THQ en faillite, quel avenir pour les studios et les licences ?
jeudi 24 janvier 2013 19:18 3 commentaires

On savait que THQ allait mal depuis déjà pas mal de temps. L’absence de l’éditeur à l’E3 et à la GamesCom l’année dernière pour raisons financières ne sentait pas bon mais les très mauvaises ventes du pourtant pas si mauvais Darksiders 2 auront eu raison du dernier souffle de THQ.
Histoire de rendre le condamné un peu plus présentable, THQ s’est lancé fin 2012 dans une folie de promotion à tout va vendant l’intégralité de son catalogue à prix minuscule. Et pas mal de joueurs en auront profité pour faire le plein de titres pas toujours merveilleux mais quand on désosse un cadavre, on ne fait pas son difficile.
THQ s’est alors mis à la recherche d’un repreneur capable de supporter l’édition des prochains titres de son catalogue, d’autant plus qu'il y avait du lourd à proposer en 2013 (South Park, Metro Last Light, ...). On a cru un moment que le cauchemar allait s’arrêter avec l’annonce du rachat par un groupement d’investisseurs (le fond Clear Lake) pour environ 60 millions $. Certainement pas des passionnés du jeu vidéo mais la garantie pour THQ que les titres en cours de développement pourraient arriver dans les rayons.

C’était sans compter sur le prix a priori très faible de l’offre de reprise qui a eu un peu de mal à passer auprès des débiteurs de THQ, soucieux de voir un jour leurs dettes remboursées.
Résultat : L’offre de ClearLake a été suspendue et une mise aux enchères de tout ou partie de THQ a eu lieu hier : son résultat a été dévoilé ce matin.
Il y avait peu de chance que THQ ne soit pas désossé puisque pour éviter la diaspora des licences de l’éditeur, il aurait fallu qu’un repreneur propose un montant plus élevé pour l’ensemble de THQ que la somme des offres par studio/licences individuelles. Et comme aucun grand éditeur ne s’était montré intéressé pour l’ensemble du portefeuille de THQ, les choses sentaient vraiment le roussi.
Mais qui a gagné quoi ?
Maintenant que l’on sait que THQ a été vendu par petits bouts, vous vous demandez sans doute qui a récupéré les meilleurs morceaux :
- Koch Media rachète Volition et les licences Saints Row et Metro.
Koch Media, un éditeur assez peu connu du grand public, mais dont l’influence est grandissante (et qui se cache derrière le gros succès Dead Island) récupère donc le Studio Volition et son excellente licence Saints Row. Espérons donc que Volition continuera sur sa lancée en proposant un futur Saint Row 4 au niveau de l’excellence du troisième épisode.
Au passage Koch Media récupère également la licence Metro, dont le second épisode Metro Last Light est toujours prévu courant Mars et semble vraiment alléchant.
Coût de l’opération : 22 millions $ pour Volition et Saints Row, 6 millions $ pour la licence Metro. A noter qu’Ubisoft était également sur le coup mais a raté son enchère.
- Crytec rachète la licence Homefront
Un rachat presqu’à prix d’ami puisque cela n’aura coûté que 500.000 $. Il faut savoir que le premier Homefront fut un bide monumental et que le second épisode a été mis en sous-traitance par THQ chez un studio de Crytec. Le rachat avait donc tout son sens.
- Ubisoft rachète South Park et le studio THQ Montréal
Ubisoft est aussi parti avec de belles pièces puisqu’ils ont racheté le très prometteur South Park : The stick of Truth, prévu un peu plus tard cette année ainsi que le studio THQ Montréal. Ce studio a été fondé par Patrice Désilets, créateur d’Assassins’ Creed, lors de son départ d’Ubisoft. Pas sûr qu’il soit enchanté de retourner dans le giron de son ancien employeur.
Coût de l’opération pour Ubisoft : 3 millions $ pour South Park et 2,5 millions $ pour THQ Montréal.
- Sega rachète Relic
Sega a racheté aussi un gros morceau avec le studio Relic (auteur des Company of Heroes ou Dawn of War) pour un peu plus de 26 Millions $ et a battu Bethesda sur le fil.
Ce rachat a beaucoup de sens puisqu’il permet à Sega de se profiler encore mieux sur la marché du RTS PC. Ils sont déjà propriétaires de The Creative Assembly et de la licence Total War. Ils récupèrent également un studio à même d’exploiter la licence de Warhammer toujours juteuse auprès des joueurs PC.
