[Test] Gran Turismo 6, l'ultime exclu de la PS3 
par Quantic

vendredi 10 janvier 2014 18:44 3 commentaires

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Gran Turismo, c’est une des licences cultes de la Playstation. Une licence qui accompagne la marque depuis ses débuts et qui a écrit quelques-uns de ses plus beaux moments. Mais après un GT 5 qui a laissé plus d’un fan sur sa faim, est-ce que Polyphony Digital a réussi à redresser la barre pour un dernier opus PS3 de qualité ?


Gran Turismo, c’est un peu le patriarche de la simulation réaliste sur console de salon. Le vieux de la vieille, celui qui a initié le genre et qui lutte pour ne pas se faire déborder par les petits jeunes qui ne veulent qu’une chose : le voir partir en retraite. Cela lui donne un feeling très particulier mélangeant des qualités exemplaires à des défauts de vieillesse qui semblent aller de pair avec la série.

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Un vrai jeu symphonie

La plus grande qualité de ce titre, c’est l’énormité de son contenu. On peut en effet piloter plus de 1200 véhicules sur plus de 40 circuits (et en pratique, même plus de 100 pistes différentes avec les variantes). Alors, même si tous les véhicules n’ont pas le même niveau de finition et que certains modèles sont quasiment des copier/coller grossiers l’un de l’autre, cela fait quand même un sacré paquet de véhicules à découvrir et à collectionner.

Gran Turismo 6 se pose donc quasiment comme une encyclopédie de l’automobile qui ne pourra que satisfaire un fan de course automobile. Mais comment débloquer toutes ces voitures et se retrouver à la tête du plus gros garage du coin ? Tout simplement en progressant dans la carrière solo qui reprend les grands principes des précédents épisodes tout en lui apportant un peu de fraîcheur.

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Ainsi, la progression solo se fait toujours au travers d’une série de championnats et de permis mais au lieu de cumuler de l’XP, vous devrez cumuler des étoiles obtenues en fonction de vos performances. Une fois le nombre d’étoiles requis obtenu, vous pourrez avancer dans le championnat jusqu’à débloquer le permis associé qui vous mettra le plus souvent au volant d’un bolide de plus en plus puissant pour un véritable cours de pilotage.

Ainsi, la progression de votre apprentissage de pilote se fait de manière progressive et on a toujours l’impression d’apprendre quelque chose de nouveau à bord d’une voiture de plus en plus puissante mais malheureusement, le début du jeu (les 5 premières heures surtout) se montre beaucoup trop facile même pour un pilote débutant et les courses s’enchaînent donc trop vite sans offrir un véritable challenge. Heureusement, par la suite, les choses changent et on se retrouve confronté à des pilotes de plus en plus rapides tandis qu’on commence à souffrir pour maintenir notre bolide surpuissant sur la piste. Ce n’est qu’à ce moment-là que la simulation montre toute sa profondeur.

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Car oui, Gran Turismo 6 est réellement une simulation. Alors, bien sûr, on peut y jouer en vue extérieure, avec toutes les aides activées et bien s’amuser mais c’est en supprimant les aides, en vue cockpit et avec un bon volant à retour de force que Gran Turismo se montre sous son vrai jour. Le pilotage au pad reste globalement assez décevant et ne doit donc servir qu’en dernier recours. Par contre, au volant, les sensations se montrent vraiment uniques avec parfois un certain manque de progressivité dans les réactions de la voiture. Ainsi, il sera parfois très difficile de la récupérer si celle-ci part en crabe et l’absence de rewinds rend le jeu réellement hardcore.

Mais tout ceci ne se constate que sur les voitures les plus puissantes ou en tout cas au-dessus des 250 chevaux car si les voitures de série sont également simulées, leur pilotage se montre mou à l’extrême. Et cela explique pourquoi le début de la carrière solo peut décevoir à première vue. Mon conseil : abandonnez vite les premières voitures et exécutez aussi vite que possible les premiers championnats pour passer à ce qui fait le coeur d’un Gran Turismo : les courses à bords des gros bolides survitaminés.

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Avec l’âge, on ne change plus ses défauts

A côté de ces qualités indéniables qui font de Gran Turismo une série immanquable pour les fans de voitures, la série traîne derrière elle quelques casseroles qui font quasiment partie d’elle. A chaque épisode, on espère secrètement qu’elles seront corrigées et à chaque épisode, on les retrouve encore et toujours comme si les développeurs avaient décidé que, non, il n’y a pas de problème, on ne changera pas... Arrêtez d’insister.

Ainsi, l’IA des adversaires est toujours aussi inexistante. Les pilotes adverses sont presque tout le temps sur des rails et font leurs courses comme si vous n’existiez pas. Ils vont freiner trop tôt quand vous les suivez, trop tard quand vous êtes juste devant eux, vont se rabattre en plein virage sur vous et j’en passe. Heureusement que les dégâts sont inexistants en solo car, sinon, ce comportement aberrant de l’IA aurait vite fait de décourager le plus motivé des apprentis-pilote.

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Au niveau sonore, le jeu montre aussi son aspect vieillot avec des moteurs qui ne font pas vraiment honneurs aux nombreux cylindres sous le capot ou avec des bruits de collision entre bolides plus proche du bruit des ongles sur un tableau que de celui de la tôle froissée. Heureusement que la musique couvre tout cela car ce n’est certainement pas le point fort de GT 6, particulièrement quand on le compare au dynamisme sonore de la concurrence.

