En tant que fan des vampires et loups garous, je trouve que trop peu de jeux vidéo abordent ces thèmes, que ce soit dans un cadre classique ou plus moderne (genre fantaisie urbaine). Aussi quand le studio Cyanide a annoncé Werewolf The Apocalypse – Earthblood, cela m’a tout de suite intéressé. J’ai pu en faire le test et voici mon avis sur ce jeu.

Un scénario trop classique.

L’histoire se déroule dans une société fictive assez proche de la nôtre, celle du Monde des Ténèbres de White Wolf. De grosses entreprises, l’une d’entre elle en particulier, Pentex, exploitent la nature mettant en danger les esprits qui l’habitent : elle est à la solde du Wyrm, une entité vouée à semer le chaos.

werewolf the apocalypse earthblood

Les loups garous, proches de la nature (contrairement aux vampires), sont repoussés et chassés de leur habitat naturel. Ainsi, l’histoire commence lorsque le clan de Cahal, notre personnage, décide d’infiltrer l’une des branche de Pentex pour la saboter et ainsi les obliger à quitter leur territoire.

Malheureusement, cette opération tourne mal : la compagne de Cahal est tuée et sous l’influence de la rage, ce dernier tue un des membres de son clan. Il décide alors de s’exiler, abandonnant sa fille et sa meute. Cependant, quelques années plus tard il apprend que son clan court un grand danger et il doit revenir les aider...
Comme vous pouvez le constater, l’histoire très classique est cousue de fils blancs. De même pour les personnages assez peu charismatiques selon moi : j’avoue ne pas avoir réussi à réellement m’intéresser à eux.

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Un gameplay répétitif et une technique datée.

Côté gameplay, le jeu se découpe en général en trois étapes, chacune correspondant aux trois forme de Cahal : Homid (humain), Lupus (loup) et Crinos (loup garou).

La forme humaine est nécessaire pour interagir avec les autres personnages ou actionner des interrupteurs. Il est ainsi possible de s’introduire dans certains lieux juste en discutant et ainsi débloquer certaines interactions. On peut aussi manier une arbalète pour tuer certains ennemis à distance tant qu’on est en mode infiltration.

La forme de loup sert quant à elle à être plus furtif et se faufiler dans des conduits d’aération. Dès qu’il faut ouvrir une porte, on redevient humain : le passage d’une forme à l’autre est instantané. Enfin, la forme Crinos, loup garou, se déclenche dès qu’on est repéré et sert donc à combattre.

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Les missions se déroulent donc souvent de la même façon : on commence par de l’exploration/infiltration. Suivant les missions, il est possible d’essayer de commencer en humain en embobinant les gardes ou alors on commence directement avec de l’infiltration pure et dure où l’on peut soit avancer en humain, soit en loup. Si on opte pour l’infiltration, on peut tenter de désamorcer certains pièges ou se débarrasser de certains ennemis, ce qui influera la suite des combats.

Dès que l’on est repéré, pas le choix, le jeu nous transforme en Crinos car cela remplit complètement notre rage et là il faut se battre jusqu’à avoir exterminé tous les ennemis présents dans la pièce. Une fois fini, on redevient humain.
En Crinos, on a accès à deux formes : l’une agile qui permet de se déplacer vite mais avec laquelle on fait moins de dégâts et l’autre plus brutale qui permet de faire de plus gros dégâts et de mieux absorber les coups.

Durant les combats, on peut utiliser la rage pour nous soigner. Il y a aussi un mode « Frenzy » pour nous sortir de certains mauvais pas mais attention, les coups spéciaux liés aux deux autres formes et la possibilité de se soigner disparaissent jusqu’à ce que notre jauge soit vidée.

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Les ennemis sont assez classiques et peu variés, certains utilisent des munitions en argent ce qui a pour effet de réduire notre barre de santé jusqu’à la fin du combat.

Un arbre de talent est disponible pour débloquer ou améliorer des pouvoirs. Le choix n’étant pas spécialement varié, cela n’influence pas le gameplay tant que ça.

Le jeu offre la possibilité de faire quelques quêtes secondaires, des défis et de collecter quelques esprits cachés pour apporter un peu de variété mais ne parvient pas à offrir un contenu suffisamment dense que pour nous occuper plus d’une dizaine d’heures.

Le jeu ne brille pas spécialement par son graphisme. Visuellement, on sent que le jeu n’est pas à jour techniquement et n’impressionnera pas beaucoup. Même constatation sur la direction artistique assez banale et sans véritable âme.

Conclusion

Werewolf The Apocalypse – Earthblood de Cyanide permet de se plonger dans le Monde des Ténèbres de White Wolf et d’incarner un loup garou. Malheureusement, l’histoire reste assez banale et le gameplay se révèle vite répétitif. Espérons que la licence Werewolf nous revienne prochainement dans un autre genre que l’action/infiltration peut-être pas très adapté au sujet.

Ma note : 5/10

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