[Test] The Witcher 2, un RPG dans toute sa splendeur 
par Quantic

lundi 20 juin 2011 19:11 6 commentaires

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Après un premier épisode bien accueilli malgré quelques défauts de jeunesse, les polonais de CD Projekt se sont remis au travail pour nous proposer un Witcher 2 de toute beauté.

Geralt, le sorceleur (traduction française du terme Witcher, lui-même venant du polonais Wiedźmin) revient dans ce second épisode au sommet de sa gloire. Bombardé porte-bonheur du roi, le voilà enrôlé, un peu contre son gré, dans une énième guerre de son roi.

Heureusement, la jolie Triss, magicienne et conseillère du roi, a la fâcheuse tendance à lui voler le peu d'énergie qui lui reste une fois qu'ils sont ensemble au lit... Il est néanmoins décidé à quitter la suite du roi une fois le siège terminé mais ce ne sera pas si simple.

Je n'en dirai pas plus pour éviter de vous gâcher la suite de l'aventure.

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Même si le jeu a été annoncé il y a peu sur Xbox 360, il a été avant tout développé pour le PC et cela se sent à tous les niveaux. Les graphismes sont somptueux et utilisent à merveille les dernières cartes graphiques tout en restant accessibles aux plus petites configs (un pc de 3 ans d'âge suffit amplement).

Le scénario est très adulte, empreint de violence et de sexe et la représentation de la vie au moyen-âge semble assez réaliste (hormis les dragons ;-) ).

Dommage que l'on retrouve quelques éléments typiquement console comme des QTE un peu simpliste et une gestion de l'inventaire tout droit sortie du gameplay console, ce qui fait quand même un peu tâche.

Pour les habitués de RPG plus orientés consoles, deux éléments frappent d'entrée :

1/ la complexité du scénario et la qualité des quêtes. C'est un vrai RPG que nous avons là. Le genre qui vous accroche à votre écran de par la qualité de la narration et l'inter-connexion entre les quêtes.

2/ la difficulté énorme du jeu même en mode normal. Le prologue et le 1er acte s'avère d'une complexité parfois décourageante et il faudra réellement optimiser toutes ses caractéristiques et se bourrer de potions pour passer certains combats. D'un côté, c'est bien car cela encourage à se dépasser mais croyez-moi, recommencer pour la 30e fois le même combat peut s'avérer très décourageant. Ne perdez pas espoir, on finit par passer ces passages un peu chauds et la suite du scénario vaut largement que l'on s'y accroche.

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Le système de combat est très nerveux avec la combinaison de coup normal (clic droit)/coup fort (clic gauche) associé à l'utilisation de la parade (touche E) et de la magie (touche A). Tout cela avec une tonne d'ennemis qui vous tombent dessus en même temps. Pour peu, on se croirait dans un Hack & Slash sauf que Geralt a une vie digne d'un escargot et ne fera pas long feu si vous foncez dans le tas sans réfléchir.

On est ici très loin des RPG for dummies (au hasard la série des Fable), à la mode ces dernières années, pour embrasser une aventure noire, violente, adulte et en un seul mot passionnante. Une fois le jeu installé, il est difficile de décrocher du PC pour revenir à la vie réelle tellement l'impression de réalisme est forte.

Les villages sont vivants, grouillent de marchands, de riches propriétaires, de pauvres mendiants, de prostituées aguicheuses. Vous ne pouvez pas faire quelques pas sans entendre une conversation, sans vous faire alpaguer pour une quête ou pour une nuit de plaisir physique contre rémunération.

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Il est difficile de partager l'expérience sans y avoir soi-même joué. C'est un jeu sans réels défauts techniques (les décors et les personnages sont de vrais tableaux d'art, la musique tout comme l'ambiance sonore sont magiques) ou artistiques (le scénario profond, les personnages jamais lisses et toujours troubles, les dialogues très bien écrits). Une fois dans l'histoire, on se laisse porter dans cet univers unique, impatient de connaitre la suite.

Conclusion

Vous aurez compris que ce jeu est une petite merveille ! La beauté des lieux, la profondeur du scénario, l'intelligence des dialogues et pour un fois, la qualité du portage en français font de ce RPG le Must Have pour tout amateur de jeu de rôle. Finalement, ses seuls défauts sont sa difficulté vraiment excessive ainsi que la linéarité de son prologue... Alors accrochez-vous, passez ces étapes difficile car le scénario en vaut largement la peine.
Voici peut-être LE RPG de 2011 et comme il est bientôt annoncé sur Xbox 360, il ne vous faudra même pas un PC de combat pour en profiter pleinement.

Note de Quantic : 8,5/10

L'avis d'Aelya

Après un Dragon Age 2 assez décevant même si fun à jouer, j'attendais un vrai bon RPG. The Witcher 2 me l'a apporté.

Quantic a bien résumé les qualités du jeu : graphismes magnifiques qui rendent assez bien sur nos PC vieux de trois ans, un scénario intéressant et pas manichéen, un univers cohérent...

Cependant, pour se rendre compte de cela, il faut arriver à passer outre les deux gros défauts du jeu : une difficulté très mal dosée et un inventaire infernal.

Commençons par l'inventaire.

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Je suis une fille : je ne sors jamais sans mon sac à main qui déborde (vous pouvez demander à Quantic qui d'ailleurs ne se gêne pourtant pas pour faire de moi sa porteuse personnelle). Je suis également atteinte de collectionnite aigue qui résulte dans une incapacité à jeter mes affaires.

