[Test] Crysis 3, un FPS nano amélioré 
par Quantic

samedi 16 mars 2013 18:34 0 commentaire

 crysis 3, jaquette, PS3

Depuis quelques années, Crysis se veut le mètre étalon en matière d'excellence technique dans un FPS. Son premier épisode en particulier avait réussi, en effet, à repousser les critères de ce que les gamers peuvent considérer comme beau dans un jeu vidéo. Crysis 3 entendait donc une fois de plus tenir sa réputation en ne proposant rien de moins que le plus beau jeu du monde.

A ce petit jeu, les teutons de Crytek ont au moins partiellement réussi leur pari. Beau, leur jeu l’est clairement. Moi qui sortais juste d’Aliens Colonial Marines, je peux vous dire que Crysis a fait l’effet d’une bombe visuelle. Bon, avec le recul, je peux juste dire que ce jeu m’est juste apparu cohérent d’un point de vue graphique sans pour autant m’avoir impressionné outre mesure.

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Si le jeu reste très beau et quand même très fluide (hormis quelques passages difficiles) sur console, il parait que les joueurs PC ont été un peu déçus. Plus particulièrement parce que le jeu met vite un PC moderne à genoux. Difficile de vous confirmer cet état de fait car je n’ai malheureusement pas vu tourner le jeu sur PC.

Néanmoins, on ne peut certainement pas dire que les programmeurs de Crytek ne savent pas coder un moteur 3D efficace et il reste étonnant de voir ce que des consoles vieilles de 8 ans parviennent encore à afficher. Dommage que du côté sonore, je sois clairement moins convaincu par des détonations qui restent incroyablement molles.

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Après une introduction aussi technique, passons un peu au jeu en lui-même et à son scénario. On se retrouve encore une fois dans les chaussettes (et la combinaison) de Prophet mais cette fois, on ne lutte plus directement contre les Cephs mais bien contre le CELL qui a de sombres plans d’utilisation de la technologie Alien. Ainsi, à notre réveil, on se retrouve face à notre bon vieux copain Psycho (déchu de sa combinaison) et qui a bien l’intention de nous demander de l’aide pour se débarrasser du Cell.

Voilà en deux mots le scénario de ce Crysis 3 et je dois avouer que, même si je ne suis pas un grand fan de cette SF hyper technologique à grand coup d’invasion d’alien et de traitrise entre humains, j’avais pas mal apprécié l’histoire derrière Crysis 1 et 2. Ici, on sent que les scénaristes se sont creusés pour poursuivre l’histoire avec Prophet et globalement le développement du scénario est sans surprise et sans saveur. On se désintéresse même assez vite de l'histoire en essayant plutôt de voir sa conclusion au plus vite.

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Du côté du gameplay, il y a aussi quelques changements mais dans la continuité. Ainsi, Prophet est toujours équipé d’une super combinaison lui permettant d’activer une armure (conseillée aux bourrins) ou d’activer un camouflage permettant de se faufiler entre les gardes. Sa visière lui permet également de marquer les gardes afin de toujours avoir un oeil sur leurs déplacements et même d’enclencher divers filtres que, je vais avouer, n’avoir jamais utilisés. En bonus, Prophet récupère un Arc bionique muni de différents types de flèches (explosives, électriques, ...) qui a comme particularité de ne pas couper son camouflage quand il l’utilise.

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Mais dans la pratique, cela donne quoi ?

D’abord il faut savoir que quel que soit sa manière de jouer, le jeu restera extrêmement facile. Il ne faut vraiment pas hésiter à se lancer directement en difficulté super soldat pour avoir un semblant de challenge. Si les armes « classiques » sont parfois un peu faiblardes, l’arc est une arme surpuissante qui tuera quasi toujours en un coup. A noter quand même qu’en super soldat, il n’y a pas de viseur sur l’arc, ce qui rend le tir un peu plus aléatoire mais on prend vite ses repères.

Si le premier niveau m'a fait craindre un syndrome Aliens Colonial Marines (oui, je suis traumatisé), à savoir, de longs couloirs, on retrouve quand même pendant 80% du jeu, les grands espaces typiques de la série. Pour autant, nous sommes loin d’être libre d’aller et venir où l’on veut. Crysis 3 nous propose une fausse liberté en proposant des mini zones libres que l’on doit réussir à passer avant de crapahuter jusqu’à la mini zone suivante.

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Même si c’est amusant un moment, on finit vite par ressentir une certaine lassitude à cet enchainement un peu systématique. Quel dommage que les "vrais" grands espaces ne soient jamais au rendez-vous. Peut-être est-ce dû à la RAM limitée des consoles actuelles. On peut donc juste espérer que cela change avec l'apparition de la PS4 et autre XBOX 720.

Chaque joueur pourra donc parcourir le jeu à sa manière. Le bourrin pourra activer son armure et rentrer dans le tas en massacrant tout ce qui bouge. Ce n’est pas toujours évident mais avec un peu de skill, ça passe quand même assez bien. Mais attention, dans ce cas, le jeu s’exécute littéralement en une petite soirée.

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Par contre, en utilisant l’arc et le camouflage, on peut tout à fait tenter de se créer un Hitman « simplifié » et parcourir le jeu sans tuer personne. On ne sera nullement récompensé en tentant cet exploit mais, croyez-moi, le jeu est alors tout à fait agréable à parcourir et il m’a fallu une petite dizaine d’heures de jeu pour en voir le bout. Dommage que le dernier niveau mette en avant un mode super chargé qui annule tout effet de camouflage vous forçant à quand même bourriner.

