[Test] Magic : Duels of the Planeswalkers, Magic pour les débutants 
par Quantic

lundi 10 octobre 2011 19:15 3 commentaires

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Duels of the Planeswalkers est un jeu basé sur le célèbre jeu de cartes à collectionner Magic : The Gathering.

Pour ceux qui ont passé les 15 dernières années sur une île déserte, Magic met aux prises deux sorciers utilisant la magie des éléments pour invoquer des créatures et divers autres pouvoirs afin de détruire leur adversaire.

Nous avons toujours été attiré par ce jeu de cartes et même si nous ne sommes pas des joueurs assidus, nous achetons régulièrement des boosters afin de faire un petit tournoi sealed à deux ou avec des amis.
Autant le dire tout de suite, comme nous ne jouons pas régulièrement, nous ne connaissons pas bien les cartes et nous sommes très mauvais mais les mécanismes du jeu et l'aspect collection ont toujours été des éléments faits pour nous plaire.

Aussi, tester Duels of the Planeswalkers ne nous a pas demandé un énorme investissement puisque nous connaissions déjà les règles de bases.

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Au contraire d'un Magic Online, qui vise un public d'ultra connaisseurs, Duels of the Planeswalkers est un jeu destiné aux débutants. Et il est vrai que le moteur de jeu aide bien à la compréhension des mécanismes de jeu et vous permettra d'être moins ridicule lors de votre prochaine partie live.

Même si le jeu se destine aux débutants, je souhaite bonne chance à quelqu'un qui ne connait pas du tout l'univers Magic pour arriver à s'en sortir car quoi qu'on en dise, Magic reste un jeu complexe quand on y a jamais joué et impose la compréhension de mécanismes de base pas toujours bien expliqués dans le tutorial.

A l'opposé, si vous êtes un habitué, passez votre chemin, ce jeu ne vous apprendra pas grand-chose et Magic Online reste votre meilleur choix pour jouer en ligne. DotP s'adresse donc avant tout aux débutants éclairés qui ont déjà joué quelques parties mais qui aimeraient approfondir leurs connaissances. Exactement notre profil et je dois reconnaitre que je me suis beaucoup amusé sur ce jeu.

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Quel dommage qu'après la période d'apprentissage, il soit impossible de créer son propre deck et de le tester en multi contre des joueurs du monde entier. On sent bien bien que Wizards of the Coast a bien fait attention à ne pas trop concurrencer sa poule aux oeufs d'or : Magic Online en limitant fortement les possibilités de construction de decks.

Mais n'en attendez pas plus que cela, le scénario est inexistant, l'emballage graphique minimaliste et le doublage proche du ridicule. Il faut donc considérer ce jeu comme une excellente manière d'apprendre à jouer à Magic et c'est finalement tout ce qu'on lui demande.

Conclusion

Destiné aux débutants, Duels of the Planeswalkers mélange duels et défis afin de vous apprendre à jouer à Magic. Il s'agit clairement d'un produit d'appel pour vendre plus de cartes papiers mais si vous désirez comprendre le jeu et être moins ridicule lors de votre prochaine partie Live, ce jeu est un bon achat sur lequel nous avons passé plusieurs heures agréables. Ne vous attendez pas à un jeu grandiose mais pour le prix, on en a largement pour son argent.

Note : 7,5/10

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Le jeu est disponible sur Steam, PSN et Xbox Live contre une petite dizaine d'euros. A noter qu'à l'achat du jeu, vous recevez un code pour recevoir gratuitement un premier deck papier ainsi qu'une carte exclusive.

        

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[Test] Madden NFL 2012 : le foot US comme si vous y étiez (nous on y est ;-) ) 
par Quantic

mercredi 05 octobre 2011 19:30 4 commentaires

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Le renouvellement des licences sportives EA, c'est comme les saisons, ça revient chaque année, cela ressemble beaucoup à l'année d'avant mais on ne sait jamais s'il y aura plus de soleil ou plus de pluie (traduction : beaucoup de nouveautés ou un simple copier/coller).

Je ne suis pas un grand fan des licences sportives et les débats annuels accompagnant la sortie du dernier FIFA vs PES me laissent de marbre mais pour le foot US et Madden, je fais une exception.

Même si je suis certain que peu d'entre-vous seront passionnés par ce test, le fan de foot US que je suis se réjouit chaque année de la sortie d'un nouveau Madden.

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Que de chemins parcourus depuis mes premiers émois sur Madden NFL 92 sur ma Mega Drive !

Chaque année, cette licence culte aux USA (qui trône régulièrement parmi les meilleures ventes annuelles) améliore légèrement la recette qui fait d'elle la meilleure simulation de foot US... Et de loin.

Le passage à la Next Gen il y a quelques années avait été très bénéfique à la série en proposant des animations 3D des joueurs totalement bluffantes mais en dehors de cet aspect technique, cette licence reprend quasiment tout du monde du foot US professionnel. Du mode franchise ultra complet vous permettant de gérer votre équipe favorite de A à Z au mode star vous permettant de développer votre propre joueur, ce jeu est une véritable encyclopédie ultra-complète de la discipline.

