[Test] Soul Calibur V : un jeu avec de beaux atouts 
par Aelya

jeudi 02 février 2012 19:48 8 commentaires

Soul Calibur 5, jaquette

Les jeux de combats et moi, c'est une histoire compliquée.

J'aime y jouer mais pas me prendre la tête dessus. Résultat, je peux attendre un jeu et en sortir déçue car trop technique : Je ne peux donc pas me défouler. Mais d'un autre côté, je n'aime pas non plus que le jeu soit trop facile : ce serait gâcher le plaisir de réussir un beau combo. Il faut un juste milieu difficile à atteindre^^

A cela doit aussi s'ajouter de beaux graphismes, des personnages charismatiques, une bonne fluidité, des effets qui claquent...

Pour cette dernière partie, la série des Soul Caliburs de Namco Bandaï ne démérite pas et ce nouvel opus ne vient pas faire tâche auprès de ses ainés.

 soul calibur 5, artwork       soul calibur 5, artwork

D'un point de vue technique, Soul Calibur 5 est au-dessus du lot.

La bande son s'intègre bien aux combats et certains airs sont vraiment sympas. Les voix sont bien ajustées par rapport à elle et sont assez bien jouées dans l'ensemble.

Les graphismes 3D et 2D en jettent : les arènes sont détaillées avec des animations (un troll veut détruire la grille de la forteresse) et évoluent même parfois (on passe du pont supérieur au pont inférieur du bateau). Dommage que certaines d'entre elles soient directement récupérées du précédent épisode, cela fait un peu recyclage. Les effets des armes/coups mettent en valeur l'action et les armures se dégradent au fur et à mesure des coups, même si de manière un peu moins flagrante que dans le précédent opus.

 soul calibur 5, screenshots  test,soul calibur 5,soul calibur,soul calibur v,namco

Le jeu en lui-même se divise en trois grands modes  : le jeu hors ligne, le jeu en ligne et le mode histoire/scénario.

Dans le jeu hors ligne (pas besoin d'online pass pour y avoir accès : très bon point pour Namco Bandaï), on retrouve les grands classiques du genre, c'est-à-dire un mode arcade où l'on affronte six adversaires à la suite, un mode versus (contre IA ou contre un autre joueur) et le mode entrainement. Celui-ci aurait d'ailleurs mérité d'être un peu plus travaillé à mon avis.

En bonus, on retrouve un mode un peu plus hardcore que le mode arcade, joliment nommé Ames Légendaires, ainsi que la possibilité d'enchaîner les combats rapides contre des héros originaux calqués sur le mode en ligne et qui permettent de débloquer des titres pour vous la jouer auprès de vos camarades de jeu.

soul calibur 5, screenshots

Le jeu en ligne permet d'affronter des joueurs du monde entier ou de jouer contre des amis/rivaux. En effet, on peut désigner des rivaux et ainsi voir leur stats constamment pour les comparer avec les nôtres. Ainsi, au fur et à mesure de notre progression dans le jeu hors ligne/en ligne/histoire se remplit notre carte d'identité avec toutes nos caractéristiques, notre style préféré, les titres débloqués, sans oublier notre niveau.

Enfin, le mode scénario met en scène les personnages de cet opus dans une histoire inédite divisée en plusieurs chapitres.

Comme annoncé précédemment, celle-ci se passe une vingtaine d'années après les événements de Soul Calibur 4 et suivent les pas des deux jumeaux de Sophitia : Pyrrha, enlevée par Tira à sa naissance, et Patroklos, qui combat farouchement les infestés et n'a qu'une idée en tête : Retrouver sa soeur.

L'histoire est sympathique et a le mérite d'exister (en tout cas bien plus que dans SC IV). Cependant, si l'on croise des personnages des épisodes précédents au cours du scénario, on n'incarne malheureusement que trois personnages lors de cette histoire : Patroklos, Pyrrha et un troisième dont je vous laisse la surprise et que l'on incarne qu'une ou deux fois sur les 20 chapitres. Il y a donc intérêt à aimer ces deux nouveaux personnages qui ne brillent pas par leur originalité. Il est également dommage de voir qu'on ne croise pas tous les personnages jouables de cet opus lors de la campagne scénarisée.

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Et une fois de plus, le "scénario" s'avère malheureusement très court, moins de deux heures. Il ne faut donc vraiment le considérer que comme une mise en bouche.

Niveaux personnages, justement,  on retrouve les grands classiques tels qu'Ivy (que serait un épisode de Soul Calibur sans elle et son décolleté plongeant ?^^), Hilde, Siegfried, Cervantes, Raphael, Mitsurugi, Voldo mais aussi de nouvelles têtes : les deux jumeaux bien entendu, mais aussi, Viola, Leixia, Ezio (d'Assassin's Creed), Natsu, Xiba... Le design des costumes a été revu pour les anciens : à chacun de juger selon ses goûts. Chaque personnages a droit à deux costumes assez différents et à cela s'ajoute ceux disponibles dans le mode création.

Ce mode permet en effet de revoir le costume des héros mais aussi de se créer un héros propre avec un style de combat défini et un look bien à soi^^. Contrairement à Soul Calibur 4, les pièces d'équipement n'augmentent pas la puissance d'un personnage, ce qui mettait un frein à la création précédemment. On est donc plus libre dans ses choix. De nouveaux éléments de personnalisation se débloquent au fur et à mesure de notre progression dans le jeu. Bref, il y a de quoi faire^^

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Mais les combats sont-ils à la hauteur du reste ? Oui, mais...

En effet, Soul Calibur 5 est comme ses ainés, facile à prendre en main, on arrive à enchainer les coups sans trop de soucis et à faire des trucs sympas, surtout que les développeurs ont ajouté pour les moins doués un coup critique que l'on peut déclencher facilement une fois une jauge spéciale remplie.

