[Test] Child of Eden, shoot onirique ou délire sous acide ? 
par Quantic

lundi 08 août 2011 19:25 8 commentaires

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A sa sortie, Kinect a été loin de nous convaincre. Entre le salon géant qu'il réclame, les problèmes de reconnaissance et l'impression générale que le gadget de Microsoft n'était pas tout à fait au point, il s'est vite retrouvé au placard en attendant un jeu intéressant.
Et voilà qu'Ubisoft débarque avec un ovni vidéo ludique : Child of Eden, présenté comme le premier jeu exploitant Kinect pensé pour les gamers. Mais qu'en est-il vraiment ?

Child of Eden est un shoot them up onirique. Cela parait bizarre dit comme cela mais c'est la seule description qui me vient à l'esprit.

Il rappelle d'ailleurs beaucoup son illustre ancêtre Rez sorti il y a une dizaine d'années. Et c'est bien normal puisque les deux jeux ont le même papa : Tetsuya Mizuguchi.

Le scénario est très surprenant pour un shoot puisque vous devrez sauver l'Eden (le nom d'internet dans le futur) de méchants virus qui essaient de le corrompre. Le tout sur fond d'encouragements de Lumi, une mémoire virtuelle du premier enfant né dans l'espace. De quoi nous changer des invasions d'aliens belliqueux.

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Le gameplay est simple mais propose néanmoins un challenge relevé.

Vous avez deux armes à votre disposition, un laser avec lequel vous allez locker jusque 8 cibles avant de les détruire en un seul tir et une traceuse, une sorte de canon automatique, moins puissant que le laser mais qui ne nécessite pas de lock et surtout qui permet de détruire les tirs ennemis. Enfin, l'Euphoria est l'arme ultime puisqu'elle détruit tout ce qui est à l'écran mais n'est disponible qu'en nombre limité.

Au pad, le jeu s'appréhende très vite et très facilement même si sa difficulté demande un petit temps d'adaptation... Mais une fois que l'on a compris le truc, le jeu se contrôle très facilement.

Mais passons à l'utilisation de Kinect puisqu'Ubisoft a mis le paquet sur cet accessoire et sa sortie en exclu temporaire sur la Xbox 360 en présentant des vidéos d'interaction très impressionnantes. Dans la réalité, c'est un peu moins rose que ce que l'on veut nous faire croire.

Oui, le jeu est jouable avec Kinect et offre même la meilleure expérience actuelle avec cet accessoire. Non, vous n'abandonnerez pas votre pad de sitôt.

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L'expérience de Child of Eden avec Kinect est pourtant étonnamment bonne. La visée, le passage des armes, tout fonctionne parfaitement et l'impression d'interagir avec l'écran est très satisfaisante.

Mais le jeu ne gomme malheureusement pas les défauts inhérents à Kinect, à savoir une latence sensible, les pertes parfois inexplicables de votre silhouette et la nécessité d'avoir un salon xxl pour se trouver à une distance suffisante de l'appareil. A noter que vu la distance minimale de presque 2 m, vous avez intérêt à disposer d'une grande télévision pour ressentir une vraie interaction avec l'écran.

Le jeu se présente sous la forme d'une succession de quelques niveaux (seulement 5, voire 6 en poussant un peu plus loin) dont on fait le tour en à peine quelques heures. Heureusement, la rejouabilité des niveaux est très bonne et la recherche du high score fonctionne à merveille. Je me suis moi-même étonné de l'addictivité que ce titre peut procurer. Une fois que l'on commence à jouer, il est en effet difficile de s'arrêter.

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Mais réduire Child of Eden a un simple shoot Kinect serait réducteur. Plus encore que l'interaction avec le gadget de Microsoft, c'est une véritable expérience sensorielle que ce jeu propose.

Tout est pensé pour laisser vos sens voguer au gré de votre imagination. La musique, les effets sonores, les niveaux oniriques constituent un tout très cohérent qui, si l'on adhère au concept, ont tout pour vous satisfaire. Certains n'aimeront pas du tout mais personnellement, j'ai bien accroché à cet univers unique.

Notez enfin que Child of Eden sortira sur PS3 en Septembre et sera compatible avec le Move et même si je ne suis pas un défenseur de la boule colorée de Sony, la précision de cet accessoire me laisse espérer une expérience moins agaçante que celle de Kinect.

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Conclusion

Child of Eden n'est pas un jeu, c'est une expérience sensorielle dans un univers onirique. Le gameplay est hyper addictif et l'utilisation de Kinect finalement assez réussie. Dommage que le faible nombre de niveaux limite le plaisir de la découverte au profit d'une rejouabilité excellente. Heureusement, le petit prix est là pour compenser la durée de vie réduite, même s'il reste un peu élevé à mon goût.

Si j'ai accroché au concept, soyez prévenus que cela ne sera pas forcément votre cas. Ce jeu est splendide car il essaye de renouveler nos habitudes de gamers en nous proposant quelque chose de résolument neuf.

Pour autant, perdre ses habitudes n'est pas chose facile et beaucoup n'y verront qu'un shoot Kinect sous acide. Laissez-vous emporter par ce jeu, il en vaut résolument la peine même si le marketing centré autour de Kinect n'a peut-être pas mis en avant le principal point fort du jeu.