Mais tout cela ne serait rien sans le gameplay tip top des matchs. Avec des choix de stratégies quasiment automatiques pour les débutants aux modes full manuels pour les pros (qui ont même la possibilité de changer les routes des joueurs), le jeu est abordable pour tout amateur qui connait un minimum le foot US.

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Et une fois le ballon en jeu, les différents postes sont quasiment tous contrôlables, en commençant par le quarterback, bien sûr mais on peut même contrôler le bloqueur qui ouvre la voie à son running back. Quel que soit votre poste préféré, vous pourrez l'occuper virtuellement avec une maniabilité améliorée à chaque épisode.

Vous aurez compris que je suis fan de cette licence exceptionnelle mais est-il pour autant utile d'acheter cette mise à jour si l'on possède la version 2011 ?

C'est toujours le même problème avec les mises à jour annuelles de EA Sports. Si vous êtes un fan absolu de foot US, je répondrai très simplement : oui, naturellement, c'est indispensable, ne fut-ce que pour jouer en ligne contre d'autres passionnés.

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Mais pour les moins intégristes, la mise à jour se justifie nettement moins.
Pour ma part, je jouais encore sur la version 2009 et ait donc sauté les éditions 2010 et 2011. Et j'ai été bluffé par le nombre d'améliorations rendant ma version totalement obsolète. Un rythme d'achat d'un exemplaire tous les deux ans me semble donc le meilleur équilibre possible.

Concernant les spécificités de cette édition 2012, il faut surtout insister sur le nouveau système de collision qu'EA applique d'ailleurs également à FIFA et NHL. Dans le cas de Madden NFL, c'est vraiment un plus, particulièrement dans le jeu de courses où l'on a beaucoup plus l'impression de contrôler son joueur et de faire la différence par un cut bien placé.

Au moment des ralentis, j'ai été très impressionné par la qualité des animations. Précédemment, on avait déjà presque l'impression de regarder un match à la télé mais certaines transitions faisaient mal aux yeux, tellement elles étaient hachées, ce problème est maintenant quasiment résolu.

Vu la qualité visuelle de ce jeu, je rêve déjà de ce que cela donnera sur la prochaine génération de consoles !

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Conclusion

Il est toujours difficile de noter un jeu EA Sports et ses mises à jours annuelles. Le millésime 2012 de Madden NFL est une bonne année, sans doute meilleure que les petites années 2010 et 2011 et justifie sans doute la mise à jour si comme moi vous aviez passé votre tour depuis quelques années.

Le système de collision amélioré et les multitudes de petites améliorations font de cette licence, un incontournable pour tout fan de foot US.

S'il s'agissait du premier jeu de la licence ou qu'Electronic Arts ne le mettait à jour que tous les 3-4 ans, il mériterait un 9/10 facile mais vu le rythme de mise à jour annuel et le peu d'améliorations d'année en année, je serai un peu plus sévère tout en me répétant : Si vous aimez le foot US (ou que vous aimeriez mieux le comprendre) et que vous n'avez jamais joué à un Madden ou que votre version date de 2-3 ans, foncez, c'est le meilleur jeu du genre. Si vous avez déjà une version 2011, testez la démo pour sentir si les changements vous semblent indispensables.

Ma Note : 7,5/10

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[Test] Pac Man & Galaga Dimensions, des classiques pour la 3DS 
par Quantic

vendredi 30 septembre 2011 19:20 2 commentaires

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Namco surfe sur la vague rétro en proposant sur 3DS, un mix modernisé des grands classiques que sont Pac Man et Galaga. Jouer sur la fibre nostalgique fonctionne vraiment bien car je ne compte pas les heures passées sur ces deux jeux à leur époque de gloire.

En plus des deux jeux identiques aux originaux (et donc affreusement difficiles), Namco propose également quelques versions modernisées avec du très bon : l'excellent Pac Man Championship Edition (qui s'avère vite devenir une véritable drogue) ou Galaga Legions, deux titres qui réussissent à moderniser le gameplay de leurs illustres ancêtres tout en gardant le fun et les défis offerts par le jeu original.

Mais aussi du très mauvais : Pac Man Tilt, un jeu de plateforme très mou, très lent et vite énervant ainsi que Galaga 3d impact, piètre tentative d'adapter le gameplay Galaga à l'ère moderne. Seule consolation, vous pourrez jouer à ces deux jeux avec le gyroscope mais vous passerez vite à autre chose, croyez-moi !

Au final, on se retrouve avec 2 classiques qui ont bien vieilli, 2 adaptations modernes très réussies et 2 bouses totales à éviter comme la peste.

A moins d'être fans de ces deux licences cultes, on finit donc par se lasser bien vite, à moins d'avoir une bande de copains et de se faire une chasse au High score.

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Conclusion

Cette compilation s'adresse donc avant tout aux nostalgiques qui veulent profiter sur leur 3DS de grands classiques avec un effet 3D subtil mais relativement agréable. Il ne faut rien en attendre de plus et même si 6 jeux sont proposés, seuls 4 valent vraiment la peine d'être joués et dans la réalité seuls Pac Man CE et Galaga Legions réussiront à vous tenir en haleine sur la durée.