Des combos plus techniques et poussées sont également de la partie mais ne représentent pas un vrai challenge pour les pro du pads (attention, je ne me compte pas dedans, ayant deux pouces gauches lorsqu'il s'agit de placer des combos^^).

Cependant, le gros point noir de Soul Calibur 5 n'est pas là mais dans l'étalonnage de sa difficulté solo.

En mode arcade ou en mode histoire, on enchaîne donc les combats sans trop se prendre la tête, voire en terminant ses adversaires d'un beau perfect et puis d'un coup on se retrouve devant un boss qui nous tue en deux coups sans qu'on ne puisse rien faire... Et l'on a beau recommencer, ne s'étant pas préparé à une telle difficulté, on n'y arrive pas, on s'énerve, on râle et, au final, on doit soit diminuer la difficulté, ce qui jette l'opprobre sur nous et nous frustre cruellement (j'ai tout fait en normal et là je dois passer en facile! A quoi cela a servi de faire le reste?) soit abandonner ce qui nous frustre tout autant (j'ai tout fait et je dois abandonner maintenant! A quoi cela a servi de faire le reste?). De quoi un peu dégouter du jeu les moins doués d'entre nous.

 soul calibur 5, screenshots

Conclusion

Soul Calibur 5 est le digne héritier de ses prédécesseurs. On retrouve les graphismes splendides et les personnages charismatiques propres à la série. Perso, j'adore! Le mode création est également un vrai plaisir (même si pour l'instant je n'ai pas encore assez de vêtements débloqués à mon goût ;-)).

Le gameplay reste lui-aussi fidèle et assez abordable : les pros du pads regretteront certainement l'absence de coups très techniques tandis que les joueurs moins doués se réjouiront de pouvoir placer des coups qui en jettent assez facilement.

Comme dans les précédents épisodes, Soul Calibur reste plutôt destiné aux amateurs avertis qu'aux vrais fans de fight qui lui préfèreront des jeux plus techniques à la Street Fighter mais pour moi, ce jeu constitue un excellent équilibre entre technique et grand spectacle.

Non, le vrai défaut de Soul Calibur 5 reste sa difficulté disproportionnée : on massacre ses adversaires et face au boss, on se retrouve face à un mur. Cela rend le jeu frustrant et c'est vraiment dommage.

Néanmoins, les développeurs avaient annoncé qu'il ferait du recalibrage au cours de la vie du jeu. On peut donc espérer quelque chose de ce côté.

De plus, malgré ce défaut, Soul Calibur reste très fun et il serait dommage de s'en passer !

Ma note : 8/10

soul calibur 5, artwork     soul calibur 5, artwork

L'avis de Quantic

Pour ma part, mon avis rejoint en grande partie celui d'Aelya. Soul Calibur V est bien dans la lignée de la licence et même s'il apporte quelques changements techniques et visuels, on reconnait la patte Soul Calibur du premier coup d'oeil.

Ainsi, la technique pure est bien contrôlée et les effets visuels qui vont avec sont à la hauteur mais le jeu reste toujours aussi "simple". Si vous n'êtes pas amateur de ce type de gameplay, ce n'est pas cet épisode qui vous réconciliera avec la licence mais si vous aimez ne pas vous prendre la tête à apprendre des combos, Soul Calibur reste un jeu pour vous.

L'aventure en solo reste malheureusement très courte et il faut vraiment compter sur le multi pour profiter du titre.

soul calibur 5, screenshots

Le personnage bonus : Ezio est sympathique même si l'on se demande comment il a fait pour se perdre dans cette aventure, quoi que les dates coïncident ! Dommage que son design soit aussi lisse, on a presque du mal à reconnaitre notre Ezio adoré. Son gameplay est, par contre, assez réussi et finalement, on se surprend à le choisir plus souvent qu'anticipé pour un petit match rapide.

Le multi garde bien tout son intérêt. Nous avons passé une bonne après-midi à nous bourrer le chou, Aelya et moi et les différents personnages restent un plaisir à prendre en main, même si on trouve très vite son petit chouchou...

Espérons juste que, comme annoncé, Namco suive son bébé car pour l'instant, certains persos sont à la limite du cheat... Mitsurugi par exemple est vraiment trop facile à prendre en main... Aucun de nous deux n'a perdu de combat avec lui mais pour le reste, ce nouvel opus s'avère très agréable et nous n'avons certainement pas fini de le retourner dans tous les sens.

Ma Note : 8/10


        

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[Test] Ace Combat : Assault Horizon, et si j'étais Tom Cruise ? 
par Quantic

jeudi 26 janvier 2012 20:38 3 commentaires

Pilote de chasse... Quel trentenaire nourri à Top Gun n'a pas rêvé d'une telle carrière ? Et c'est bien sûr mon cas à moi aussi.

ace combat assault horizon, test

Ace Combat : Assault Horizon s'annonçait, à cet égard, prometteur et je m'imaginais déjà passer à ras de la tour de contrôle tel un Tom Cruise paradant dans son F14... Sauf que Top Gun vu par les japonais, c'est un peu différent.

Si vous avez joué à Battlefield 3 ou à Modern Warfare 3, vous vous souvenez probablement des petites séquences à bord d'un avion de chasse ou d'un bombardier...
Et bien, pour faire simple, Ace Combat, c'est un jeu rempli uniquement par des séquences de ce type.

Vous aurez donc le plaisir de piloter différentes machines de guerre avec un seul objectif commun : Tout faire péter. On ne peut donc pas vraiment dire que la subtilité soit le point fort du jeu.

 test,ace combat assault horizon,namco,shoot

Appareils complexes mais gameplay simplifié

Chaque appareil a ses propres commandes pas toujours évidentes à manipuler et si l'avion de chasse reste certainement le plus fun à jouer, on peut quand même passer parfois 15 minutes à pourchasser un autre appareil sans réussir à lui coller un missile dans la figure.