Note : 7/10

        

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[Test] Zelda Ocarina of Time 3D : le retour réussi d'une légende 
par Aelya

jeudi 04 août 2011 19:03 9 commentaires

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A l'époque de sa sortie sur N64, j'avais reçu Zelda Ocarina of Time comme cadeau de Noël. J'avoue avoir passé le reste de mes vacances à jouer raisonnablement tout en préparant mon bac de français comme une folle à ce jeu culte et ce jusqu'à ce que je le termine. Alors, lorsque Nintendo a annoncé une nouvelle version 3D, je ne pouvais que l'attendre.

Alors la magie reprend-t-elle ?

L'univers d'Ocarina of Time 3D est fidèle à celui de sa mouture N64. L'histoire est la même : un jeune garçon,  Link, doit sauver le monde d'Hyrule en vainquant Ganondorf. Sa quête l'amènera à voyager dans le temps. En effet, il est nécessaire de faire certaines choses dans le passé, lorsque Link est encore enfant, pour pouvoir ensuite avancer dans le futur lorsque Link est adulte. Ces allers-retours entre les époques restent une des grandes forces du jeu : voir les conséquences de ses actes est vraiment prenant.

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D'autant plus que les graphismes du jeu ont été améliorés pour cette version 3D, renforçant l'aspect immersif du titre. La version N64 nous émerveillait déjà, celle de la 3DS rajoute une couche avec des textures plus jolies, des animations retravaillées, des détails ajoutés ou encore des couleurs plus chatoyantes. Bref, Hyrule resplendit !

L'effet 3D ajoute une touche supplémentaire à cette impression d'immersion. Cependant, à cause d'elle, mesurer les distances s'avère plus compliqué et surtout son utilisation combinée à celle du gyroscope est très difficile. En effet, il est à présent possible de viser en déplaçant sa 3DS, ce qui nous fait d'ailleurs gagner en précision par rapport au stick analogique, mais les mouvements effectués détruisent l'effet 3D... Bref, il faut souvent mieux couper la 3D lors des combats.

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L'inventaire du jeu a aussi été revu et l'on a maintenant beaucoup de raccourcis directement sur l'écran tactile de la console, y compris un spécialement pour l'Ocarina. Cela s'avère assez pratique même si jongler entre les boutons et l'écran n'est pas si évident : j'avoue avoir abandonné le stylet pour utiliser mes doigts !

On notera l'ajout des pierres Sheikahs pour aider à la résolution d'énigme : il suffit de les utiliser pour avoir une vision expliquant comment surmonter l' épreuve. Comme leur utilisation est totalement optionnelle, cela ne vient en rien gâcher le plaisir de la découverte ou rendre le jeu trop facile.

A la fin du jeu, le mode "Master Quest" permet de revivre l'aventure avec des donjons inversés et un peu plus compliqués. Il est également possible de combattre à nouveau les différents boss du jeu (une fois qu'on les a vaincus) via un Challenge Mode. Ces deux options augmentent ainsi la durée de vie du jeu pourtant déjà longue.

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Conclusion

Ce test fut compliqué à écrire dans le sens où Zelda Ocarina of Time est un jeu culte et qu'il est très dur de ne pas faire un test "comparatif"...

En effet, ce jeu, en tous cas son univers, son gameplay, ont 13 ans et, pourtant, on se laisse emporter par la magie qui s'en dégage. Parcourir Hyrule en chevauchant Epona, jouer les mélodies de l'Ocarina, passer d'une époque à l'autre, tout cela est grisant...

La version 3DS sublime ce jeu culte : elle est donc indispensable pour tout fan de la version N64 ou pour tout néophyte qui voudrait la découvrir. A vrai dire, j'envie ce dernier : découvrir ce jeu pour la première fois était un tel plaisir !

Note : 9/10

Le petit mot de Quantic

Je rejoins intégralement l'avis d'Aelya puisque ce jeu culte a été porté avec brio sur la 3DS et justifie quasi à lui seul l'achat de la console. Dommage qu'à l'heure actuelle, c'est le seul jeu qui vaille vraiment la peine sur 3DS et qu'il s'agit d'un titre qui a 13 ans d'âge ! Heureusement que de nombreux titres que nous avons pu tester lors de l'event Nintendo post E3 pointent le bout de leur nez car sinon, on pourrait commence à se poser des questions sur les capacités de Nintendo à produire de vrais titres modernes sur sa portable star.

        

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[Test] Dungeon Siege III : un quatuor tout feu, tout flamme 
par Aelya

mercredi 27 juillet 2011 19:54 3 commentaires

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Troisième opus de la série, Dungeon Siege III raconte l'histoire de quatre descendants de la Légion, ancien ordre qui protégeait le Royaume d'Ehb et massacré par Jeyne Kassinder il y a quelques dizaines d'années. Un des survivants de la Légion tente de la reformer et, pour cela, appelle à un rassemblement. Votre personnage y répond et le voilà embarqué dans une folle épopée pour restaurer la Légion et sauver le Royaume d'Ehb.

Vous pouvez choisir entre les quatre héros disponibles (attention copier/coller de notre teaser ;-) ) :

- Lucas Montbarron, le gardien qui peut utiliser soit un bouclier et une épée, soit une arme à deux mains, bref le guerrier.

- Anjali, l'Archonte. Il s'agit d'un esprit de feu qui peut passer de forme humaine, où elle combat armée d'un bâton ou d'une lance, à son incarnation du feu élémentaire où elle brûle tout sur son passage.

