[Test] WWE 12, le catch comme si vous étiez sur le ring 
par Quantic

lundi 16 janvier 2012 18:44 4 commentaires

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Même si j'ai regardé comme tout le monde le catch à la télévision quand j'étais petit, je dois bien reconnaître que c'est un show que je ne suis plus depuis bien longtemps et comme WWE 12 est mon premier jeu de catch, autant vous dire que j'ai été bien perdu au lancement du jeu avec tous ces catcheurs inconnus pour moi et ces compétitions aux noms bien bizarre...

Mais il en faut plus pour me faire peur et j'ai donc enchaîné les défaites pendant une bonne heure en me disant que décidément, je n'étais pas fait pour ce "sport".

Finalement, j'ai fini par comprendre, malgré un didacticiel très mal foutu, voire inexistant qui oblige le novice à tester les boutons directement en match...

Ca fait quoi ce bouton-là, ah non, là je monte sur les cordes avec l'adversaire à mes trousses... Bon et ce bouton-là, ah non, là, j'ai fait un plongeon hors du ring alors que mon adversaire est au sol...

Bref, on se bat un peu avec les commandes. Ceci n'étant valable que pour les novices de mon genre puisque j'ai compris des habitués de la licence que pour eux, cette version 2012 se positionnait dans la continuité de l'édition 2011, ce qui n'a rien d'étonnant puisque c'est un peu la norme pour tous les jeux sportifs à sortie annuelle.

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Mais revenons à nos athlètes aux corps huilés et aux muscles saillants.

Techniquement, le jeu n'est pas moche à regarder, les catcheurs sont plutôt bien modélisés et même si certaines animations manquent encore de fluidité, il faut reconnaitre que l'impression d'être au milieu du ring est plutôt bonne.

Les animations d'entrée des catcheurs et des victoires/défaites sont également plutôt sympas, avec même la possibilité de créer sa propre entrée, mais bon, soyons honnête, après quelques heures, plus personne ne les regardera.

Le gameplay m'a, par contre, paru assez déroutant.

Il trouvera surement ses défenseurs mais, pour ma part, j'ai un peu de mal à adhérer à un jeu qui se veut aussi "simple" (une seule touche réalise toutes les prises) et où finalement seul le timing et la variation dans le type de prise sélectionné permet de faire la différence.

En activant le  ciblage manuel (qui permet de sélectionner avec plus de précisions la partie du corps visée), le jeu gagne un peu en profondeur tactique mais il reste quand même assez simpliste, particulièrement en multi où l'intérêt des matchs est franchement limite.

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Heureusement, même avec un gameplay un peu vieillissant, les matchs sont d'une intensité qui fait plaisir à voir avec des prises bien violentes, des vols planés dans tous les sens et un vrai show, comme dans la réalité.

Les retournements de situations sont nombreux et il ne faut jamais croire un match fini avant le 1,2,3 de l'arbitre lors des tombés. Ceux-ci sont d'ailleurs gérés de manières très stressantes car pour se dégager, il faut faire face à un jeu de précision dont la zone de dégagement est d'autant plus petite que votre catcheur est mal en point.

Intéressant et stressant à souhait mais malheureusement un peu répétitif également. Cela donne un peu l'impression que l'issue du match se joue sur un QTE !

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Les modes de jeu sont peu nombreux mais occuperont quand même le fan pendant un bon moment. On passera rapidement sur le mode exhibition qui vous permettra juste de vous amuser directement avec vos stars favorites pour s'attarder sur les deux "vrais" modes solos :

- Road to WrestleMania qui est, en quelque sorte la campagne scénarisée où l'on incarne différents catcheurs dans des histoires dignes de la réalité et débordantes de trahisons, de gentils un peu naïfs et de méchants vraiment très méchants. Ce mode est sympathique mais malheureusement un peu répétitif et finalement assez court.

- Univers WWE qui vous fait vivre tous les évènements majeurs du Catch depuis les matchs de début de soirée entre stars en devenir jusqu'aux affrontements entres mega star au sein d'un environnement dynamique puisque les résultats des matchs ont réellement une influence sur la suite.

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Si on peut critiquer le peu de scénarisation, ce n'est certainement pas le cas de la personnalisation quasi-illimitée, que ce soit au niveau des règles (match en cage, ring en flammes, match à deux, à quatre ou à six, avec disqualification ou sans,...) ou de l'univers en lui-même (arènes, catcheurs, entrées, ...), tout est possible ou presque et le novice que je suis a vraiment redécouvert ce "sport" et ses multiples facettes : les aspects sportifs bien sûr mais surtout le show qui confère au catch cet aspect si unique entre compétition et grand spectacle.

Mon oeil pervers regrettera quand même que les matchs féminins (les divas de leur petit nom) soient si anecdotiques au milieu de la horde de Musclor en petite culotte.

Petite note personnelle : Penser à vérifier avec attention que les modèles 3D de ces dames ressemblent à leurs modèle dans la réalité car si c'est le cas, je pense que je vais m'intéresser à cette discipline méconnue et pourtant hautement sportive qu'est le catch féminin… ;-)

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Conclusion

WWE 12 est le jeu de catch à posséder pour tout fan de la discipline, ne fut-ce que parce qu'avec la licence WWE, on peut retrouver toutes les stars et toutes les disciplines.

Par contre, si vous n'êtes pas fan, ce jeu pourra paraitre déroutant... mais sans doute pas plus qu'un NFL peut l'être pour un non initié au football américain. En plus de combler le fan, WWE 12 propose une véritable approche du Catch pour le novice complet.

Avec une pléthore de stars disponibles (plus de 60 sans compter les stars bloquées) et une bonne utilisation de la licence WWE, le jeu reste pourtant inégal. Les matchs s'enchainent facilement et une fois les mécanismes de gameplay compris, on s'amuse bien tout en pestant contre les "injustices" et les quelques défauts (IA parfois un peu à la masse, maniabilité vieillissante) mais pourtant, il manque une ligne directrice, un lien fort entre cette succession de combats qui auraient pu rendre WWE 12 passionnant.