Il est par contre plutôt agréable de participer en plein combat à des cut-scenes où vous gardez un contrôle relatif de votre appareil tout en faisant face à un script spectaculaire (grue qui s'écroule, Poursuite à flanc de montagne,…). Apprenti pilote, attention, le système de lock qui vous fait suivre automatiquement votre cible tandis que vous essayez de l'aligner enlève le peu d'intérêt à l'aspect simulation du titre, classant ainsi définitivement cet épisode de la série des Ace Combat dans la catégorie du shoot scénarisé.

A côté d'une carrière de pilote de chasse, vous pourrez également endosser l'uniforme (beaucoup moins sexy) de pilote d'hélicoptère d'assaut, de canonnier ou même de bombardier d'altitude... Mais le titre se débrouille nettement moins bien qu'avec le bon vieux pilote de chasse.

En effet, le gameplay de l'Apache (l'hélicoptère, pas l'indien) est plus subtil mais beaucoup moins fun et précis. Quant aux postes de canonniers et de bombardiers, bonjour le somnifère.

 test,ace combat assault horizon,namco,shoot test,ace combat assault horizon,namco,shoot

Les Gi's vus du Japon

Entre les chapitres consacrés au combat, des cinématiques assez réussies vous racontent une histoire à dormir debout à base de terroristes (que serait-on sans eux ?) et de trahison russe... Mais heureusement pour nous, l'armée américaine est là pour sauver le monde, une fois de plus !

Venant d'un développeur Japonais, on peut trouver cet éloge de l'Oncle Tom un peu étrange et pour un occidental, la représentation du GI américain est également inhabituelle. Il suffit de lire les mangas et leur représentation parfois surréaliste des USA pour savoir que le Japon a une vision de l'Amérique "particulière" et c'est ainsi que les pilotes d'Ace Combat paraissent un peu artificiels et peu convaincants aux yeux d'un occidental.

 test,ace combat assault horizon,namco,shoot  test,ace combat assault horizon,namco,shoot

Mais le plus gros défaut de ce jeu reste sa répétitivité. Malgré les efforts des développeurs pour varier l'action, après quelques heures de jeu, on commence à en avoir fait bien le tour et les derniers chapitres ressemblent presque à une punition.
Pourtant, les qualités techniques et artistiques sont indéniables et voler au ras des gratte-ciels de Dubai est une image qui restera dans ma mémoire.

Avec un solo un peu mou et répétitif, il fallait un multi original et là, on est servi avec des maps inspirées du mode solo qui sont efficaces et spectaculaires et des modes de jeu qui font passer la partie aérienne de Battlefield pour un pétard mouillé.

Pourtant, même ce mode multi s'avère un peu décevant sur la longueur, surtout parce que les joueurs sont la plupart du temps de vrais acharnés et qu'en tant que débutant, on rame avant de pouvoir faire quelque chose de correct. Il faudra donc s'accrocher pour commencer à marquer des points au milieu de cette cohue de pilotes chevronnés. Patience que je n'ai pas eue, je l'avoue.

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Conclusion

Ace Combat : Assault Horizon tente de s'imposer sur un marché de niche, les shoot them up's à vocation militaire et même si dans le genre, il se débrouille plutôt bien, il ne faut pas s'attendre à plus. La simulation aérienne est inexistante et le gameplay se limite exclusivement au combat sans grande finesse.

Techniquement, Ace Combat ne fera pas date mais se laisse regarder avec des cinématiques très agréables malgré un scénario très (trop) tiré par les cheveux et une représentation des américains un peu trop japonaises que pour satisfaire un occidental.

Et si le jeu se laisse découvrir, seuls les amateurs d'avions (et encore pas trop exigeants sur la simulation aérienne) y trouveront vraiment leur compte sur la durée... les autres se lasseront assez vite du gameplay répétitif et passeront à autre chose.

Note : 6,5/10


        

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Tags : test, ace combat assault horizon, namco, shoot

[Test] F1 2011 (3DS), la F1 sur portable a trouvé son maître 
par Quantic

vendredi 20 janvier 2012 21:03 5 commentaires

Comme vous le savez sans doute, j'avais été bien emballé par la version HD de F1 2011 testée il y a quelques mois, au point de nommer le titre dans mes coups de coeur de l'année 2011.

Et c'est maintenant au tour de sa version 3DS de passer sur le grill.

 test,f1 2011,codemasters,voitures

Pour tout vous avouer, j'avais un peu peur de cette version.

Comment les développeurs allaient-ils adapter un titre aussi abouti sur une portable, certes récente mais quand même assez peu puissante ?

Et bien, j'avais tort, l'adaptation est très réussie et m'a même convaincu de ressortir ma 3DS de son tiroir.

 test,f1 2011,codemasters,voitures

F1 2011 3DS mais sans 3D

Bon, bien sûr, techniquement, on est à des années lumières de la version HD, il faut quand même faire quelques concessions pour que le jeu tourne correctement...

Mais les graphiques, même s'ils sont parfois simplistes sont finalement bien adaptés au monde du portable et surtout la fluidité est au rendez-vous. Même au milieu de la meute, je n'ai jamais constaté de ralentissement, en dehors de mes adversaires que je doublais...

La bande son est également au rendez-vous avec un moteur bien vrombissant.

Dommage que l'effet 3D soit totalement raté puisque non seulement, il n'est pas bien impressionnant mais surtout il a un réel effet sur la fluidité et à choisir entre un slide show en 3D et une fluidité parfaite en 2D, j'ai choisi la 2D. Certains qui ne jurent que par l'effet 3D seront déçus mais Codemasters démontre encore une fois qu'on peut sortir un hit 3DS avec un mode 3D vraiment pourri, preuve que le mode 3D de la console reste un gadget.

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Au niveau de la simulation, il a également fallu faire des choix pour alléger la charge du processeur mais aussi pour s'assurer de la jouabilité du titre. Ainsi, même si l'on conserve la possibilité de désactiver plusieurs aides au pilotage (trajectoires, freinage, accélération, ...), ce dernier reste quand même très arcade. Nettement plus que son équivalent HD puisque pour partir en tête à queue, il faut vraiment le vouloir.