- Reinhart Manx, le mage qui avec sa connaissance de la magie des Arcanes utilise une magie entropique pour détruire ses ennemis.

- Katarina, qui excelle dans le maniement des armes à feu et se sert de la magie en combat rapproché

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L'histoire change selon le héros sélectionné. Les trois laissés pour compte rejoindront par la suite le groupe, cependant un seul pourra vous accompagner (on peut les échanger à tout moment), sauf en mode multi-joueur où là, les quatre personnages peuvent jouer ensemble.

En solo, il n'est pas possible de diriger ses compagnons, par contre, on décide de leurs compétences/talents et de ce qu'ils portent. Leur I.A se révèle d'ailleurs assez bonne : il est rare de devoir les aider.

Chaque héros a deux postures. Ainsi, Lucas peut soit manier une arme à deux main soit passer à l'assortiment arme à une main/bouclier, Katarina quant à elle, utilise une carabine faisant des dégâts importants de loin tandis qu'elle sort des pistolets lorsque les ennemis se rapprochent. A ces deux postures, s'en ajoute une autre de défense.

Enfin, chaque posture a ses propres pouvoirs. Attention, le passage d'une posture à une autre n'est pas automatique et il faudra apprendre à jongler entre elles, cela n'est d'ailleurs pas si évident et requiert un temps d'adaptation.

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Les combats revêtent donc un caractère tactique (quelle posture adopter ? quel compagnon choisir ?) mais celui-ci est gâché par l'aspect fouillis de l'écran. En effet, les deux seuls modes de vue possibles de la caméra ne permettent pas une bonne visibilité, certains ennemis restant invisibles en dehors de l'écran.

De plus, il n'est pas vraiment possible de viser, on oriente le personnage plus ou moins dans la bonne direction et l'ennemi le plus proche est choisi. En multi, il est difficile de repérer son personnage parmi les autres et pire, les ennemis. Bref, pas terrible.

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Le côté stratégique est malgré tout renforcé grâce à l'équipement. En effet, on ne cesse de looter armes et armures, à telle point qu'on se demande si ce n'est pas trop... On se rend néanmoins vite compte qu'il faut faire des choix parfois douloureux.

En effet, chaque pièce d'équipement augmente certaines caractéristiques mais pas d'autres, il n'est donc pas rare d'en privilégier certaines au détriment d'autres. Va-t-on choisir d'augmenter son attaque ou sa magie ? Choix cornéliens ! Heureusement l'inventaire est illimité, ce qui permet de garder plusieurs sets pour faire face à diverses situations.

On regrettera seulement le manque de différences flagrantes entre les différents skins. Il n'est d'ailleurs pas évident de voir son personnage de près, ce qui est aussi dommage, leur design étant assez réussi. En effet, l'ensemble des décors du jeu est sympa, ainsi que ses graphismes.

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Le jeu est assez linéaire, le personnage évoluant dans une série de couloirs. Cependant, cet aspect est légèrement diminué grâce aux choix faits par notre personnage qui ont un impact sur l'histoire ou sur notre influence auprès de notre compagnon actuel (toujours en positif, jamais en négatif malheureusement).

On se sent donc impliqué. En multi local, le second joueur peut même indiquer quelle option il voudrait prendre, après, c'est au joueur principal de décider s'il l'écoute ou pas (attention aux disputes !!).

Conclusion

Dungeon Siege III est un bon jeu, certes pas révolutionnaire mais qui permet de passer de bons moments derrière sa manette, avec la possibilité de jouer à deux en local et à quatre en multijoueur. Il passe agréablement le temps (en attendant Diablo III ? [Intervention de Quantic en mode Fan Boy: bien sûr que ce sera un bon jeu ! C'est du Diablo !)].

Note : 7/10

Le petit mot de Quantic

Dungeon Siege 3 est un Hack & Slash assez réussi sur console et si vous n'avez jamais expérimenté ce genre, vous découvrirez un bon jeu avec un brin de RPG assez bienvenu. Par contre, si vous l'achetez sur PC, vous serez sans doute déçu car les références du genre sur cette plate-forme sont nombreuses et l'aspect console va vite vous fatiguer. Il faut donc, avant tout, considérer ce jeu comme un bon représentant du genre sur console.

 

Dungeon Siege 3 est un Hack & Slash édité par Square Enix, disponible chez Amazon :
- en édition limité (avec des bonus in-game) sur PS3 , XBox 360 et PC ou

- en édition simple sur PS3, Xbox 360 et PC.

        

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[Test] World of Tanks, ou comment prendre son pied dans un blindé... 
par Quantic

mardi 26 juillet 2011 19:16 3 commentaires

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Ancien vétéran du MMO World War II Online, le combat de char n'a pas beaucoup de secret pour moi... C'est donc avec plaisir que j'ai constaté l'énorme succès de World of Tanks et de ses 3 millions d'inscrits. Qui aurait pu penser que les dogfights entre blindés attireraient ainsi les foules ? Moi qui suis un intégriste de la simulation de blindés, j'avais quelques aprioris par rapport au gameplay arcade de cette production des russes de Wargaming.net mais voyons ensemble ce que vaut ce fameux World of Tanks.