Enfin, le Multi est actuellement vraiment décevant. L'esprit est à la pure compétition et à la collection de victoire alors que le gameplay n'est pas encore bien adapté et manque d'équilibre. THQ multiplie les patchs donc on peut espérer que la situation s'améliore d'ici peu.

Note : 7/10


        

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[Test] Saints Row : The Third, un GTA décomplexé 
par Quantic

samedi 07 janvier 2012 19:53 5 commentaires

Rappelez-vous, Saints Row fut l'une des premières licences à s'être fortement "inspirée" du GTA 3 de Rockstar et de son succès retentissant. Et si le premier épisode apparaissait comme une pâle copie de son aîné, il faut reconnaitre que ce troisième épisode parvient à réconcilier les amateurs de monde ouvert et de scénario délirant.

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Il faut dire que Rockstar en décidant de rendre son GTA IV plus sérieux, plus "réaliste" a fait quelques malheureux parmi les fans de la première heure et même si, personnellement, j'ai beaucoup apprécié GTA IV, reconnaissons qu'un brin de folie est toujours agréable et avec Saints Row : The Third, j'ai été servi.

Délire et compagnie.

Saints Row est véritablement une ode au délire... Si vous aimez le réalisme, passez votre chemin, ce n'est pas le style de la maison. Ici, démesure et provocation sont les maîtres mots...

Saints Row est typiquement le genre de jeu que vous montrerez à votre famille "gamophobe" pour les convaincre définitivement que le jeu-vidéo déborde de sexe et de violence et que vous n'êtes qu'un suppôt de Satan.

Dès les premières minutes, le ton est donné et ne fait pas dans la dentelle. Après un hold up raté, vous voilà pris au milieu d'une guerre de gangs qui se terminera par un pugilat en chute libre poursuivi par un avion en perdition et encore, je vous laisse la surprise de la suite ;-)

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Ce qui frappe d'entrée l'habitué de GTA, c'est la personnalisation du héros. Vous pouvez, en effet, choisir votre physique d'Adonis à l'aide d'un moteur assez poussé même s'il reste simpliste par rapport aux références du genre dans le domaine des MMO. Et même à ce stade, le niveau de délire est assez impressionnant puisque vous pouvez créer une pin-up aux formes avantageuses, voire totalement improbable ou un esthète au sex appeal  à la hauteur de la taille de son entre-jambe !

Dès la création du personnage, on sent que les développeurs se veulent irrévérencieux et même si cela fait du bien par rapport au politiquement correct de la majorité des jeux actuels, ils frisent de temps en temps le mauvais goût.

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Les missions scénarisées sont à la hauteur de ce délire assumé avec des assauts de bordel, des visites de salons SM (où vous pouvez même vous retrouver comme esclave sexuel) et j'en passe et des meilleures. Le jeu n'est pas à conseiller à tout le monde mais si vous êtes adulte et avec un humour suffisamment friand du second degré, vous apprécierez les efforts des développeurs pour faire de Saints Row un jeu unique en son genre.

Si le délire est permanent dans le scénario, les missions annexes sont elles aussi bien déjantées. Fraudes à l'assurance (où vous devez vous faire écraser par des voitures), destruction en tank, meurtres en direct de mascottes pour la télévision, jamais un monde ouvert n'aura proposé des missions secondaires aussi originales.

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Une technique à la traîne.

Pourtant, techniquement, le jeu est bien pauvre. Le moteur graphique date des débuts des consoles HD et fait quand même pâle figure face aux productions actuelles.

La maniabilité reste aussi un peu à la traine avec l'absence d'un système de couverture qui serait pourtant le bienvenu quand cela canarde de partout.

Quant au scénario, même s'il est délirant au possible, il reste quand même léger et très décousu.
Là où un GTA vous plonge dans son histoire et vous fait vivre la vie de son héros, ici, on sent que l'histoire n'est qu'un prétexte à vous embarquer dans les situations les plus improbables possibles.

Et pourtant, l'ambiance du jeu est tellement folle, tellement improbable que ces quelques défauts s'oublient bien vite et pour ma part, j'ai été totalement conquis par la vingtaine d'heures de jeu nécessaire au scénario solo.

Enfin, côté multi, on peut regretter l'absence d'un mode multi compétitif mais le fait de pouvoir parcourir le monde de Steelport en coop est déjà largement suffisant pour s'assurer un bon moment à deux (uniquement en ligne malheureusement).

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Conclusion

Volition et THQ comptaient beaucoup sur ce titre pour redynamiser une de leur licence phare et je pense que l'on peut dire que le pari est largement réussi.

Malgré les défauts techniques évidents et le manque d'innovation, Saints Row constitue le monde ouvert le plus délirant et le plus jouissif auquel il m'ait été donné de jouer depuis GTA 3.

Ici, pas de place au réalisme mais bien aux batailles en chute libre, aux combats d'hélicoptères, aux massacres de masse, aux visites de salons SM, ...

Un pur délire du début à la fin que je ne saurais que vous conseiller si vous aimez les mondes ouverts et l'humour "idiot".

Si Volition propose pour le prochain épisode un nouveau moteur graphique et quelques innovations de gameplay, Rockstar aura du souci à se faire car Saints Row a vraiment réussi à se démarquer de son modèle avec un style exagéré et délirant qui confère au jeu une ambiance de folie.

Ma Note : 8,5/10

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L'avis d'Aelya

Je rejoins totalement l'avis de Quantic : Saints Row est un jeu à l'humour débile qui change des productions sérieuses type GTA.

On passe de situations rocambolesques à du grand n'importe quoi en un clin d'oeil. Mais cela ne choque pas, au contraire, cela fait du bien. On ne trouve pas la sortie de son penthouse ? Qu'importe, il n'y a qu'à sauter du balcon et faire du Base Jump ! Un passant vous gêne dans la rue ? On le tabasse/le mitraille. Besoin d'une nouvelle voiture ? On la vole, et c'est encore mieux si elle appartient aux flics, cela rajoute du piment d'être pistée par un hélicoptère !