Or dans The Witcher 2, l'inventaire est limité... C'est déjà un cauchemar en soi mais, en plus, son interface n'est absolument pas pratique. Alors j'avoue, malgré la honte, j'ai utilisé un mod pour que les objets ne pèsent plus rien. Rien que cela m'a rendu l'expérience de jeu bien meilleure.

Le deuxième gros point noir du jeu vient de la difficulté mal équilibrée de The Witcher.

Le début de l'aventure, en gros le Prologue et le premier acte, est très difficile, même en mode normal. Le tutorial affiche des aides mais on a à peine le temps de les lire, surtout qu'en général, on est attaqué par une horde d'ennemis.

C'est simple, il faut parfois recommencer certains combats plusieurs dizaines de fois avant de parvenir à survivre, pour ensuite enchainer sur un autre combat tout aussi dur (je pense à la scène de la baliste)... A ces moments-là, on a envie de tout arrêter...

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Mais ce serait dommage car, une fois bien équipé et avec quelques niveaux supplémentaires, le jeu devient facile (voire un peu trop) mais surtout ce serait manquer un excellent jeu qui regorge d'autres qualités et jouit d'une histoire excellente.

Les décisions prises par Géralt vont avoir des conséquences directes sur l'univers du jeu, vos relations avec les personnages et le scénario. Ainsi, on peut choisir de se laisser corrompre et laisser ouvert un magasin vendant de la drogue ou alors obliger son propriétaire à le fermer mais, dans le second cas, vous n'aurez alors plus accès à ses marchandises!

Il faudra donc bien réfléchir à ce que vous faites... Or parfois, comme dans la vraie vie, le temps manque : certaines décisions seront à prendre dans un temps limité. Or comme tout n'est jamais blanc ou noir, cela ne s'avère jamais facile...

Faire confiance à un autre personnage du jeu peut même vous conduire droit dans un piège/embuscade. Ce genre de petites touches font le sel du jeu et le rendent très addictif. On a envie de continuer et voir l'impact que l'on a eu sur l'environnement via les quêtes principales ou les multiples quêtes secondaires...

Bref, une fois les deux gros défauts du jeu passés outre, on est immergé dans cet univers médiéval fantastique réaliste. The Witcher 2 a donc une place de choix dans la ludothèque des amateurs de bons RPGs.

J'ai d'ailleurs bien envie de me mettre aux livres...

La note d'Aelya : 8.5/10

Petit strip de Penny Arcade parlant de la difficulté du jeu (traduit par Aelya, la version originale est ici):

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[Test] Les Sims Medieval : redécouvrez le Moyen Age ! 
par Aelya & Quantic

jeudi 16 juin 2011 20:27 0 commentaire

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Pour Pâque, j’ai reçu l’édition Collector du jeu PC Les Sims Medieval (oui, cela fait déjà un petit temps^^).
Le boitier ne donne pas vraiment d’info sur le contenu de ce collector : on a juste droit à « Contenu Exclusif de l’Edition Collector et du contenu supplémentaire téléchargeable pour votre jeu ».
Il contient en fait ceci :

  • Boitier Cartonné
  • Un poster A4
  • Un  prisme vert à découper et monter
  • Un Artbook de 20 pages
  • CD des musiques du jeu
  • 2 "Sceaux" (Logo sims en relief autocollant, en forme de sceau à la cire)
  • 4 tenues à télécharger

 

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On trouve aussi un code pour débloquer les objets de l’édition limitée :

  • Trois nouvelles salles du trône sur les thèmes Barbare, Magie noire et Princesse.
  • Deux séries de tenues exclusives : la série Souverain comprenant une parure de roi et de reine et la série Bourreau proposant un tablier de cuir et une inquiétante capuche noire.

Dans les Sims Médieval, le but n’est plus de gérer son sim mais de gérer son royaume par l’intermédiaire de héros.
On commence donc le jeu en choisissant une ambition pour le royaume. Au début, il n’y en a qu’une mais les autres se débloquent au fur et à mesure.

Ensuite, on crée son souverain, seul perso « jouable » pour commencer, il faut construire des bâtiments spécifiques pour avoir accès aux autres personnages (clinique pour le médecin, marché pour le marchand, caserne pour le chevalier…).

La création du personnage est fidèle aux Sims classiques : on décide de son visage, sa peau, ses vêtements, ses deux traits et de sa faiblesse. Ensuite en route pour gouverner !

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Pour faire prospérer votre royaume, vous devez faire des quêtes, une à la fois, qui impliquent un ou plusieurs de vos héros. Ainsi au début, le seul héros disponible est le souverain, mais au fur et à mesure que vous réussissez vos quêtes, vous obtenez des points de royaume que vous pouvez dépenser pour construire les bâtiments nécessaires à l'obtention des autres héros. Il y a souvent plusieurs façons de faire une quête, suivant le ou les héros choisis.

Par exemple, une femme proteste contre les conditions de vente du marché. Le souverain devra réprimer cette manifestation, par contre le barde devra motiver le peuple à prendre part à cette manifestation pour ouvrir les yeux du roi. Cependant, cela implique que vous devez avoir débloqué le barde...

