Days Gone avait fait le buzz lors de son annonce à l’E3 2016 avec sa horde de zombies qui poursuivait un héros aux abois. Cette image de centaines  de zombies collés aux bottes de notre héros avait fait beaucoup de bruit mais maintenant que la sortie du jeu approche, il était temps de voir de quoi Days Gone était vraiment fait.

J’ai pu jouer 3 heures à Days Gone, voici mes premières impressions…

La première chose qui frappe immédiatement, c’est que Days Gone est un véritable jeu narratif, ce qui n’était pas évident à déceler jusqu’ici. Le fait que Days Gone nous raconte l’histoire de la survie de Deacon, le motard au grand cœur, a réussi à attirer mon attention bien plus que le concept de la horde de zombies décrites ci-dessus que je n’ai même pas croisé une fois durant mes trois heures de jeu.

Au cœur de cette histoire, la relation entre Deacon et son épouse Sarah occupera une place de choix. Au fil du jeu, de nombreux flash-backs nous rappelleront les grands moments de leur relation au fil de laquelle on redécouvrira les principaux événements liés à l’épidémie zombie. Mais le présent aura aussi son importance puisque Deacon devra survivre dans cet univers infesté de zombies et d’humains pas très recommandables. Au fil du temps, ses relations avec les « survivants » évolueront, certains deviendront des amis, d’autres de simples partenaires commerciaux mais bien entendu, nous aurons aussi à nous débrouiller avec les nombreux gangs ainsi qu’avec des groupes d’humains qui ont un peu perdu la tête.

Bref, la narration sera très présente au point que Bend Studio annonce une quête principale d’une trentaine d’heures de jeu pour près de six heures de cinématiques.

Le rythme de cette narration sera donc très important pour ne pas trop nous noyer dans des scènes non-interactives. Je ne peux pas encore vraiment juger de la qualité de l’intégration de la narration car j’ai joué une bonne heure sur le début de notre aventure où beaucoup de cinématiques viennent s’intercaler entre de courtes phases de gameplay mais c’est assez normal puisque Days Gone installe son histoire. Ensuite, j’ai fait un bon dans le temps pour découvrir le monde ouvert bien plus tard dans le scénario. Impossible donc de confirmer que la narration ne sera pas trop envahissante.

La seconde chose qui frappe, c’est le niveau de violence des combats mais aussi des scènes présentées. L’univers de Days Gone se veut sans pitié et il va falloir se préparer à des phases de combat en mêlée particulièrement sanglantes. Les shotguns détonnent, les couteaux tranchent et les têtes vont vite voler dans tous les sens. Les situations présentées se veulent également résolument adultes. je retiens par exemple cette scène où notre meilleur ami se fait torturer par d’autres humains, une scène littéralement glaçante. Dans Days Gone, on croisera aussi des zombies de petites tailles que l’on peut aisément associer à des enfants transformés en zombies. Là aussi, se débarrasser d’eux pour survivre ne sera pas de tout repos.

Pour ma part, j’apprécie ce ton très adulte mais si vous avez une âme sensible, pas sûr que Days Gone soit fait pour vous.

Le gameplay de Days Gone repose sur une grosse couche de survivalisme, ainsi, on peut presque tout ramasser pour le réutiliser. Qu’il s’agisse de bouteilles, de morceaux de moteurs, de pièces de moto, etc. Tout se récupère dans le monde de Days Gone et une voiture de police sera notre meilleure trouvaille puisque bien souvent des munitions s’y cacheront. Le coeur du gameplay se base sur l’infiltration, Deacon est costaud mais face à une horde de zombies ou un groupe de voleurs, il faudra jouer intelligemment. L’IA apparaît d’ailleurs assez satisfaisante pour l’instant.

La structure de missions de Days Gone est assez similaire à celle des jeux à monde ouvert récents. On reçoit une mission, on se dirige vers elle sur notre moto mais en chemin, on peut croiser de multiples activités que l’on pourra effectuer ou simplement ignorer. Le jeu confère clairement une bonne place à la découverte même si le danger guette toujours car les hordes de zombies ne sont jamais bien loin.

Notre meilleure amie dans ce gigantesque monde ouvert sera notre moto et, comble de malheur, Deacon démarre l’aventure en se la faisant voler, il va donc falloir commencer par récupérer notre petit bijou à deux roues. Le pilotage au milieu des superbes décors de l’Oregon est sympathique mais absolument pas réaliste. Si on sent bien le poids de la moto, on est quand même loin d’une simulation. A noter quand même que la moto prend des dégâts si on fonce en permanence dans les murs et qu’il faut même l’orienter lors des réceptions de sauts pour diminuer les dégâts enregistrés. Mais pour le reste, notre moto s’apparente presque au cheval de Red Dead Redemption 2, elle passe quasiment partout. Survivalisme oblige, il faudra aussi trouver de l’essence pour la faire fonctionner.

Visuellement, les décors sont très réussis et l’ambiance du jeu est prenante à souhait. Dommage quand même que de temps en temps, on sent encore un manque de finition avec quelques textures ratées et quelques chutes de framerate. Rien de bien inquiétant mais ce seront des points à vérifier sur la version finale.

Pour conclure ces premières impressions sur Days Gone, je dois avouer que ce jeu ne m’attirait pas particulièrement jusqu’ici mais qu’en le prenant en main, mon opinion a complètement changée. Avec son gameplay de monde ouvert avec un gros morceau de narration dedans, il ne pouvait que me séduire. Espérons que les aventures de Deacon soit à la hauteur car si les flash-backs sur sa vie d’avant seront sûrement chargés émotionnellement, il faut encore voir comment le présent s’intégrera. Je suis également curieux de découvrir comment Days Gone gère ses fameuses hordes de zombies qui l’ont rendues célèbre mais pour l’instant, voilà un jeu avec un fort potentiel et qui devrait autant plaire aux amateurs de narration intelligente qu’aux fans de mondes ouverts.

Days Gone sera disponible le 26 Avril 2019 en exclusivité sur PS4.

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