Un bon titre pour les amateurs de challenge mais certainement un peu cher au vu du nombre de jeu proposé.

Ma Note : 5,5/10

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[Test] Resistance 3, Les chimères n'auront pas le dernier mot ! 
par Quantic

mercredi 28 septembre 2011 20:10 5 commentaires

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Avec Resistance 3, sorti début Septembre, Sony se place d'emblée dans le peloton de tête des grosses sorties FPS en ayant pas loin de deux mois d'avance sur ses principaux concurrents (au hasard Battlefield et Call of Duty).

Alors, Sony veut-il couper l'herbe sous le pied à Activision et Electronic Arts en sortant une bombe avant que la guerre du plus gros FPS soit déclarée (comme Square Enix a si bien réussi avec Deus Ex : HR) ou au contraire veut-il se dépêcher d'en vendre un gros paquet sachant que son jeu allait se faire manger tout cru dans une confrontation directe ?

Quand on pose la question, c'est souvent que l'avis est un peu partagé...même si Resistance 3 ne joue pas tout à fait dans la même cour que les FPS militaristes militaires cités plus haut.

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Pour ceux qui débarquent de la Lune, la série des Resistance (née avec la PS3) raconte la guerre sans merci que se livrent les humains et les chimères. Les chimères sont des humains mutants contaminés par des spores venus de l'espace et déposés sur Terre lors de la célèbre (et mystérieuse) chute de météorite à Tunguska en Sibérie en 1908.

En 1957, quand le scénario de cet épisode commence, 90 % de la population est contaminée et les survivants vivent terrés dans l'angoisse d'échapper à leurs agresseurs...

La série des Resistance mixe habilement ambiance post seconde guerre mondiale et attaque de zombies intelligents. L'originalité de Resistance vient surtout de son univers uchronique très riche et auquel on s'attache rapidement.
Mêmes si les personnages et les situations restent très stéréotypés, on arrive quand même à s'intéresser au scénario malgré des cinématiques que j'ai trouvé un peu en deça d'autres productions du même genre.

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L'habitué de la série ne sera pas trop dépaysé par ce nouvel épisode. Les armes sont proches, voire identiques et le gameplay a trop très peu évolué. C'est même le reproche principal que l'on peut faire à Resistance 3 : le peu de changements par rapport aux précédents épisodes. De l'aveu même des développeurs, leur nouveau bébé n'est pas une révolution mais une évolution. Quelques nouvelles armes, une IA légèrement améliorée (mais encore bien souvent crétine), des graphismes un peu plus joli. On sent que la licence arrive à bout de souffle.

Même si le jeu reste agréable pour tout amateur de FPS grâce à son scénario et surtout grâce aux armes chimériennes particulièrement sympathiques, ce nouvel épisode peine à décoller et on arrive au bout de la dizaine d'heure de jeu nécessaire au scénario solo sans grande passion, même si aucun défaut majeur ne vient entacher cette production.

Un peu à l'image d'un Killzone 3 testé en début d'année, Resistance 3 n'a jamais réussi à me faire frissonner même si je ne me suis jamais ennuyé non plus.

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Ne vous attendez pas à un challenge surhumain car le jeu s'avère relativement simple pendant 80% du jeu. La difficulté fait un bond soudain lors des derniers chapitres mais reste tout à fait abordable.

Côté Multi, la campagne peut se jouer en coopération en split screen ou à distance. Comme d'habitude, en split, le jeu est déroutant vu la taille réduite de l'écran et je vous conseille le coop à l'aide du PSN toujours aussi réussi.

Côté compétitif, le multi pourra vous occuper quelques heures de plus avec des modes assez classiques et des maps bien foutues mais n'offre pas un challenge hyper passionnant. Bon à savoir si vous l'achetez d'occasion sans le PSN Pass (la honte de Sony !).

Enfin, production Sony oblige, Resistance 3 a pour mission de vendre du Move et de la télé 3D.

Pour la télé 3d, difficile de vous dire si le jeu est intéressant puisque nous ne sommes pas (encore) équipés.

Pour le Move, on peut dire que le jeu fonctionne plutôt bien, il est sans doute un peu plus difficile qu'avec la manette et le plaisir de jeu n'est pas le même. Le Move est décidément plus adapté à des rails shooters où il ne faut pas contrôler le mouvement de son perso mais le résultat n'est pas non plus totalement désagréable.

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Conclusion

Resistance 3 s'annonçait comme un challenger de luxe pour les grosses productions FPS de fin d'année et c'est probablement le statut qu'il gardera. Fidèle à la licence, Resistance 3 offre un scénario intelligent et un gameplay mélangeant FPS moderne et petites touches old school qui s'intègrent bien.

Pourtant, en y jouant, il m'a toujours manqué ce petit quelque chose qui distingue un bon jeu d'un excellent jeu. Peut-être que les développeurs ne sont pas allés au bout de leurs idées mais j'ai toujours eu une petite impression de manque. L'univers est intéressant mais on n'a pas l'impression d'y vivre réellement. Le gameplay ne plaira pas forcément aux adeptes du skill à tout prix. L'ambiance sonore est réussie mais peu enthousiasmante… C'est vraiment une impression de trop peu qui ressort de cette production.