Il vous faudra donc faire attention à bien choisir quel bâtiment vous débloquerez en premier, tout en sachant que ceux-ci influencent aussi les aspects du royaume que sont la sécurité, le bien-être, la connaissance et la culture. Ce n'est pas toujours évident de choisir!

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Lorsque l'on fait une quête, on ne peut interagir qu'avec les héros prenant part à celle-ci et il n'y a qu'eux qui vont gagner de l'expérience. Les autres sont gérés par l'ordinateur et n'évoluent donc pas. Cependant, on est dans les Sims, et en plus de la quête en cours, il faudra gérer les besoins du/des sims et leurs obligations quotidiennes. Pour nous rendre la tâche plus facile, EA a réduit les besoins au strict minimum : les Sims doivent juste dormir et manger. Par contre, le Sim garde ses différents états d'esprit qui influencent sa concentration qui influence elle-même la réussite de la quête. Les quêtes ont donc plusieurs niveaux de réussite (bronze, argent, or ou platine) et vos récompenses varieront en fonction de votre réussite.

Les obligations quotidiennes sont assez classiques et dépendent du héros : le chevalier devra s'entrainer deux heures, la reine écrire des édits, le médecin récolter des sangsues pour soigner les malades, le barde chercher l'inspiration... Il y a deux obligations par jour par héros, les réussir boostera votre concentration tandis que les rater vous en fera perdre.

Il faut donc bien s'organiser surtout que si l'on délaisse la quête en cours plus d'un certain temps (1 jour), on reçoit un malus de concentration.

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Bref on est moins libre que dans un Sims normal : on est obligé de suivre une certaine voie. Cependant, comme nous choisissons nous-mêmes les quêtes et la façon de les résoudre, on garde malgré tout une certaine liberté.

Le temps revêt donc une certaine importance mais pour compenser vos sims ne vieillissent pas, ils peuvent mourir mais ne prennent plus une ride. Ainsi vos enfants resteront jeunes éternellement.

L'ambiance du jeu est sympa, mais très kitch : ce n'est pas du médiéval fantastique mais plutôt du médiéval hollywoodien qui sent le carton-pâte. Tout est très coloré, stéréotypé, très "Sims" en fait^^ Les quêtes sont du même acabit et en général plutôt humoristiques.

En conclusion, je dirais donc que Les Sims Medieval plaira aux fans des Sims en général. Par contre, si vous espériez un jeu de gestion moyenâgeux, les Sims Medieval n'est pas fait pour vous : passez votre chemin.

La note d'Aelya : 6/10

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[Test] Brink, le renouveau du FPS multi-classes ? 
par Quantic

lundi 13 juin 2011 19:21 1 commentaire

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Même s'il est loin d'être le premier dans le genre du FPS à classes, l'énorme popularité de Team Fortress 2 sur PC a montré aux éditeurs qu'un FPS multi intelligent était un concept porteur. D'autant plus si le design graphique sort de l'ordinaire.

Brink essaie de renouveler le genre cher aux Team Fortress et autres Enemy Territory mais ne parvient pas à masquer ses défauts derrière ses quelques trouvailles.
Amateur de TF, vous serez ici en monde connu : Plusieurs classes de personnages complémentaires depuis le Soldat spécialiste en armement à l'Ingénieur amateur de joujou en passant par le Medic et le, désormais, classique espion (ici nommé opérateur).
Point positif, Brink est vraiment un FPS coopératif où il est impossible d'arriver à quelque chose sans se coordonner avec ses coéquipiers.
Enfin, soulignons le character design original et inspiré, même si personnellement, j'aime beaucoup plus le côté cartoon d'un TF2 que le côté très caricatural des personnages de Brink.

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Au rayon nouveauté, Brink se veut plus nerveux que ses illustres prédécesseurs avec ses actions SMART déclenchées par un unique bouton permettant à son personnage de réaliser quelques acrobaties/glissades/... Cette nouveauté est appréciable et permet d'appréhender les niveaux avec une vision renouvelée, permettant de surprendre le novice en débarquant là où il pensait être en sécurité mais cela ne révolutionne rien !
Les niveaux consistent pour la plupart en un système d'attaque/défense consistant à réaliser des objectifs divers et bien souvent spécifique à la classe choisie. Cela permet de revivre un même niveau de plusieurs façons, de quoi allonger un peu la durée de vie mais de quoi surtout vous donner une crise de nerfs puisque les objectifs sont loin d'être évidents à comprendre et cela allongera donc d'autant votre temps d'apprentissage.

Cette complémentarité constante entre les coéquipiers vous promet d'ailleurs beaucoup de travail car il faudra que tous les joueurs d'une même équipe fassent corps ensemble tout en connaissant individuellement les missions à réaliser. Autant dire qu'un groupe constitué au hasard tournera vite au chaos le plus total. Au contraire, une équipe bien organisée et efficace rasera tout sur son passage.

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Et c'est tout ?

Malheureusement, oui. Brink, même s'il n'est pas foncièrement mauvais, manque d'originalité pour tout connaisseur de FPS et seuls les joueurs exclusivement consoles pourront lui trouver un intérêt. Avec un solo inintéressant, même s'il a le mérite d'exister, c'est uniquement le multi qu'il faut juger et force est de constater que Brink ne propose rien d'indispensable. Les armes sont classiques, le design des levels assez communs et les quelques nouveautés n'apportent pas grand chose au gameplay. Néanmoins, si vous êtes un fondu de FPS coopératif avec une bonne bande de potes prêts à sacrifier des nuits entières, le jeu prendra un autre jour et s'avérera bien plus tactique que tout ce qui s'est fait aujourd'hui dans le genre. Mais si, comme moi, vous n'êtes qu'un amateur éclairé, vous en ferez malheureusement vite le tour.