De plus, les développeurs ont ajouté un bouton sympatoche : le bouton Awesome. Quand on l'utilise, les mouvements sont transformés et deviennent super classes. Ainsi, lorsqu'on braque une voiture, sans Awesome, on ouvre la portière et jette la personne dehors, avec Awesome, on effectue un saut acrobatique qui nous fait passer par le parebrise avant et éjecte le conducteur. Ce n'est pas grand-chose, mais cela rajoute une petite touche sympa !

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On a une impression de puissance, mais celle-ci peut parfois s'avérer trompeuse, le jeu présentant quelques missions pas si évidentes que ça.

La personnalisation du personnage est assez sympa (perso, j'aime bien la boutique Leather & Lace ainsi que le magasin de costumes^^) même si le plaisir est amoindri par des graphiques très moyens.

Enfin, petite remarque : on peut jouer un personnage féminin, mais on sent clairement que le jeu a été pensé pour un héros. Ainsi, lors des fêtes, il y a de nombreuses stripteaseuses, mais pas un seul stripteaser ou escort. Là, mon héroïne semblent avoir des tendances Bi, ce qui ne déplaira certainement pas à la gente masculine ;-)

Bref, Saints Row est un vrai défouloir à ne pas mettre entre toutes les mains (en particulier celles des anti-jeux vidéo^^) mais qui ravira toute personne avec un minimum de second degré et voulant jouer sans se prendre la tête.

Ma note : 8/10

Et en bonus, Nos deux personnages dans leurs tenues les plus "chaudes". A vous de deviner quel personnage est à qui ;-)

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[Test] Halo Combat Evolved Anniversary, le Masterchief souffle ses 10 bougies 
par Quantic

mardi 03 janvier 2012 19:37 2 commentaires

Halo, une licence qui fait briller des petites étoiles dans les yeux de la génération Xbox et parfois un petit ricanement méchant auprès des "vieux" Pcistes...

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Papy Quantic vous raconte une histoire.

C'est que cette licence est un peu la figure historique du duel consoleux/Pcistes. A l'occasion du remake HD du premier épisode de cette licence cultissime (sorti quand même en 2001 sur la première Xbox), profitons-en pour faire un petit cours d'histoire du jeu-vidéo.

En 2001, le FPS, c'est l'affaire exclusive des Pcistes, les vrais gamers (de l'époque) ont des machines qui coutent un rein (au minimum) et laissent les consoleux faire joujou avec leur toute nouvelle PS2 ou leur Xbox (qui fait un peu rire tout pciste qui se respecte avec son architecture de mini-pc) dont on ne connait pas encore les vraies capacités.

Et oui, à l'époque le marché PC et consoles est complètement cloisonné et les sorties sur les deux formats sont rares.

Microsoft qui veut lancer sa nouvelle console et partir à l'assaut du monstre Sony (qui finissait de digérer Sega et avait déjà un bout de Nintendo en bouche) a besoin d'un hit, d'un jeu jamais-vu sur console et Halo est donc le premier FPS à sortir sur console... Bon Ok, ce n'était pas réellement le premier (GoldenEye sur N64 était sorti bien avant) mais c'est certainement celui qui a le plus fait parler de lui à l'époque et qui revendique haut et fort ce titre de précurseur.

Et comble de la trahison pour les joueurs PC (dont je faisais partie à l'époque), Microsoft, l'ami du Pciste n'en sortait même pas une version PC !

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Halo est donc un jeu aujourd'hui mythique car il fut celui qui a ouvert la voie aux FPS consoles et regardez le marché aujourd'hui, plus aucun FPS n'oserait ne sortir que sur PC. Je dirais même que nous sommes envahis de FPS que nous testons parfois à la limite de l'indigestion.

En 10 ans, ce genre est largement devenu le plus populaire sur toutes les consoles modernes.

Pour ma part, j'ai à la fois une grande admiration pour cette série qui a élargi et transformé le jeu vidéo et un peu de haine quand même car il faut reconnaitre que le passage du FPS sur console n'a pas amené que du bien au genre…

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Halo Combat Evolved Anniversary, plus qu'un hommage.

On peut critiquer la mode des remakes HD mais il faut reconnaitre que cela marche. La fibre nostalgique des joueurs est toujours facile à titiller et l'idée de retrouver des titres qui vous ont fait vibrer dans un format "regardable" sur nos grands écrans modernes est en fait une très bonne idée. Quand, en plus les adaptations sont de qualité, il est difficile de critiquer l'éditeur d'ainsi profiter de notre faiblesse.

Sur cet aspect, Halo Anniversary est exemplaire. La version HD n'est bien sûr pas à la hauteur des dernières productions et un Battlefield 3 ou un Rage restent techniquement bien supérieurs, mais le travail sur les textures et les effets graphiques reste impressionnant et si vous ne regarderez pas votre écran la langue pendue, vous ne serez pas non plus transi d'effroi devant la qualité graphique proposé par ce remake.

Par contre, vous le serez peut-être en réactivant les graphiques d'époque, accessibles d'un seul bouton. C'est là qu'on voit le chemin parcouru en 10 ans et ça pique les yeux (à gauche, la version originale, à droite le remake HD).

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Au niveau du gameplay, pas de grandes surprises, rien n'a changé. Halo avait déjà un gameplay un peu vieillot pour un FPS à l'époque de sa sortie et avec le recul, les sauts d'une lenteur affligeante (où elle est l'apesanteur ?) sont encore plus agaçants qu'à l'époque. Il faut donc, comme dans tout remake HD se remettre dans le bain d'un gameplay qui a parfois mal vieilli mais cela n'est pas que négatif puisque l'on profite également d'une durée de vie bien plus conséquente que celle des titres modernes.

Principale nouveauté de ce titre, le mode multi, très inspiré du dernier épisode Reach, tire son épingle du jeu et constitue sans doute le meilleur argument de vente, surtout à petit prix.

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Conclusion

Halo Combat Evolved Anniversary est un bel hommage au premier épisode de la série et se doit donc d'être joué comme tel. Le fan profitera d'un remake HD de grande qualité qui fait honneur à cette licence légendaire ainsi que d'un multi plutôt bien construit et tout cela à petit prix.

De quoi compenser largement le fait que le gameplay a mal vieilli et aurait sans doute mérité un peu de modernisation mais on se serait sans doute trop éloigné de l'original.

