Mortal Kombat est une licence fondatrice des jeux de combats. Sa violence aura fait scandale à ses débuts et l’aura aidé à percer mais aujourd’hui, la licence joue totalement sur cette image de jeu violent en poussant son concept de « fatalities » à l’extrême. Mortal Kombat 11 pourra donc apparaître au novice comme un jeu à la violence assumée et idéalisée. Pourtant, je souhaite bonne chance aux assassins de la vraie vie pour reproduire ce qui est montré dans ce jeu. Tout est tellement exagéré que cela déconnecte immédiatement tout sentiment d’idéalisation.

Mortal Kombat 11 joue donc avec son image d’extrême violence et même si je déconseille très fortement de montrer tout cela à vos enfants, le gamer aguerri sourira bien souvent devant l’énormité de ce qui est affiché à l’écran. Je ne suis pas un grand fan du gore gratuit mais ce jeu aura réussi à me faire rire plus d’une fois devant l’imagination des concepteurs de fatalities et autres brutalities de NetherRealm Studio.

Le sujet de la violence étant derrière nous, que vaut donc Mortal Kombat 11 ?

Avant de parler gameplay, notons tout de suite que Mortal Kombat 11 propose un contenu d’une richesse à faire pâlir d’envie l’ensemble de ses concurrents. Même si on se doute bien qu’on va manger du DLC par paquets dans les mois à venir, ce jeu offre dès sa sortie un contenu énorme qui pourra aussi bien occuper l’amateur de compétitions en ligne que le simple fan du jeu qui se contente d’y jouer en solo (un peu comme moi).

Le mode Histoire d’abord se révèle comme une vraie réussite. Son concept général n’évolue que peu puisque au cours des 12 chapitres qu’il compte, nous allons combattre avec différents personnages en suivant une intrigue plus ou moins structurée. Après un scénario assez « dark » dans Mortal Kombat 10 qui aura eu le mérite de réveiller les fans de la licence, on retrouve dans MK 11 une histoire totalement originale, suite directe de nos aventures dans MK 10.

Shinnok a été vaincu, Raiden devient tout puissant et se prend un peu trop pour le « king ». La grande méchante de cet épisode, Kronika, décide de faire un grand reset en réécrivant l’histoire depuis ses débuts et pour mettre un peu plus le boxon, elle mélange plusieurs réalités. Du coup, on se retrouve avec des personnages « rénégats » tels qu’on les a laissés dans MK 10 mélangés aux mêmes personnages « gentils » tels qu’on les a toujours connu.

L’idée est géniale et leur confrontation tout comme l’histoire encadrant cette réécriture temporelle vaut la peine d’être vécue. Cela reste un scénario à la Mortal Kombat donc qui part un peu dans tous les sens et qui frise souvent avec le n’importe quoi mais on prend un réel plaisir à le suivre pendant les quelques heures qu’il faut pour le terminer. A noter d’ailleurs que les cinématiques sont toujours aussi nombreuses et de très bonne qualité.

Mais le mode histoire ne constitue que l’une des très nombreuses manières de profiter de Mortal Kombat 11 en solo. On retrouve bien entendu les différents modes d’entraînements qui ont le mérite d’être particulièrement poussés ainsi que les traditionnelles Tours qui permettent d’affronter une série d’adversaires les uns après les autres.

La Krypte fait également son retour en nous proposant cette fois de nous promener librement dans la forteresse de Shang Tsung. On pourra y dépenser nos crédits en ouvrant des centaines de coffres mais aussi faire un peu de tourisme dans une zone très iconique de la licence Mortal Kombat. Pour un peu varier l’expérience, on y trouvera même quelques défis à relever et quelques énigmes (pas bien compliquées) à résoudre pour débloquer de chouettes bonus. Seule déception, le personnage que l’on utilisera pour cette découverte est imposé et manque bien de charisme (et en plus on ne peut même pas choisir une fille).

La vraie révolution de Mortal Kombat 11, c’est son système de kustomisation des personnages. On en avait vu les prémisses dans Mortal Kombat 10 mais dans cet épisode, il est véritablement transfiguré. En jouant au jeu, on débloque des crédits, on ouvre des coffres, on découvre des bonus qui permettent de débloquer un nombre impressionnant d’outils de customisation des personnages.