- Take Two rachète Evolve
Evolve est une nouvelle licence dont on ne sait pas grand chose si ce n'est qu'elle est développée par Turtle Rock, auteur de Left 4 Dead. Voilà donc un rachat assez surprenant et une prise de risque importante pour Take Two puisque la transaction leur coutera quand même 11 millions $. A noter que Turtle Rock aura tenté de racheter lui-même la licence mais son petit 250.000 $ était loin du compte.
Et les licences abandonnées ?
A la lecture de cette liste, on se rend compte qu’il manque encore beaucoup de licences THQ.
La plus importante étant sans aucun doute Darksiders et son studio de développement Vigil dont personne n’a voulu.
L’avenir de Vigil et de la licence Darksiders apparait donc comme assez sombre car, sauf miracle de dernière minute, il y a fort à parier que le studio devra fermer ses portes et la licence Darksiders, pourtant de très bonne qualité, disparaitra dans l’oubli.
Une rumeur soutient que Platinum Games serait encore intéressée par le studio mais c’est à prendre au conditionnel car le prix minimum réclamé serait trop élevé. L’avenir ne sera certainement pas rose pour les employés de Vigil.
Autre absent de poids : la licence WWE sur laquelle on aurait cru qu’EA Sports se serait jeté. Aucune trace dans les communiqués jusqu’ici mais il est tout à fait possible que la vente ait déjà eu lieu avant même la phase d’enchère. Take Two, via son éditeur sportif 2K Sports seraient également un repreneur poteniel.
Il en va de même pour la foule de petites licences qui étaient la propriété de THQ et qui, au mieux, auront été bradées et au pire se retrouvent sur le carreau.
Et maintenant, que conclure de cette nouvelle faillite ?
1/ La montée en puissance confirmée d’Ubisoft
Voilà quelques années maintenant que le troisième éditeur mondial a le vent en poupe en sortant d’excellents jeux tout en étant présent sur tous les supports. Les jeux 2013-2014 sont très prometteurs et on remarquera qu’Ubisoft aura essayé sans succès de repartir avec Saints Row mais pourra se consoler en récupérant Patrice Désilets, le chouchou qu’elle a dû laisser partir il y a quelques années. Un départ qui avait fait grand bruit à l'époque.
2/ L’investissement majeur de Sega
Sega est également en difficulté financière et a fermé plusieurs antennes locales en 2012 mais a pourtant décidé d’investir beaucoup dans le RTS PC qui n’est pourtant plus un genre très à la mode. Les affaires iraient donc mieux ?
3/ Koch Media monte en puissance
Cet éditeur parfois un peu obscur pour le grand public va se mettre de plus en plus en avant au cours des prochaines années et avec Saints Row et Metro, il a les cartouches pour sortir de son statut d’éditeur de seconde zone. A suivre.
4/ L’absence des deux premiers éditeurs mondiaux : Electronic Arts et Activision
Preuve que dans ce désossement, ce sont les éditeurs challengers qui ont pris des risques. Bien sûr, il est possible qu’EA soit déjà parti avec la licence WWE mais sans s’impliquer plus que nécessaire dans les enchères.
Quant à Activision/Blizzard, les rumeurs de désintérêt de son propriétaire Vivendi ne le mettait sans doute pas en meilleure posture pour un gros rachat.
Voilà donc la conclusion de la faillite de THQ, preuve que le marché du jeu vidéo n’est pas encore à maturité et reste très difficile pour les éditeurs qui n’ont pas les reins assez solides.
Souhaitons beaucoup de courage à tous les employés de THQ et de ses studios car il y a fort à parier que tous ne se sortiront pas indemne de ce désossement.
dans Gaming, Geek, News | Tags : thq, faillite, désossement, enchères
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[Test] Darksiders 2, quand la mort s'invite dans notre salon
vendredi 31 août 2012 19:30 3 commentaires
Avant toute chose, sachez que je n’ai pas joué à Darksiders, premier du nom. C’est donc avec un esprit neutre et libéré de tout a priori (vous me connaissez ;-) ) que je me suis lancé dans l’aventure de Death, cavalier de l’apocalypse de son état.
Un scénario... mortel, un style visuel qui ne laisse pas indifférent.