Si vous n'avez pas la nostalgie du jeu original, il est difficile de vous conseiller ce titre les yeux fermés mais c'est un argument valable pour presque tous les remakes HD.

Par contre, si vous avez épuisé vos pouces sur cet épisode à l'époque ou si vous voulez découvrir un monument du jeu vidéo, qui a permis à Microsoft d'imposer sa console, n'hésitez pas plus car cette adaptation est sans doute l'une des plus réussies actuellement.

Note : 7/10

        

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[Test] Le Seigneur des Anneaux : la Guerre du Nord 
par Aelya

jeudi 29 décembre 2011 19:33 2 commentaires

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J'aime bien le Seigneur des Anneaux. Ce n'est pas mon cycle de Fantasy préféré (j'aime bien mieux la Belgariade de David Eddings ou l'Assassin Royal de Robin Hobb par exemple), mais il faut reconnaître que Tolkien fut l'un des pionniers du genre et a accompli un travail colossal en créant un univers complexe doté d'une vraie mythologie et d'une vraie langue elfique.

De plus, l'adaptation cinématographique est une vraie réussite (même si pourvue de quelques longueurs, souvent dues au roman en lui-même). J'ai d'ailleurs toujours voulu une réplique du collier d'Arwen (l'étoile du soir) et Quantic me l'a offerte pour Noël - trop contente !

De nombreuses adaptations vidéoludiques du Seigneurs des Anneaux ont déjà vu le jour, certaines réussies (la trilogie sortie sur PS2 en même temps que les films) et d'autres un peu moins (je n'avais pas trop aimé le MMO par exemple)...

Alors dans quelle catégorie se range Le Seigneur des Anneaux : la Guerre du Nord, nouvelle adaptation développée par Snowblind studios et éditée par Warner ?

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Du fait de ces nombreuses adaptations, l'histoire principale de la saga de Tolkien est bien connue, y compris par des personnes ne s'intéressant pas à la Fantasy d'ordinaire. Pour pallier à ce problème, La Guerre Du Nord ne nous fait pas incarner les héros habituels que sont Frodon, Aragorn, Legolas ou Gimli.

Non, on incarne un groupe de trois aventuriers chargés dans un premier temps de faire diversion pour permettre à Frodon de s'échapper de la Comté, puis de découvrir ce qu'il se trame au nord.

Ainsi, on va croiser les personnages principaux (c'est Aragorn lui-même qui vous confie votre première mission, on doit remplir une quête pour la belle Arwen, on peut discuter avec Frodon, Gandalf loue nos services...) mais aussi des personnages moins connus tels que les fils d'Elrond. Pour les connaisseurs, il est  agréable de les côtoyer et d'ainsi sortir des sentiers battus, pour les néophytes, c'est l'occasion de voir que l'univers de Tolkien est bien plus vaste qu'il n'y parait^^ Ce choix de trame scénaristique apparait donc comme une bonne idée.

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Notre trio est quant à lui composé de Farin, le nain guerrier, d'Eradan, l'humain rodeur et d'Andriel, l'elfe gardienne du pouvoir (magicienne). A chaque chapitre, on décide lequel on incarne et c'est parti pour l'aventure. Il est possible de choisir leur apparence mais dans une très faible mesure et surtout lorsqu'on change de personnage, celui qu'on incarnait reprend son apparence par défaut...

Trois arbres de compétences sont disponibles pour pousser un peu la personnalisation, cependant on découvre assez vite que le gameplay de ces trois classes différentes est en fait assez identique (la magicienne fait ainsi souvent du corps à corps) et que l'IA de ses compagnons est bien souvent pas terrible...

Les combats se révèlent donc assez répétitifs.

La répétition s'avère être une des grandes faiblesses du jeu : la progression est ultra linéaire avec de nombreux murs invisibles et suivant toujours le même principe. On arrive, on suit un chemin tout tracé où l'on affronte des ennemis souvent identiques jusqu'à combattre le boss final...  Le jeu propose une durée de vie assez longue (une quinzaine d'heures) mais on se lasse vite à force de toujours faire la même chose.

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Les graphismes ne sont pas spécialement beaux et les déplacements des personnages forts raides. Ce n'est donc pas la technique qui sauvera le jeu.

Cependant, les collectionneurs pourront trouver leur bonheur avec ce titre où les ennemis lâchent des armures et armes à tout va.

Conclusion

Le seigneur des Anneaux : La Guerre du Nord est un jeu qui pourrait être sympa mais rate quelque peu son coup.

La linéarité et la répétitivité du titre font qu'au bout d'un certain temps, on commence à s'ennuyer malgré les quelques bonnes idées présentes.

On peut malgré tout passer un bon moment à basher du mob sans trop de prise de tête mais il ne faut pas s'attendre à mieux. Dommage !

Ma note : 6,5/10

        

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[Test] Need for Speed The Run, de l'arcade classique pour fan conquis 
par Quantic

vendredi 23 décembre 2011 18:59 2 commentaires

Need for Speed est un peu à l'image des licences sportives d'EA Sports… Un nouvel épisode chaque année même si on ne le demandait pas vraiment.

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Comme c'est le cas avec d'autres grosses licences, Need for Speed est développé en alternance par Criterion et par Black Box (pour l'épisode de cette année) et malheureusement, Black Box s'en sort en moyenne un peu moins bien.

Course arcade ou quick time events, mon coeur balance ?

Ce nouvel épisode était présenté comme révolutionnaire avec des séquences à pied, une première pour la série...

Au final, la tentative de scénariser et d'impliquer le joueur en dehors de la voiture est ratée. Le scénario est digne s'une série Z : Vous êtes poursuivi par la Mafia et la seule manière de vous en sortir est de gagner une course qui traverse les USA d'Ouest en Est avec près de 250 concurrents à doubler...

Bon d'accord, votre sponsor est bien séduisante mais elle ne sert quand même pas à grand-chose. Quant aux fameuses séquences à pied, il y en a au total... 3 ! Toutes bourrées de quick events lourdingues et qui ne font même pas évoluer la trame scénaristique. Décevant !