Au final, le solo s’apprécie donc beaucoup plus en mode infiltration qu’en mode FPS et se montre finalement assez peu original. Hormis la beauté de ses environnements, on retrouve un FPS très générique et qui n’attirera donc pas plus que ça le fan de shooter.

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Un multi hyper addictif

Et finalement, c’est le multi qui sauve Crysis 3 car celui-ci m’a fait monter ma note finale d’une grosse unité. Moi qui suis très mauvais dans les batailles chaotiques d’un Call of, j’ai adoré le multi de Crysis 3 en passant une bonne dizaine d’heures dessus, un record pour moi. Le camouflage rend le combat bien plus stratégique qu’un FPS classique et je dois avouer qu’il permet de compenser les carences en skill pur.

Les modes de jeu vont du très classique (mais toujours aussi populaire) Team Deathmatch à des modes plus coopératifs comme les captures de points et autres modes asymétriques.
Le summum du multi étant représenté par le mode chasseur où l’on incarne deux chasseurs munis de super combinaison et d’arcs qui doivent traquer les autres joueurs qui, eux, sont juste munis de leur équipement de base. Un mode très sympathique que j’ai particulièrement apprécié vu du côté des soldats qui inventent sans cesse de nouvelles stratégies pour rester le plus discret possible.

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Conclusion

Crysis 3 se présente finalement comme un faux FPS. Son scénario peu intéressant, son IA un peu limite et son gameplay pas assez innovant ne suffisent pas à le rendre intéressant en solo. Pourtant, en le parcourant en mode infiltration, on peut prendre un certain plaisir à se faufiller entre les armadas de gardes à notre recherche.

Le multi, par contre, propose un gameplay plus stratégique, moins speed et moins axé sur le skill que nombre de ses concurrent et a réussi à me convaincre. Les modes de jeux originaux n’y sont pas étrangers non plus.

Au final, Crysis 3 reste un très beau jeu, tout en n'atteignant pas le niveau technique de ses prédécesseurs, qui propose malheureusement un challenge solo un peu limité. Les fans de la licence ne seront en tout cas pas déçu et les autres pourront toujours se rattraper sur le multi particulièrement réussi.

Ma Note : 7/10


        

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Tags : crysis 3, test, crytek, ea

[Test] Tomb Raider : la renaissance de Lara Croft 
par Aelya

mercredi 13 mars 2013 19:15 1 commentaire

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Lara Croft est l'une des premières vraies héroïnes de jeu vidéo (ce n'est pas une demoiselle en détresse) et est devenue une icône vidéo ludique. Cependant, la licence Tomb Raider avait perdu de son relief, les joueurs s'en désintéressaient malgré l'intérêt (voire l'amour) porté à son héroïne.

Square Enix a donc pris le pari risqué de faire un reboot (il faut dire que c'est à la mode en ce moment au cinéma - Spider-man, Batman - comme dans les jeux vidéo - Sim City, Devil May Cry). Celui-ci avait intérêt à convaincre une horde de fans qui ne laisseraient pas passer un mauvais jeu, mais aussi une nouvelle Lara qui ne leur plairait pas (on a vu ce que cela a donné avec Dante^^).

Après avoir fini le jeu, je peux vous dire que c'est une réussite ! Les studios Crystal Dynamics sont parvenus à donner vie à une nouvelle Lara plus belle et intéressante que jamais !

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L'histoire d'une (re-)naissance

Ce Tomb Raider nous met dans les bottes d'une jeune femme fraîchement sortie de l'université. Embarquée sur l'Endurance, elle recherche l'ancienne civilisation des Himatai dans le triangle du Dragon, sorte de triangle des Bermudes japonais. Son navire se retrouve coupé en deux et elle parvient tant bien que mal à rejoindre la plage d'une île pour se faire assommer.

Lorsqu'elle reprend connaissance, elle est attachée la tête en bas à plusieurs mètres du sol... Après s'être libérée, il va falloir s'échapper, trouver un abri, de la nourriture, tenter de retrouver les autres passagers de l'endurance... Et ce n'est que le début !

Les premières heures de jeu, tout en servant de tutorial, dévoilent une Lara très humaine, loin de l'héroïne à l'épreuve des balles qu'elle est dans les précédents opus : c'est cette aventure qui va justement la faire évoluer vers la Lara que l'on connait. D'ailleurs, elle va être malmenée du début à la fin : les pires mésaventures, parfois un peu tirées par les cheveux à la limite du blockbuster hollywoodien, vont lui arriver, à se demander comment elle peut encore être en vie ! 

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Heureusement, la belle apprend vite (peut-être un peu trop : j'aurais bien aimé que la transition soit un tantinet moins rapide) et va vite recevoir une multitude d'armes pour se défendre.

Ainsi, on trouve rapidement un arc et des flèches, mais on finit le jeu avec un pistolet, un shotgun, une mitraillette, un lance grenade et un piolet qui sert aussi bien à escalader qu'à exploser la tête de nos ennemis sans sourciller.

Tout au long de l'aventure, on trouve des matériaux pour améliorer ses armes et l'on gagne de l'expérience à dépenser pour augmenter les capacités de Lara divisées en trois catégories. Cela ajoute un petit aspect RPG et  permet d'affiner notre façon de jouer.