World of Tanks s'attaque à un créneau peu courant dans le jeu vidéo, les combats entre blindés... Bien sûr, on trouve des bouts de blindés dans presque tous les FPS militaristes militaires mais il s'agit bien souvent de petits intermèdes ultra-arcades et ultra-scriptés sans grand intérêt si ce n'est d'en prendre plein la vue. Ici, on parle bien d'un Counter Strike en blindés.
WoT, de son petit nom, met aux prises deux équipes d'une quinzaine de blindés sur quelques maps très bien pensées. L'objectif est de détruire les blindés adverses ou de capturer leur base. Le concept est très simple mais addictif à souhait.

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Vous démarrez le jeu avec un blindé qui tient plus du tracteur que de la machine de mort mais rassurez-vous, vous pourrez rapidement gravir les échelons et passer à des blindés plus intéressants. Néanmoins, ce petit jouet de départ vous permettra d'apprendre le jeu en équipe et de vous familiariser avec les maps et les commandes du jeu. Autant le dire tout de suite, si le concept est simple, la lenteur des machines que vous pilotez agrémente le jeu d'un aspect tactique plus que bienvenu. En effet, en fonction de votre choix de blindés (léger, moyen, lourd, artillerie, tueur de char), le gameplay change du tout au tout. Les blindés rapides foncent au milieu des obus pour casser le camouflage des blindés adverses afin que les chars lourds puissent les détruire tandis que les tueurs de chars jouent au sniper. Changer de machine vous fera donc complètement redécouvrir le jeu, ce qui  lui confère une durée de vie très longue.

Le gameplay consiste donc à réussir à découvrir les positions des chars adverses et à les détruire sans révéler ses propres positions, chose pas si évidente puisqu'un tir révèlera à coup sûr votre propre position à l'ennemi... Un jeu du chat et de la souris version 20 tonnes.

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Le travail en équipe devient vite obligatoire et hormis les quelques débutants qui fonceront dans le tas sans réfléchir, la communauté se serre assez bien les coudes, à condition d'oublier les quelques kikoo-lol habituels. Une fois face à votre ennemi, il faudra le détruire tout en se déplaçant efficacement afin d'éviter les obus adverses. Le système de tir reste assez basique et on est loin d'une vraie simulation mais le jeu reste agréable même pour le tankiste le plus intégriste. La latence de la tourelle, le recul, le temps de recharge, l'épaisseur de blindage sont tous des éléments très bien pris en charge, ce qui vous forcera parfois à faire machine arrière lorsque vos petits obus rebondissent sur la cuirasse du monstre d'en-face.

La gestion des dégâts et de l'équipage est également très complète puisque toutes les avaries ou presque sont possibles (déchenillage, incendie moteur, mal fonction du canon, …) et même votre équipage n'est pas à l'abri d'un obus bien placé. Enfin, notons que le système de camouflage est également très bien implémenté permettant de se camoufler efficacement à condition de ne pas laisser dépasser un bout de votre mastodonte.

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Après chaque combat, vous recevrez, en fonction de vos performances, des crédits et de l'expérience. L'expérience est liée au blindé avec laquelle vous l'avez débloquée et permet de l'upgrader avec le meilleur matériel disponible tandis que les crédits sont communs à toutes vos machines et vous permettent d'installer du matériel plus performant, d'acheter de nouveaux blindés, d'engager un équipage plus compétent et d'investir dans des obus ou des gadgets plus efficaces.

On en arrive là, à un autre aspect passionnant de ce jeu, le garage. Entre les combats, vous pourrez dépenser vos crédits durement gagnés afin d'évoluer dans la hiérarchie et faire joujou avec des blindés de plus en plus gros. Actuellement, 150 chars sont disponibles (issus de 3 nations : USA, Allemagne, Russie) mais le jeu se patche en permanence et de nouveaux blindés sont annoncés ainsi que de nouvelles nations comme la France ou le Japon. Quand on combine les combats rapides et intenses avec ce côté très complet de gestion de l'expérience, on trouve un jeu à la limite du MMO ultra addictif. Cela faisait bien longtemps qu'un jeu m'avait fait oublier l'heure tardive à ce point là.

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Cerise sur le gâteau, il est free to play, oui, gratuit !

N'hésitez donc pas à vous inscrire et à downloader le client ici. Vous aurez accès à toutes les fonctionnalités du jeu et pourrez le découvrir de fond en comble. Le système payant est d'ailleurs assez bien pensé pour ne pas déséquilibrer le jeu entre joueurs gratuits et comptes premium. Un système d'abonnement vous donne un bonus d'expérience et la possibilité de créer des compagnies de blindés tandis qu'il est également possible d'acheter des blindés premium (pour les collectionneurs compulsifs) ou des places supplémentaires dans votre garage.

L'abonnement premium est loin d'être obligatoire pour profiter pleinement du jeu et je dois bien dire que je n'ai encore craqué que pour des places supplémentaires dans mon garage, c'était trop dur de me séparer de mes petits blindés chéris.

Enfin, notons qu'en plus du mode de bataille rapide totalement aléatoire, il est aussi possible de créer (moyennant payement) une équipe de 3 blindés qui joueront toujours ensemble. Mais le meilleur reste à venir avec le mode "Conquête" qui met au défi les compagnies de chars dans une "guerre de guilde" prenant place sur une carte de l'Europe. Je n'ai pas encore pu tester ce mode mais il a l'air excellent.