En plus des skins particulièrement nombreuses, on pourra aussi débloquer des accessoires et des aptitudes spéciales qui vont nous aider à construire un personnage sur mesure. Si le style général de combat n’évolue que peu, on se rend vite compte qu’on peut transformer en profondeur les mouvements spéciaux d’un personnage et ainsi l’adapter un peu plus à notre style de jeu. L’idée est très bien exploitée et la collecte des différents outils de customisation est addictive comme jamais.

Fini donc de rencontrer en combat toujours les mêmes archétypes de personnages, il va falloir se creuser la tête et s’adapter aux choix de son adversaire. Cela rend les matchs plus intéressants sans même parler de l’inévitable effet de collection. Mais en compétition, seuls les deux versions de base seront accessibles histoire de ne pas trop déséquilibrer les matchs.Enfin, à noter l’apparition d’une Quitality pour punir les déconnexions abusives, ce qui fera plaisir à tous les joueurs honnêtes.

Un gameplay bourré d’innovations qui s’approche de la perfection…

Pendant longtemps, Mortal Kombat a été boudé par les pro-gamers et si cette tendance a commencé à s’inverser dans les derniers épisodes, Mortal Kombat 11 passe un nouveau cap en fournissant de nombreux détails sur les hit boxes et le nombre de frames nécessaires pour exécuter un coup. L’équilibre entre attaque et défense s’avère d’ailleurs très bien pensé puisque plusieurs possibilités pour casser une combo existent et on assiste donc rarement à un match en sens unique. A noter que la barre des Super se divise maintenant en deux nouvelles barres reflétant notre utilisation offensive/défensive des interactions du décor ou des possibilités de renforcer un coup donné. Autant dire qu’il faudra garder ces barres à l’oeil pour frapper quand ça fait mal.

La plus grosse différence de gameplay reste la disparition de la barre du X-Ray renommé pour l’occasion Coup Fatal puisque ce super coup (toujours accompagné de sa petite cinématique qui fait mal aux vertèbres) ne sera accessible qu’une seule fois par match et uniquement quand notre barre de vie tombe sous les 30% et à condition de bien porter le coup naturellement.

Ces changements donnent un dynamisme renouvelé aux matchs qui deviennent plus tactiques tout en conservant une vraie exigence technique que l’on voit trop souvent réduite à néant dans les jeux de la concurrence. Résultat : les joueurs qui s’y connaissent peuvent livrer des matchs d’anthologies où le moindre point de vie et la moindre frame vont compter tandis que les amateurs vont toujours pouvoir s’en donner à coeur joie en bashant les boutons et en affichant des hectolitres de sang à l’écran.

Les fatalities sont toujours aussi sympathiques et constituent véritablement la marque de fabrique de la série. De plus en plus violentes, elles sont aussi de plus en plus délirantes et c’est tant mieux.

Pour terminer, techniquement parlant, Mortal Kombat 11 assure le spectacle avec des personnages d’une taille impressionnante à l’écran et une fluidité jamais mise en défaut. Les arènes ont beau être classiques, elles sont magnifiquement animées et nous plongent dans l’ambiance.

Conclusion

Mortal Kombat 11 est une véritable réussite. Après un 10ème épisode en demi-teinte, la licence nous offre un jeu proche de la perfection et qui pourra aisément se frotter aux ténors du genre. D’une beauté à tomber par terre, il réussit à combiner efficacement l’exigence d’un jeu de combat compétitif avec le fun d’un jeu à la violence débridée. Si vous avez aimé la licence Mortal Kombat à un moment ou l’autre, vous ne pourrrez que retomber sous le charme de cet épisode qui en fait des tonnes tout en restant parfaitement maîtrisé. Une merveille du genre !

Ma Note : 9/10

Mortal Kombat 11 est disponible sur PS4, Xbox One, PC et Nintendo Switch.

Un commentaire sur “[Test] Mortal Kombat 11, jamais le kombat n’aura été aussi bon

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