Personnellement, je dois avouer avoir préféré utiliser l'arc qui permet aussi une approche un peu plus furtive : Il faut dire que j'ai fait un peu d'archerie quand j'étais plus jeune^^ Néanmoins, contre certains ennemis portant une bonne armure, un bon shotgun ne fait pas de mal ;-)

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Un gameplay revisité

Il faut dire que le gameplay de ce nouveau Tomb Raider a beaucoup changé par rapport aux précédents opus et que les combats ont maintenant une place importante dans le jeu : on ne peut manquer de faire le lien avec Uncharted (la boucle est bouclée : Uncharted s'était inspiré de Tomb Raider qui s'en inspire à présent ;-)) même si Crystal Dynamics a intégré tout ça à sa façon.

Les combats se présentent donc à la façon d'un Third-person shooter où Lara va devoir viser ses ennemis, tout en cherchant des abris pour se mettre à couvert, surtout que les ennemis n'hésitent pas à vous déloger à coup de flèches enflammées, dynamite ou cocktail molotov !

Bref, les combats sont vifs et bien soutenus. Certains feront néanmoins appels à des Quick-Time Events (QTE) donnant lieu à une mini cinématique : on apprécie ou pas, perso, cela ne m'a pas spécialement dérangé sauf quand je ratais à répétition les dernières touches :p

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Mais un Tomb Raider n'est rien sans de l'exploration et, ici aussi, cela reste une part importante du jeu

L'île où se passe l'action n'est pas un monde ouvert mais est composé de différentes zones plus ou moins grandes à explorer tant horizontalement que verticalement. En effet, Lara va devoir donner de sa personne pour atteindre certains points de la carte. 

Pour cela, elle va développer diverses aptitudes et acquérir des outils (certains lieux ne seront accessibles qu'une fois ceux-ci en sa possession, ce qui peut être un peu énervant^^). Ainsi, son piolet, une fois suffisamment renforcé, servira à escalader certains types de roches ou à descendre des tyroliennes tandis que son arc lui permettra d'arrimer des cordes entre deux poteaux pour créer cette même tyrolienne et c'est sans parler du shotgun bien utile pour casser une barricade. 

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Bref, Lara dispose de beaucoup de possibilités pour explorer son environnement, surtout qu'elle s'avère extrêmement agile et forte : perso, je me vois mal descendre une tyrolienne ou, pire, la remonter à la seule force de mes bras ! Bon par contre, il n'y aucun endroit où l'on peut nager ou aller sous l'eau, ce qui manque un peu...

Chaque zone propose donc son lot d'exploration mais offre également la possibilité de réaliser des défis annexes (bruler des affiches par exemple) ou de rechercher divers objets (balises GPS, documents, reliques) pour les amateurs de ce type de gameplay (dont je fais partie : j'ai récupéré tous les objets, il me manque juste un ou deux défis à finir par contre^^). 

Mais qui dit Tomb Raider, dit tombeaux : le jeu en propose sept, assez courts et facultatifs avec des énigmes pas trop compliquées mais sympas. A la fin, on obtient souvent des morceaux nécessaires à l'amélioration de nos armes. Ce n'est donc pas obligatoire mais le jeu en vaut la chandelle !

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Graphiquement, le jeu est vraiment beau. Les effets de lumières sont particulièrement réussis, les mouvements de Lara sont réalistes et son nouveau look m'a totalement séduite : elle fait plus humaine et dégage une vraie aura. Bref, je suis accro !

Un multi-joueur classique

Le mutli-joueur, quant à lui, propose 4 modes de jeu différents qui voient s'affronter d'un côté les survivants du naufrage (dont Lara lorsqu'on atteint un certain niveau) aux Solarii, habitants actuels de l'île.

Il y a le deathmatch, le Team deathmatch et deux autres modes plus originaux, l'un où les survivants doivent trouver des trousses de survie tandis que les Solarii cherchent à les tuer et l'autre où les survivants capturent des zones pour émettre une transmission radio pendant que les Solarii tentent de les tuer pour récupérer des batteries.

Le multi est loin d'être exceptionnel mais a le mérite d'exister. Je regrette juste le peu de personnages féminins jouables, qui plus est seulement disponible du côté des survivants... On se retrouve donc vite avec des équipes composées de clones...

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Conclusion

Ce reboot de Tomb Raider est une vraie réussite : Crystal Dynamics (et donc Square Enix) a réussi à redonner vie à Lara, faisant d'elle une héroïne moderne dans un jeu vidéo au gameplay résolument moderne.

Cette cure de jouvence permet la renaissance de cette icône vidéo ludique et j'avoue avoir été totalement séduite.

Alors bien sûr, le jeu a quelques défauts (un peu trop de QTE, un scénario un peu rocambolesque où Lara se fait un peu trop maltraiter, un mode multi-joueur pas vraiment intéressant), mais on accroche vraiment et l'on prend un vrai plaisir à suivre et à voir évoluer cette jeune Lara Croft vraiment magnifique et tellement plus humaine !

Personnellement, j'ai adoré ! J'attends une suite avec une très grande impatience ! 

Le jeu est disponible sur PS3, Xbox360 et PC.

Ma Note : 9/10


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dans Gaming, PC, PS3, Test, Xbox360
Tags : tomb raider, reboot, test, square enix, crystal dynamics, lara croft

[Test] Aliens Colonial Marines, une adaptation qui ne fait pas honneur à cette licence mythique 
par Quantic

mardi 05 mars 2013 19:30 0 commentaire

 aliens colonial marines, jaquette, PS3

A mes yeux, Alien est une licence mythique. J’ai vu le premier film quand j’étais jeune ado et en suis resté traumatisé... La série fut d’ailleurs pour beaucoup dans ma passion pour la SF.  Cette licence occupe donc une place de choix dans mon cœur de cinéphile et d’amateur de SF. Aussi quand j’ai appris qu'Aliens Colonial Marines se présentait comme la suite directe d’Aliens (le second film) et qu’en plus c’était Gearbox, les papas des fabuleux Borderlands qui étaient aux commandes, mon excitation était à son comble.