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Conclusion

World of Tanks est un extra-terrestre dans la production vidéo-ludique actuelle. Beau, intelligent et très profond, il se lance aussi bien pour des sessions de 10 minutes que pour plusieurs heures. Le système de progression est exemplaire et vous rendra accroc en très peu de temps. Dommage que le nombre de maps est aujourd'hui un peu faible, ce qui sera corrigé au fil du temps, j'en suis certain.

Amateur de blindés, le jeu de vos rêves est arrivé. Amateur d'action stratégique ou même de jeu en co-op, vous vous devez de l'essayer.

De plus, le mode "Free to Play" est tellement complet que vous pourrez y jouer sans jamais mettre la main sur la Visa. Un très bon jeu, un de ces rares jeux PC totalement indispensable que seul notre bon vieux PC est encore capable d'engendrer.

Note : 8,5/10

En Bonus, voici une vidéo présentant le gameplay du jeu :


Ainsi qu'un teaser qui compare avec humour le jeu à un certain World of Warcraft :

        

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[Test] Fear 3, Alma prend possession de votre console 
par Quantic

lundi 11 juillet 2011 18:54 6 commentaires

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Je n'ai jamais vraiment suivi la série des F.E.A.R et je n'attendais donc pas vraiment ce troisième épisode. Ma surprise fut d'autant plus grande puisque sortant tout juste du test de Duke Nukem Forever aussi maniable qu'un 15 tonnes, je découvrais un FPS nerveux, bourré d'actions avec une petite pointe d'horreur qui fait toujours son effet.

Dommage que les non-amateurs de la série soient un peu lâchés, au milieu du scénario, sans beaucoup d'explications car celui-ci à l'air suffisamment profond pour attirer mon attention. Le monde de Fear ne va en tous cas pas très bien suite aux expériences psychiques qui ont quelque peu perturbé la population, c'est le moins qu'on puisse dire…
Point Man, que vous incarnez, fils de la célèbre Alma, accompagné de son frère décédé (tout est normal ;-) ) s'évade de prison et tente de déjouer les plans de sa mère pas encore tout à fait décidée à rejoindre le royaume des morts.

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Ne nous leurrons pas. C'est bien un FPS pure souche que nous avons entre les mains avec des armes très classiques, des explosions de cervelles et pas beaucoup d'humour…. Pourtant, nous ne sommes pas du tout sur le même registre qu'un Call of puisque entre les séquences de shoots, nous avons droit à des passages horrifiques très efficaces... Et c'est là que le jeu réussit le mieux à vous coller au canapé. L'ambiance est unique et très réussie : Musique flippante à souhait, effets sonores efficaces, apparitions d'Alma subtiles mais suffisante pour me glacer le sang, je ne vous cacherai pas qu'en y jouant en pleine nuit, toute lumière éteinte, j'ai été vérifié si la porte était bien fermée et si le bruit dans la cuisine ne provenait pas d'Alma en train d'accoucher de ses jumeaux derrière le frigo. Ouf, c'était le juste le chat.

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Si on rajoute le design des niveaux débordants de cadavres en putréfaction et de murs peints au sang frais, on comprend que le malaise est présent en permanence. Tout le monde n'accrochera pas à cette ambiance mais avec moi, elle a marché à fond !
Le gameplay, de son côté, est très (trop ?) classique. Soulignons simplement que l'IA des ennemis est assez convaincante puisqu'ils sont loin de rester sur place en montrant leurs petites têtes sans réagir... Au contraire, ils bougent, attaquent, reculent, viennent vous débusquer à la grenade. Rien que du bon et certains passages s'avèrent même particulièrement ardus.

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Enfin, notons le gros effort consenti sur le multi, particulièrement le co-op puisqu'il est possible de jouer tout le jeu en interprétant Point Man (pour l'hôte de la partie) et Fettel, son frère, pour l'invité. Deux héros au gameplay très différent puisque si Point Man relève plus du FPS classique, Fettel, fantôme de son état ne peut assister son frère que par ses pouvoirs psychiques et posséder les cadavres des gardes disséminés dans les niveaux. Cela rend le gameplay coopératif assez fun à jouer et assez original, dans le genre. Et puis surtout, on a beaucoup moins peur à deux que tout seul ;-)

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Conclusion

Une belle surprise que ce F.E.A.R 3 qui constitue un équilibre presque idéal entre FPS et jeu d'ambiance horrifique. Les fanas de FPS sanguinolents tout comme les amateurs qui aiment se faire peur y trouveront leur compte.

Le jeu n'est pas exempt de défauts et reste au final un simple FPS mais son ambiance a réussi à me convaincre ! Dommage qu'une fois la moitié du jeu atteinte, le côté répétitif du gameplay commence à se faire sentir. La surprise et l'enthousiasme de découvrir cet univers laissant alors la place à une certaine impatience d'en finir.

F.E.A.R 3 n'atteint pas le niveau de finition des ténors du genre mais son ambiance si particulière lui donne cette petite touche d'originalité qui manque à tant de FPS moderne.

Note : 7/10

 

Fear 3 est disponible en version standard pour PC, Xbox360 et PS3.

Une édition Collector est encore disponible en version PC, Xbox360 et PS3.

        

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[Test] Hunted : Une grosse brute ou une jolie elfette, qui choisirez-vous ? 
par Aelya

jeudi 30 juin 2011 18:17 5 commentaires

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Hunted : The Demon's Forge est le dernier né des studios Bethesda.