Les développeurs ont aussi compris que les dépassements seraient plus délicats que sur un grand écran en allégeant très fortement l'importance des dégâts et vu le nombre de touchettes involontaires, c'est tant mieux. Bon, c'est vrai que j'ai râlé quelques fois en voyant comment des chocs parfois violents entre IA ne portaient pas à conséquence mais au final, c'est un bien petit défaut.

Le plus impressionnant est de retrouver dans cette version 3DS toutes les possibilités de sa version pour console/PC, ce qui est quand même assez rare dans des adaptations de ce type où les versions portables restaient bien souvent en retrait. Ici, ce n'est pas le cas !

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Météo, réglages et toutes les nouveautés de F1 2011 sont bien présentes.

Mieux, tous les modes de jeu (solo et multi) sont également présents, de la course rapide au mode Carrière complet. C'est toujours ce dernier qui garde ma préférence car le fait de commencer dans une écurie de fin de grille pour grimper les échelons petit à petit reste un vrai plaisir. Dommage que celui-ci est limité à 3 saisons et ne gère pas les transferts de pilotes, en dehors de vous-même (sans doute une question de licence)...

Au niveau Multi, vous pourrez affronter vos adversaires en local et par Internet avec plus ou moins de réussites en fonction de votre connexion, mais globalement le titre reste vraiment fun et agréable à condition de piloter aux côtés de joueurs pas trop bourrins.

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Conclusion

Cet épisode 3DS de F1 2011 est une bonne surprise et signe un retour réussi de la Formule 1 sur les portables de Nintendo.

Pas trop complexe tout en conservant de vrais bouts de simulation, le gameplay est exemplaire pour un jeu de F1 sur portable.

On peut regretter l'absence d'un vrai mode 3D et le manque de conséquences des accidents mais si vous aimez la F1 et le jeu sur consoles portables, ce ne sont pas des éléments qui vous empêcheront de vous éclater sur ce titre.

Note : 7,5/10


        

dans 3DS, Gaming, Test
Tags : test, f1 2011, codemasters, voitures

[Test] WWE 12, le catch comme si vous étiez sur le ring 
par Quantic

lundi 16 janvier 2012 18:44 4 commentaires

wwe12,jaquette, thq

Même si j'ai regardé comme tout le monde le catch à la télévision quand j'étais petit, je dois bien reconnaître que c'est un show que je ne suis plus depuis bien longtemps et comme WWE 12 est mon premier jeu de catch, autant vous dire que j'ai été bien perdu au lancement du jeu avec tous ces catcheurs inconnus pour moi et ces compétitions aux noms bien bizarre...

Mais il en faut plus pour me faire peur et j'ai donc enchaîné les défaites pendant une bonne heure en me disant que décidément, je n'étais pas fait pour ce "sport".

Finalement, j'ai fini par comprendre, malgré un didacticiel très mal foutu, voire inexistant qui oblige le novice à tester les boutons directement en match...

Ca fait quoi ce bouton-là, ah non, là je monte sur les cordes avec l'adversaire à mes trousses... Bon et ce bouton-là, ah non, là, j'ai fait un plongeon hors du ring alors que mon adversaire est au sol...

Bref, on se bat un peu avec les commandes. Ceci n'étant valable que pour les novices de mon genre puisque j'ai compris des habitués de la licence que pour eux, cette version 2012 se positionnait dans la continuité de l'édition 2011, ce qui n'a rien d'étonnant puisque c'est un peu la norme pour tous les jeux sportifs à sortie annuelle.

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Mais revenons à nos athlètes aux corps huilés et aux muscles saillants.

Techniquement, le jeu n'est pas moche à regarder, les catcheurs sont plutôt bien modélisés et même si certaines animations manquent encore de fluidité, il faut reconnaitre que l'impression d'être au milieu du ring est plutôt bonne.

Les animations d'entrée des catcheurs et des victoires/défaites sont également plutôt sympas, avec même la possibilité de créer sa propre entrée, mais bon, soyons honnête, après quelques heures, plus personne ne les regardera.

Le gameplay m'a, par contre, paru assez déroutant.

Il trouvera surement ses défenseurs mais, pour ma part, j'ai un peu de mal à adhérer à un jeu qui se veut aussi "simple" (une seule touche réalise toutes les prises) et où finalement seul le timing et la variation dans le type de prise sélectionné permet de faire la différence.

En activant le  ciblage manuel (qui permet de sélectionner avec plus de précisions la partie du corps visée), le jeu gagne un peu en profondeur tactique mais il reste quand même assez simpliste, particulièrement en multi où l'intérêt des matchs est franchement limite.

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Heureusement, même avec un gameplay un peu vieillissant, les matchs sont d'une intensité qui fait plaisir à voir avec des prises bien violentes, des vols planés dans tous les sens et un vrai show, comme dans la réalité.

Les retournements de situations sont nombreux et il ne faut jamais croire un match fini avant le 1,2,3 de l'arbitre lors des tombés. Ceux-ci sont d'ailleurs gérés de manières très stressantes car pour se dégager, il faut faire face à un jeu de précision dont la zone de dégagement est d'autant plus petite que votre catcheur est mal en point.

Intéressant et stressant à souhait mais malheureusement un peu répétitif également. Cela donne un peu l'impression que l'issue du match se joue sur un QTE !

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Les modes de jeu sont peu nombreux mais occuperont quand même le fan pendant un bon moment. On passera rapidement sur le mode exhibition qui vous permettra juste de vous amuser directement avec vos stars favorites pour s'attarder sur les deux "vrais" modes solos :

- Road to WrestleMania qui est, en quelque sorte la campagne scénarisée où l'on incarne différents catcheurs dans des histoires dignes de la réalité et débordantes de trahisons, de gentils un peu naïfs et de méchants vraiment très méchants. Ce mode est sympathique mais malheureusement un peu répétitif et finalement assez court.