Vous allez voir que Darksiders 2 brille par de nombreux points mais pas par son scénario qui est vraiment trop léger. On y incarne Death (la Mort) soucieux de mieux comprendre ce que son frère War (la Guerre) a fabriqué pendant le premier épisode de la série. Pour faire simple, il a exterminé la race humaine sans le feu vert du patron d’en-bas. Et comme Death a la fibre familiale, il est déterminé à faire ce qu’il faut pour réhabiliter son frère.
L’avantage pour moi, c’est qu’il ne s’agit pas du tout d’une suite directe, donc j'ai pu me plonger dans l’aventure sans savoir ce que War a fait comme atrocités aux humains.
Pour autant, la narration reste très brouillonne avec des personnages dans tous les sens et parfois, on ne sait plus vraiment pourquoi on fait ce que l’on est en train de faire mais on sait juste qu’on doit le faire.
Le style visuel du jeu est unique avec ses environnements tantôt verdoyants, tantôt gothiques. Le Royaume des Morts avec son bateau volant, siège du royaume éternel est mon petit chouchou... Et si les ennemis sont pour la plupart assez classiques, les combats contre les gigantesques boss restent de grands moments visuels où on reste la mâchoire ouverte, en ayant une pensée pour le modélisateur qui a du assembler tout ça.
Bref, aussi bien visuellement que techniquement, Darkisders 2 est pleinement maitrisé et chose rare, à l’heure actuelle, il ne fait pas honte à la puissance dépassée de cette génération de consoles qui réussissent à afficher un jeu beau, soigné et fluide en tout cas pendant la majorité du temps. Pour une raison inconnue, les derniers donjons subissent de nombreuses saccades qui me laissent penser que l'optimisation du end game laisse un peu à désirer.
Néanmoins, je dois bien vous avouer que malgré la maestria créative de ce titre, j’ai eu beaucoup de mal à rentrer dans l’univers du jeu. Pourtant, je suis fan de l’univers de Diablo, donc le trip cavalier de l’apocalypse aurait du bien prendre avec moi. Mais un peu comme la saga Gears of War me laisse froid, j’ai eu un peu de mal à me passionner pour Death.
Sans doute pour deux raisons : la première, c’est que, malgré un univers original et plutôt bien pensé, il y a quelques incohérences qui m’empêche de rentrer dans le rôle. La seconde, c’est que je ne suis pas un grand fan du style graphique choisi par Vigil Games : les héros musculeux, massifs,... ce n’est pas mon truc et le charisme de Death ne prend pas. Pourtant, Joe Madureira, le célèbre auteur de comics qui a travaillé sur le design de Darksiders est plutôt un auteur dont j'apprécie le style...
Autre problème à mes yeux, on incarne un cavalier de l’apocalypse mais au lieu de nous mettre en scène surpuissant au milieu d’humains apeurés (oui, ça m’excite, je suis comme ça), on se balade dans des environnements pas très accueillants et où on doit se démener pour s’en sortir... Hormis les combats contre les boss, je n'ai donc pas ressenti un quelconque sentiment de puissance. Dommage quand on incarne la mort, non ?
Heureusement, ce sentiment est totalement contrebalancé par un gameplay de génie.
Un gameplay diaboliquement réussi.
Même si son univers ne fera pas l’unanimité, Darksiders 2 réussit là où beaucoup de jeux actuels échouent, il propose un gameplay aux petits oignons. Un mix improbable entre Zelda, Tomb Raider et Portal qui donne tout le temps envie d’en voir plus, repoussant sans cesse l’heure d’aller dans son lit.
Plus qu’un simple beat them all, Darksiders 2 propose un gameplay varié mélangeant monde ouvert pour ses quêtes annexes et donjons bourrés de mini casse-tête et d’exploration à tout va.
Ainsi, plutôt que de passer son temps à marteler la tête des ennemis, on crapahute de salles en salle en essayant de deviner par où passer pour débloquer une grille derrière laquelle se cache un coffre et son « phat loot » ou tout simplement la suite du donjon.
A la simple exploration s’ajoute une série d’énigme à l’ancienne consistant à déplacer une énorme boule, à exploser des parties de tunnels ou encore à jouer avec une tonne de leviers et boutons poussoirs en tout genre. Tout cela pour trouver la clé rouge pour ouvrir la porte rouge et ainsi de suite...
Cela aurait pu être répétitif mais les énigmes sont sans cesse renouvelées. A chaque nouveau donjon ou presque, un petit élément se rajoute pour changer du tout au tout la résolution des énigmes. Et pourtant, la solution reste toujours accessible avec un minimum d’exploration et de jugeote. On est loin du casse-tête complexe et en général, 5 minutes d’exploration et d’essais-erreurs suffisent à résoudre le problème... avec en bonus un bon sentiment d’autosatisfaction.