Si Resistance 4 il y a, on peut espérer que Sony donnera à Insomniac les moyens de rendre son jeu plus complet, plus abouti.

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Néanmoins, si vous êtes fan de la licence, vous y trouverez votre compte mais ne vous attendez pas à des nouveautés en pagaille. Pour les autres, l'univers pourra vous convaincre.

Pour ma part, n'étant pas un grand fan des FPS "militaristes" à venir, je vous conseille de donner sa chance à cette production pas toujours parfaite mais dont l'univers m'a séduit en vous essayant à la démo solo disponible sur le PSN.

Ma Note : 7,5/10

        

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[Test] Dead Island, Sea, sex and... Zombies ?! 
par Aelya

samedi 24 septembre 2011 19:32 6 commentaires

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Le sable chaud, les cocotiers, la plage, un hôtel de luxe sur une magnifique île tropicale : voilà le cadre idéal pour des vacances de rêve ! Mais petit problème, une infestation de zombie vient justement de se produire dans ce petit paradis sur terre. Ce refuge isolé du reste du monde se transforme donc subitement en cage où il faudra lutter pour sa survie à chaque instant.

Tel est le pitch de Dead Island, le dernier Zombie slasher de Techland qui avait fait le buzz dès janvier dernier en dévoilant un magnifique trailer (vous pouvez le visionner sur notre article de l'époque) et qui était donc attendu avec impatience.

On incarne au choix l'un des quatre personnages, tous immunisés contre la zombification (malheureusement) : une asiatique spécialisée dans les armes tranchantes, une bodyguard spécialiste des armes à feux, un rappeur aimant les armes contondantes et enfin un ancien joueur de football américain doué pour lancer des trucs. Chacun a un arbre de spécialisation spécifique, divisé en trois branches, qui permet de personnaliser son personnage.

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Perso, j'ai opté pour la jolie asiatique et ma première priorité fut d'augmenter mon inventaire, je l'avoue^^ J'aime les grands sacs, IRL ou IG ;-)

Bref, le jeu commence juste après le début de l'épidémie et on doit se débrouiller pour sortir de l'hôtel et rejoindre d'autres rescapés. Cette partie sert de tutorial et ce n'est qu'une fois les autres rejoints que les choses sérieuses commencent.

Déjà trouver des armes. On débute le jeu en ramassant tout ce qu'on trouve : manche à balais, pagaie, bout de tuyau rouillé... On est tout content quand on tombe sur quelque chose de solide et susceptible de faire bien mal ! Mais en plus, il faut faire attention, toutes les armes s'usent au fur et à mesure de leur utilisation et finissent par casser au pire moment si on n'y prend pas garde ! J'étais donc en stress constant à ce sujet, surtout lorsqu'on trouve une bonne arme telle une machette. Heureusement, des ateliers de réparation/amélioration sont éparpillés par ci par là et permettent de tout remettre à neuf.

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Ensuite, les zombies. Même si on n'est pas vraiment submergé par des vagues de zombies (c'est donc assez différent du trailer qui nous avait séduit en Février), ceux-ci sont quand même assez présents. Il faut donc avancer prudemment, en écoutant bien les alentours pour espérer détecter une possible attaque. Et même comme ça, on se fait surprendre ! Surtout que différents types de zombies existent et j'avoue profondément détester ceux qui poussent des hurlements stridents et courent à toute allure : leur cris m'ont donné des frissons !

En effet, malgré le cadre idyllique, j'ai ressenti des moments de stress ou d'angoisse, pas vraiment lorsque j'étais attaquée mais plutôt juste avant, quand c'est trop calme, dans ces instants où l'on se demande par quel côté cela va nous tomber dessus.

Le monde est vraiment grand (heureusement, on peut conduire des véhicules pour se déplacer et écraser des zombies, une voiture étant en fait une très bonne arme pour gagner de l'xp facile) mais il n'est que semi ouvert : l'île est divisée en différentes zones auxquelles on ne peut accéder qu'en ayant fait certaines quêtes.

Le gameplay est assez facile à appréhender. On peut facilement jongler entre différents types d'attaques comme donner des coups avec une matraque, trancher un bras, donner un coup de pied et finalement lancer son arme sur ce zombie qui refuse de mourir, nom d'un chien !

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Tout cela fait de Dead Island un jeu vraiment bon, malheureusement certains aspects viennent ternir le tableau.

Le plus gros point noir est le système de sauvegarde. On ne sait jamais vraiment quand le jeu sauvegarde : c'est censé être après la résolution d'une quête mais parfois ce n'est pas le cas. Ainsi, j'ai fait toute une quête secondaire, suivie d'une autre quête. Je retourne à la base, valide mes quêtes et je me dis que là, c'est bon, ma progression a dû être enregistrée. Je me déconnecte. La fois suivante, je me suis reconnectée au milieu d'un troupeau de zombies qui m'agressaient, à l'autre bout de la carte, avec une de mes deux quêtes non validées... Énervant !