Heureusement, on ne joue pas à Need for Speed pour ces soi-disants nouveautés mais pour le pilotage et l'intensité de l'action. Et là aussi, le constat n'est pas forcément brillant. Les épreuves proposées s'avèrent très répétitives et les circuits pas toujours très intéressants. Le pilotage, de son côté, est fidèle à lui-même, donc très arcade. Ici seuls la vitesse de pointe et les réflexes pour éviter la circulation font vraiment la différence. Le freinage et les dérapages sont tellement mal simulés qu'on apprend vite à utiliser les murs pour freiner efficacement.

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Répétitif mais intense.

Heureusement, il reste quand même quelques éléments rendant le jeu intéressant. D'abord, l'intensité des courses scénarisées... Même si elles sont peu nombreuses, ces courses sont une petite merveille à piloter, pas forcément pour leur difficulté mais pour l'impression générale de survivre à l'enfer qui se déchaîne autour de vous (avalanche, tempête de sable, …). Les poursuites avec la police et/ou la mafia sont également assez amusantes car il vous faudra éviter les barrages et les coups de feu.

Enfin, reconnaissons à cet épisode un vrai effort dans ses environnements puisque au cours des 10 chapitres, nous aurons l'occasion de traverser tous les environnements typiques des Etats-Unis depuis les arides déserts jusqu'aux grandes plaines en passant par les Rocheuses enneigées... et pour avoir moi-même traversé les USA quasiment d'Ouest en Est, je dois dire que j'ai pris mon pied à (re)découvrir ces environnements très réussis.

Malheureusement, cela ne suffira pas à faire de cet épisode une réussite... Le plus gros point négatif étant sans aucun doute la durée de vie minuscule de ce titre. Pour ma part, il m'aura fallu un peu moins de 5 heures de jeu pour terminer le scénario principal et encore, en recommençant volontairement certains circuits pour améliorer mon temps... Voilà qui fait quand même un peu court et même si chaque étape permet de débloquer un mode défi... Celui-ci s'avère assez peu intéressant.

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Conclusion

Need for Speed est une licence un peu en perte de vitesse et cet épisode le confirme.

Même s'il propose des environnements très réussis et des courses parfois débordantes d'intensité, il ne parvient pas à maintenir notre intérêt avec un pilotage ultra-arcade et une majorité de courses molles, peu intéressantes et trop répétitives.

Avec un solo bâclé en moins de 5 heures de jeu, seul l'amateur de la série y trouvera réellement son compte.

Pourtant, l'action est au rendez-vous et le plaisir de déborder le dernier concurrent sur la ligne est intact.

Espérons qu'EA réussira à redresser la barre pour le prochain épisode !

Note : 6/10

        

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[Test] Uncharted 3, la dernière croisade de Nathan Drake ? 
par Quantic

mercredi 21 décembre 2011 20:07 5 commentaires

Pas que cet Uncharted soit le dernier épisode de Naughty Dogs, loin de là.

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Non, mon titre trouve plutôt son origine chez Indiana Jones car les similitudes entre les deux licences sont nombreuses : Un héros charismatique, un peu dragueur, qui attire les catastrophes comme les mouches sur le sucre et surtout une trilogie sous forme de montée en puissance et qui dans les deux cas ont livré un troisième épisode frisant la perfection.

Espérons pour Nathan que le probable quatrième épisode de ses aventures ne suivent pas le même chemin que son infortuné alter-ego du grand écran...

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J'en profite pour remercier au passage Sony qui nous a envoyé l'édition spéciale du jeu sous la forme d'un carnet du meilleur effet.

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Un feu d'artifice visuel

Ce troisième épisode était très attendu par les fans de longue date mais aussi par Sony, dont les exclus 2011 se sont avérées un peu molles. Et sans trahir le suspense, le pari est amplement réussi.

D'un point de vue purement technique, le moteur graphique de Naughty Dog est tout simplement énorme. On avait déjà pu le voir dans le second épisode d'Uncharted à l'oeuvre mais ici, on a encore dépassé une limite. Au vu de la qualité visuelle moyenne des jeux actuels, (même des ténors comme Battlefield 3), c'est bien simple, on a presque l'impression d'être sur une PS4. Les textures sont très détaillées, les animations absolument incroyables de réalisme et les visages des personnages sont proches de la photographie...

Jamais un jeu sur PS3 (hormis Rage dans un registre différent) ne m'aura autant décroché la mâchoire.

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Mais la technique sans l'artistique ne serait rien... et c'est ça la grande force de la série Uncharted : Une technique à la pointe supporté par un design sans faille.

Toutes les scènes sont extrêmement détaillées et l'immersion dans l'univers d'Uncharted est totale. Les séquences sont non seulement impressionnantes de beauté mais cette beauté n'est pas gratuite... Il y a réellement de l'émotion qui se dégage des scènes... et comble de la perfection, le gameplay rajoute encore à cette sensation de jeu d'aventure complet.

Le gameplay, de son côté, ne change que très peu par rapport aux précédents volets...

On continue à crapahuter sur les murs ou les toits à l'image d'un Ezio tout en faisant face à une horde de méchants à dégommer et de quelques énigmes très croftiennes.

Pourtant quelques éléments progressent, tout particulièrement le combat au corps à corps qui devient enfin agréable avec son système d'esquive. Ce n'est pas encore parfait mais on se prend vite au jeu et on éprouve du plaisir à affronter des mini-boss à gros coups de poings.

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Un projet maitrisé de A à Z

Mais ce qu'il faut retenir de ce troisième volet, c'est réellement le fait qu'Uncharted 3 s'approche de la perfection dans son genre. Chaque chapitre, chaque environnement est un appel à l'évasion et même si l'on peut critiquer la grande facilité du jeu et son aspect parfois trop "cinéma" c'est aussi cela qui fait tout son charme. La mise en scène est sans faille et très spectaculaire, parfois même un peu trop car Nathan a quand même un côté super-héros indestructible. Heureusement, cette impression est totalement désamorcée par un humour omniprésent et qui m'a fait vraiment bien rire !

Mais il reste quand même des points d'améliorations.