- Univers WWE qui vous fait vivre tous les évènements majeurs du Catch depuis les matchs de début de soirée entre stars en devenir jusqu'aux affrontements entres mega star au sein d'un environnement dynamique puisque les résultats des matchs ont réellement une influence sur la suite.

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Si on peut critiquer le peu de scénarisation, ce n'est certainement pas le cas de la personnalisation quasi-illimitée, que ce soit au niveau des règles (match en cage, ring en flammes, match à deux, à quatre ou à six, avec disqualification ou sans,...) ou de l'univers en lui-même (arènes, catcheurs, entrées, ...), tout est possible ou presque et le novice que je suis a vraiment redécouvert ce "sport" et ses multiples facettes : les aspects sportifs bien sûr mais surtout le show qui confère au catch cet aspect si unique entre compétition et grand spectacle.

Mon oeil pervers regrettera quand même que les matchs féminins (les divas de leur petit nom) soient si anecdotiques au milieu de la horde de Musclor en petite culotte.

Petite note personnelle : Penser à vérifier avec attention que les modèles 3D de ces dames ressemblent à leurs modèle dans la réalité car si c'est le cas, je pense que je vais m'intéresser à cette discipline méconnue et pourtant hautement sportive qu'est le catch féminin… ;-)

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Conclusion

WWE 12 est le jeu de catch à posséder pour tout fan de la discipline, ne fut-ce que parce qu'avec la licence WWE, on peut retrouver toutes les stars et toutes les disciplines.

Par contre, si vous n'êtes pas fan, ce jeu pourra paraitre déroutant... mais sans doute pas plus qu'un NFL peut l'être pour un non initié au football américain. En plus de combler le fan, WWE 12 propose une véritable approche du Catch pour le novice complet.

Avec une pléthore de stars disponibles (plus de 60 sans compter les stars bloquées) et une bonne utilisation de la licence WWE, le jeu reste pourtant inégal. Les matchs s'enchainent facilement et une fois les mécanismes de gameplay compris, on s'amuse bien tout en pestant contre les "injustices" et les quelques défauts (IA parfois un peu à la masse, maniabilité vieillissante) mais pourtant, il manque une ligne directrice, un lien fort entre cette succession de combats qui auraient pu rendre WWE 12 passionnant.

Enfin, le Multi est actuellement vraiment décevant. L'esprit est à la pure compétition et à la collection de victoire alors que le gameplay n'est pas encore bien adapté et manque d'équilibre. THQ multiplie les patchs donc on peut espérer que la situation s'améliore d'ici peu.

Note : 7/10


        

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[Test] Saints Row : The Third, un GTA décomplexé 
par Quantic

samedi 07 janvier 2012 19:53 5 commentaires

Rappelez-vous, Saints Row fut l'une des premières licences à s'être fortement "inspirée" du GTA 3 de Rockstar et de son succès retentissant. Et si le premier épisode apparaissait comme une pâle copie de son aîné, il faut reconnaitre que ce troisième épisode parvient à réconcilier les amateurs de monde ouvert et de scénario délirant.

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Il faut dire que Rockstar en décidant de rendre son GTA IV plus sérieux, plus "réaliste" a fait quelques malheureux parmi les fans de la première heure et même si, personnellement, j'ai beaucoup apprécié GTA IV, reconnaissons qu'un brin de folie est toujours agréable et avec Saints Row : The Third, j'ai été servi.

Délire et compagnie.

Saints Row est véritablement une ode au délire... Si vous aimez le réalisme, passez votre chemin, ce n'est pas le style de la maison. Ici, démesure et provocation sont les maîtres mots...

Saints Row est typiquement le genre de jeu que vous montrerez à votre famille "gamophobe" pour les convaincre définitivement que le jeu-vidéo déborde de sexe et de violence et que vous n'êtes qu'un suppôt de Satan.

Dès les premières minutes, le ton est donné et ne fait pas dans la dentelle. Après un hold up raté, vous voilà pris au milieu d'une guerre de gangs qui se terminera par un pugilat en chute libre poursuivi par un avion en perdition et encore, je vous laisse la surprise de la suite ;-)

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Ce qui frappe d'entrée l'habitué de GTA, c'est la personnalisation du héros. Vous pouvez, en effet, choisir votre physique d'Adonis à l'aide d'un moteur assez poussé même s'il reste simpliste par rapport aux références du genre dans le domaine des MMO. Et même à ce stade, le niveau de délire est assez impressionnant puisque vous pouvez créer une pin-up aux formes avantageuses, voire totalement improbable ou un esthète au sex appeal  à la hauteur de la taille de son entre-jambe !

Dès la création du personnage, on sent que les développeurs se veulent irrévérencieux et même si cela fait du bien par rapport au politiquement correct de la majorité des jeux actuels, ils frisent de temps en temps le mauvais goût.

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Les missions scénarisées sont à la hauteur de ce délire assumé avec des assauts de bordel, des visites de salons SM (où vous pouvez même vous retrouver comme esclave sexuel) et j'en passe et des meilleures. Le jeu n'est pas à conseiller à tout le monde mais si vous êtes adulte et avec un humour suffisamment friand du second degré, vous apprécierez les efforts des développeurs pour faire de Saints Row un jeu unique en son genre.

Si le délire est permanent dans le scénario, les missions annexes sont elles aussi bien déjantées. Fraudes à l'assurance (où vous devez vous faire écraser par des voitures), destruction en tank, meurtres en direct de mascottes pour la télévision, jamais un monde ouvert n'aura proposé des missions secondaires aussi originales.

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Une technique à la traîne.

Pourtant, techniquement, le jeu est bien pauvre. Le moteur graphique date des débuts des consoles HD et fait quand même pâle figure face aux productions actuelles.