Donc, en plus de l'ambiance angoissante, on peut aussi compter sur l'angoisse des sauvegardes ! Et si j'apprécie la première, la seconde gâche un peu le plaisir de jouer. Une sauvegarde manuelle aurait été tellement plus simple...

Certaines incohérences se font aussi sentir dans les quêtes. Ainsi, j'aide une jeune femme à retrouver son ours en peluche (oui, j'ai bien dit son ours en peluche). Ensuite, je tombe sur une autre jeune femme qui recherche désespérément sa soeur. Ah, mais c'est cool ça, c'est elle que je venais d'aider avec son ours ! Je vais pouvoir lui dire que je l'ai vue et qu'elle va bien. Que nenni ! Ce serait trop simple... Il me faudra refaire tout le chemin, reparler à la soeur et revenir valider la quête ! Ce genre de quêtes "boite aux lettres" est légion dans le jeu et gâche un peu le plaisir.

L'inventaire n'est pas très logique lui-non plus. On est limité à un certain nombre d'armes/kits de soin/alcool mais par contre on peut ramasser autant d'objets "secondaires" que l'on veut. Je transportais donc constamment 50 clous, 50 batteries, 50 bric-à-bracs électriques, 50 tuyaux flexibles, 50 gros scotch, 50 bandages (que je ne peux pas utiliser pour me soigner), 50 torchons, 50 boites de conserves (qui ne redonnent pas de santé), 50 bouteilles d'eau, etc. C'est clair que IRL je peux porter tout ça sans problème...

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Enfin, il faut reconnaître qu'on peut ressentir une certaine répétitivité. Attention, cela est cependant en grande partie dû à la très longue durée de vie du jeu ! En effet, pour finir la première partie de l'île et accéder à la ville en faisant les quêtes secondaires, il m'aura fallu une quinzaine voire une vingtaine d'heures !  Je vous laisse imaginer la durée de vie totale, surtout que le mode co-op vient en rajouter une bonne couche.

Conclusion

Dead Island est un très bon zombie slasher avec un cadre original et une ambiance bien sympathique, cependant certains défauts et bugs empêchent de pleinement profiter du jeu. Il semble un peu fini à la va-vite sans vraie finalisation satisfaisante. Et si les premières heures de jeu sont agréables et stressantes, une fois le plaisir de la découverte passée, la répétitivité de ce titre se fait vite sentir.

Celui-ci offre malgré tout une expérience agréable si l'on passe outre ces inconvénients.

Ma Note : 7/10

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Le petit mot de Quantic

Autant le dire tout de suite, je n'attendais pas vraiment Dead Island. Sans doute parce que la preview à laquelle on avait assisté il y a quelques mois ne m'avait pas impressionnée.

J'ai été d'autant plus surpris de découvrir un jeu agréable, avec beaucoup de liberté et finalement très fun à jouer. Malheureusement, c'était sans compter la répétitivité et les bugs.

Le système de construction des armes est vraiment sympathique et le monde semi-ouvert confère une vraie impression de liberté qui pousse à une découverte acharnée pendant les premières heures de jeu. On s'amuse à démembrer les zombies et on ne s'occupe même pas trop de sa quête principale, tellement on s'amuse à découvrir l'univers.

Malheureusement, on finit rapidement par comprendre que toutes les quêtes se ressemblent un peu et que démembrer à tour de bras (le jeu de mot, quel talent ;-) ), c'est amusant quelques heures mais cela devient vite du travail à la chaîne.
Les bugs très nombreux (sauvegardes, IA, chronologie des quêtes…) et le repop intempestif des objets/ennemis ont vite eu raison de l'enthousiasme du début.

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Dead Island reste un jeu réussi car mélangeant presque tous les gameplays du genre et parvient à apporter un peu de fraîcheur au genre "Zombies" mais les bugs et la répétitivité n'aident pas à accrocher sur le long terme.

A noter que Dead Island bénéficie d'une belle durée de vie (50 heures facile) et s'avère assez souvent assez difficile.

Deep Silver signe donc un jeu avec un bon potentiel, un peu gâché par un aspect technique un peu limite.

N'empêche que les amateurs devraient y trouver leur compte.

Ma Note : 7/10

        

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[Test] BodyCount, du FPS brut sans fioritures 
par Quantic

vendredi 16 septembre 2011 19:08 6 commentaires

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Voilà un FPS un peu sorti de nulle part et que je n'attendais pas vraiment au tournant.

Nous sommes loin des grosses productions actuelles ultra scriptées, débordant de cinématique et qui transforme un FPS en une expérience quasi cinématographique.
Codemasters en revient véritablement aux bases, un jeu de shoot, sans fioritures.

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Un scénario, pour quoi faire ?

C'est peut-être l'élément qui m'a le plus choqué dans cette "petite" production, l'absence quasi totale de scénario. Vous savez que vous êtes un mercenaire, au service d'une sombre organisation, le Network qui lutte contre les grands méchants du Target et vous êtes vaguement balancé d'une mission à l'autre par un scénario grandguignolesque, sans aucun intérêt.