Quantic et moi l'attendions car il promettait une expérience co-op assez sympathique dans une ambiance Médiévale Fantastique sombre. Alors tient-il ses promesses ?

Ni une, ni deux, nous avons allumé notre PS3 et nous sommes disputés pour savoir quel compte utiliser car il n'est malheureusement pas possible d'utiliser deux comptes pour jouer... Et j'ai gagné^^ Ainsi que la seconde dispute quant à qui jouerait E'lara l'elfette sexy.

Une fois tout ça mis à plat, on a voulu commencer directement à deux. Malheureusement, si on fait cela, on n'a pas droit au prologue qui explique l'histoire et les commandes... Nous nous sommes donc résignés à le jouer chacun notre tour. Pour un jeu qui met en avant la coopération, c'est moyen.

Le Prologue nous permet donc de faire connaissance avec les deux héros du jeu : on passe de Caddoc, le gros guerrier arachnophobe, à E'lara, l'archère tête brûlée, pour apprendre les controles de base des deux.

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L'histoire est aussi plantée : Caddoc rêve d'une étrange jeune femme depuis plusieurs nuits, celle-ci possède des pouvoirs magiques et est en fait la fille du maire de Dyfed. Elle s'est faite enlever et vous demande de l'aide. Il est évident qu'elle dissimule des informations. Cependant, nos deux mercenaires se décident à l'aider.

Le Chapitre Un s'ouvre donc sur notre arrivée à Dyfed et c'est là que Quantic et moi avons pu commencer notre aventure en duo.

Dyfed a la particularité d'être sombre. Il faut donc un certain temps pour s'habituer, en particulier avec le splitscreen qui réduit la taille de l'écran.

Première tentative : Quantic et moi fonçons comme dans un Hack n'Slash. Mauvaise idée, nous finissons morts en quelques secondes. Il faut vraiment mettre au point une stratégie, l'un couvrant l'autre, pour espérer s'en sortir. La communication devient vite essentielle.

Ainsi lorsque l'un meurt, l'autre peut le ressusciter grâce à des fioles mais seulement pendant un certain lapse de temps. Il faut donc savoir où se trouve son partenaire pour le sauver, il ne faut pas partir à l'aventure tout seul sous peine de mourir bêtement et de devoir recommencer toute une section et de perdre la super arme qu'on vient de looter.

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En effet, les armes s'obtiennent via des présentoirs d'armes. Celui qui les casse reçoit une arme pour lui. Il faut donc déjà se mettre d'accord sur qui casse quoi ou attention aux prises de becs ! Mais surtout, la plupart du temps, les armes sont moins bonnes que celles qu'on a et, comme il n'y a pas d'inventaire (on débloque un slot supplémentaire mais assez tard dans le jeu), on est obligé de les abandonner, y compris les armes épiques qui deviennent souvent plus faible que des armes normales une fois leur magie utilisée.

On est donc super content quand une fois de temps en temps on reçoit une arme intéressante. Et c'est à ce moment-là qu'on meurt avant le point de sauvegarde... On retrouve le présentoir, on le casse et ... ce n'est plus la même arme ! Elle est moins bonne... C'est assez décourageant.

Surtout que le jeu est assez corsé même en mode normal, mourir n'est donc pas si rare surtout s'il y a eu des problèmes de communication. Mais le pire reste le système de sauvegarde. En effet, il n'est pas possible de sauver lorsqu'on le désire. Il faut passer des checkpoints placés de manière assez bizarre : à certains moments ils se succèdent rapidement alors qu'à d'autres ils se font désirer et obligent à refaire un passage super long.

On ajoutera le fait que le jeu est divisé en Chapitre (6 en tout) eux-mêmes sectionnés en sous-chapitres. Si jamais on décide de s'arrêter avant la fin d'un sous-chapitre, il faudra le refaire en entier.

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Le jeu souffre donc de ces défauts auxquels on peut ajouter des graphismes pas vraiment transcendants, un côté couloir/salle/monstres/trésor et un arbre de talents qui laisse à désirer.

Cependant, malgré tout ça, je me suis prise au jeu. J'avais envie de continuer l'aventure, en particulier avec Quantic, le Duo E'lara/Caddoc et leurs petites reparties y étant aussi pour quelque chose.

De plus, le gameplay d'E'lara est assez sympa (j'ai toujours aimé jouer les archères ayant moi-même fait un peu de tir à l'arc), permettant de faire autre chose que bourriner les touches d'attaques, en particulier associé aux pouvoirs "magiques" disponibles.

Hunted : The Demon's Forge n'est donc peut-être pas le jeu de l'année, mais il permet de passer un bon moment, en particulier si l'on y joue en co-op (attention aux disputes malgré tout : Quantic et moi avons eu quelques échanges assez chauds sur la raison de certaines de nos morts^^).

Note : 7/10

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Le petit mot de Quantic

Jouer à fond la carte de la co-op est un pari risqué mais qui peut s'avérer payant si le jeu parvient à être aussi agréable en solo qu'en multi. Sur ce point, Hunted parvient à offrir un jeu solo très étonnant qui vous permet de passer d'un personnage à l'autre sans que cela nuise à l'immersion et qui réussit, grâce à sa très bonne IA, à ne pas souffrir du moindre handicap en solo. Au contraire, le jeu s'avère parfois plus difficile avec un compagnon humain qu'avec l'IA.