Et pour ne rien arranger, la preview que j’ai faite lors de la Gamescom 2011 m’avait laissé une excellente impression. Pour la première fois dans un jeu tiré de la licence, je ressentais les mêmes émotions qu’au cinéma. Autant vous dire que ma déception a été à la hauteur de mon excitation initiale car même si tout n’est pas à jeter dans ce titre, il reste extrêmement médiocre.

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Aliens Colonial Marines, une belle histoire qui se termine mal

Oui, il y avait des indices qui pouvaient laisser craindre le pire. Au hasard, le nombre de sous-traitants différents qui apparaissent avant l’écran Titre, les reports incessants et la menace de Sega de casser le contrat si le jeu ne finissait pas par enfin sortir. Mais comment un jeu si prometteur à l’origine a pu se rater de la sorte ?

Le scénario est à l’image du titre dans son ensemble : plein de bonnes intentions mais complètement à côté de son objectif. Ainsi, nous faisons partie de l’équipage de l’USS Sephora (et non, on ne vend pas de maquillage), envoyé à la rescousse de l’USS Sulaco à l’abandon près de LV-426. On reprend donc le jeu quelques semaines après la fin d’Aliens même si les scénaristes ont dû trouver une sacrée pirouette pour expliquer comment l’USS Sulaco a fait pour revenir dans l’orbite de LV-426 (ceux qui ont vu Alien 3 comprendront).

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La suite, c’est du classique, on part en mission d’exploration à bord de l’USS Sulaco, bien entendu infesté d’Aliens mais aussi de mercenaires à la solde de la mega corporation Weyland-Yutani, qui rêve toujours de transformer les aliens en arme ultime. Après quelques niveaux spatiaux, on débarque rapidement dans l’ancienne colonie dévastée à la fin d'Aliens par l’explosion des processeurs atmosphériques et là, rebelote, plein d’aliens et de mercenaires qui nous sautent dessus.

Bref, un scénario prometteur au départ mais qui devient très vite brouillon avant de partir sur une voie qui ne passionnera même pas les fans hardcore et qui se termine sur l’une des fins les plus ridicules qu’il m’ait été donné de voir dans un jeu vidéo depuis très longtemps.

Pourtant, l’ambiance d’Aliens est là et c’est peut-être le seul point positif à retenir. Le fan va reconnaitre des endroits clés du film (la soute du Sulaco avec les restes de la bataille finale entre Ripley et la reine Alien, le centre de la colonie, les automitrailleuses, ...) et on profite aussi de la musique et des bruitages d’origine du film. Ainsi, je ne me suis jamais lassé du bruit typique du Pulse Rifle. Bref, l’amateur d’Aliens que je suis a retrouvé l’ambiance du film et c’est déjà pas si mal.

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Un jeu très réussi s'il était sorti 15 ans plus tôt...

Vous vous souvenez sans doute du flot de critiques que Gearbox a reçu suite au très moyen Duke Nukem Forever. A l’époque, le titre était considéré comme dépassé à tous points de vue mais personnellement, j’avais encore apprécié ce gameplay oldie car l’ambiance du Duke était toujours bien là. En plus, Gearbox avait racheté la licence quelques mois seulement auparavant.

Difficile donc de les accuser de tous les maux mais pour Aliens Colonial Marines, ils ont réussi à se planter tout seuls comme des grands. Alors oui, le gameplay est ultra-linéaire et est constitué à 95% de couloirs étroits, oui, l’IA des ennemis est calamiteuse (même si celle des aliens est un peu meilleure) mais ce n’est rien comparé à l’IA de ses propres équipiers. Il faut dire que mettre 2 IA et un joueur dans des couloirs étroits, ce n’était pas forcément l’idée du siècle.

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Néanmoins, les anciens fanas de FPS retrouveront leurs marques car on a l’impression d’être revenu début des années 2000 avec l’obligation de se baisser pour ramasser quoi que ce soit et avec des armes qui donnent toutes dans le très mou. La preuve, le shotgun est surpuissant.

Techniquement, le jeu est également complètement dépassé. A croire qu’il a été codé au siècle dernier. On peine à garder de la fluidité alors même que ce que l’on voit à l’écran n’a rien d’exceptionnel. C’est déjà frappant sur une version console mais autant dire que le voir tourner sur PC donne l’impression d’avoir rajeuni de 15 ans. Et malheureusement, les choix artistiques ne réussissent même pas à compenser la faiblesse technique. Les couleurs vont du noir profond au marron épais et quand les développeurs veulent mettre un peu de couleur, ils choisissent un charmant jaune vif dont la texture bave avec horreur sur le reste du décor.

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Un multi prometteur mais mal dégrossi

Comme dans tous les jeux de la licence Alien, le multi propose des choses assez sympathiques. Ainsi, il est possible de refaire toute la campagne en multi que ce soit en ligne ou en split screen, ce qui par les temps qui court fait plutôt plaisir.

Au niveau compétitif, on peut bien entendu incarner soit un marine et retrouver tout l’arsenal du solo, soit un alien et apprendre sur le tas la meilleure méthode pour enfoncer sa double mâchoire dans le crane de son prochain.