Pour terminer, notons que d'un point de vue technique, le jeu ne brille pas par ses qualités graphiques, ne vous attendez pas à des merveilles visuelles.

Note : 6/10

Brink est un jeu Bethesda disponible chez Amazon.fr sur PC, PS3 et Xbox 360.

        

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[Test] Dirt 3, à fond sur l'accélérateur 
par Quantic

dimanche 05 juin 2011 14:07 1 commentaire

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Après un Dirt 2, bien réalisé et très fun mais dont la portion rallye avait été réduite à peau de chagrin au profit de multiples courses pas toujours très intéressantes, Codemasters avait bien l'intention de redresser la barre et de remettre son bébé à sa place, à savoir, la référence des jeux de rallye.

Dirt 3 n'est pas parfait mais les développeurs ont corrigé beaucoup des défauts que je reprochais au précédent opus.
Adieu une interface gadget qui vous faisait perdre votre temps dans les paddocks, bienvenue à une interface épurée, simple à naviguer et qui rassemble l'essentiel.
Adieu les commentaires des pilotes IA en pleine course qui étaient vite répétitifs, envahissants et sans aucun intérêts, bienvenue à un environnement où seul votre moteur et votre co-pilote vous accompagneront.
Mais les améliorations ne s'arrêtent pas là. Dirt 3 n'est certainement pas une simple version améliorée de Dirt 2.
Tout change, tout est nouveau ou presque.

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Au niveau technique, le jeu est plus beau que jamais. Les environnements et les voitures sont tout simplement sublimes. La bande son est au niveau du précédent opus avec des bruits de moteurs ultra-réalistes. Par contre, l'ambiance musicale est un poil moins pèchue. Sans doute pour souligner que Dirt 3 se veut un jeu plus sérieux que son prédécesseur.

Le mode solo change aussi en profondeur puisque vous serez engagés dans 4 saisons dont vous débloquerez les courses au fur et à mesure de vos résultats. A cette "quête" principale, se rajoutera au fur et à mesure de votre progression quelques courses supplémentaires afin de rajouter encore un peu de challenge. Les habitués de la série retrouveront les formats de course habituels : Rally, Rally-cross, Trail Blazer, ... avec quelques nouveautés comme les challenges consistant à réussir des défis très orientés Drift sur un circuit donné et le Gymkhana cher à Ken Block, qui est confirmé comme pilote vedette de la licence.

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Le Gymkhana, vraie nouveauté de cet épisode est très réussi. Après quelques minutes d'entraînement, les figures s'enchainent avec bonheur et on prend beaucoup de plaisir à effectuer les figures les plus folles dans un environnement ouvert qui vous laisse improviser votre run à votre guise. Une belle réussite, qui constitue un bon interlude entre deux courses, plus classiques.

Notons d'ailleurs que la quasi-totalité des circuits sont nouveaux, même si leur tracé n'est pas toujours des plus intéressants. Dommage que tout au long du solo, seuls quelques pays soient visités, limitant d'autant la variété des environnements. Malheureusement, cela sent le DLC à plein nez.

Toujours au rayon nouveauté, soulignons encore l'apparition de la pluie et de la neige dont l'effet visuel est plus que convaincant. Enfin, finissons le tour des nouveautés avec les voitures très nombreuses et toujours de qualité faisant la part belles aux historiques puisqu'il est possible de piloter des voitures des années 60 à nos jours. Dommage que la différence de pilotage ne se fait pas vraiment sentir.

Le moteur physique de la voiture reste toujours orienté arcade avec l'impression d'une voiture beaucoup trop légère et il faut retirer toutes les aides pour commencer à sentir quelques vraies sensations de pilotage. C'est d'autant plus vrai pour les Rallyes où les aides vous empêchent même de faire un bon temps.

N'oubliez pas non plus de passer les notes en complexe, car le mode simplifié ne vous apprendra quasiment rien sur le prochain virage. J'ai également trouvé que le système de note s'est nettement amélioré et commence à se rapprocher de la réalité. En étant bien concentré, on peut réussir un bon temps dès le premier passage sur une spéciale.

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Regrettons quand même que la partie Rallye reste proportionnellement peu représentée et que les circuits sont beaucoup trop courts et peu techniques. Dirt 3 ne sera pas encore le digne successeur de Rally Championship 2000 ou de Richard Burns Rally, les références en la matière mais il reste certainement le meilleur jeu typé Rallye à l'heure actuelle.

Le multi est également mis à l'honneur avec (chose suffisamment rare que pour être signalée) un split screen et une grande variété dans les modes de jeu, depuis les plus sérieux jusqu'aux plus fun. Soulignons d'ailleurs la créativité des développeurs qui se sont arrachés les cheveux pour nous proposer des modes de jeu fun, qui valent la peine d'être essayés, mais les modes de courses classiques restent excellents. Chacun y trouvera son compte. Dommage que Codemasters ait choisit, comme c'est la mode depuis quelques mois de lier le mode en ligne à un pass, inclus gratuitement pour les acheteurs du jeu neuf, mais payant pour les autres.

