Après deux premiers jeux Metro plutôt réussis mais pas dénués de défauts, le studio 4A Games revient avec un troisième épisode Metro résolument ambitieux. Mais cette fois, comme le titre du jeu nous le fait bien comprendre, nous allons quitter notre zone de confort et notre bon vieux réseau de Métro pour nous aventurer dans les grandes steppes russes.

Voici notre test de Metro Exodus…

On retrouve donc notre copain Artyom pour cette nouvelle aventure dans les terres irradiées russes. Cette fois, Artyom en est sûr, d’autres communautés ont réussi à survivre au feu nucléaire et il est bien décidé à les retrouver. Il s’embarque donc avec quelques camarades dans un train, l’Aurora, à la recherche d’un nouveau foyer mais le monde extérieur est très dangereux et son aventure ne sera pas de tout repos.

L’idée de base du scénario est de nous faire sortir du réseau des tunnels du métro que l’on a exploré au cours des deux premiers épisodes pour ouvrir un peu le gameplay. L’intention est louable et renouvellera suffisamment l’expérience des vétérans de la série. Ne vous attendez quand même pas à ce que Metro Exodus transforme la licence en un monde ouvert. Si la liberté de mouvement est bien plus importante que par le passé, les scénaristes nous tiennent par la main tout au long du jeu et notre liberté se limitera la plupart du temps à une petite mission secondaire à gauche à droite. Tout bénéfice pour la narration, toujours aussi efficace, mais globalement, j’ai trouvé le scénario un peu moins réussi que par le passé. Ce que l’on gagne en ouverture de gameplay, on le perd un peu en intensité.

On retrouve quand même un point très positif : les excellentes relations avec nos camarades. En se promenant dans le train, on en apprend beaucoup sur eux et leurs vies souvent dramatiques. Malheureusement, comme dans les précédents jeux, Artyom reste parfaitement muet. C’est compréhensible pour que le joueur se sente totalement immergé dans son personnage mais pour un jeu qui se veut très narratif, cela créé quand même quelques situations artificielles nous laissant un peu en plan du côté émotionnel.

Un gameplay entre héritage et nouveautés.

Même si Metro Exodus ne se déroule plus dans le métro (malgré quelque scènes en environnement fermé bien flippantes), son gameplay n’évolue que peu. Toujours basé sur un mélange d’infiltration et de combat direct, le fait de se retrouver souvent en pleine nature encourage encore plus les attaques réfléchies. Éliminer discrètement un maximum d’ennemis sera toujours utile quand tout le campement finira pas vous tomber dessus.

Dans cet épisode, le crafting est également bien plus mis à l’honneur. Et comme il faut crafter quasiment tout pour survivre, croyez-moi que vous n’allez pas hésiter à fouiller le moindre cadavre et à vider la moindre étagère de son contenu. Ici, fouiner partout ne sera pas réservé aux complétionistes mais juste aux joueurs désireux de survivre. Notons d’ailleurs que la monnaie d’échange n’est plus ici comptée en munitions, ce qui facilite un peu la vie mais pas tant que ça non plus. Metro Exodus reste un jeu globalement difficile mais peut-être un peu plus abordable que les précédents épisodes.

Il faut dire que l’IA des ennemis n’est pas toujours très convaincante et que l’infiltration tout comme le combat direct présentent de grosses lacunes. Rien de choquant non plus par rapport à la moyenne du genre mais c’est toujours dommage de constater les faiblesses IA de jeux qui se veulent résolument immersifs. Attention quand même, cela ne veut pas dire que vous pouvez foncer la fleur au canon dans un campement et tout massacrer !

Le gros point fort de Metro Exodus, comme dans les précédents épisodes, reste l’ambiance inégalée d’une licence qui exploite l’apocalypse nucléaire d’une autre manière que ce que la concurrence propose à longueur d’année. Si on apprécie cette ambiance oppressante et souvent réaliste, Metro Exodus se déguste littéralement du début à la fin. Dommage que sur consoles de salon, la magnifique direction artistique soit un peu gâchée par de vraies carences techniques qui, bien qu’elle ne nuisent pas trop à l’expérience, réussissent souvent à un peu nous sortir du jeu.

Conclusion

Je vous l’avoue, après mes différents essais au fil de l’année dernière, Metro Exodus ne me rassurait pas. Ergonomie discutable, framerate à la ramasse et difficulté à la limite du « rage quit » me faisaient craindre que ce troisième épisode ne soit celui de trop pour la licence Metro. Au final, il semble que les développeurs aient bien écouté les retours des premiers joueurs car Metro Exodus s’avère être un bon jeu. Le gameplay n’évolue que très peu avec toujours ce mélange d’infiltration et de shooter classique qui reste assez exigeant.

La vraie nouveauté est la découverte du monde extérieur et une liberté de mouvement accrue mais pas totale pour autant, Exodus conservant un aspect narratif important et toujours aussi plaisant. Il n’est pas dénué des défauts de ses prédécesseurs, qu’il essaye pourtant d’atténuer mais reste un superbe jeu d’ambiance pour tout amateur d’apocalypse nucléaire intelligemment mise en scène.

Ma Note : 7,5/10

Metro Exodus est disponible sur PS4, PC et Xbox One.

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