Pire, non seulement, le scénario est inexistant mais l'univers en lui-même n'est pas très cohérent en vous faisant voyager entre l'Afrique, l'Asie et les bunkers du Target sans véritablement vous impliquer. Ce ne sera donc certainement pas pour son univers que vous jouerez à BodyCount.

Le côté technique ne sauvera pas non plus ce jeu. Les environnements sont peu nombreux (3 à tout casser), les maps recyclées à tout va, les freezes sont légions, bref, pas une grande réussite, ni technique, ni artistique puisque le jeu n'a pas vraiment de personnalité.

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Finalement, seul le gameplay sauve un peu la mise. Les développeurs l'avaient annoncé, ils ne voulaient pas faire dans la dentelle. Ici, on est Rambo, c'est du "moi vois, moi tue". Inutile de se poser des questions, tout ce qui bouge doit être dégommé. Même si ce gameplay très bourrin s'avère au final assez fun, les défauts restent néanmoins nombreux : maps très brouillonnes, système d'objectifs très peu clairs et maniabilité souffrant d'une lenteur excessive pour un jeu qui se veut "arcade". Rajoutez une durée de vie proche d'une longue après-midi et vous obtenez un jeu qui peine à obtenir la moyenne.

Le multi rallonge un peu la durée de vie mais reste peu original et surtout pas assez fréquenté que pour justifier à lui seul l'achat du jeu.

Et pourtant, malgré tous ces défauts, j'ai quand même terminé le jeu solo, preuve que ce jeu reste agréable dans son genre. Le fait que les environnements soient entièrement (ou presque) destructible, que l'on balance des grenades et des mines par palettes entières confèrent un côté très fun et très arcade au gameplay, ce qui est finalement très défoulant.

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Conclusion

Beaucoup de défauts et peu de vraies qualités pour ce FPS hyper bourrin et pourtant, il occupera à merveille un week end pluvieux. Il constitue un bon défouloir, sans prise de têtes... et c'est finalement, la seule chose qu'on lui demande.

Dommage que Codemasters n'ait pas décidé de le vendre directement en Budget, parce que c'est dans cette catégorie de prix que ce jeu s'épanouirait le mieux. Si vous le trouvez à 20 euros dans quelques mois et que vous appréciez les FPS bourrins, n'hésitez pas, vous vous amuserez comme un petit fou mais au prix plein, il est difficile de le conseiller même à l'amateur de FPS le plus bourrin du monde.

Note : 4,5/10 

        

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[Test] From Dust : un bac à sable pour Dieu en devenir 
par Aelya

mercredi 14 septembre 2011 18:57 6 commentaires

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From Dust est le dernier God Game développé par le légendaire Eric Chahi et édité par Ubisoft.

Les hommes ont perdu la mémoire de leur passé et se retrouvent donc dépourvus dans un monde hostile. Heureusement, ils parviennent à invoquer le souffle, sorte de divinité serpentesque, qui les aidera à recouvrer leurs souvenirs perdus et surtout à survivre.

Le joueur incarne donc ce souffle qui possède certains pouvoirs, les principaux étant de pouvoir déplacer terre, eau et lave. Par la suite, en bâtissant des villages autour de totems spécifiques, d'autres capacités, telle que figer, évaporer l'eau ou encore éteindre les incendies seront disponibles.

Votre première tâche consiste donc à construire des villages autour de totems. Pour cela, il faut faire en sorte que la zone soit accessible et habitable, ce qui impliquera de parfois détourner des rivières ou de construire des barrages pour stopper les tsunamis.

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Cependant, chaque action entraine une réaction que l'on n'avait pas forcément prévue. Ainsi en prenant la terre d'un endroit, on peut sans le vouloir créer un petit cours d'eau qui au fur et à mesure se transforme en rivière qui pourra inonder votre village !

Une fois un village construit, la végétation se développera, attirant les animaux mais pouvant aussi débloquer certaines mémoires de votre peuple si vous parvenez à recouvrir un certain pourcentage de la carte.

Suivant les cartes, il faudra ériger un ou plusieurs villages autour des totems tout en faisant face à certains éléments (tsunamis toutes les 3 minutes, incendies...). Une fois cet objectif atteint, votre peuple pourra émigrer vers la prochaine map où il faudra faire face à de nouveaux challenges. Malgré les différents pouvoirs ou les différents éléments à affronter, le jeu s'avère donc assez répétitif. Heureusement, des défis assez sympas diversifient un peu le jeu et rallonge sa durée de vie à 5/6 heures.

Il est intéressant et amusant de jouer avec les éléments et changer la surface du monde. J'ai vraiment été impressionnée par la gestion de l'eau dans From Dust : on comprend combien elle peut être dévastatrice !

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Malheureusement, cet aspect bac à sable est gâché par une maniabilité laissant à désirer.