Enfin, notez que le support des volants est particulièrement soigné. Mon Logitech G27 par exemple est supporté intégralement et le retour de force est tout simplement splendide.

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Conclusion

Dirt 3 est un excellent jeu, digne successeur de Dirt 2. Les défauts de la licence sont corrigés d'épisodes en épisodes et Codemasters propose toujours des nouveautés et pas seulement une simple mise à jour de la précédente édition. Le gymkhana est très réussi et tout le monde pourra s'amuser à faire des burns, des donnuts et autres figures après seulement quelques minutes d'entrainement.
Dommage que Codemasters ne reviennent pas aux origines de la série en centrant son jeu sur le rallye, car cette discipline reste le point fort du titre. A trop vouloir attirer le grand public, Codemasters finira par perdre les pilotes hardcores. Dommage également que les courses restent trop courtes et que le modèle physique reste si éloignée de la réalité.
Mais pour le reste, vous pouvez foncer ! Dirt 3 est ce qui se fait de mieux en matière de jeu de rallye à l'heure actuelle. Impossible de passer à côté.
Pour Dirt 4, j'ai deux espoirs : encore plus de rallye et l'arrêt de la collaboration avec Ken Block, piètre successeur à Colin McRae.

Note : 8/10

 

        

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[Test] LA Noire, un bon polar pour un petit Rockstar 
par Quantic

mercredi 01 juin 2011 18:28 4 commentaires

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Après un GTA IV pas toujours bien accueilli et un Red Dead Redemption proche de la perfection, Rockstar tente de se diversifier avec un gameplay différent de celui de ses mondes ouverts qui ont fait son succès.
Cette nouvelle licence est perturbante à plus d'un titre, surtout si vous êtes fans des précédentes licences. Ne l'achetez donc pas les yeux fermés si vous attendez un spin-off de GTA... Vous pourriez être déçu.

Pour une fois, un jeu Rockstar se déroule du côté de la police et si jouer les défenseurs de l'ordre public dans un monde ouvert est intéressant, c'est également une approche assez perturbante car le gameplay typique d'un GTA se retrouve soit adouçi pour correspondre au comportement attendu d'un policier (quasi impossible d'écraser les piétons) soit franchement à côté de la plaque (vous pouvez toujours créer des carambolages monstres sans que cela ne vous soit vraiment reproché). Pas idéal pour assurer la cohérence de l'univers... D'un autre côté, on peut comprendre les développeurs ! Obliger le joueur à respecter le code de la route aurait fait de LA Noire un jeu un peu lent et pas très fun, c'est le moins que l'on puisse dire !

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Fans de GTA, rassurez-vous, LA Noire partage bien quelques gènes avec son illustre parent. Vous pourrez toujours conduire à tombeau ouvert (la sirène de police aidant bien), réquisitioner les voitures que vous voulez (près de 100 modèles différents) et évoluer petit à petit dans la hiérarchie en résolvant des enquêtes ou en veillant à la bonne tenue de l'ordre pubic... A la grosse louche, je dirais que ce gameplay d'action occupera 40% de votre temps.

Le reste sera consacré à la vraie nouveauté du gameplay made in Rockstar, les enquêtes. Celles-ci (une bonne vingtaine) vont vous demander de faire preuve de logique et d'intuition plus que d'habilité au pad même si les phases d'enquêtes et d'interrogatoires sont entre-coupées régulièrement par de courtes phases d'action. Le shéma type d'une enquète consiste à rassembler les indices en fouillant le décor (un peu comme un point & click) et en interrogeant les suspects. Le système d'interrogatoire est d'ailleurs loin d'être convaincant puisqu'il faut simplement observer les réactions des suspects et avoir un minimum de jugeotte pour déterminer assez facilement s'ils vous disent la vérité, s'ils mentent (auquel cas, il faut étayer son accusation de preuves) ou si l'on pense qu'ils mentent mais sans avoir de preuves matérielles. Vous passerez ainsi d'un coin de la ville à l'autre en suivant les indices jusqu'à résolution de l'enquête.

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Ce double gameplay transforme en profondeur le concept de monde ouvert cher à Rockstar et le rend malheureusement un peu bancal. A la différence d'un GTA, le jeu devient beaucoup plus linéaire et est rythmé par la résolution des différentes enquêtes. La liberté d'action est donc mise de côté au profit d'un scénario cohérent et finalement assez agréable à suivre, malgré l'extrême simplicité des enquêtes.
 
D'un point de vue technique, le jeu tient bien la route avec un Los Angeles d'après guerre qui ravira les amateurs de polar mais la vraie innovation concerne l'animation des visages des intervenants, criants de réalisme. On reconnait les acteurs qui ont servi de modèles et les animations faciales lors des interrogatoires sont très impressionnantes.

Finalement, le point faible du jeu tient plutôt à ce gameplay mixte qui satisfera sans doute un peu plus les amateurs d'enquêtes que les amateurs d'action, mais sans franchement convaincre aucun des deux.