Le scénario de cet épisode est un peu laissé de côté. La recherche de l'Atlantis des sables, Ubar est passionnante et bien amenée mais les personnages restent encore bien trop lisses et même si la personnalité de Nathan est mieux comprise, on peut regretter que certains personnages ne soient pas bien exploités... Chloé Frazier est, par exemple, traitée comme une véritable potiche alors que son personnage mériterait 100 fois mieux.

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Autre regret, le côté ultra fermé du jeu. Les murs invisibles sont bien trop nombreux, bien trop proches de l'action et nuisent à l'immersion. Il faut donc dès le début accepter de rester dans le canevas prévu par les programmeurs... C'est sans doute le prix à payer pour la qualité technique du jeu.

Enfin, on peut regretter la relative courte durée de vie de la campagne solo, une petite dizaine d'heure pour en faire le tour en mode normal (et en fouillant un peu partout pour les trésors), c'est peu mais vu l'aventure que Nathan nous fait vivre, cela reste raisonnable.

Mais j'ai oublié très vite ces défauts car plusieurs scènes de ce jeu resteront à jamais gravées dans ma mémoire de gamer... La découverte du Yemen et de son marché ou la découverte d'Ubar sont des moments d'émotion quasi cinématographique tandis que la (désormais légendaire) scène du bateau qui chavire ou de l'avion qui s'écrase sont de pures merveilles associant parfaitement une technologie de pointe à un gameplay maîtrisé.

Ce mélange d'exception produit une émotion qu'aucun autre média que le jeu vidéo ne peut proposer... Des moments de pur plaisir de gamers !

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Côté Multi, l'offre est encore un peu maigre

Les quelques missions coopératives sont sympathiques (et surtout jouables en écran splitté) mais on en fait vite le tour. Le multi compétitif ne vous occupera pas non plus pendant des centaines d'heures, même si la montée en niveau et le déblocage des armes se fait de manière assez rapide et finalement très addictive.

Au final, la maniabilité de "Drake" est tellement bonne qu'on passe tout de même un très bon moment à se tirer dessus au milieu des ruines...

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Conclusion

Uncharted 3 est peut-être l'un des meilleurs jeux de l'année et sans aucun doute la meilleure exclu PS3 de 2011.

Un mélange proche de la perfection entre une technique de pointe, un gameplay accessible et complet mais aussi et surtout une ambiance sans pareil.

Uncharted 3 vous plonge dans son univers et ce n'est qu'au petit matin que vous prendrez conscience du temps que vous aurez englouti dans son univers unique. Il est en effet, très difficile d'abandonner Drake et de revenir dans la réalité.

Malgré ses quelques défauts (durée de vie "limite", scénario décevant, ...), Uncharted 3 rassemble toutes les qualités que l'on recherche dans un jeu HD moderne : Beauté à s'en fendre la mâchoire, personnages charismatiques, gameplay accessible à tous, scènes d'anthologie, ...

A juste titre, Uncharted est souvent comparé aux FPS pop corn comme Battelfield 3 ou CoD Modern Warfare III. Et c'est vrai que l'action est intense mais trop courte.

Pourtant Nathan a tellement plus à offrir en terme de profondeur et d'émotion qu'un simple FPS militaire...

Qui a dit que les consoles de cette génération étaient mortes ?
Ce jeu est la preuve qu'elles peuvent encore nous étonner au niveau de la technique et nous donner des jeux d'une incroyable qualité.

Note : 9/10

        

dans Gaming, PS3, Test
Tags : test, uncharted, uncharted 3, naughty dog, aventure, nathan drake, sony, ps3

[Test] Kinect Sports Saison 2, sport en chambre pour tous 
par Quantic

lundi 19 décembre 2011 19:39 2 commentaires

Beaucoup de sorties Kinect ces dernières semaines. Après avoir vendu sa Kinect par palettes entières, Microsoft a bien l'intention de l'alimenter en jeu sous le sapin.

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Kinect Sports Saison 2 est la suite du grand succès Kinect Sports lancé en même temps que la caméra révolutionnaire de la firme de Redmond. L'objectif est clair, montrer, à l'instar de Sony et de son Move,  que la Wii n'est plus indispensable pour du jeu casual de qualité.

Le jeu se présente sous la forme de 6 sports praticables en chambre seul ou à deux accompagnés de quelques défis spécifiques qui donnent à ce titre une durée de vie tout à fait honorable. Mais analysons les différents "sports" disponibles...

Tennis

Sans doute le meilleur jeu proposé, le tennis avait déjà été présenté lors de la Gamescom à grand renfort de marketing (j'avais même pu échanger quelques balles virtuelles avec Martina Hingis). Le tennis propose une expérience bien sympathique avec reconnaissance des coups liftés et slicés. Pour frapper fort, il suffit d'avancer d'un pas. Bref, un jeu sympa, facile à prendre en main et très fun à deux. Et ce même si le comportement du joueur quand on ne fait rien est parfois déroutant. Il m'est ainsi arrivé de frapper la balle alors que je ne bougeais pas d'un pouce.

Mais bien sûr, le gameplay s'arrête là, on ne contrôle toujours pas les mouvements du joueur.

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Fléchettes

Plus calme, les fléchettes démontrent la précision de l'accessoire puisque on se croirait presque face à une cible. Pour autant, ce "sport" reste assez vite lassant (-Parenthèse d'Aelya -comme le vrai sport : pour s'endormir, il n'y a pas mieux que regarder un tournoi de fléchettes ! Et je parle d'expérience ayant dû me coltiner des soirées TV à regarder ces tournois avec mon colocataire lorsque je vivais en Angleterre : cela m'a traumatisée ;-) - Fin de la parenthèse-) et on en fait très vite le tour... D'autant plus qu'installer une vraie cible chez soi n'est pas très difficile. Si on rajoute à cela les quelques imprécisions suite aux pertes de connexion de la Kinect, on peut en conclure que cette version des fléchettes, bien que sympathique, ne restera pas dans les annales.

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Golf

Véritable copier/coller du golf de la Wii, cette version Kinect se prend immédiatement en main et a l'intelligence de ne pas complexifier le jeu. Moi qui ne compte plus les crises de nerf sur Wii, ici, tout se fait facilement et avec précision. Parfois un peu trop facilement même puisque dès mes deux premiers trous, j'ai réussi des drops de 50 mètres directement dans le trou... Le challenge s'avère donc un peu limité.