J'ai testé le jeu sur PC, préférant la précision d'une souris, mais j'ai déchanté assez vite puisque celle-ci est très mal gérée rendant le jeu presque mieux jouable avec une manette xbox (un comble !). Par exemple,  il est difficile de prélever la matière voulue ou de viser exactement l'endroit où l'on désire déposer cette matière. Cela s'avère très frustrant surtout si on tente de créer un "pont", la terre coulant et ne pouvant plus être récupérée.

Les indigènes ne sont pas contrôlables directement (comme dans tout bon god game), ce qui ne poserait pas de problème s'ils n'étaient pas parfois un peu stupides. Par exemple, on sue sang et eau à leur créer un magnifique chemin vers le prochain totem, mais eux décident de tout contourner et se retrouvent coincés de l'autre côté de la map... un peu frustrant.

Enfin, les graphismes du jeu jouissent d'une vraie recherche artistique pour retranscrire un univers tribal dont les teintes varient selon l'élément d'un chapitre. Il est par contre dommage que la même cinématique soit utilisée au début de chaque chapitre et surtout qu'on ne puisse pas la passer !

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Conclusion

J'avoue que la magie de ce God Game n'a pas vraiment opérée sur moi.

J'ai pris plaisir à jouer le souffle divin, à m'amuser avec les différentes matières et à voir les effets des unes sur les autres. Cependant, la maniabilité brouillonne couplée à une certaine répétitivité ont rendu mon expérience de jeu assez frustrante (je ne suis pas la patience incarnée^^), m'obligeant à progresser par courtes sessions de jeu.

From Dust constitue donc un bon "petit" jeu pour tout amateur de God Games en manque, il faut dire que le genre devient assez rare ces dernières années. Mais Eric Chahi, fort de son expérience, aurait pu signer tellement mieux. Heureusement, le jeu étant disponible pour seulement une quinzaine d'euros, il sera difficile de regretter son achat.

Note : 7/10

From Dust est disponible exclusivement en téléchargement XBLA, Steam et dès le 14 Septembre sur le PSN.

        

dans Gaming, PC, PS3, Test, Xbox360
Tags : test, from dust, ubisoft, godgames, pc

[Test] Deus Ex : Human revolution, le jeu de l'année ? 
par Quantic

jeudi 08 septembre 2011 19:45 5 commentaires

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Autant être très clair, je suis un fan absolu du premier épisode de la licence Deus Ex, qui reste à mes yeux, le plus grand jeu de tous les temps. A l'inverse, Deus Ex 2 a sans doute constitué ma plus grande déception de tous les temps ;-)

Alors quand ce  Deus Ex : Human revolution a été annoncé, je suis longtemps resté dubitatif sur ce que Eidos Montréal allait pouvoir produire sans le créateur de génie de la licence et du genre Deus Ex : Warren Spector !

Parce que, oui, Deus Ex est un genre à lui tout seul : FPS (surtout à cause de sa vue à la 1ère personne), infiltration, RPG, ... Impossible de caser ce jeu dans un genre particulier.
Même si pour ma part, c'est en infiltration, en ne tuant aucun ennemi et en piratant à tout va que je prends le plus mon pied sur ce jeu, chacun pourra y trouver son compte.

Il est ainsi tout à fait possible de se la jouer gros bourrin mais ce n'est pas forcément la méthode la plus simple et en plus, vous passeriez à côté de 90% de la finesse du gameplay de Deus Ex. Soyez prévenu, si vous cherchez un simple FPS, Deus Ex n'est sans doute pas fait pour vous. Ceci dit, les armes sont sympathiques, bien modélisées mais le gameplay FPS n'est pas le plus réussi. Mais si vous n'êtes pas aussi intégriste que moi et acceptez de déclencher quelques alarmes, vous pourrez facilement vous en sortir avec quelques coups de mitrailleuses avant de repartir en mode furtif.

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Ca, c'est le Deus Ex que je connaissais début 2000, mon jeu culte mais est-ce que ce Deus Ex : Human Revolution a vraiment réussi le passage du millénaire ?

Sans hésitation, je dirai que oui. Même le gros intégriste de la licence que je suis y a trouvé son compte. Le jeu n'est pas exempt de défauts (j'y reviendrai) mais le gameplay est très proche de celui de l'original et Eidos a réussi le défi ultime, à savoir garder l'âme du gameplay original tout en le saupoudrant d'éléments modernes... Ils ont donc évité l'écueil Duke Nukem Forever et son gameplay d'une autre époque.

Par exemple, l'infiltration est toujours aussi jouissive et terminer une mission sans avoir déclenché la moindre alarme et sans avoir tué un seul garde est toujours aussi gratifiant.

Mais le gameplay n'est pas le seul point positif du jeu, bien loin de là, le scénario est également à la hauteur.

Pour ceux qui n'ont pas tout suivi, Deus Ex : HR est une prequel des évènements de Deus Ex I et II. Les augmentations sont donc moins évoluées et plus "mécaniques".