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Conclusion

Une petite révolution pour Rockstar qui abandonne son concept phare de monde ouvert pour un monde beaucoup plus linéaire avec juste quelques bribes de liberté. Moitié jeu d'aventure ultra-linéaire, moitié monde ouvert, LA Noire a du mal à équilibrer son gameplay et finira par lasser l'amateur d'action pur et dur. Pourtant, l'intelligence du scénario, la qualité de sa réalisation, l'ambiance Polar et sa durée de vie satisfaisante (facilement 20 heures de jeu si vous aimez un peu fouiller) font de LA Noire, un must have pour tout amateur d'enquête, pas trop regardant sur une difficulté un peu faiblarde. On finit donc par passer un bon moment dans un Los Angeles d'après guerre noyé par tous les clichés de l'époque (racisme, place de la femme, …). Si Rockstar a adapté son gameplay, la qualité d'écriture des dialogues et l'orientation adulte sont toujours bien là, heureusement. Sans doute pas le plus grand jeu de Rockstar mais saluons leur ambition d'essayer quelque chose de différent. C'est suffisement rare chez les grands éditeurs pour être souligné.

Note : 7/10

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L’avis d’Aelya

L.A. Noire ne m’a pas vraiment convaincu.
Déjà, il n’est pas possible de choisir le sexe de son personnage : c’est habituel chez Rockstar, d’autres éditeurs le font aussi mais perso, j’aime pouvoir jouer une fille. Si cela n’est pas possible, je veux que mon perso ait un certain charisme (Dante, Kratos,  Ezio, ...), or ici, notre héros en manque singulièrement...

Ensuite, le "noire" du titre serait plutôt du gris. L'ambiance polar est là mais pas vraiment l'ambiance polar noir. Tout reste assez lisse et je n'ai pas ressenti la vraie noirceure que l'on trouve dans les romans ou films noirs.

Enfin, le jeu devient très vite répétitif. On nous assigne une affaire, on va sur la scène de crime à la recherche d’indices, on traverse toute la ville pour interroger les témoins/suspects puis on désigne le coupable.  Si cela est sympa à faire au début, au bout de quelques enquêtes, on commence à trouver le temps long. Surtout que les affaires sont très simples : on arrive sur la scène du crime, on sait quasiment déjà ce qui s’est produit et qui sont les coupables ! Cela se complique au fur et à mesure de la progression dans le jeu, mais cela reste très simpliste pour tout habitué de jeu d'aventure...

Passé ces gros défauts, comme le dit Quantic,  L.A. Noire reste un jeu intéressant. On reconnait le Los Angeles de l’après-guerre et résoudre les enquêtes, malgré leur simplicité, se révèle assez addictif. On a envie de continuer à jouer et c’est cela qui compte^^.

Note : 6.5/10

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[Test] Super Street Fighter 4 3D Edition, la baston sur 3DS ! 
par Quantic

mercredi 25 mai 2011 19:08 0 commentaire

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Adapté du grand classique du jeu de baston, ce titre était sans doute le plus attendu du line-up de lancement de la 3DS. Alors, même si je m'amuse bien avec les courses arcades de Ridge Racer et qu'Aelya s'occupe avec amour de ses chiens et chats dans Nintendogs 3D, on attendait ce SSF4 avec impatience.

L'actualité étant débordante, nous n'avons eu le temps de nous plonger dans cet opus que récemment. Heureusement que l'actualité 3DS est très calme (ce qui peut paraitre un peu inquiétant pour Nintendo quand même), ce qui nous a permis de tester ce SSF4 bien à notre aise...

Une chose est sure, Capcom a réussi une adaptation exemplaire d'une de ses licences phares.
En mode normal, la 3D est bien présente mais reste discrète et ne nuit pas à la lisibilité du combat tout en apportant un petit plus sympathique. Le mode spécialement conçu pour la 3DS manque par contre foncièrement d'intérêts.
Vous l'aurez compris, ce n'est pas la 3D qui vous fera craquer pour ce jeu. Par contre, ce sera peut-être la magnifique adaptation de cette licence à la console portable de Nintendo.

En effet, le stick et les boutons de la 3DS sont loin d'être adaptés à la pratique des jeux de baston et pourtant, après un temps d'adaptation, cela fonctionne bien, très bien même. Les combos sortent assez naturellement et les hypers se déclenchent d'un coup de stylet ou de gros doigt graisseux sur l'écran tactile. Même si cette dernière possibilité me faisait hérisser les cheveux sur la tête, je dois reconnaitre que l'idée est bonne et permet à tous les casuals gamers (et les pas doués) de s'amuser sur cette édition portable en sortant facilement des combos de folie. Pour les intégristes, désactivez vite cette fonctionnalité et vous oublierez jusqu'à son existence.

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Conclusion

Un très bon jeu de baston sur 3DS qui parvient à conserver l'aspect technique des combats tout en le rendant accessible à tous. Si vous ne devez acheter qu'un seul jeu 3DS, ce sera celui-ci, au moins pour l'instant. Il réussit à marier un gameplay pas forcément adapté à une portable avec brio et sa durée de vie est plus que conséquente. Seul regret, l'utilisation de la 3D reste très anecdotique et je me suis surpris à la couper plus d'une fois. Même les cut-scènes sont en 2D, un comble pour un jeu de lancement de la 3DS ! Si vous cherchez une démo technologique des capacités 3D de la console, évitez donc ce titre mais si vous cherchez un vrai jeu, foncez, c'est du tout bon !

Note : 8/10

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dans 3DS, Gaming, Test
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[Test] Operation FlashPoint : Red River, la guerre dans votre salon 
par Quantic

dimanche 15 mai 2011 19:09 0 commentaire

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Avec Operation FlashPoint : Red River, Codemasters essaie de redorer le blason du FPS tactique, comprenez un FPS intelligent et moins bourrin que le dernier Call of Duty venu.
On se souvient de quelques réussites dans le genre comme A.R.M.A. sur PC ou World War 2 Online (qui a mangé deux ans de ma vie) en format MMO.