Mon seul regret est le dirigisme extrême à l’intérieur des donjons : Il faut suivre le chemin prévu par les développeurs, faire les choses dans l’ordre, sauter au bon endroit et ne pas essayer de suivre un autre chemin, cela ne marchera pas. J’aurais apprécié de pouvoir découvrir le donjon à ma façon de temps en temps...
Côté combat, c’est du grand classique entre votre arme principale (une faux, logique pour la mort) et les multiples armes secondaires, mais du "classique" très bien exploité. Si les combos au début du jeu sont très simplistes, on peut facilement en débloquer quelques dizaines pour transformer Death en machine à tuer et véritablement le modeler pour qu’il corresponde à notre style de jeu.
C’est là qu’on se rend compte que le côté RPG a été poussé assez loin. Plus que seulement esthétiques, les armures et armes donnent des bonus variés (dégâts, vie, magie, ...). Quant au levelling, il vous rend non seulement plus puissant mais permet aussi de débloquer des pouvoirs spéciaux dans deux arbres de talents. On peut ainsi transformer Death en spécialiste du corps à corps ou au contraire le modeler en mini-nécromancien capable d’invoquer des créatures pour se battre à ses côtés. Dommage que lors de certains combats, la caméra a un peu du mal à suivre l’action mais cela reste assez rare.
Mais le point le plus impressionnant de ce titre est sa durée de vie qui fait figure d’éternité face à certaines campagnes solo de FPS modernes...
La campagne solo principale est incroyablement fournie avec des donjons à ne plus savoir quoi en faire et des boss de plus en plus impressionnants. Et les développeurs ont dû se dire qu’il fallait en faire encore plus car ils ont rajouté quelques quêtes secondaires un peu moins réussies, certes, mais qui ont le mérite d’encore prolonger l’expérience.
Tout compris et pour celui qui veut retourner le jeu dans tous les sens, on approche facilement des 40 heures de jeu.
C’est devenu tellement rare qu’un jeu « dirigiste » propose une telle durée de vie qu’on peut même se demander combien d’acheteurs en verront la fin. On a perdu l’habitude qu’un jeu soit si vaste tout en restant « facile ».
Enfin, un petit bémol concernant l’online pass que THQ a rajouté au titre. Pour un jeu misant tout sur l’online, on peut encore comprendre son existence mais ici, la partie en ligne ne reprend que la possibilité d’envoyer/recevoir des bouts d’armure entre amis et un pauvre mode multi consistant à repousser des vagues successives d’ennemis. Un peu light pour justifier l’achat de l’online pass si vous trouvez le jeu en occasion.
Conclusion
Darksiders 2 est largement à la hauteur des attentes. Même si son univers ne fera pas forcément l’unanimité, son gameplay fait d’un savant mix d’exploration, de mini casse-tête et de combats remplira de bonheur les nombreux fans de Zelda, Tomb Raider ou même Portal.
Bien entendu, l’expérience n’est pas parfaite mais le gameplay de Darksiders 2 est complet, varié et réussit à nous tenir en haleine pendant de très longues heures grâce à sa durée de vie exemplaire.
Il ne manque plus qu’à mettre en scène une succube sexy comme héroïne de Darksiders III pour faire de moi le cavalier de l’apocalypse le plus heureux du monde.
Ma note : 8/10
dans Gaming, PC, PS3, Test, Xbox360 | Tags : darksiders 2, darksiders, test, thq, death
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[Concours Anniversaire n°4] Gagnez un jeu WWE 12
samedi 21 janvier 2012 19:39 149 commentaires
Gràce à THQ, nous vous proposons de remporter un exemplaire de WWE 12 pour PS3, que nous avons testé ici.
Pour participer au tirage au sort, trois méthodes comme d'habitude.
1. Commentaires sur le blog
Postez simplement un commentaire en répondant à la question suivante :
Dans son test, Quantic se demande si certains catcheurs sont bien fidèles à leur modèle IRL, ce qui l'aménerait à s'intéresser à la discipline de plus près. De qui parle-t-il ?
Et comme on est gentil, la réponse est ici.
2. Facebook
Devenez ami de notre page Facebook. Ensuite, retrouvez la news du concours sur notre page Facebook et cliquer sur le "J'aime" correspondant ou laissez un commentaire sous la news pour confirmer votre participation.
