Les deux simulations de foot font partie des jeux de sport les plus vendus dans le monde, avec plus de 350 millions d’exemplaires de leurs diverses éditions écoulées à travers la planète. Et chaque année, le comparatif entre le titre d’EA Sports et celui de Konami occupe bon nombre de passionnés de football qui veulent savoir lequel de ces deux jeux s’offrir pour s’assurer le plus de plaisir. Et si PES a, durant un temps, tenu la dragée haute à FIFA jusqu’à même être plus populaire que celui-ci au début du siècle, c’est bien FIFA qui a mieux su gérer le passage aux consoles de troisième et quatrième générations et qui compte désormais plusieurs coups d’avance sur PES.

Pourtant, l’édition 2021 de PES semble combler une partie de son retard et tout le monde attend avec impatience les sorties 2022, car celles-ci seront les premières sur les consoles de cinquième génération et l’occasion donc pour FIFA de repartir de l’avant ou pour PES de se refaire une santé.

Un départ en douceur

La première des deux franchises à être sortie est celle de FIFA, lancée en Décembre 1993, avec FIFA International Soccer, disponible sur de nombreuses consoles de l’époque comme la Game Boy, la Mega Drive ou la Super Nintendo.

Celle de Konami suivra 1 an plus tard avec la sortie d’International Superstar Soccer (ISS pour les intimes) sur Super Nintendo, mais il faudra attendre 2001 pour que la franchise prenne le nom de PES (Pro Evolution Soccer).

Au début, les deux simulations grandiront côte à côte en bonne amitié et sans grande différence entre l’une et l’autre, mais la sortie de la Playstation 2 va changer tout cela.

PES, la période en or

Grâce à un gameplay absolument délicieux pour l’époque et une réalisation agréable et inspirée, c’est bel et bien PES qui rencontre à la fois le succès critique et public alors que les FIFA ne semblent être que des redites des éditions précédentes sans se servir des nouvelles possibilités apportées par la PS2.

La popularité de PES ira en grandissant jusqu’à l’édition d’un jeu culte pour bon nombre de gamers, PES 6. Avec ce titre, Konami donnera une véritable claque à EA Sports mais, alors que l’on aurait pu penser que la firme japonaise allait désormais surfer sur son succès, cet échec associé à la sortie de la Playstation 3 et de la Xbox 360 seront l’occasion pour la compagnie américaine de prendre sa revanche.

FIFA-PES

S’apparentant parfois à l’opposition entre les USA et l’URSS lors de la course à l’espace durant la Guerre Froide, la course au meilleur jeu de foot revêt une importance cruciale pour les Etats-Unis et le Japon. Et quand les Etats-Unis décident qu’ils seront les meilleurs, ils seront les meilleurs.

Avec FIFA 08, EA Sports propose quelque chose d’entièrement nouveau et grisant avec des modes de jeu inédits, un gameplay totalement revu en profondeur, un mode multijoueur parfaitement au point et surtout un contenu en termes d’équipes et de joueurs absolument énorme. De son côté, PES 2008 n’est qu’une copie des précédents succès de la firme, mais ce sont aussi ses fameux faux noms d’équipe et de joueurs qui le feront passer en seconde division, très loin derrière FIFA.

Et depuis, c’est un peu une course contre le temps, pratiquement impossible à gagner, à laquelle se livre PES, perdant année après année en popularité alors que FIFA est devenu la référence auprès des jeunes générations, s’étant également lancé avec succès dans des compétitions d’Esport suivies par des millions d’internautes et dans lesquelles les plus grands clubs de foot de la planète, comme le PSG notamment, se sont impliquées.

Difficile désormais pour PES de faire entendre sa voix face à la toute-puissance de l’ogre américain qui aura encore accentué son avance sur les consoles de quatrième génération en proposant toujours plus de contenu, de modes de jeu et un gameplay toujours plus complet. Et avec FIFA 20 qui rachète la licence de la Ligue des Champions à Konami, c’est un peu le dernier atout dans la manche de PES qui disparaît.

FIFA-PES

Un futur indécis

Mais Konami n’a malgré tout pas dit son dernier mot, et il l’a fait comprendre en changeant le nom de son jeu, désormais intitulé eFootball PES. Et l’édition 2021 a fait parler en bien du jeu japonais. PES a d’abord ajouté une sacrée corde à son arc en obtenant les droits exclusifs de l’Euro 2020, qui se déroule en ce moment après 5 longues années d’attente. Le fait que la France (et la Belgique) soit un des grands favoris de la compétition a aussi aidé Konami à augmenter la popularité de sa simulation en communiquant sur la possibilité unique de disputer l’Euro avec les effectifs officiels sur PES.

Mais aussi, le gameplay plus précis et plus technique a plu à de nombreux joueurs qui reprochent désormais à FIFA un côté un peu trop irréaliste et imprévisible de l’IA. Les notes de 15/20 pour eFootbal PES 21 et seulement 13/20 pour FIFA 21 sont une autre preuve du retour de PES, même si les ventes de son jeu sont pour l’instant bien en-dessous de celles de FIFA.

Tout se jouera désormais lors de l’automne prochain et des premières simulations sur PS5 et Xbox Series X. Si EA Sports a historiquement mieux réussi les sorties sur nouvelle console, Konami semble avoir appris des erreurs de son passé et pourrait reprendre l’avantage comme au début du siècle en profitant d’une certaine lassitude des joueurs pour le côté trop bling-bling de FIFA et qui préféreront retrouver l’essence d’un pur jeu de foot avec PES.

Quoi qu’il en soit, cet affrontement permanent devrait encore nous occuper pour de nombreuses années à venir, et personne ne s’en plaindra tant les deux adversaires ont su chacun se tirer vers le haut au fil des ans.

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