Vous voilà donc propulsé chef du Squad Bravo des marines (avec trois hommes à diriger sur le champ de bataille). Pour coller à l'actualité, le jeu démarre avec votre intégration dans une unité stationnée en Afghanistan qui a la bougeotte puisque les USA vont exporter leur poursuite des terroristes au petit voisin qu'est le Tadjikistan, avant de faire d'autres rencontres exotiques mais je n'en dirai pas plus.
La sauce du scénario prend plutôt bien avec une dizaine de missions, par ailleurs très longues, réalistes et pleines de rebondissements. On regrettera quand même que les briefings soient autant imprégnés d'impérialisme américain même si on peut aisément comprendre que, réalisme oblige, les dialogues soient du niveau du Marine Texan qui vient de débarquer. Néanmoins, à la longue, cela finit par lasser.

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Dès les premiers accrochages, on sent tout de suite que l'on est dans un FPS tactique, il faut réfléchir avant de faire un pas et diriger son escouade intelligemment pour éviter de perdre bêtement des hommes. Pourtant, on sent que les développeurs ont voulu rendre le jeu plus accessible en mode de difficulté normale en multipliant les aides, ce qui nuit à l'impression d'immersion. Heureusement, le mode hardcore rattrape quelque peu ces défauts en donnant vraiment l'impression de pouvoir mourir d'une balle parce que l'on s'est avancé quelques centimètres trop loin.

On se retrouve donc avec un FPS tactique accessible au débutant, mais qui risque de le lasser assez vite de par sa difficulté. Qu'on se le dise, Operation Flashpoint ne s'adresse pas au premier amateur de "Call of..." venu. A l'opposé, le mode normal et ses nombreuses aides paraitra beaucoup trop facile à l'aficionado du champ de bataille virtuel et même le mode hardcore quoique plus réaliste n'atteint pas le niveau d'un A.R.M.A.
Le système de soins parait d'ailleurs bien simpliste pour être appliqué à un simulateur de champ de bataille.

Si le jeu gagne des points au niveau du choix de la classe (fantassin, grenadier, éclaireur, mitrailleur) et des nombreuses armes disponibles, il en perd beaucoup en solo à cause de l'IA des coéquipiers qui est tout simplement catastrophique. Je ne compte pas le nombre de fois où l'un de mes hommes s'est caché du mauvais côté du mur ou a foncé comme un fou au milieu des tirs ennemis sans aucun ordre donné dans ce sens.
Heureusement, cela ne gâche pas totalement le jeu solo, mais une bande de copains motivés sera toujours plus efficace que les pauvres soldats IA's un peu dépassés.

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Conclusion

Codemasters nous propose un FPS tactique "simplifié" qui, bien qu'agréable à jouer, présente pas mal de facilité, rendant le champ de bataille assez irréaliste en mode normal et malgré tout un peu décevant en mode Hardcore quand on a goûté aux jeux les plus exigeants dans le créneau du champ de bataille virtuel.
Pourtant, ne le cachons pas, nous avons là, un FPS 10.000 fois plus réaliste que le FPS console générique que l'on trouve à tous les coins de rue. Si vous cherchez une expérience plus réaliste du champ de bataille, sans trop vous prendre la tête, n'hésitez pas longtemps pour vous le procurer mais soyez prévenu que vous serez loin des références en la matière comme le très exigeant A.R.M.A., par exemple.

Note : 7/10

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Veuillez noter que Codemasters nous a fait parvenir une version PS3, juste quand le PSN tombait en rade. Je n'ai donc pas pu essayer le mode multi mais il y a fort à parier que le fait de jouer avec quelques copains expérimentés va fortement contribuer à mettre en avant la qualité du gameplay, en supprimant le gros point noir qu'est l'IA.

        

dans Gaming, PC, PS3, Test, Xbox360
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[Test] Dragon Age 2 : un faux RPG ? 
par Aelya

lundi 02 mai 2011 19:35 5 commentaires

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Je n'ai pas fini Dragon Age : Origins. C'est à cause de mon perfectionnisme. J'ai commencé le jeu, fait une dizaine d'heures, voire plus, et il y a eu un update du PSN qui faisait planter le jeu toutes les 15 minutes. Le temps de réaction d'EA a été assez long et je suis passée à un autre jeu.

Mon expérience du premier opus est donc assez limitée (et lointaine), ce qui fait que lorsque j'ai commencé Dragon Age 2, je ne me suis pas sentie forcée de le comparer à son ainé. Et c'est peut-être pour cette raison que ce jeu ne me déplait pas tant que ça.

En effet, beaucoup reprochent à Dragon Age 2 des mécanismes simplifiés, un manque d'envergure, des personnages moins profonds, des combats moins tactiques... tout cela en rapport avec Origins. Si on oublie cette comparaison, le jeu devient tout de suite un peu mieux. Beaucoup de tests pénalisent le jeu parce qu'il est une suite décevante, ce qui est vrai : au lieu d'ajouter des fonctionnalités, Bioware en a supprimées, ainsi que simplifié le gameplay...

Mais est-ce une raison pour diaboliser Dragon Age 2? Ne prend-on vraiment aucun plaisir à y jouer?