3. Twitter
Suivez-nous sur Twitter et tweetez le message suivant : " Follow @CoupleofPixels, puis RT pour gagner un jeu WWE 12 : http://t.co/ro3vbIku ".
Attention, votre compte doit être public pour que nous puissions enregistrer votre participation.
Comme d'habitude, vous pouvez cumuler les trois modes de participation pour multiplier vos chances.
Ce concours est ouvert aux résidents de Belgique et de France Métropolitaine.
Fin du concours : 5 Février 2012
Bonne chance à toutes et tous !
dans Concours | Tags : concours, concours 1 an, gagner, wwe12, thq
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[Test] WWE 12, le catch comme si vous étiez sur le ring
lundi 16 janvier 2012 18:44 4 commentaires
Même si j'ai regardé comme tout le monde le catch à la télévision quand j'étais petit, je dois bien reconnaître que c'est un show que je ne suis plus depuis bien longtemps et comme WWE 12 est mon premier jeu de catch, autant vous dire que j'ai été bien perdu au lancement du jeu avec tous ces catcheurs inconnus pour moi et ces compétitions aux noms bien bizarre...
Mais il en faut plus pour me faire peur et j'ai donc enchaîné les défaites pendant une bonne heure en me disant que décidément, je n'étais pas fait pour ce "sport".
Finalement, j'ai fini par comprendre, malgré un didacticiel très mal foutu, voire inexistant qui oblige le novice à tester les boutons directement en match...
Ca fait quoi ce bouton-là, ah non, là je monte sur les cordes avec l'adversaire à mes trousses... Bon et ce bouton-là, ah non, là, j'ai fait un plongeon hors du ring alors que mon adversaire est au sol...
Bref, on se bat un peu avec les commandes. Ceci n'étant valable que pour les novices de mon genre puisque j'ai compris des habitués de la licence que pour eux, cette version 2012 se positionnait dans la continuité de l'édition 2011, ce qui n'a rien d'étonnant puisque c'est un peu la norme pour tous les jeux sportifs à sortie annuelle.
Mais revenons à nos athlètes aux corps huilés et aux muscles saillants.
Techniquement, le jeu n'est pas moche à regarder, les catcheurs sont plutôt bien modélisés et même si certaines animations manquent encore de fluidité, il faut reconnaitre que l'impression d'être au milieu du ring est plutôt bonne.
Les animations d'entrée des catcheurs et des victoires/défaites sont également plutôt sympas, avec même la possibilité de créer sa propre entrée, mais bon, soyons honnête, après quelques heures, plus personne ne les regardera.
Le gameplay m'a, par contre, paru assez déroutant.
Il trouvera surement ses défenseurs mais, pour ma part, j'ai un peu de mal à adhérer à un jeu qui se veut aussi "simple" (une seule touche réalise toutes les prises) et où finalement seul le timing et la variation dans le type de prise sélectionné permet de faire la différence.
En activant le ciblage manuel (qui permet de sélectionner avec plus de précisions la partie du corps visée), le jeu gagne un peu en profondeur tactique mais il reste quand même assez simpliste, particulièrement en multi où l'intérêt des matchs est franchement limite.
Heureusement, même avec un gameplay un peu vieillissant, les matchs sont d'une intensité qui fait plaisir à voir avec des prises bien violentes, des vols planés dans tous les sens et un vrai show, comme dans la réalité.
Les retournements de situations sont nombreux et il ne faut jamais croire un match fini avant le 1,2,3 de l'arbitre lors des tombés. Ceux-ci sont d'ailleurs gérés de manières très stressantes car pour se dégager, il faut faire face à un jeu de précision dont la zone de dégagement est d'autant plus petite que votre catcheur est mal en point.
Intéressant et stressant à souhait mais malheureusement un peu répétitif également. Cela donne un peu l'impression que l'issue du match se joue sur un QTE !
Les modes de jeu sont peu nombreux mais occuperont quand même le fan pendant un bon moment. On passera rapidement sur le mode exhibition qui vous permettra juste de vous amuser directement avec vos stars favorites pour s'attarder sur les deux "vrais" modes solos :
- Road to WrestleMania qui est, en quelque sorte la campagne scénarisée où l'on incarne différents catcheurs dans des histoires dignes de la réalité et débordantes de trahisons, de gentils un peu naïfs et de méchants vraiment très méchants. Ce mode est sympathique mais malheureusement un peu répétitif et finalement assez court.