La maniabilité reste aussi un peu à la traine avec l'absence d'un système de couverture qui serait pourtant le bienvenu quand cela canarde de partout.

Quant au scénario, même s'il est délirant au possible, il reste quand même léger et très décousu.
Là où un GTA vous plonge dans son histoire et vous fait vivre la vie de son héros, ici, on sent que l'histoire n'est qu'un prétexte à vous embarquer dans les situations les plus improbables possibles.

Et pourtant, l'ambiance du jeu est tellement folle, tellement improbable que ces quelques défauts s'oublient bien vite et pour ma part, j'ai été totalement conquis par la vingtaine d'heures de jeu nécessaire au scénario solo.

Enfin, côté multi, on peut regretter l'absence d'un mode multi compétitif mais le fait de pouvoir parcourir le monde de Steelport en coop est déjà largement suffisant pour s'assurer un bon moment à deux (uniquement en ligne malheureusement).

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Conclusion

Volition et THQ comptaient beaucoup sur ce titre pour redynamiser une de leur licence phare et je pense que l'on peut dire que le pari est largement réussi.

Malgré les défauts techniques évidents et le manque d'innovation, Saints Row constitue le monde ouvert le plus délirant et le plus jouissif auquel il m'ait été donné de jouer depuis GTA 3.

Ici, pas de place au réalisme mais bien aux batailles en chute libre, aux combats d'hélicoptères, aux massacres de masse, aux visites de salons SM, ...

Un pur délire du début à la fin que je ne saurais que vous conseiller si vous aimez les mondes ouverts et l'humour "idiot".

Si Volition propose pour le prochain épisode un nouveau moteur graphique et quelques innovations de gameplay, Rockstar aura du souci à se faire car Saints Row a vraiment réussi à se démarquer de son modèle avec un style exagéré et délirant qui confère au jeu une ambiance de folie.

Ma Note : 8,5/10

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L'avis d'Aelya

Je rejoins totalement l'avis de Quantic : Saints Row est un jeu à l'humour débile qui change des productions sérieuses type GTA.

On passe de situations rocambolesques à du grand n'importe quoi en un clin d'oeil. Mais cela ne choque pas, au contraire, cela fait du bien. On ne trouve pas la sortie de son penthouse ? Qu'importe, il n'y a qu'à sauter du balcon et faire du Base Jump ! Un passant vous gêne dans la rue ? On le tabasse/le mitraille. Besoin d'une nouvelle voiture ? On la vole, et c'est encore mieux si elle appartient aux flics, cela rajoute du piment d'être pistée par un hélicoptère !

De plus, les développeurs ont ajouté un bouton sympatoche : le bouton Awesome. Quand on l'utilise, les mouvements sont transformés et deviennent super classes. Ainsi, lorsqu'on braque une voiture, sans Awesome, on ouvre la portière et jette la personne dehors, avec Awesome, on effectue un saut acrobatique qui nous fait passer par le parebrise avant et éjecte le conducteur. Ce n'est pas grand-chose, mais cela rajoute une petite touche sympa !

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On a une impression de puissance, mais celle-ci peut parfois s'avérer trompeuse, le jeu présentant quelques missions pas si évidentes que ça.

La personnalisation du personnage est assez sympa (perso, j'aime bien la boutique Leather & Lace ainsi que le magasin de costumes^^) même si le plaisir est amoindri par des graphiques très moyens.

Enfin, petite remarque : on peut jouer un personnage féminin, mais on sent clairement que le jeu a été pensé pour un héros. Ainsi, lors des fêtes, il y a de nombreuses stripteaseuses, mais pas un seul stripteaser ou escort. Là, mon héroïne semblent avoir des tendances Bi, ce qui ne déplaira certainement pas à la gente masculine ;-)

Bref, Saints Row est un vrai défouloir à ne pas mettre entre toutes les mains (en particulier celles des anti-jeux vidéo^^) mais qui ravira toute personne avec un minimum de second degré et voulant jouer sans se prendre la tête.

Ma note : 8/10

Et en bonus, Nos deux personnages dans leurs tenues les plus "chaudes". A vous de deviner quel personnage est à qui ;-)

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[Test] Halo Combat Evolved Anniversary, le Masterchief souffle ses 10 bougies 
par Quantic

mardi 03 janvier 2012 19:37 2 commentaires

Halo, une licence qui fait briller des petites étoiles dans les yeux de la génération Xbox et parfois un petit ricanement méchant auprès des "vieux" Pcistes...

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Papy Quantic vous raconte une histoire.

C'est que cette licence est un peu la figure historique du duel consoleux/Pcistes. A l'occasion du remake HD du premier épisode de cette licence cultissime (sorti quand même en 2001 sur la première Xbox), profitons-en pour faire un petit cours d'histoire du jeu-vidéo.

En 2001, le FPS, c'est l'affaire exclusive des Pcistes, les vrais gamers (de l'époque) ont des machines qui coutent un rein (au minimum) et laissent les consoleux faire joujou avec leur toute nouvelle PS2 ou leur Xbox (qui fait un peu rire tout pciste qui se respecte avec son architecture de mini-pc) dont on ne connait pas encore les vraies capacités.

Et oui, à l'époque le marché PC et consoles est complètement cloisonné et les sorties sur les deux formats sont rares.

Microsoft qui veut lancer sa nouvelle console et partir à l'assaut du monstre Sony (qui finissait de digérer Sega et avait déjà un bout de Nintendo en bouche) a besoin d'un hit, d'un jeu jamais-vu sur console et Halo est donc le premier FPS à sortir sur console... Bon Ok, ce n'était pas réellement le premier (GoldenEye sur N64 était sorti bien avant) mais c'est certainement celui qui a le plus fait parler de lui à l'époque et qui revendique haut et fort ce titre de précurseur.

Et comble de la trahison pour les joueurs PC (dont je faisais partie à l'époque), Microsoft, l'ami du Pciste n'en sortait même pas une version PC !