Vous incarnez Adam Jensen, chef de la sécurité chez Sarif Industries, leader dans le domaine naissant des augmentations. Tout se passait pour le mieux (hormis votre traumatisme léger puisque vous avez été viré des SWAT's pour avoir refusé d'exécuter une ado augmentée) jusqu'a ce qu'une attaque d'inconnus ne vous laisse pour mort vous, votre copine scientifique ainsi que toute son équipe. Heureusement (ou malheureusement) votre boss vous aime bien et vous sauve la vie, tout en vous greffant quelques gadgets un peu partout sans vraiment vous demander votre avis. Six mois plus tard, vous reprenez le travail, pile poil quand la société est à nouveau attaquée (peut-être que vous portez malheur...) mais cette fois, vos augmentations vont vous permettre d'enquêter sur ce qui se trame vraiment...

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En plus de cet excellent scénario, Eidos a réussi à créer un univers à part, de la bonne science-fiction associée à un univers débordant de vie et de réalisme. Vous trouverez ainsi des centaines de livres vous contant en quelques phrases un petit bout de l'univers. Si la trame principale est passionnante, les quêtes secondaires s'imbriquent à merveille dans le scénario et je ne peux que vous conseiller de les dénicher et de les réaliser au risque de passer à côté d'une bonne partie du superbe scénario.

L'ambiance est, elle aussi, à la hauteur car même si les passants sont un peu statiques et que nous ne sommes certainement pas dans un open world, les villes débordent de réalisme et m'ont véritablement prises au piège. Soyez prévenu, ce jeu est immersif à souhait et vous ne verrez pas le jour se lever en vous y plongeant pour une petite partie d'une heure avant d'aller dormir.

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Et pourtant tout n'est pas rose dans le monde d'Adam Jensen. Car oui, même si j'ai été totalement convaincu par ce jeu, il y a quelques éléments qui fâchent mais juste un peu, histoire de se réconcilier plus facilement.

D'abord, beaucoup ont commenté la faiblesse technique "apparente" du jeu... Pour ma part, cela ne m'a pas gêné. Les développeurs ont décidé de ne pas faire dans le photoréalisme et pour de la science-fiction, cela n'est pas choquant. Dommage que les cinématiques ne soient pas plus flamboyantes car en dehors de la séquence d'intro qui m'a donné des frissons, on ne retrouve plus par la suite la même intensité. Il est donc vrai que le jeu aurait pu être plus beau mais vu la profondeur du gameplay proposé et la qualité artistique de l'univers, ce n'est certainement pas un point qui m'est apparu comme un réel défaut.

S'il faut retenir un élément technique vraiment gênant pour le réalisme, ce sera sans aucun doute l'IA des ennemis. Alors oui, quand on a plus fait d'infiltration depuis un moment, le début du jeu est prometteur... On se fait griller bêtement et on admire les gardes omniscients et puis, petit à petit, les souvenirs reviennent (Deus Ex, c'est comme le vélo, ca ne s'oublie pas) et on retrouve ses petits "trucs" pour passer à côté des gardes et on découvre qu'ils sont en fait complètement idiots. Oui, ils réagissent aux portes ouvertes ou aux bruits excessifs mais d'un autre côté, ils ne remarquent pas les traces de notre passage (armes, cartons déplacés, etc) et on peut très facilement les éviter en restant bien accroupi. Rien de bien embêtant pour le plaisir brut mais une petite déception quand même qui nuit à la cohérence de l'univers.

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Enfin, dernier gros défaut à mes yeux : comme je l'ai dit plus haut, on profite le plus du jeu en mode infiltration et en se fixant soi-même ses objectifs comme, par exemple, ne tuer personne. Alors, mettez-vous à ma place...

Vous réussissez péniblement, à coup de reload, à terminer l'acte I sans aucune alarme, ni aucun meurtre et voilà qu'un "boss" se pointe et que vous vous retrouvez coincé dans une pièce minuscule, avec un fou furieux qui veut vous tuer... Et là, pas d'infiltration qui tienne, vous devez vous battre comme dans un FPS mal foutu et à la fin, Adam tue toujours son ennemi, sans vous donner le choix. Non seulement ces "boss" ne sont certainement pas les passages les plus réussis mais ils m'ont laissé un certain arrière-goût, un peu comme si Eidos venait de me gâcher ma partie. Dommage !

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Conclusion

Deus Ex : Human Revolution, malgré ses quelques imperfections, est une fabuleuse réussite. Un vrai Deus Ex qui ne trahit pas la genèse de son illustre aîné avec un gameplay exceptionnel qui, même sans scénario, parviendrait à me captiver. Alors, si vous rajoutez un scénario cohérent, des choix permanents avec un réel impact sur la suite de l'histoire et une ambiance futuristique vraiment immersive, vous obtenez peut-être le meilleur jeu de l'année.

A mes yeux, et malgré les jeux qui s'annoncent pour fin 2011, Eidos a peut-être bien signé le jeu le plus original et le plus abouti que j'ai vu depuis longtemps.

Une petite perle que tout gamer qui se respecte se soit de posséder et de retourner dans tous les sens.

Mais attention, ce jeu s'adresse aux grands garçons (ou aux grandes filles) car il n'est pas d'un abord facile et vous pourriez mettre un certain temps à l'apprivoiser. Mais la satisfaction qu'il apporte vaut largement cet investissement initial.

Un must have !

Note : 9/10

        

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