Du côté des marines, le gameplay est, on ne peut plus classique. On retiendra juste certains modes de jeu qui forcent à la coordination et au travail d’équipe qui me sont apparus comme assez agréables à jouer. Par contre, côté Aliens, ce n’est pas folichon. Les aliens voient à travers les murs et peuvent se camoufler pour sauter sur leurs proies inconscientes du danger mais la courbe d’apprentissage est assez ardue et en découragera plus d’un. Pour autant, ce multi, malgré son manque d’originalité et sa technique tout aussi limitée que le solo, m’est apparu comme plus réussi. En tout cas, rien de pire que ce que l’on trouve dans tous les FPS génériques du moment.

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Conclusion

Aliens Colonial Marines est peut-être le ratage de 2013. Alors que la licence aurait pu nous donner un jeu inoubliable, Gearbox s’est pris les pieds dans le tapis, alors qu’on sait qu’ils sont capables du meilleur avec Borderlands.

Le solo s’avère court, totalement décousu tout en proposant un gameplay de FPS qui a passé sa date de péremption depuis longtemps. Si l’on rajoute que techniquement, le titre est indigne de nos consoles vieillissantes, que reste-t-il à sauver de ce naufrage ?

Certains répondront : le scénario. Pour ma part, je me limiterai à dire : l’ambiance. Le jeu étant constitué à 95% de couloirs étroits, on se sent réellement oppressés tandis qu’on entend un alien cracher à proximité tout en ne le découvrant qu'au dernier moment. Le fan de la licence y trouvera aussi son compte puisque l’on visite bon nombre de lieux cultes.

Enfin, reconnaissons que le multi réussit mieux son examen que le solo et ce même si ce n’est certainement pas le titre qui vous fera plonger des centaines d’heures dans son multi.
Mais quel dommage qu’une licence aussi réussie donne encore une fois naissance à un titre aussi décevant.

Ma Note : 4/10


        

dans Gaming, PC, PS3, Test, Xbox360
Tags : aliens colonial marines, test, gearbox, sega

[Test] Dead Space 3, moins d'angoisse mais mon coeur se porte mieux 
par Quantic

vendredi 22 février 2013 19:03 1 commentaire

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A l’origine, Dead Space se voulait une alternative viable à Resident Evil dans le domaine du survival horror, comprenez un jeu lent où l’on sursaute sans arrêt et où la difficulté principale consiste à économiser ses munitions pour venir à bout des méchants. Et si la licence a très bien démarrée en nous glissant dans un vaisseau envahit de nécromorphes (les aliens locaux) surgissant de nulle part, ce troisième épisode se rapproche beaucoup plus du TPS d’action que du vrai survival horror.

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L’espace est mort... Mais pas tout à fait.

Isaac Clarke n’a quand même pas de chance. Il réussit à se tirer déjà deux fois des griffes des nécromorphes et finit par se retrouver seul et malheureux dans un appartement miteux (bref, un vrai héros)... Mais sa réputation de tueurs de monolithes le poursuit. Le voilà embrigadé de force par une équipe d’intervention qui veut "sauver le monde" et envoyé illico presto sur l’orbite de Tau Volantis, la planète d’origine des nécromorphes où il retrouve son amour de toujours, sa douce Ellie. Mais de l’autre côté, il y a Jacob Danik gourou charismatique de l’église d'unitologie qui a bien l’intention au contraire de l’empêcher de mettre un terme à l’influence des monolithes et de sauver l’humanité par la mutation. Bon, c’est vrai, c’est un peu tiré par les cheveux mais dans l’ensemble, l’univers présenté dans ce 3ème épisode fonctionne assez bien.

La première moitié du jeu nous emmène ainsi dans un environnement classique Dead Space donc dans un cimetière de vaisseau envahi de nécromorphes. On retrouve les sensations typiques de la série même si celles-ci commencent à ne plus vraiment surprendre. Ainsi, on sent quand un nécromorphe va attaquer et hormis des effets de mise en scène parfois bien pensés, il devient difficile de véritablement être surpris par l'un d'eux. La recette devient malheureusement trop connue.

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Cette partie du jeu nous permet par contre d’admirer de superbes plans de fonds spatiaux qui ont quand même réussi à émouvoir le fan de space opera que je suis.

On apprend également dans cette première partie du jeu à utiliser le tout nouveau système de création d’armes. Pour résumer, chaque ennemi abattu (ou démembré plutôt) lâchera les classiques potions de vie, munitions, recharge de stases mais au contraire des précédents titres de la licence, il faudra fouiller un peu partout à la recherche de matériaux. Ceux-ci permettront de fabriquer des consommables (munitions, potions de vie, ...), si cela s’avère nécessaire, mais surtout de fabriquer de nouvelles armes totalement originales en assemblant différents modules ensemble.

Ce système d’artisanat permet d’expérimenter de nombreuses combinaisons entre tir primaire et tir secondaire mais il faudra malheureusement pas mal tripoter les modules pour réussir à construire une arme maison réellement efficace. J’avouerai que mes premiers essais ont plutôt créé des pétoires totalement inutilisables. L’artisanat s’avère donc intéressant, car on a une liberté totale de création, mais pas à conseiller à tout le monde si l’on ne veut pas gâcher sa sauvegarde. Heureusement, Visceral Games a pensé aux moins doués en incluant des schémas d’arme standard assez proche de ceux que l’on connait des précédents jeux.

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Revers de la médaille : pour que ce système d’artisanat fonctionne, une munition unique a été introduite. Quel que soit votre pétoire, toutes les munitions ramassées seront utilisables. On quitte donc progressivement le survival horror pour un simple TPS d’action puisque la plupart du temps, on est noyé sous les munitions.

