Avec Assassin’s Creed Origins, Ubisoft avait signé un retour en grande forme d’une licence très populaire après deux ans de pause. Les bases du jeu étaient de nouveau solides et les nombreuses innovations avaient ramené la licence parmi les mondes ouverts de qualité. Aussi, j’avoue que j’étais un peu dubitatif quand un nouvel Assassin’s Creed, nommé Odyssey, a été annoncé si rapidement après Origins. La licence n’allait-elle pas retomber dans ses travers ?

J’ai pu essayer Odyssey pendant une petite heure à l’E3 et il faut reconnaître que je n’avais pas vraiment de raison d’être inquiet. Voici mes premières impressions sur Assassins’ Creed Odyssey.

D’abord, il faut savoir qu’Odyssey et Origins ont été développé en grande partie en parallèle. Ubisoft Quebec se concentre sur ce titre depuis 3 ans et l’objectif d’Odyssey est de poursuivre la transformation d’Assassin’s Creed de son statut historique de jeu d’action/infiltration en véritable RPG. On pouvait déjà sentir dans Origins les nombreux ajouts typiquement RPG mais c’est encore plus visible dans Odyssey qui, par moment, fait véritablement penser à la référence actuelle du genre : The Witcher.

Le plus gros chantier auquel s’est attelé Ubisoft Quebec concerne l’aspect narratif en introduisant des choix de dialogues qui orienteront l’histoire. Il ne faut pas s’attendre à voir le scénario changer totalement en fonction de nos choix mais plutôt la possibilité pour le joueur d’orienter la manière dont les autres personnages le perçoivent. On peut être un gentil héros ou un vil escroc, on peut séduire l’élu(e) de son coeur ou se faire haïr. Bref, une manière de combiner une histoire forte et relativement dirigiste tout en donnant le sentiment au joueur qu’il a pu façonner son héros à sa guise.

Autre grande nouveauté pour la licence, la possibilité de choisir dès le début du jeu le sexe de son héros : Alexios le ténébreux ou Kassandra, la brune rebelle. Je dois vous avouer que mon choix de personnage est déjà décidé, ce sera la belle Kassandra. Aelya est d’ailleurs aux anges de pouvoir à nouveau incarner un personnage féminin (brune et jolie de surcroît) dans la licence Assassins’ Creed.

Mais plus encore que la possibilité d’incarner une femme, c’est le fait de pouvoir faire ce choix dès le début du jeu qui est innovant pour la licence, d’autant plus que le scénario sera identique quel que soit notre choix de héros, moyennant quelques adaptations sur certaines quêtes.

L’histoire d’Odyssey se déroule en 431 avant Jésus-Christ. On incarne un mercenaire Sparte déchu en pleine guerre pour le contrôle de la Grèce entre Sparte et Athènes. Notre statut de mercenaire (et pas d’assassin, c’est important) nous autorise à voguer d’un camp à l’autre en fonction de nos envies ou de nos intérêts. Nous sommes donc beaucoup plus libres de faire ce qui nous passe par la tête que dans les précédents épisodes. Au cours de ma session de jeu, je n’ai pas encore pu voir comment Odyssey gère la mythologie entre Assassins et Templiers. Elle est sûrement présente mais probablement plus tard dans le jeu.

Visuellement parlant, Odyssey est beaucoup plus coloré que ne l’était Origins. L’univers de la Grèce antique se prêtait bien à une nouvelle palette de couleur plus chatoyante, plus joyeuse. Le jeu s’avère d’ailleurs très beau et je n’ai pas rencontré de problèmes particuliers pendant la session, ce qui est plutôt bon signe.

Au niveau des combats, on sent une réelle volonté des développeurs de nous encourager à se battre au corps à corps et à moins utiliser les capacités d’infiltration de notre héros. On a toujours un arc et même un aigle pour la reconnaissance mais notre puissance au corps à corps est décuplée. Finalement, cela correspond assez bien au fait que nous n’incarnons pas directement un assassin mais bien un mercenaire.

Pour conclure ces premières impressions sur Assassin’s Creed Odyssey, je dirais que j’ai été agréablement surpris. La direction artistique est réussie et les quelques ajouts de RPG plairont sans aucun doute aux amateurs du genre. La « mise de côté » de l’infiltration qui a fait la légende de la série pourra paraître surprenante mais il faudra voir comme l’histoire évoluera et si celle-ci ne fait pas sa réapparition plus tard dans le jeu. On semble bien tenir en main un digne successeur d’Origins, probablement un peu trop similaire à ce dernier pour étonner mais suffisamment différent que pour nous faire replonger dans une aventure qui s’annonce épique.

Assassin’s Creed Odyssey sera disponible sur PS4, Xbox One et PC le 5 Octobre 2018.

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