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Halo est une série mythique pour les amoureux Xbox de la première heure. La première aventure du Masterchief a en effet lancé la console de Microsoft en proposant pour la première fois (en tout cas de manière convaincante) un FPS sur console.
Alors que les joueurs PC profitaient des FPS depuis de nombreuses années, le genre était encore rare sur console. On connait la suite… Puisque nous sommes aujourd’hui noyés sous les FPS année après année.

A l’époque, j’étais encore jeune, beau, plein de vigueur et le Masterchief hantait mes nuits… Euh, non, ce n’est pas ce que je voulais dire… Reprenons…
A l’époque, j’étais un joueur exclusivement PC et la sortie de Halo en exclu sur Xbox m’était apparu comme la trahison ultime. Microsoft qui abandonne le sacro-saint PC au profit d’une machine qui singe ma plateforme favorite… Ah la la, ce serait sans moi… Bon, aujourd’hui, je joue essentiellement sur console comme quoi il n’y a que les imbéciles qui ne changent pas d’avis 😉

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Néanmoins, j’ai gardé un souvenir très décevant de ce premier Halo : Trop lent, trop simple, bref, pas le genre de jeu susceptible de satisfaire mes réflexes de Pciste. Pourtant, un point était fait pour me plaire : un FPS dans un univers de Science-Fiction, voilà qui pouvait me convaincre…

Mais beaucoup d’eau a coulé sous les ponts depuis l’époque du précurseur et Bungie, le créateur de la licence a finalement jeté l’éponge après 3 épisodes et 2 spin off un peu en demi-teinte. 343 Industries reprend donc le flambeau en initiant avec Halo 4, le premier épisode d’une nouvelle trilogie.

Pari difficile tant la communauté des fans de Halo est exigeante.

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Un solo qui souffle le chaud et le froid

On reprend donc contrôle de notre Masterchief préféré exactement là où on l’a laissé à la fin de Halo 3… Mais 5 ans plus tard. On se réveille de notre cryostase où notre IA chérie, Cortana, nous informe que c’est un joyeux bordel dehors puisque notre vaisseau est en train de se disloquer. Miraculeusement, on finit par se retrouver en un seul morceau sur la planète Requiem et croyez-moi, entre les Covenants et une nouvelle race Alien aux plans diaboliques, on ne va pas s’ennuyer.

J’avais toujours reproché à la série des Halo de proposer un scénario un peu simpliste à mon gout et à trop s’attacher à la guerre en elle-même sans développer l’univers, pourtant très riche, du jeu. Dans Halo 4, je ne peux pas dire que mon souhait de voir un scénario un peu plus développé a été exaucé mais il y a une nette amélioration.

Plutôt que de se concentrer exclusivement sur notre aventure de héros galactique, on découvre des personnages secondaires intéressants et la relation entre le Masterchief et Cortana est traitée avec brio et émotion. Et comme les cinématiques sont de très grand talent, on prend finalement un plaisir énorme à découvrir l’histoire du jeu. Dommage que la trame principale reste quand même très basique.

Une technique du feu de Dieu

Je vais faire très simple, tout ce qui touche à la technique dans Halo 4 est tout bonnement merveilleux. C’est, sans aucun doute, l’un des plus beaux FPS que j’ai pu voir sur Xbox 360. Et si le Masterchief (avec son éternelle visière) manque un peu d’expressivité (dur, dur la vie de Spartan), la performance capture fait des merveilles sur les autres personnages avec les plus belles cinématiques que j’ai jamais vue dans un jeu-vidéo. On croirait voir un film d’animation. Quel dommage qu’il y en ait si peu…

En jeu, on descend bien sûr d’un cran mais le moteur graphique affiche quand même de bien jolies choses même si on croise trop souvent une architecture Tronesque pas toujours du meilleur goût.

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Un gameplay qui sent un peu le réchauffé

Le gameplay d’Halo n’a jamais beaucoup évolué depuis le premier épisode et 343 Industries n’a pas osé réaliser, avec cet épisode, la révolution que l’on espérait. Halo 4 reste donc très proche en termes de feeling d’un Halo 3.

Pourtant, on sent que le jeu est beaucoup plus vif que par le passé, plus rapide, plus incisif mais globalement, le feeling général du titre m’a fait penser à un Unreal Tournament sous calmant… Bref un gameplay de 10 ans d’âge plus vraiment en ligne avec son époque. Selon vos gouts, vous serez heureux de retrouver ce gameplay old school, véritable signature de la série, ou au contraire, vous serez vite dégoûté d’un solo rendu caduque par des dizaines de FPS à grand spectacle.

A côté du gameplay FPS classique, nous avons droit à plusieurs scènes de pilotage de véhicule avec au programme des buggies, des tanks, des chasseurs,… Bien souvent dans un environnement assez ouvert.

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Pourtant, les deux scènes qui m’ont le plus frappé dans ce titre concernent des gameplays sur rail avec une séquence en chasseur qui fait diablement penser à Star Wars et une scène à bord d’un immense vaisseau terrestre, le mammouth. Deux scènes qui démontrent qu’Halo est capable de proposer un gameplay grandiloquent et spectaculaire à côté de son côté old school.