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Commençons par l'histoire.

Celle-ci débute de façon intéressante dans le sens où elle est racontée par Varric, un nain qui s'avérera être un de vos compagnons d'aventures. D'ailleurs, celui-ci a une tendance pour l'exagération et le premier combat contre un ogre est joué de deux manière : le preux héros qui transpire à peine sous l'effort puis la personne ordinaire qui manque de se faire tuer. Cette dichotomie est très intéressante, dommage qu'elle ne réapparaisse pas souvent dans le jeu.

Le jeu commence donc par la fuite de votre personnage de son village natal pour aller trouver refuge à Kirkwall. Là-bas, vous allez devoir faire votre place, de simple réfugié à Héraut de Kirkwall.

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Côté personnalisation, vous pouvez choisir votre classe (mage, guerrier ou voleur) et votre sexe. Ensuite, à chaque niveau, vous gagnez 3 points à dépenser dans des caractéristiques et 1 point à mettre dans une capacité. Aux niveaux 7 et 14, vous obtenez un point de spécialisation à mettre dans l'une des 3 disponibles. Mon perso est bien entendu une femme. J'ai longtemps hésité pour la classe mais ai finalement opté pour une voleuse.

Côté fringues armures, il est possible de ne pas afficher le casque, ce qui est une très bonne nouvelle, ceux-ci étant vraiment laids... En fait, le look des armures en général n'est pas très flatteur pour les persos féminins. Sinon, l'autre problème est que l'on peut looter des armures pour d'autres classes que la nôtre mais que l'on ne peut pas les donner à nos compagnons : ils refusent de porter autre chose que leurs propres vêtements. Un peu frustrant, surtout pour une fille^^.

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Parlons de nos compagnons, justement.

C'est nous qui leur attribuons leurs points de caractéristiques et de capacités, même si vous pouvez faire un auto-level up.

Il est possible de devenir les meilleurs amis du monde avec eux ou d'en faire vos rivaux, l'un et l'autre leur donnant une capacité spéciale. En effet, vos compagnons ont leurs propres caractères et motivations. A chaque fois que vous prenez une décision (s'ils sont dans votre groupe), cela influe sur votre relation. Par exemple, Fenris est un ancien esclave qui a souffert des expériences d'un magicien, à chaque fois que vous prenez parti pour un magicien, vous gagnez des points de rivalité avec lui.

Le plus sympa est que l'on peut aussi flirter avec eux et même plus, que l'on soit amis ou rivaux. J'avoue avoir eu beaucoup de mal à choisir sur qui jeter mon dévolu : Anders ? Sébastien ? Fenris ? Isabela ? J'ai donc flirté avec les quatre pour finalement me décider pour Fenris... Mais chut, ne dites rien à Quantic ;-)

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Chaque personnage a une série de quêtes qui lui est propre, nous permettant d'en apprendre plus sur eux. Cependant, certaines se révèlent assez sommaires au final.

C'est d'ailleurs le cas de pas mal de quêtes du jeu. On est assailli de quêtes de partout, sans trop savoir d'où elles viennent et au final, on les fait sans trop savoir à quoi elles correspondent. Et pourtant certaines découlent de choix faits dans des quêtes précédentes (tuer ou laisser en vie untel, aider cette esclave...) car il est possible de répondre de façons différentes et de faire des choix qui influencent l'évolution du scénario.

Il est cependant très rare qu'une quête ne finisse pas en combat généralisé.

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Les combats sont d'ailleurs assez vifs. Il est assez difficile de se montrer stratégique. On définit à l'avance les tactiques que les compagnons doivent utiliser et leur rôle (Tank, Healer,...). En général, il suffit de bourriner sur un bouton et cela passe tout seul, seuls les boss et combats finaux pouvant poser un peu plus problème, et encore... Il est possible de passer d'un personnage à un autre pour leur donner un ordre mais cela n'est pas toujours au point.

L'exploration est quasi inexistante. La ville et ses environs sont divisés en quartiers et il suffit de choisir sur la carte où aller pour s'y retrouver, surtout que les quêtes sont représentées par une grosse flèche juste au-dessus. Les grottes, entrepôts ou autres lieux instanciés se ressemblent tous (suivant le fameux principe couloir/monstre/trésor) et il n'est pas rare de se retrouver dans la même grotte que celle à l'autre bout de la carte.

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Conclusion

Malgré tous ses défauts, j'avoue prendre un certain plaisir à jouer à Dragon Age 2. En fait, à cause de mon perfectionnisme aigu, j'ai fait toutes les quêtes annexes de l'acte I, à tel point que le jeu, pensant que j'étais bloquée et qu'il me manquait la somme nécessaire pour passer à la suite, a créé une quête pour m'offrir cette somme. C'est d'ailleurs peut-être symptomatique du vrai problème du jeu : une simplification à outrance, le joueur étant tenu par la main de bout en bout.

En passant outre ce gros défaut, en jouant sans se prendre la tête et en sachant que ce n'est pas un RPG, Dragon Age 2 reste malgré tout un jeu vraiment sympa à jouer... En fait, j'aurais même envie de le recommencer avec une petite mage....

Ma note : 7/10

Remarque : Les screenshots de cette note ont été pris avec notre appareil photo pendant que je jouais pour que vous puissez voir autre chose que les images officielles (et la tête de mon perso). N'hésitez pas à nous dire ce que vous en pensez^^

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