Visuellement, GT6 est très proche de GT5 tout en proposant une lumière un peu plus travaillée. On sent quand même que l’on touche les limites de la PS3 avec une impression de vitesse parfois un peu juste et même des chutes de frame rate. Mais globalement, rien de grave et il faut reconnaitre que ce qui est affiché à l’écran reste d’un excellent niveau. Je suis particulièrement curieux de voir ce qu’il sera possible d’afficher sur une future version PS4.

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Le pilotage dans GT 6 reprend également les bases de ce que l’on connait déjà dans GT 5. La simulation est excellente sur les bolides les plus puissants même si on peut clairement ressentir une différence au niveau des suspensions dont l’effet est plus visible sur ce nouvel épisode, particulièrement sur les vibreurs. On peut d’ailleurs aussi citer l’excellence de la simulation sur le mouillé. Je vais vous avouer que l’effet « pluie » est franchement moche mais par contre, sur la piste, accrochez-vous, c’est du bonheur. Un dernier mot sur les courses de nuit qui m’ont véritablement impressionnées par leur difficulté. Il faut réellement connaitre la piste sur le bout des doigts.

Des micro-transactions... encore

A côté du système d’étoiles qui permet de progresser dans la carrière, chacune des courses rapporte des crédits. Avec ces crédits, on peut débloquer les différentes voitures disponibles. Et là, on découvre une des grandes différences entre GT5 et GT6. Dans GT6, il est rare de "recevoir" des voitures en récompense pour ses performances mais par contre, on est vite gâté par des crédits qui nous permettront de les acheter nous-mêmes.

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Ce système n’est pas forcément mauvais car il permet justement d’acheter les voitures dont on rêve au lieu de se trimbaler des voitures "gratuites" qu’on ne voulait pas vraiment. D’un autre côté, cet absence de voitures "gratuites" nuit un peu au plaisir de la progression et le jeu manque parfois d’une carotte pour nous donner envie de gagner cette petite place supplémentaire. Maintenant, il s’agit clairement d’un choix de Sony afin d'implémenter un système de micro-transaction payante pour acheter des crédits en plus.

Pourtant, je trouve inutile de hurler à l’arnaque avec ce système puisqu’il reste tout à fait possible de se payer les voitures de ses rêves et de terminer le jeu sans dépenser le moindre euro en plus. Seuls les fanas de collections qui veulent tous les véhicules du jeu devront sans doute passer à la caisse pour s’offrir les véhicules les plus onéreux. Dommage également que le multi n'offre que 30 voitures de base et oblige à passer par le solo pour débloquer les autres.

Toujours au rayon des petites déceptions, certains joueurs regretteront la disparition du marché de l’occasion qui permettait de compléter son garage à bon prix ou l’absence du module B-Spec (que personnellement, je n’ai jamais regardé).

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Une petite course entre amis

A côté du mode carrière en lui-même, on trouvera une série de petites épreuves annexes pour passer le temps entre deux championnats et apporter un peu de fraicheur au gameplay plutôt classique de GT6. On pourra donc retrouver les courses de kartings, de Nascar et même de rallye. Des activités sympathiques mais qui montrent quand même les limites du modèle de simulation pour ce type de course.

Et puis il y a aussi des mini-défis parfois un peu pénibles, mais parfois bien sympathiques comme le pilotage du rover lunaire ou le défi de parvenir à faire la plus longue distance avec un seul et unique litre d’essence.

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Mais le gros morceau de ce titre est bien entendu son multi-joueurs. Celui-ci reste un vrai plaisir à pratiquer, particulièrement avec des amis prêt à jouer le jeu et qui éviteront de vous sortir au premier virage. Et là, étonnement, on trouve des options absentes du solo comme la possibilité de réaliser des essais et des vraies grilles de départ. Le nombre d’option de jeu configurables dépasse l’entendement et on pourra véritablement créer la course de ses rêves.

En ligne, Gran Turismo met véritablement en avant toutes ses qualités et gomme les défauts d’un mode carrière peu innovant. Encore faut-il tomber sur des pilotes aussi passionnés mais la communauté n’en manque pas.

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Conclusion

Gran Turismo 6 est un excellent épisode pour la série. Si GT 5 avait fini par proposer une bonne expérience de jeu après de multiples patchs, GT6 y parvient d’entrée de jeu, ce qui est le minimum que l’on pouvait attendre de la série.

Avec son pilotage exigeant et son énorme réserve de voitures et de circuits, GT 6 se pose d’emblée comme un excellent jeu pour conclure la vie de la PS3. Si seulement, les développeurs de Polyphony Digital acceptaient de corriger les quelques casseroles que le titre continue à traîner (IA poussive, ambiance sonore d’une autre époque,...) et étaient en mesure de nous proposer une carrière un peu plus dynamique, ils pourraient réellement nous proposer la simulation ultime.

Ma Note : 8/10

Gran Turismo 6 est disponible en exclusivité sur PS3.


         3 commentaires

dans Gaming, PS3, Test
Tags : gran turismo 6, test, ps3, course, voitures

Commentaires

Merci pour le test, très bon comme d'hab' !
Je m'éclate toujours autant sur GT5 avec mon g27 donc je ne pense pas que ce nouvel épisode m'apporte beaucoup de nouveautés mais peut-être d'occase plus tard qui sait...

Écrit par : marieju | 12/01/2014

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il'y a ps4 VS xbox ONE ... et il'y a Gran Turismo VS forza .... après la vidéo vraiment Gran Turismo connu an grand devlopment dans plusieurs niveaux sur tout au grafiques

Écrit par : ezio VAN | 12/01/2014

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J’ai trop d’essayer Gran Turismo 6. D’après les images, ce jeu est impressionnant avec de beaux graphismes. Outre l’aspect visuel, le joueur aura accès à 1200 véhicules à piloter. C’est trop génial !

Écrit par : Soupic | 13/01/2014

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