Au niveau du FPS en lui-même, rien de bien folichon. Les ennemis sont peu nombreux et s’ils ne sont pas toujours évidents à abattre, il faut reconnaitre qu’ils manquent un peu d’agressivité. Les armes sont, de leur côté, très classiques. Petit bonus pour apporter un peu de variété, on peut utiliser un équipement spécial permettant entre autres de créer un bouclier, d’activer un jetpack,… Une bonne idée mais qui ne transcende pas le solo, loin de là.

On finit donc par enchaîner les 8 missions solo sans grande passion mais avec une difficulté quand même bien présente qui garantit une bonne dizaine d’heures de jeu. Et finalement, seules les splendides cinématiques et la magnifique relation entre le Masterchief et Cortana nous encourage à boucler un solo au gameplay peu inspiré mais muni d’une vraie rejouabilité en multi.

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Le multi, sauveur du Masterchief

Un solo un peu mou dans un FPS, quoi d’étonnant ces dernières années ? Et encore une fois, c’est le multi qui m’a redonné le sourire.
Pas que ce dernier déborde d’originalité mais il est tout simplement efficace et difficile à lâcher une fois qu’on s’est lancé dans l’aventure.

Du côté compétitif, on retrouve les modes de jeu classiques depuis le Deathmatch jusqu’à la Capture de Drapeau en passant par le King of the Hill. Une dizaine de maps sont disponibles mais on peut compter sur les futurs DLC pour étoffer tout cela. Les maps sont donc peu nombreuses mais assez bien construites pour que chaque joueur y trouve son plaisir tout en ne proposant pas trop de point de sniping, ce qui évite le camping à outrance.

Du côté coopératif, on peut jouer toute la campagne solo en coop jusque 4 joueurs maximum, ce qui est toujours une chouette expérience avec de bons amis.

Il nous est également proposé des mini-missions jouables en coop ou en solo rassemblées sous le nom de Spartan Ops. Ces missions seront proposées sous la forme d’épisode accompagnée d’une cinématique.  A la sortie du jeu, seul le premier épisode était disponible mais 343 Industries sortira les épisodes suivants régulièrement. Actuellement, il y a déjà deux épisodes disponibles. Une bonne manière de maintenir les joueurs sur Halo 4 en leur proposant du nouveau contenu régulièrement et, pour ne rien gâcher, ces missions sont très réussies même si assez courtes.

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Mais le plus réussi dans le mode multi, c’est sans aucun doute les possibilités de montée en niveau de son héros. Chaque action rapporte de l’XP permettant de monter les échelons de la gloire au travers de 50 niveaux. Au fur et à mesure, on débloque des armes, des gadgets mais aussi des morceaux d’armures et autres petites breloques de collectionneurs. Et comme on monte très vite au début, on a vite fait de ne plus lâcher le multi.

Enfin, je voulais insister sur le fait que je n’ai jamais été un grand amateur de FPS en multi sur console. Même Battlefield 3 ne m’accroche vraiment que sur PC et pour une fois, j’ai vraiment apprécié Halo 4 en multi.

Très peu de FPS console peuvent en dire autant.
Peut-être que l’univers de sicence-fiction associé à un gameplay un peu vieillot (qui me rappelle mes folles années) et un peu plus lent que ce que l’on trouve sur PC a suffi pour me faire passer du côté obscur. J’ai, en tout cas, trouvé, une excuse pour réactiver mon abonnement Gold que j’avais arrêté depuis un bon moment.

Conclusion

Halo 4 souffle le chaud et le froid. Le gameplay solo bien trop vieillot nous fait vivre un scénario classique mais qui arrive quand même à nous proposer quelques grands moments tandis que le gameplay multi réussit à nous accrocher comme jamais derrière la console.

Les fans d’Halo seront donc ravis par ce premier jeu de 343 Industries mais les autres en demanderont sans doute un peu plus lors du prochain épisode. Néanmoins, le fan de Science-Fiction qui est en moi ne peut que se réjouir de pouvoir profiter d’un bon FPS console tandis que le Pciste ne peut que râler sur la pauvreté du gameplay proposé.

On aime ou on déteste mais Halo continue à ne pas laisser indifférent et 343 Industries signe donc un vrai Halo qui augure du meilleur pour la suite de la nouvelle trilogie.

Ma Note : 7,5/10

Halo 4 est disponible en exclusivité sur Xbox 360 dans son édition Standard mais aussi dans une superbe édition collector.

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Un commentaire sur “[Test] Halo 4, un classique du FPS console de retour en pleine forme

  1. Bel avis, très complet, même s’il y a beaucoup de choses avec lesquelles je suis en désaccord. Déjà, Halo Reach était vraiment réussi, et ODST était une parenthèse sympathique dans cette univers, on en découvrait plus justement.
    Et Halo 1, quel voyage ! Un peu lent, redondant à la fin (les couloirs sans fin), mais quel univers !

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