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Halo est donc un jeu aujourd'hui mythique car il fut celui qui a ouvert la voie aux FPS consoles et regardez le marché aujourd'hui, plus aucun FPS n'oserait ne sortir que sur PC. Je dirais même que nous sommes envahis de FPS que nous testons parfois à la limite de l'indigestion.

En 10 ans, ce genre est largement devenu le plus populaire sur toutes les consoles modernes.

Pour ma part, j'ai à la fois une grande admiration pour cette série qui a élargi et transformé le jeu vidéo et un peu de haine quand même car il faut reconnaitre que le passage du FPS sur console n'a pas amené que du bien au genre…

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Halo Combat Evolved Anniversary, plus qu'un hommage.

On peut critiquer la mode des remakes HD mais il faut reconnaitre que cela marche. La fibre nostalgique des joueurs est toujours facile à titiller et l'idée de retrouver des titres qui vous ont fait vibrer dans un format "regardable" sur nos grands écrans modernes est en fait une très bonne idée. Quand, en plus les adaptations sont de qualité, il est difficile de critiquer l'éditeur d'ainsi profiter de notre faiblesse.

Sur cet aspect, Halo Anniversary est exemplaire. La version HD n'est bien sûr pas à la hauteur des dernières productions et un Battlefield 3 ou un Rage restent techniquement bien supérieurs, mais le travail sur les textures et les effets graphiques reste impressionnant et si vous ne regarderez pas votre écran la langue pendue, vous ne serez pas non plus transi d'effroi devant la qualité graphique proposé par ce remake.

Par contre, vous le serez peut-être en réactivant les graphiques d'époque, accessibles d'un seul bouton. C'est là qu'on voit le chemin parcouru en 10 ans et ça pique les yeux (à gauche, la version originale, à droite le remake HD).

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Au niveau du gameplay, pas de grandes surprises, rien n'a changé. Halo avait déjà un gameplay un peu vieillot pour un FPS à l'époque de sa sortie et avec le recul, les sauts d'une lenteur affligeante (où elle est l'apesanteur ?) sont encore plus agaçants qu'à l'époque. Il faut donc, comme dans tout remake HD se remettre dans le bain d'un gameplay qui a parfois mal vieilli mais cela n'est pas que négatif puisque l'on profite également d'une durée de vie bien plus conséquente que celle des titres modernes.

Principale nouveauté de ce titre, le mode multi, très inspiré du dernier épisode Reach, tire son épingle du jeu et constitue sans doute le meilleur argument de vente, surtout à petit prix.

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Conclusion

Halo Combat Evolved Anniversary est un bel hommage au premier épisode de la série et se doit donc d'être joué comme tel. Le fan profitera d'un remake HD de grande qualité qui fait honneur à cette licence légendaire ainsi que d'un multi plutôt bien construit et tout cela à petit prix.

De quoi compenser largement le fait que le gameplay a mal vieilli et aurait sans doute mérité un peu de modernisation mais on se serait sans doute trop éloigné de l'original.

Si vous n'avez pas la nostalgie du jeu original, il est difficile de vous conseiller ce titre les yeux fermés mais c'est un argument valable pour presque tous les remakes HD.

Par contre, si vous avez épuisé vos pouces sur cet épisode à l'époque ou si vous voulez découvrir un monument du jeu vidéo, qui a permis à Microsoft d'imposer sa console, n'hésitez pas plus car cette adaptation est sans doute l'une des plus réussies actuellement.

Note : 7/10

        

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[Test] Le Seigneur des Anneaux : la Guerre du Nord 
par Aelya

jeudi 29 décembre 2011 19:33 2 commentaires

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J'aime bien le Seigneur des Anneaux. Ce n'est pas mon cycle de Fantasy préféré (j'aime bien mieux la Belgariade de David Eddings ou l'Assassin Royal de Robin Hobb par exemple), mais il faut reconnaître que Tolkien fut l'un des pionniers du genre et a accompli un travail colossal en créant un univers complexe doté d'une vraie mythologie et d'une vraie langue elfique.

De plus, l'adaptation cinématographique est une vraie réussite (même si pourvue de quelques longueurs, souvent dues au roman en lui-même). J'ai d'ailleurs toujours voulu une réplique du collier d'Arwen (l'étoile du soir) et Quantic me l'a offerte pour Noël - trop contente !

De nombreuses adaptations vidéoludiques du Seigneurs des Anneaux ont déjà vu le jour, certaines réussies (la trilogie sortie sur PS2 en même temps que les films) et d'autres un peu moins (je n'avais pas trop aimé le MMO par exemple)...

Alors dans quelle catégorie se range Le Seigneur des Anneaux : la Guerre du Nord, nouvelle adaptation développée par Snowblind studios et éditée par Warner ?

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Du fait de ces nombreuses adaptations, l'histoire principale de la saga de Tolkien est bien connue, y compris par des personnes ne s'intéressant pas à la Fantasy d'ordinaire. Pour pallier à ce problème, La Guerre Du Nord ne nous fait pas incarner les héros habituels que sont Frodon, Aragorn, Legolas ou Gimli.

Non, on incarne un groupe de trois aventuriers chargés dans un premier temps de faire diversion pour permettre à Frodon de s'échapper de la Comté, puis de découvrir ce qu'il se trame au nord.

Ainsi, on va croiser les personnages principaux (c'est Aragorn lui-même qui vous confie votre première mission, on doit remplir une quête pour la belle Arwen, on peut discuter avec Frodon, Gandalf loue nos services...) mais aussi des personnages moins connus tels que les fils d'Elrond. Pour les connaisseurs, il est  agréable de les côtoyer et d'ainsi sortir des sentiers battus, pour les néophytes, c'est l'occasion de voir que l'univers de Tolkien est bien plus vaste qu'il n'y parait^^ Ce choix de trame scénaristique apparait donc comme une bonne idée.