- Univers WWE qui vous fait vivre tous les évènements majeurs du Catch depuis les matchs de début de soirée entre stars en devenir jusqu'aux affrontements entres mega star au sein d'un environnement dynamique puisque les résultats des matchs ont réellement une influence sur la suite.
Si on peut critiquer le peu de scénarisation, ce n'est certainement pas le cas de la personnalisation quasi-illimitée, que ce soit au niveau des règles (match en cage, ring en flammes, match à deux, à quatre ou à six, avec disqualification ou sans,...) ou de l'univers en lui-même (arènes, catcheurs, entrées, ...), tout est possible ou presque et le novice que je suis a vraiment redécouvert ce "sport" et ses multiples facettes : les aspects sportifs bien sûr mais surtout le show qui confère au catch cet aspect si unique entre compétition et grand spectacle.
Mon oeil pervers regrettera quand même que les matchs féminins (les divas de leur petit nom) soient si anecdotiques au milieu de la horde de Musclor en petite culotte.
Petite note personnelle : Penser à vérifier avec attention que les modèles 3D de ces dames ressemblent à leurs modèle dans la réalité car si c'est le cas, je pense que je vais m'intéresser à cette discipline méconnue et pourtant hautement sportive qu'est le catch féminin… ;-)
Conclusion
WWE 12 est le jeu de catch à posséder pour tout fan de la discipline, ne fut-ce que parce qu'avec la licence WWE, on peut retrouver toutes les stars et toutes les disciplines.
Par contre, si vous n'êtes pas fan, ce jeu pourra paraitre déroutant... mais sans doute pas plus qu'un NFL peut l'être pour un non initié au football américain. En plus de combler le fan, WWE 12 propose une véritable approche du Catch pour le novice complet.
Avec une pléthore de stars disponibles (plus de 60 sans compter les stars bloquées) et une bonne utilisation de la licence WWE, le jeu reste pourtant inégal. Les matchs s'enchainent facilement et une fois les mécanismes de gameplay compris, on s'amuse bien tout en pestant contre les "injustices" et les quelques défauts (IA parfois un peu à la masse, maniabilité vieillissante) mais pourtant, il manque une ligne directrice, un lien fort entre cette succession de combats qui auraient pu rendre WWE 12 passionnant.
Enfin, le Multi est actuellement vraiment décevant. L'esprit est à la pure compétition et à la collection de victoire alors que le gameplay n'est pas encore bien adapté et manque d'équilibre. THQ multiplie les patchs donc on peut espérer que la situation s'améliore d'ici peu.
Note : 7/10
[Test] Saints Row : The Third, un GTA décomplexé
samedi 07 janvier 2012 19:53 5 commentaires
Rappelez-vous, Saints Row fut l'une des premières licences à s'être fortement "inspirée" du GTA 3 de Rockstar et de son succès retentissant. Et si le premier épisode apparaissait comme une pâle copie de son aîné, il faut reconnaitre que ce troisième épisode parvient à réconcilier les amateurs de monde ouvert et de scénario délirant.
Il faut dire que Rockstar en décidant de rendre son GTA IV plus sérieux, plus "réaliste" a fait quelques malheureux parmi les fans de la première heure et même si, personnellement, j'ai beaucoup apprécié GTA IV, reconnaissons qu'un brin de folie est toujours agréable et avec Saints Row : The Third, j'ai été servi.
Délire et compagnie.
Saints Row est véritablement une ode au délire... Si vous aimez le réalisme, passez votre chemin, ce n'est pas le style de la maison. Ici, démesure et provocation sont les maîtres mots...
Saints Row est typiquement le genre de jeu que vous montrerez à votre famille "gamophobe" pour les convaincre définitivement que le jeu-vidéo déborde de sexe et de violence et que vous n'êtes qu'un suppôt de Satan.
Dès les premières minutes, le ton est donné et ne fait pas dans la dentelle. Après un hold up raté, vous voilà pris au milieu d'une guerre de gangs qui se terminera par un pugilat en chute libre poursuivi par un avion en perdition et encore, je vous laisse la surprise de la suite ;-)
Ce qui frappe d'entrée l'habitué de GTA, c'est la personnalisation du héros. Vous pouvez, en effet, choisir votre physique d'Adonis à l'aide d'un moteur assez poussé même s'il reste simpliste par rapport aux références du genre dans le domaine des MMO. Et même à ce stade, le niveau de délire est assez impressionnant puisque vous pouvez créer une pin-up aux formes avantageuses, voire totalement improbable ou un esthète au sex appeal à la hauteur de la taille de son entre-jambe !