Le jeu en co-op, de son côté, est efficace aussi bien sur deux consoles qu'en écran splitté, même si cette dernière option reste assez brouillonne, réclame une télé XXL et demande un temps d'adaptation certain.

Ce n'est donc pas sur cette orientation co-op assumée que le jeu rate sa cible.
Non, là où le bât blesse pour Hunted, c'est bien au niveau de son gameplay. Trop simpliste pour un RPG, pas assez bourrin pour un Hack & Slash, trop peu de collectionnite pour un Dungeon Crawler, le gampeplay se cherche sans jamais vraiment se trouver. Finalement, on ne sait plus trop à quoi on joue et ce sont les défauts du jeu que l'on retient plutôt que ses qualités.
Pourtant le jeu reste agréable à découvrir et les amateurs d'heroic fantasy y trouveront largement de quoi combler quelques soirées.

Note : 6/10

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dans Gaming, PC, PS3, Test, Xbox360
Tags : test, hunted, co-op, bethesda, rpg, hack&slash

[Test] Duke Nukem Forever, le retour du mort-vivant 
par Quantic

jeudi 23 juin 2011 19:22 1 commentaire

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Douze ans de développement, voilà ce qu'il a fallu à 3D Realms pour nous pondre la suite du légendaire Duke Nukem 3D. Mais cette fois, ça y est, la plus grande Arlésienne du jeu vidéo est sortie. Alors, digne successeur ou pétard mouillé ?

Voilà un jeu qui ne laisse en tout cas personne indifférent et votre avis sera fortement influencé selon que vous étiez fan ou pas du précédent épisode. Une chose est certaine, douze ans de développement, cela laisse des traces. Et même si Gearbox Software a repris le projet pour le faire enfin aboutir en profitant de l'occasion pour intégrer des éléments de FPS moderne, on constate très vite que Duke Nukem Forever traine son âge derrière lui.
D'abord au niveau visuel puisque même si le jeu n'est pas moche, il reste loin des ténors actuels mais aussi et surtout par son gameplay qui a mal vieilli.

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Dès les premières minutes de jeu, on est choqué par le côté rigide de Duke et le peu d'intelligence des ennemis. Pour les vieux de la vieille qui ont tout appris sur Doom ou Quake (comme moi), les réflexes reviennent bien vite et on prend finalement du plaisir à retrouver un gameplay qui a hanté notre adolescence (un peu comme un Duke Nukem 3D version HD), mais pour les autres, le choc doit s'avérer un peu plus rude.
Pourtant, on peut dire que Duke se démène comme un beau diable alternant les séquences à pied avec des séquences de course et des niveaux complets où l'on est rétréci qui constituent un mix entre jeu de plate-forme et réflexion (pas trop quand même :-) ). Le gameplay s'avère donc varié et on enchaîne les niveaux sans lassitude mais sans grand enthousiasme non plus.

Ce qui me choque le plus est le mélange contre-nature entre FPS à l'ancienne et gameplay moderne. Les armes sont très classiques et tout habitué de Duke Nukem 3D les reconnaitra en 1/4 de secondes mais le fait que l'on ne puisse en porter que deux nuit énormément à l'utilisation des armes les plus originales.
De même, l'utilisation du, désormais, classique système de barre de vie auto-régénérante ne semble pas tout à fait à sa place, comme si Duke lui-même se demandait où se cachent les boîtes de soins. On peut comprendre que Gearbox ait intégré des éléments de gameplay moderne pour ne pas perturber les nouveaux joueurs mais les anciens y sentiront un certain malaise, comme si quelque chose clochait dans le gameplay.

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Finalement, la raison principale que l'on trouve à jouer, c'est Duke lui-même. L'ambiance du jeu est à la hauteur de son héros, complètement à la masse ! Duke ponctue les combats de petites phrases assassines désormais célèbres et incarne le redneck parfait : macho, dragueur, aimant les gros flingues et opposé à l'administration américaine (la représentation du président est assez réussie d'ailleurs). Le fait qu'il soit devenu propriétaire de casino à Las Vegas est une bonne idée et le personnage est l'antithèse du super-héros.
A l'époque des FPS militaires se voulant réaliste, tant d'humour et de n'importe quoi est très rafraichissant.

Enfin, le Multi proposé est assez classique avec des Deathmatch (seul ou en équipe) très conventionel. Notons quand même le mode Capture the Babe ou c'est une babe qui remplace l'éternel drapeau. Rien de bien original mais encore une fois l'univers délirant est bien respecté. Le multi permet également de débloquer une série de récompenses permettant de décorer son appartement de divers bibelots et babes mais encore une fois, rien de vraiment folichon puisqu'on parle d'un multi très old-school, sympathique un moment pour les nostalgiques mais duquel, on se lasse finalement assez vite.

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Conclusion

Difficile de juger un jeu tellement en décalage avec son époque. Les défauts sont nombreux (aspect visuel vieillot, gameplay bancal, ….) avec comme seule vraie qualité, le héros et son anti-conformisme. Duke Nukem Forever aurait fait un hit s'il était sorti il y à 5 ans mais aujourd'hui, il traine son âge de niveau en niveau sans réellement convaincre. Et pourtant, malgré tous ces défauts, je me suis surpris à enchaîner les chapitres en me remémorant tous les bons moments passés sur les FPS d'il y a 15 ans. La fibre nostalgique fonctionne à merveille sur les vieux joueurs mais pour les plus jeunes, peu de chance que Duke vous accroche à vos pads. A noter que j'ai très vite abandonné la version française pour l'excellente VO qui vous fera replonger avec bonheur dans les années 90. Les répliques cinglantes de Duke sont toujours aussi efficaces... Enfin, la durée de vie est, pour une fois, honnête avec une bonne douzaine d'heures de jeu et quelques crises de nerfs assurées contre les boss dans les modes de difficulté les plus élévés.

