelques temps, deux adaptations de Blanche-Neige au cinéma sortent cette année.
La première, Blanche Neige (Mirror Mirror en VO) vient de sortir en France et en Belgique. Après des suppliques, des menaces, des cajoleries, des bouderies et autres "outils" à la disposition de toute femme, j'ai réussi à convaincre Quantic d'aller le voir au cinéma.
Cette adaptation est assez libre et loin de l'histoire originale des frères Grimm (même s'il leur est rendu hommage par le biais d'un nain portant leur nom). En effet, le conte est assez sombre (n'en déplaise à l'adaptation de Disney) alors qu'ici nous avons affaire à une comédie.
Le ton est donné dès le début avec une introduction assez ironique faite par la méchante reine incarnée par Julia Roberts avec des descriptions du genre " à croire que tout le monde ne faisait que chanter et danser avant".
On nous présente ensuite la pauvre Blanche-Neige (incarnée par Lily Collins, fille du chanteur du même nom) obligée de passer sa vie dans sa chambre. Perso, si on m'avait fourni une télé et une console, cela aurait été une adolescence de rêve mais bon, Snow, de son petit nom, a envie d'assister aux bals donnés par sa méchante belle-mère, bals payés en surtaxant le peuple.
Or, un jour, un beau prince (Armie Hammer, aperçu dans Gossip Girls notamment ou the Social Network), un peu imbu de lui-même, vient à passer par le royaume et se fait inopinément dépouillé par une bande de nains voleurs qui le laisse en culotte dans la neige. C'est bien sûr ce jour que Blanche-Neige décide de sortir faire un tour dehors et c'est le coup de foudre.
Mais bon, rien n'est jamais simple dans les contes de fée et la reine jette son dévolu sur le prince (beau et riche, d'une pierre, deux coups). Snow étant un obstacle, elle décide de l'éliminer. Celle-ci rejoint alors les nains dans la forêt pour s'opposer à la Reine.
Et je vais m'arrêter là pour vous laisser le plaisir de découvrir la suite du film, même si vous pouvez vous en douter. En effet, l'histoire reprend malgré tout les grandes lignes du conte.
Le personnage de Julia Roberts n'est pas une vraie méchante reine, même celle de Disney fait plus peur. En fait, il est limite sympathique car assez caustique avec quelques répliques sympas.
Blanche-Neige reste, comme beaucoup de Blanche-Neige, assez niaise, il faut le reconnaitre. Cependant, Lily Collins arrive à lui conférer un certain charme et je l'ai trouvée mignonne^^
Le prince, quant à lui, fait très prince qui s'y croit : il n'apparait pas vraiment comme un prince charmant et sert plutôt de ressort comique ou atout physique du film (il passe beaucoup de temps dévêtu pour le plaisir des yeux^^). Cette dévaluation du rôle du prince est assez sympa je dois dire^^
Les nains sont eux-aussi un ressort comique avec chacun une "fonction" particulière (l'intello, le dragueur, le glouton...).
Enfin, notons la courte apparition de Sean Bean que j'aime beaucoup (je ne vous dit pas quel rôle même si c'est cousu de fils blancs).
Comme cette description des personnages principaux le montre, le film se veut comique et si certains passages sont drôles, certains le sont moins et peuvent s'avérer un peu lourds sur la durée. On est même parfois à la limite de l'humour potache.
Certains costumes du film rendent vraiment bien (la robe rouge de Julia Roberts), tandis que d'autres m'ont beaucoup moins plu (la robe finale de Blanche-Neige, un vrai paquet cadeau)
La fin est en décalage avec le reste de film et peut en ce sens surprendre : c'est une fin Bollywood ! Alors il faut aimer, mais perso, j'ai trouvé ça excellent. En fait, j'aurais aimé d'autres moments comme ça durant le film^^
Conclusion
Malgré mon amour pour les contes de fée, je m'attendais au pire en allant voir Blanche-Neige (Mirror Mirror). Cependant, si le film n'est pas un chef d'oeuvre, j'ai passé un bon moment en le regardant.
L'histoire ne vole pas bien haut mais les personnages sont sympathiques et l'humour même si parfois un peu lourd est plaisant.