A peine s’est-on échauffé avec ce trip spatial que l’on se retrouve débarqué sur la terre ferme et gelée de Tau Volantis pour la suite de l’aventure. Et si dans l’espace, Dead Space 3 avait encore une légère ressemblance avec un survival horror, la deuxième partie du jeu s’oriente 100 % action. Ce n’est pas encore un FPS mais on ne se sent plus vraiment dans une ambiance de survivant. Le jeu perd d’ailleurs assez vite son rythme et on ne continue l’aventure que par curiosité. Il faut dire que les cinématiques et le scénario, pourtant très hollywoodien, donnent envie de voir la suite.

Au final, j’aurai passé une bonne vingtaine d’heures de jeu dans les bottes d’Isaac et c’est à peu près la durée nécessaire pour profiter du jeu si vous prenez votre temps et que vous faites les missions facultatives. C’est d’ailleurs aussi à peu près la durée de vie qui permet d’éviter de s’y ennuyer. Au-delà, seuls les chasseurs de trophées pourront encore trouver une satisfaction à retourner Tau Volantis dans tous les sens. Ceci dit, au vu de la durée de vie moyenne du solo des FPS à la mode, 20 heures, c’est déjà énorme.

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Si on accepte la tournure très action de la licence, Dead Space 3 se laisse donc jouer avec plaisir mais je retiens encore quelques défauts qui auront réussi à m’énerver plus d’une fois. Demandez à Aelya, elle a du supporter mes gros accès de râleries.

Le premier et pas des moindres concerne la gestion cataclysmique des sauvegardes. Artisanat oblige, il y a deux sauvegardes différentes, la première concerne votre inventaire et je n’ai pas à m’en plaindre. La seconde concerne la progression dans le scénario et là, systématiquement, lorsque je reprenais ma partie après une interruption, je me retrouvais à mon avant dernier point de sauvegarde. Pas dramatique mais très énervant quand vous aviez passé un passage difficile avant d’aller dormir et qu’il faut maintenant le refaire.

Pour terminer avec les râleries, je signalerai aussi les temps de chargement devant les portes qui me sont apparus comme incroyablement longs mais surtout, par pitié, il faut que Visceral Games implémente un saut ou au minimum un passage d’obstacle. Il n’y a rien de plus énervant que d’être systématiquement coincé par un rebord de 5 cm.

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La coop, nous ne sommes plus seuls dans l’espace

Si vous relisez ma preview réalisée lors de l’E3 2012, vous verrez qu’EA nous a menti. Eh oui, à l’époque, Dead Space 3 était présenté comme un jeu centré autour de son mode coopératif. Dans la pratique, c’est très différent et le jeu se joue en solo sans aucun problème. Seules 3 missions facultatives imposeront d’être accompagné d’un camarade de jeu.

Ceci dit, même si 95% du jeu est pensé pour le solo, la campagne est entièrement jouable à deux en mode coopératif mais uniquement en ligne. Pas de split screen pour partager ses peurs sur le même canapé et voilà qui est bien dommage. Alors, bien sûr, il est possible de trouver un camarade de jeu via le système de recherche de partie mais mes quelques essais m’ont convaincu d’ignorer les parfaits inconnus si vous voulez éviter la crise de nerfs. Par contre, avec un ami, cela se passe assez bien et permet même de rajouter quelques éléments scénaristiques avec des évènements que l’on ne voit pas pendant le solo. Bref, un mode coop réussi, bien que très classique et auquel il manque une vraie volonté de partage, comme un mode split screen.

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Conclusion

Dead Space 3 voit la licence abandonner progressivement son gameplay de survival horror pour le plus classique et plus accessible TPS d’action. Un gameplay moins hardcore qui ne nuit pourtant pas à l’ambiance de la série, toujours aussi noire et qui lorgne beaucoup du côté d’Alien.

Si on met de côté le trip religieux un peu simpliste et l’histoire d’amour un peu gnan-gnan, on peut passer une bonne vingtaine d’heure assez agréable avec Isacc à couper du nécromorphe en tranches fines.

Néanmoins, la licence connait ici un épisode de transition plus qu'un épiosde de conclusion et il serait bon que Visceral Games repense sa copie de fond en comble pour éviter l’écueil d’un jeu qui ne se renouvelle plus (ou mal) d’un épisode à l’autre.

Ma Note : 7,5/10


        

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Tags : dead space 3, tps, survival horror, test, ea, visceral games

[Test] Hitman HD Trilogy, le tueur frappe toujours 3 fois 
par Quantic

mercredi 13 février 2013 18:55 3 commentaires

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Depuis quelques années c’est la mode des adaptations HD des grandes licences et comme Hitman est une des licences majeures de l’infiltration, il était temps de retrouver les aventures les plus anciennes de notre chauve préféré dans une version HDéifiée.

Ainsi, ce pack vendu à prix d’ami (+/- 30 euros) nous fait redécouvrir les aventures de l’agent 47 au travers de 3 jeux devenus des classiques : Hitman 2 : Silent Assassin (sorti en 2002), sa suite directe Hitman : Contracts (sorti en 2004) et Hitman : Blood Money (sorti en 2006) qui était déjà disponible sur Xbox 360 à son époque.

Notons donc immédiatement que le premier jeu de la licence ne se retrouve pas dans ce pack HD. Il est probable que Square Enix ait trouvé ce premier épisode sorti en 2000 complètement irrécupérable. Il faut dire qu’on commence à creuser assez loin.