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Ski

L'idée était bonne mais l'épreuve de ski est sans doute la plus décevante. Une simple descente en 1 contre 1 où il s'avère de suffisamment baisser les genoux pour aller vite tout en ne ratant pas les portes et de sauter au bon moment pour valider les quelques sauts du parcours. La latence se fait vraiment sentir et la réactivité de son skieur est digne de celle d'une éponge au fond de l'océan. Dommage, il y avait moyen de faire mieux.

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Base Ball

Grand classique de ce genre de titre, le base ball s'avère ici peu intéressant. Plutôt que de se limiter au duel classique lanceur/batteur, Microsoft propose de "simuler" un match complet puisque vous devrez également courir de bases en bases et rattraper les balles... Problème : la course est très mal implémentée et même en piétinant le sol comme un fou, on ne voit pas trop de différences à part le nombre de calories dépensées qui s'envole... Ce sport s'avère donc bien trop répétitif que pour être vraiment amusant. Et pourtant le duel lanceur/batteur est bien implémenté avec des balles vicieuses à souhait.

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Footbal Américain

Moi qui suis fan de ce sport, j'attendais le test avec impatience pour me croire Quarterback...mais j'ai vite été refroidi. Le lancer se limite à observer patiemment que les trois receveurs possibles passent de jaune à vert : Vert = passe reçue à 100% et jaune = passe ratée à 100%. Bonjour le réalisme !

Quant à la réception, c'est encore pire puisque cela revient comme au base ball à piétiner le parquet pour un résultat "discutable".

En plus, on ne joue même pas la défense et on se retrouve, même face à une IA "Facile", opposé à une équipe qui marque à chaque possession de balle. Bof, bof, donc.

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Conclusion

Kinect Sports Saison 2 veut démontrer que la Wii n'est pas incontournable et si ce titre y réussit par certains sports réussies (Tennis, golf), l'intérêt en solo est très vite limité et seuls les enfants ou les non-joueurs pourront vraiment s'amuser plus de quelques heures avec ce titre.

Pour autant, ce titre assez "classique" dans le genre fera fureur lors de soirées entre non-gamers... Mais oui, on a tous quelques connaissances qui vous regardent avec des yeux de poissons et la bouche ouverte quand vous parlez de votre Xbox... Faites comme nous et sortez leurs les grands classiques casual. Ce n'est pas ça qui les feront craquer pour Gears of War mais au moins ils pourront se dire "gamer" (expérience vécue).

Trêve d'anecdotes, ce titre ne fait pas honte aux jeux de sports casual mais après quelques heures, et à moins d'être passionné par le sport en chambre, vous en aurez fait le tour.

A noter quand même que la maitrise technique de Kinect est réellement impressionnante. Elle est loin l'époque des désynchronisations toutes les minutes !

Note : 6/10 

        

dans Gaming, Test, Xbox360
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[Test] Skyrim : le jeu de l'année ? 
par Aelya

jeudi 15 décembre 2011 19:53 5 commentaires

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The Elder Scrolls 5 : Skyrim de Bethesda vient de remporter le Spike award du Jeu de l'année.

Alors ce RPG mérite-il vraiment ce prix ?

Mais avant tout, je dois être honnête. Je n'ai pas fini Skyrim... Je joue à Skyrim depuis plus de 30 heures et pourtant je n'ai quasiment pas avancé dans la quête principale et n'ai qu'une envie, celle de continuer à jouer ! Laissez-moi vous expliquer la raison derrière cela...

Un univers immense pour une histoire sans fin

Le jeu commence selon la tradition des Elder Scrolls : notre personnage est un inconnu qui s'est fait arrêter en même temps qu'un groupe de rebelles. Nous sommes sur le point d'être executé lorsqu'un dragon surgit et ravage la ville, nous donnant l'occasion de nous enfuir.

Déjà à ce moment-là, on doit faire un choix : va-t-on s'enfuir avec l'un des rebelles ou rester avec les gardes ? Personnellement, n'ayant pas apprécié ma condamnation à mort, j'ai choisi la première option ! Un fois sortie en vie de cette aventure, on nous demande de prévenir les habitants d'un village voisin, puis le Jarl de la ville dont il dépend. Et c'est là que l'histoire de mon personnage a pris un tournant inattendu...

En effet, rien ne nous oblige à suivre cette quête.

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J'ai préféré me balader dans le village, parler aux habitants, aider à résoudre des querelles de soupirants amoureux, explorer les grottes alentours, partir à la chasse au trésor suite à la découverte d'une carte dans une de ces grottes, passer les épreuves initiatiques pour devenir un Compagnon, devenir un Loup-Garou sans m'en rendre compte, etc.

Skyrim nous plonge dans un univers immense où l'on est libre de faire ce que l'on désire. La quête principale reste là pour vous guider au cas où, mais il n'est pas nécessaire de la suivre pour prendre plaisir à jouer (même si cela peut parfois poser problème au niveau de la cohérence de l'histoire : "vite, allez à la tour tuer ce dragon !" mais on n'y va que 15 jours plus tard :-p ). Attention : il faut néanmoins avoir accompli certaines étapes de cette quête pour débloquer certaines choses telles que les "mots de pouvoir".

D'un autre côté, contrairement à certains jeux, Skyrim ne nous oblige pas à refaire la même chose une deuxième fois : on vide complètement une grotte, on peut looter ce qu'on veut dedans, y compris l'item qui servira à valider une quête que nous n'avons pas encore, il n'y aura pas besoin de tout refaire !

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En effet, le jeu n'a pas besoin de ce genre d'artifices pour rallonger sa durée de vie. Skyrim fourmille de choses à faire, à voir et à entendre. Chaque personnage a sa propre histoire (même si parfois sommaire) et chaque ville sa propre atmosphère. Les personnages semblent vivre leur vie : ils vont au marché, rentrent chez eux le soir ou passent leur soirée à la taverne. Au détour d'une rue, on surprend une conversation et celle-ci peut aboutir à une nouvelle quête. De même, la lecture d'un livre peut vous aiguiller sur la location d'un trésor et ainsi vous entraîner vers une nouvelle aventure...