Dès la création du personnage, on sent que les développeurs se veulent irrévérencieux et même si cela fait du bien par rapport au politiquement correct de la majorité des jeux actuels, ils frisent de temps en temps le mauvais goût.
Les missions scénarisées sont à la hauteur de ce délire assumé avec des assauts de bordel, des visites de salons SM (où vous pouvez même vous retrouver comme esclave sexuel) et j'en passe et des meilleures. Le jeu n'est pas à conseiller à tout le monde mais si vous êtes adulte et avec un humour suffisamment friand du second degré, vous apprécierez les efforts des développeurs pour faire de Saints Row un jeu unique en son genre.
Si le délire est permanent dans le scénario, les missions annexes sont elles aussi bien déjantées. Fraudes à l'assurance (où vous devez vous faire écraser par des voitures), destruction en tank, meurtres en direct de mascottes pour la télévision, jamais un monde ouvert n'aura proposé des missions secondaires aussi originales.
Une technique à la traîne.
Pourtant, techniquement, le jeu est bien pauvre. Le moteur graphique date des débuts des consoles HD et fait quand même pâle figure face aux productions actuelles.
La maniabilité reste aussi un peu à la traine avec l'absence d'un système de couverture qui serait pourtant le bienvenu quand cela canarde de partout.
Quant au scénario, même s'il est délirant au possible, il reste quand même léger et très décousu.
Là où un GTA vous plonge dans son histoire et vous fait vivre la vie de son héros, ici, on sent que l'histoire n'est qu'un prétexte à vous embarquer dans les situations les plus improbables possibles.
Et pourtant, l'ambiance du jeu est tellement folle, tellement improbable que ces quelques défauts s'oublient bien vite et pour ma part, j'ai été totalement conquis par la vingtaine d'heures de jeu nécessaire au scénario solo.
Enfin, côté multi, on peut regretter l'absence d'un mode multi compétitif mais le fait de pouvoir parcourir le monde de Steelport en coop est déjà largement suffisant pour s'assurer un bon moment à deux (uniquement en ligne malheureusement).
Conclusion
Volition et THQ comptaient beaucoup sur ce titre pour redynamiser une de leur licence phare et je pense que l'on peut dire que le pari est largement réussi.
Malgré les défauts techniques évidents et le manque d'innovation, Saints Row constitue le monde ouvert le plus délirant et le plus jouissif auquel il m'ait été donné de jouer depuis GTA 3.
Ici, pas de place au réalisme mais bien aux batailles en chute libre, aux combats d'hélicoptères, aux massacres de masse, aux visites de salons SM, ...
Un pur délire du début à la fin que je ne saurais que vous conseiller si vous aimez les mondes ouverts et l'humour "idiot".
Si Volition propose pour le prochain épisode un nouveau moteur graphique et quelques innovations de gameplay, Rockstar aura du souci à se faire car Saints Row a vraiment réussi à se démarquer de son modèle avec un style exagéré et délirant qui confère au jeu une ambiance de folie.
Ma Note : 8,5/10
L'avis d'Aelya
Je rejoins totalement l'avis de Quantic : Saints Row est un jeu à l'humour débile qui change des productions sérieuses type GTA.
On passe de situations rocambolesques à du grand n'importe quoi en un clin d'oeil. Mais cela ne choque pas, au contraire, cela fait du bien. On ne trouve pas la sortie de son penthouse ? Qu'importe, il n'y a qu'à sauter du balcon et faire du Base Jump ! Un passant vous gêne dans la rue ? On le tabasse/le mitraille. Besoin d'une nouvelle voiture ? On la vole, et c'est encore mieux si elle appartient aux flics, cela rajoute du piment d'être pistée par un hélicoptère !
De plus, les développeurs ont ajouté un bouton sympatoche : le bouton Awesome. Quand on l'utilise, les mouvements sont transformés et deviennent super classes. Ainsi, lorsqu'on braque une voiture, sans Awesome, on ouvre la portière et jette la personne dehors, avec Awesome, on effectue un saut acrobatique qui nous fait passer par le parebrise avant et éjecte le conducteur. Ce n'est pas grand-chose, mais cela rajoute une petite touche sympa !