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Notre trio est quant à lui composé de Farin, le nain guerrier, d'Eradan, l'humain rodeur et d'Andriel, l'elfe gardienne du pouvoir (magicienne). A chaque chapitre, on décide lequel on incarne et c'est parti pour l'aventure. Il est possible de choisir leur apparence mais dans une très faible mesure et surtout lorsqu'on change de personnage, celui qu'on incarnait reprend son apparence par défaut...

Trois arbres de compétences sont disponibles pour pousser un peu la personnalisation, cependant on découvre assez vite que le gameplay de ces trois classes différentes est en fait assez identique (la magicienne fait ainsi souvent du corps à corps) et que l'IA de ses compagnons est bien souvent pas terrible...

Les combats se révèlent donc assez répétitifs.

La répétition s'avère être une des grandes faiblesses du jeu : la progression est ultra linéaire avec de nombreux murs invisibles et suivant toujours le même principe. On arrive, on suit un chemin tout tracé où l'on affronte des ennemis souvent identiques jusqu'à combattre le boss final...  Le jeu propose une durée de vie assez longue (une quinzaine d'heures) mais on se lasse vite à force de toujours faire la même chose.

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Les graphismes ne sont pas spécialement beaux et les déplacements des personnages forts raides. Ce n'est donc pas la technique qui sauvera le jeu.

Cependant, les collectionneurs pourront trouver leur bonheur avec ce titre où les ennemis lâchent des armures et armes à tout va.

Conclusion

Le seigneur des Anneaux : La Guerre du Nord est un jeu qui pourrait être sympa mais rate quelque peu son coup.

La linéarité et la répétitivité du titre font qu'au bout d'un certain temps, on commence à s'ennuyer malgré les quelques bonnes idées présentes.

On peut malgré tout passer un bon moment à basher du mob sans trop de prise de tête mais il ne faut pas s'attendre à mieux. Dommage !

Ma note : 6,5/10

        

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[Test] Need for Speed The Run, de l'arcade classique pour fan conquis 
par Quantic

vendredi 23 décembre 2011 18:59 2 commentaires

Need for Speed est un peu à l'image des licences sportives d'EA Sports… Un nouvel épisode chaque année même si on ne le demandait pas vraiment.

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Comme c'est le cas avec d'autres grosses licences, Need for Speed est développé en alternance par Criterion et par Black Box (pour l'épisode de cette année) et malheureusement, Black Box s'en sort en moyenne un peu moins bien.

Course arcade ou quick time events, mon coeur balance ?

Ce nouvel épisode était présenté comme révolutionnaire avec des séquences à pied, une première pour la série...

Au final, la tentative de scénariser et d'impliquer le joueur en dehors de la voiture est ratée. Le scénario est digne s'une série Z : Vous êtes poursuivi par la Mafia et la seule manière de vous en sortir est de gagner une course qui traverse les USA d'Ouest en Est avec près de 250 concurrents à doubler...

Bon d'accord, votre sponsor est bien séduisante mais elle ne sert quand même pas à grand-chose. Quant aux fameuses séquences à pied, il y en a au total... 3 ! Toutes bourrées de quick events lourdingues et qui ne font même pas évoluer la trame scénaristique. Décevant !

Heureusement, on ne joue pas à Need for Speed pour ces soi-disants nouveautés mais pour le pilotage et l'intensité de l'action. Et là aussi, le constat n'est pas forcément brillant. Les épreuves proposées s'avèrent très répétitives et les circuits pas toujours très intéressants. Le pilotage, de son côté, est fidèle à lui-même, donc très arcade. Ici seuls la vitesse de pointe et les réflexes pour éviter la circulation font vraiment la différence. Le freinage et les dérapages sont tellement mal simulés qu'on apprend vite à utiliser les murs pour freiner efficacement.

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Répétitif mais intense.

Heureusement, il reste quand même quelques éléments rendant le jeu intéressant. D'abord, l'intensité des courses scénarisées... Même si elles sont peu nombreuses, ces courses sont une petite merveille à piloter, pas forcément pour leur difficulté mais pour l'impression générale de survivre à l'enfer qui se déchaîne autour de vous (avalanche, tempête de sable, …). Les poursuites avec la police et/ou la mafia sont également assez amusantes car il vous faudra éviter les barrages et les coups de feu.

Enfin, reconnaissons à cet épisode un vrai effort dans ses environnements puisque au cours des 10 chapitres, nous aurons l'occasion de traverser tous les environnements typiques des Etats-Unis depuis les arides déserts jusqu'aux grandes plaines en passant par les Rocheuses enneigées... et pour avoir moi-même traversé les USA quasiment d'Ouest en Est, je dois dire que j'ai pris mon pied à (re)découvrir ces environnements très réussis.

Malheureusement, cela ne suffira pas à faire de cet épisode une réussite... Le plus gros point négatif étant sans aucun doute la durée de vie minuscule de ce titre. Pour ma part, il m'aura fallu un peu moins de 5 heures de jeu pour terminer le scénario principal et encore, en recommençant volontairement certains circuits pour améliorer mon temps... Voilà qui fait quand même un peu court et même si chaque étape permet de débloquer un mode défi... Celui-ci s'avère assez peu intéressant.

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Conclusion

Need for Speed est une licence un peu en perte de vitesse et cet épisode le confirme.

Même s'il propose des environnements très réussis et des courses parfois débordantes d'intensité, il ne parvient pas à maintenir notre intérêt avec un pilotage ultra-arcade et une majorité de courses molles, peu intéressantes et trop répétitives.

Avec un solo bâclé en moins de 5 heures de jeu, seul l'amateur de la série y trouvera réellement son compte.

Pourtant, l'action est au rendez-vous et le plaisir de déborder le dernier concurrent sur la ligne est intact.

Espérons qu'EA réussira à redresser la barre pour le prochain épisode !

Note : 6/10

        

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