Papy Duke signe donc, un retour en demi-teinte. Ce n'est certainement pas l'échec redouté mais les emplâtres appliqués pendant les 12 ans de développements sont tellement nombreux que chaque niveau semble tenir ensemble par miracle.
Alors, prochain épisode pour 2023 ? Qui prend les paris ?

Note : 5,5/10

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Pour les pervers en herbe majeurs, 2K Games a sorti un jeu flash tout pourri mais permettant de déshabiller des babes (donc le jeu devient intéressant ;-) ) : il s'agit de Duke Nudem dont vous pouvez voir un aperçu ci-dessous.

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Loin d'être réussi, ce petit jeu flash a quand même réussi à bien faire parler de Duke juste avant sa sortie.

Si l'univers de Duke vous parle, n'oubliez pas de lire notre déballage du collector "Balls of Steel".

        

dans Gaming, PC, PS3, Sexy, Test, Xbox360
Tags : duke nukem forever, test, fps, gearbox software, 2k games, sexy

[Test] Piranha FragFx, une souris PS3 qui tient plus de la taupe 
par Quantic

mardi 21 juin 2011 19:23 4 commentaires

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Au détour d'un après-midi shopping, je suis tombé sur le Piranha FragFx, une sorte de pad cassé en deux dont la partie gauche s'est transformée en Nunchuk avec un stick digital, une croix directionelle et quelques boutons en bonus et dont la partie droite a muté en une souris munie des 4 boutons classiques du pad PS3 pouvant être commandés par le pouce. L'objectif d'un tel périphérique est clairement de proposer la précision d'une souris aux joueurs consoles.

Ayant moi-même tout appris des FPS sur un combo clavier-souris sur mon PC, je dois reconnaitre que jouer avec un pad à ces jeux constitue encore aujourd'hui un apprentissage long et douloureux. Autant dire que je me suis jeté sur ce périphérique comme la faim sur le monde. Les notes aguichantes de sites reconnus comme Kotaku ou IGN finissant de me convaincre que ce périphérique en valait la peine.

Bien mal m'en a pris puisque, soyons direct, ce périphérique est une énorme déception, à tel point que j'ai du me creuser pour lui trouver un quelconque point positif.

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Ergonomie

Quelques avantages car du point de vue ergonomique, ce périphérique a de bons côtés :
- Le périphérique est directement reconnu, comme un pad, c'est simple et efficace.
- les boutons de la souris (croix, carré, rond, triangle) sont très facilement accessible avec le pouce.

Côté défauts, il y en a malheureusement de gros :
- Uniquement compatbile PS3, voilà qui sauve les joueurs Xbox 360 d'un achat inutile.
- La belle couleur rouge flashy est un leurre, le périphérique est léger, parait peu solide et les plastics font toc. On est bien en-dessous de la qualité d'un pad sixaxis.
- Les boutons de la souris utilisés pour le tir sont abominables... Ce n'est pas une souris avec un bouton de type clic mais simplement un bouton qui s'enfonce d'un bloc. Pour un habitué d'une souris PC gamer, c'est tout simplement horrible.
- Le Nunchuk est très mal pensé, il est énorme et même moi qui n'ai pas des petites mains, je n'arrive pas à utiliser le stick digital en même temps que le bouton destiné à l'index sans avoir une crampe au bout d'une minute.

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Gameplay

Vous aurez compris que la finition est très moyenne, que l'ergonomie est franchement à revoir mais bon, en terme d'utilisation comme souris FPS, qu'en est-il ?
Et bien, pas beaucoup mieux…

Je l'ai testé sur deux FPS récents (Duke Nukem 3D et Killzone 3) et dans les deux cas, la souris s'est avérée très peu pratique.

Sur Duke Nukem Forever, la souris fonctionne par saut ! En l'utilisant, vous aurez donc droit à un splendide slideshow injouable. Au lieu d'avoir un mouvement de visée fluide comme c'est le cas au pad, la souris modifie votre visée par à-coups, ce qui rend epileptique en moins de 10 minutes.

Sur Killzone 3, l'impression est un peu plus positive puisque la visée reste parfaitement fluide et le jeu est jouable. Malheureusement, et malgré le système de règlage de la sensibilité de la souris, il est impossible d'avoir suffisement de sensibilité pour jouer correctement. Pour vous retourner, vous aurez besoin de scroller sur 3 m, même avec la sensibilité à fond.

Conclusion

Je ne peux pas dire que je m'attendais à des miracles, puisque les jeux consoles sont pensés pour le pad, donc la souris ne fait qu'émuler le comportement d'un stick analogique, ce qui ne pouvait donner que de mauvais résultats. Ne vous laissez donc surout pas tenter, vous regretterez votre achat très rapidement.

Note : 3/10

        

dans Gaming, PS3, Test
Tags : périphérique, test, souris, piranha