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Autant être honnête avec vous, je n’ai pas rejoué les trois titres dans leur entièreté avant d’écrire ce test. D’abord parce que je connaissais déjà bien les trois titres pour y avoir joué un sacré paquet d'heures lors de leur première sortie et surtout parce que cette trilogie offre une durée de vie d’une bonne cinquantaine d’heures de jeu et encore en rushant. C’est d’ailleurs là que se situe le point fort de ce pack : sa durée de vie est énorme.

Sinon, ce trip nostalgique permet surtout de mesurer le chemin réalisé par IO Interactive depuis Silent Assassin, particulièrement quand on a apprécié autant que moi le dernier Hitman Absolution. Et je ne parle pas ici de l’aspect technique mais bien du gameplay. Quand on a usé et abusé du mode Instinct d’Absolution, les premières minutes de Silent Assassin sont rudes. A l’époque, l’infiltration n’était pas assistée, donc après un briefing minimaliste, on choisissait librement ses armes et on était balancé dans un coin d’une map avec pour mission d’aller trucider sa cible à l’autre coin sans se faire remarquer par les dizaines de gardes qui font leur ronde.

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Autant vous dire que retrouver un gameplay aussi hardcore, c’est un sacré choc même pour celui qui a retourné ces titres dans tous les sens à leur époque. Et pourtant, après une bonne heure de souffrance, les réflexes reviennent et on retrouve tout le plaisir que le jeu nous a donné à son époque... Y compris les rage quits.

C’est dans ces moments-là qu’on se dit que l’infiltration moderne est vraiment devenue trop assistée. A croire que les joueurs d’aujourd’hui sont des décérébrés shootés au Red Bull.

L’impression est sensiblement la même pour Contracts et pour Blood Money. Pour ce dernier, on commence à sentir une volonté de simplification de l’aventure même si en pratique, on est loin du nouveau gameplay plus (oserais-je dire) casual d’Absolution.

Techniquement, on a clairement affaire à une simple adaptation HD. Ainsi, les modèles 3D restent terriblement anguleux et on est assez loin d’un remake comme Halo l’avait fait avec son premier épisode il y a peu. Mais ne chicanons pas trop. Les plus anciens jeux de la licence deviennent enfin jouables sur nos gigantesques écrans modernes mais ne vous attendez pas à un miracle, cela reste particulièrement moche. Seule exception : Blood Money qui était déjà développé en HD et qui propose donc un niveau technique nettement au-dessus.

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Conclusion

Rassembler trois épisodes de Hitman qui ont un peu vécu, leur passer une rapide couche HD et les rassembler dans un pack à petit prix (+/- 30 euros), voilà une excellente idée pour permettre à tous les petits jeunes qui ont découvert l’Agent 47 via le récent Absolution de découvrir les premières aventures du chauve à la corde à piano.
Excellente nouvelle pour les plus vieux aussi qui vont avoir leur dose de nostalgie (Ahhh le costume de Clown).

Dommage quand même que la couche HD ait du mal à cacher les 11 ans d'un Silent Assassin. Dommage également que les développeurs n’en aient pas profité pour corriger les bugs les plus connus de l’époque mais c’est, semble-t-il, la règle dans ce genre d’adaptation. On nettoie la poussière mais on ne touche surtout pas au morceau de carton plié en 4 qui empêche le meuble bancal de bouger.

A condition de parvenir à se remettre dans le trip d'un gameplay très hardcore comme c’était le cas à l’époque de la sortie des titres originaux, on s’amuse bien et pendant très longtemps. C’est finalement l’essentiel.

Ma Note : 7/10

        

dans Gaming, PC, PS3, Test, Xbox360
Tags : hitman, trilogie hd, test, agent 47, io interactive, square enix

[Test] DmC - Devil May Cry : Dante a pris un coup de jeune 
par Aelya

mercredi 23 janvier 2013 19:07 2 commentaires

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Devil May Cry premier du nom fut l'un des jeux qui m'a énormément plu quand j'étais plus jeune, et le look ultra-classieux de Dante, son personnage principal, y était pour beaucoup.

Aussi, lorsque Capcom a dévoilé les premières images de ce reboot par Ninja Theory, je dois avouer que ma réaction était loin d'être bonne. Au contraire, ce nouveau Dante avec sa coupe ridicule et sa tête d'adolescent ne me plaisait pas et le jeu ne me tentait donc que moyennement, voire pas du tout.

On peut donc dire que je partais avec un gros a priori négatif sur le jeu. Et bien, j'avais tort.

Je reste sur ma position : le look de Dante était bien mieux avant. Mais le nouveau a aussi un certain charme et surtout le jeu s'avère vraiment bon. 

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L'histoire est très classique. Un gros méchant démon, Mundus, asservit l'humanité sans que celle-ci s'en rende compte. Mais, ça tombe bien, Dante, l'un des seuls êtres à pouvoir le tuer, est là pour prendre les choses en main. Rien de très original, tout comme la critique trop évidente de la société de consommation.

Heureusement, l'ambiance est là pour compenser les faiblesses scénaristiques. Les différentes cinématiques agrémentant le jeu sont jolies, dynamiques et souvent spectaculaires. Les personnages sont sympathiques, avec une mention spéciale pour Kat que je trouve très mignonne (même si j'aurais préféré qu'elle ait les cheveux longs surtout qu'elle semble les avoir ;-)). Dante a un penchant pour les remarques tranchantes, parfois un peu stupides, et les dialogues sont souvent assez crus, montrant que l'univers de ce reboot se veut plus mature.

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Mais parlons de ce qui reste le plus important dans un beat'em all : les combats.