On a une impression de puissance, mais celle-ci peut parfois s'avérer trompeuse, le jeu présentant quelques missions pas si évidentes que ça.
La personnalisation du personnage est assez sympa (perso, j'aime bien la boutique Leather & Lace ainsi que le magasin de costumes^^) même si le plaisir est amoindri par des graphiques très moyens.
Enfin, petite remarque : on peut jouer un personnage féminin, mais on sent clairement que le jeu a été pensé pour un héros. Ainsi, lors des fêtes, il y a de nombreuses stripteaseuses, mais pas un seul stripteaser ou escort. Là, mon héroïne semblent avoir des tendances Bi, ce qui ne déplaira certainement pas à la gente masculine ;-)
Bref, Saints Row est un vrai défouloir à ne pas mettre entre toutes les mains (en particulier celles des anti-jeux vidéo^^) mais qui ravira toute personne avec un minimum de second degré et voulant jouer sans se prendre la tête.
Ma note : 8/10
Et en bonus, Nos deux personnages dans leurs tenues les plus "chaudes". A vous de deviner quel personnage est à qui ;-)
dans Gaming, PC, PS3, Test, Xbox360 | Tags : saints row, saints row the third, gta-like, monde ouvert, thq, volition
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Darksiders 2 et Metro Last Light, les prochains hits de THQ
mardi 11 octobre 2011 19:12 3 commentaires
Encore un petit article Gamescom 2011 puisque THQ m'a invité aux présentations presse de deux futurs hits de leur catalogue : Darksiders 2 et Metro Last Light. Deux suites de jeux qui ne m'avaient pas vraiment accroché à mon pad lors de leurs sorties.
Darksiders 2
Le premier Darksiders s'était malheureusement heurté de plein fouet avec un poids lourd comme Bayonetta et avait donc commercialement un peu souffert. Pourtant les héros démoniaques de Darksiders n'avaient pas à rougir de la comparaison avec la belle sorcière, d'autant plus qu'ils ne jouaient pas vraiment dans la même catégorie.
Même si, personnellement, l'univers démoniaque de Darksiders n'est pas trop mon trip visuel, reconnaissons lui un style à part entière et un gameplay bien viril, à défaut d'être très original.
Darksiders 2 s'annonce sur la même voie.
Changement de héros puisque nous incarnons cette fois "Mort" et changement de terrain de jeu puisque c'est directement en Enfer que nous nous rendrons.
Niveau gameplay, on retrouve la brutalité de son prédécesseur mais en gagnant quand même un petit peu en finesse puisque notre héros semble un peu plus souple.
A noter que la partie RPG semble avoir vraiment gagné en profondeur, un bon point qui permettra sans doute à Darksiders 2 de se faire une belle place au soleil dans le genre.
Sortie prévue pour Juin 2012.
Metro Last Light
Alors que le présentateur de Darksiders 2 se battait avec le niveau sonore de sa démo (à la limite de l'inaudible), celui de Metro Last Light croulait sous le matériel avec casque individuel pour tout le monde, le grand luxe et l'occasion de profiter pleinement du travail audio du studio.
Cette suite de Metro 2033 reprend l'univers du premier épisode et pousse l'histoire un peu plus loin, mais nous n'avons pas eu beaucoup d'autres infos sur le scénario.
Côté Technique, le jeu s'annonce vraiment très impressionnant avec des effets de feu à couper le souffle et visuellement, on peut s'attendre à être bluffé.
Le gameplay ne devrait pas bouleverser les habitués, même si l'on espère que la maniabilité du héros sera un peu moins lourde que dans le premier épisode. Metro last Light s'annonce toujours comme un FPS d'infiltration où il sera possible de se cacher dans l'ombre, de détruire les lumières pour progresser et il ne faudra pas compter sur le fait de survivre longtemps en défouraillant les ennemis à la mitrailleuse
Ce que nous avons pu voir du titre ne s'annonce pas comme une révolution mais comme une évolution du premier épisode. C'est particulièrement l'ambiance du titre qui m'a intéressé et si les développeurs parviennent à conserver cette ambiance oppressante pendant tout le jeu, elle constituera sans doute le point fort du titre.
Encore un jeu à rajouter à ma "longue" liste de jeux à suivre car je pourrais être bien surpris par sa qualité.
Sortie prévue courant 2012.
dans Gaming, PC, Preview, PS3, Salons, Xbox360 | Tags : preview, gamescom 2011, thq, darksiders 2, metro last light
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