On passe donc beaucoup de temps à explorer ce monde dont les graphismes sont vraiment beaux et lui confèrent une impression de vie. On va s'arrêter pour regarder un renard pourchasser un lapin ou encore effrayer des élans pour les utiliser comme diversions auprès des géants et ainsi leur voler deux trois trucs, voire tuer un mammouth.

Un héros/une héroine sur mesure pour un système de combat bien pensé

Je regretterais seulement l'outil de création du personnage. Il est assez complet et offre beaucoup de choix mais donne lieu à des personnages assez moches (selon mes goûts), en particulier pour les hommes et les elfes, les Argonians et Khajiit rendant plutôt bien... Dommage.

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Heureusement, le jeu se rattrape en permettant une personnalisation assez poussée des caractéristiques. Attention, il n'est pas possible de mettre de points dans des compétences ou autres. Cependant, on développe son personnage en fonction de nos actions : il n'y a pas de classe.

Ainsi, si on utilise une arme une main, cette compétence va augmenter tandis que d'autres vont stagner jusqu'à ce qu'on les utilise à leur tour. Même chose pour les armures, les sorts, la furtivité, etc...

Pour rajouter encore une couche, à chaque montée de niveau, on choisit d'augmenter sa vie, sa magie ou son endurance (qui permet de porter des coups puissants ET de transporter plus de poids) et l'on attribue des points dans des perks permettant d'améliorer certaines facultés et de se spécialiser un tant soit peu.

Le système de combat est bien pensé : une main = une arme et chaque main correspond à un bouton. On peut ainsi décider d'équiper deux armes une main, une arme à une main et un bouclier, une arme une main et un sort, une arme deux mains... Il est possible de bloquer, mais pas d'esquiver ! Il faudra donc faire attention et le dual wielding pourra parfois s'avérer perilleux. Il faudra aussi faire preuve de stratégie, certains combats donnant du fil à retordre !

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Il sera aussi possible d'emmener un compagnon au cours de nos péripéties, que ce soit un mercenaire, quelqu'un qui vous est redevable ou encore un membre de votre guilde. Cependant, leur IA laisse parfois à désirer et l'on s'interroge "mais pourquoi se jette-t-il dans la pièce suivante alors que je suis en mode furtif ?!"

Autre élément ajoutant une richesse supplémentaire au jeu : le craft. On peut s'amuser à jouer à l'enchanteur, au forgeron ou encore à l'herboriste et ainsi se façonner potion, armes, armures sur mesure, ce qui fait monter nos compétences. Mais on peut aussi pêcher (à la main), cuisiner, couper du bois, miner, fondre les métaux... Bref, de quoi nous occuper des heures entières !

Skyrim offre donc une expérience de jeu sensationnelle en nous plongeant dans un univers qui fait vrai et dans lequel on fait évoluer notre personnage comme bon nous chante. Malgré tout, tout n'est pas rose bonbon au Royaume de Skyrim.

Quelques nuages noirs à Bordeciel

En effet, de nombreux bugs restent à déplorer. Ainsi, certains ennemis peuvent rester bloquer sans raison (j'ai eu cette "chance" lors d'un combat contre le boss d'une grotte) ou des NPJ décider de ne plus bouger et de vous obstruer le chemin, c'est-à-dire la seule porte vous permettant de sortir de la pièce...

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L'inventaire est une horreur. Il est très difficile de s'y retrouver, de bien comparer les différentes armes et armures. On se demande parfois pourquoi certains objets vont dans telle catégorie...

De plus d'un point de vue strictement personnel (et peut-être féminin^^), je trouve dommage que l'inventaire soit limité... En plus comme je joue sur PS3, je n'ai pas la possibilité de chercher un mod pour remédier à ça comme je l'avais fait pour the Witcher 2 ;-)

De même, voir les maladies dont on souffre n'est pas évident et j'ai passé pas mal de temps à chercher : il faut en fait regarder dans le menu magie... Surtout que la plupart du temps on ne voit pas qu'on est tombé malade car l'affichage de cet effet (comme beaucoup d'autres éléments - genre tutorial) passe en un clin d'oeil, ce sont donc souvent les PNJ qui nous le font remarquer par un "Oh vous avez mauvaise mine, vous devriez faire quelque chose"...

Skyrim ne brille donc pas par son interface.

Mon âme féminine crie aussi au scandale de 1/ ne pas pouvoir prévisualiser les armures sur son personnage lorsqu'on les achète et 2/ d'être obligée d'afficher le casque. Je sais que Skyrim est un RPG qui se veut réaliste mais si je passe 1 heure à créer mon perso au début, ce n'est pas pour le cacher sous un casque souvent laid après !

Enfin, autre élément qui fâche, seule la langue française est disponible dans le jeu, en tous cas pour l'édition collector que j'ai achetée... J'aime jouer en VO et si le jeu ne propose pas toujours dans ses menus de changer la langue, il est souvent possible de jouer en anglais en changeant la langue du système (en tous cas sur PS3). Ici, on n'a même pas cette option et je ne trouve pas ça normal à notre époque.

Cependant, malgré tous ces défauts, la magie opère et l'on joue des heures et des heures sans se lasser et en pardonnant ces légères anicroches.

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Conclusion

Skyrim est une vraie réussite.

Il n'est pas exempt de défauts mais on passe outre. Bethesda a réussi à créer un univers dans lequel on prend plaisir à évoluer et où les heures défilent sans que l'on s'en rende compte.

On façonne son personnage comme on l'entend, tout en se faisant entrainer par nos choix qui nous amènent parfois à se demander comment on en est arrivé là.

Ainsi, je n'ai pas cherché à devenir un loup-garou mais mes actions m'ont entraîné vers cela. Me voilà donc loup-garou, ne sachant pas ce que cela implique, comment me transformer ou quels seront les impacts sur ma puissance au combat : à moi de trouver les réponses (je ne veux pas tricher en fouillant sur internet ;-))!

Et c'est ce qui rend le jeu excellent. Skyrim est un jeu dont on est le héros, un vrai RPG et cela fait du bien.

Note : 9/10

        

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