Bref, un film à voir sans se prendre la tête. Maintenant, j'attends de voir Blanche-Neige et le Chasseur^^
Ma note : 3/5
L'avis de Quantic
Pour me trainer voir ce film, Aelya a fait appel à tout ce que son arsenal de femme compte en réserve car en plus d'être un conte de fée, la bande annonce me faisait plus penser à une sorte d'Alice (le récent film de Tim Burton) qui m'avait franchement déplu...
Finalement, ce Blanche Neige s'avère meilleur que ce que je redoutais et il m'est même arrivé de sourire devant quelques énormités et devant le côté Bollywood de la fin totalement en décalage avec le reste du film.
J'en suis même venu à regretter que le réalisateur (indien de surcroit) n'ai pas poussé le délire jusqu'au bout en multipliant les moments de vrai décalage. Au final, on se retrouve avec un film qui essaie de traiter le thème de Blanche Neige sur un autre ton mais qui se perd vite au milieu de blagues potaches pour adolescents américains.
Heureusement, l'excellent casting rattrape un peu la sauce et rend le spectacle agréable à défaut d'être vraiment réussi.
Ma Note : 2/5
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[Cinéma] Tekken Blood Vengeance, un film à la hauteur de nos espoirs ?
jeudi 28 juillet 2011 13:03 8 commentaires
Mercredi, ce fut une matinée cinéma pour Quantic avec la projection presse de Tekken Blood Vengeance.
Aelya ne pouvant malheureusement pas être présente, alors que c'est elle la spécialiste en animés et mangas, c'est donc Quantic (cinéphile dans l'âme mais dont la connaissance en animé se limite à ceux qu'Aelya l'a forcé à regarder, ligoté au canapé) qui s'est courageusement porté volontaire pour vous donner son avis.
La G Corporation "engage" Ling, une étudiante chinoise spécialiste des arts martiaux pour espionner Shin, un étudiant au comportement "étrange". C'est ainsi qu'elle rencontre sa rivale, Alisa à qui elle fait croire qu'elle est amoureuse de Shin. Tout va basculer quand Shin se fait enlever au milieu de l'école. Les deux femmes vont s'allier pour le retrouver mais rien n'est jamais simple au pays de Tekken.
Côté Scénario, comme on pouvait s'y attendre, cela part un peu dans tous les sens, même si la trame générale n'a pas à rougir face à beaucoup de blockbusters occidentaux. Dommage que le dénouement de l'intrigue soit si brouillonne.
Techniquement, on est loin d'un animé puisque le film est entièrement en image de synthèse mais on reconnait quand même vite le style et la mise en scène japonaise avec les plans s'attardant malicieusement sur les poitrines et les jupes courtes des héroïnes, ce qui n'est pas pour déplaire au pervers profond qui sommeille en moi ;-). Néanmoins, on est quand même loin de la perfection d'un Pixar puisque quelques scènes semblent parfois un peu bâclées. Si les personnages principaux sont très réussis, c'est regrettable de voir que les "figurants" ont parfois une animation robotique. Mais n'oublions pas que les japonais sont souvent beaucoup moins regardants sur cet aspect que notre oeil occidental et finalement, cela ne nuit en aucune manière au film.
Au final, moi qui avais peur de ce que ce Tekken nous réserverait, je suis sorti de la projection plutôt satisfait. Il se laisse regarder et on est heureusement très loin des films "live" sortis il y a quelques années qui étaient vraiment en-dessous de tout (Street Fighter avec JCVD gagnant le ponpon).
Ce n'est certainement pas un chef d'oeuvre du cinéma mais si tous les films inspirés de jeux-vidéos pouvait être de cette qualité, on y gagnerait au change !
Si l'univers Tekken vous parle ou que vous appréciez tout simplement les films en image de synthèse d'origine japonaise, vous passerez sans aucun doute un bon moment.
Dommage que Tekken Blood Vengeance bénéficiera (si on peut dire...) d'une sortie cinéma très confidentielle. Il faudra donc attendre sa sortie DVD/Blu-Ray prévue chez Kazé début Novembre pour en profiter.
Notons également l'organisation impeccable de Namco puisqu'en plus de la projection, chaque invité est reparti avec une affiche et un T-shirt. J'espère que les gagnants de notre concours auront apprécié ce petit goodie supplémentaire ;-)
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