J'avoue que cela fait longtemps que je n'avais pas joué à un Devil May Cry, mais, selon mes lointains souvenirs d'adolescente, je ne trouve pas le système de combat si éloigné que ça de la série d'origine. Il est donc efficace mais pas révolutionnaire.

Ce système demande de jongler entre les nombreuses armes de Dante. On commence doucement avec deux pistolets et une épée, puis au fur et à mesure de la progression, on débloque d'autres armes (9 au total) et capacités qui sont utilisables via des combinaisons entre les gâchettes de la manette et les 4 autres boutons. 

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Cette configuration requiert un petit temps d'adaptation mais permet d'enchainer les combos sans trop de difficultés : on passe ainsi facilement d'une arme à une autre, tout en restant classe (et oui, Dante a beau avoir un look à la limite de l'adolescence, il garde une certaine prestance durant les combats^^).

Comme Dante est un Nephilim, mi-ange, mi-démon, il dispose d'armes angéliques, rapides et utiles pour faire des dégâts de zone, et d'armes démoniaques plus lentes et plus efficaces contre un ennemi isolé. Certains ennemis ne pourront être tués qu'en utilisant un type d'arme, mais comme en général, les deux sortes d'ennemis apparaissent en même temps, il faudra bien enchainer les combos^^

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Notre héros possède également deux grappins, l'un permettant de se propulser vers sa cible tandis que l'autre l'attire vers nous. Grâce à eux, Dante gagne des possibilités de déplacements en tirant des plateformes vers lui ou en s'en servant comme un fouet. Il faudra d'ailleurs combiner les deux modes pour passer certains lieux. Ces séquences servent ainsi de transition entre deux combats^^

En tant que mi-démon, Dante dispose de la faculté d'augmenter sa puissance de façon considérable lorsque sa jauge est remplie : les ennemis sont alors projettés en l'air et l'on peut se défouler sur eux^^

Les combats sont rythmés et varier les combos fait gagner des points de styles : on est alors noté par des scores allant de E à SSS, mais chaque coup reçu ou ralentissement dans la cadence diminue cette note, on est donc encouragé à donner son maximum^^ Au fur et à mesure, on gagne des points d'upgrade que l'on peut investir pour débloquer de nouvelles capacités avec les différentes armes : chacun personnalise ainsi son style de combat/jeu comme il l'entend, surtout qu'il est possible d'enlever les points et les réinvestir comme on le désire.

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Une fois le jeu terminé une première fois (il faudra compter une dizaine d'heures environ), d'autres modes de difficulté plus compliqués se débloquent, dont le dernier "Hell and Hell" qui propose un bon challenge en tuant Dante en seul un coup tandis que ses ennemis sont bien résistants (je vais être honnête : je ne l'ai pas essayé^^), ainsi les joueurs recherchant de la difficulté seront servis !

Conclusion

Ce reboot de Devil May Cry ne me tentait pas trop à cause du nouveau look de Dante, cependant, on se laisse vite séduire par cette version rajeunie et un peu tête à claque (j'ai beaucoup apprécié au début du jeu la référence pleine d'humour à son ancien look d'ailleurs).

Le système de combat, élément crucial pour ce type de jeu, n'est pas révolutionnaire mais s'avère efficace et l'on se prend très vite au jeu, à enchainer les combos en alternant la multitude d'armes pour être le plus classe possible et obtenir les meilleures notes.

Ce reboot ne révolutionne pas la série mais lui confère une nouvelle jeunesse bien méritée. On aurait pu espérer un peu plus de prise de risque pour un reboot, mais ce nouveau Devil May Cry m'a vraiment séduite et accroché à la manette, et c'est ce qui compte au final^^

Le jeu est disponible sur PS3, Xbox360 et PC.

Ma note : 8/10


        

dans Gaming, PC, PS3, Test, Xbox360
Tags : devil may cry, dmc, capcom, ninja theory, test, ps3, xbox360, pc

[Test] Midway Arcade Origins, du bonheur pour les nostalgiques 
par Quantic

mardi 22 janvier 2013 19:20 5 commentaires

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Midway, un nom qui rappellera des souvenirs aux plus vieux, ceux qui ont hanté à une certaine époque les salles d’arcade (ou les Luna Parks comme je les connaissais en Belgique). Et bien que Midway ait été désossé il y a quelques années maintenant, ce nom reste associé à des classiques intemporels qui continueront encore à hanter les gaming rooms des retro gamers pour des dizaines d’années.

Pour tous les autres, Warner (qui a racheté le catalogue Midway) a pensé à eux puisque Midway Arcade Origins propose une trentaine de classiques dans une compilation comme toujours pas très bien équilibrée mais plus intéressante qu’il n’y parait.

Ainsi, Warner a eu la bonne idée de compléter les quelques "classiques" de Midway par d'autres célèbres jeux d'arcade des années 70-80.

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Alors bien sûr, celui qui n’a jamais connu cette époque pourra être horrifié à la vue de qui est affiché à l’écran ou du gameplay dépassé depuis très longtemps. Mais celui qui a goûté à ces titres pendant son enfance/adolescence aura enfin une nouvelle occasion de se dire qu’il a pris un sacré coup de vieux.

Dans la liste de titre, c’est particulièrement Rampage qui m’aura le plus fait office de madeleine de Proust. Avant tout parce que je connaissais ce titre suite à sa version Master System. Le concept du monstre géant qui détruit les gratte-ciels et mange les habitants n’a rien perdu de son charme. J’avais juste oublié à quel point il était difficile de passer plus de 3 niveaux sans mourir. A quand une adaptation moderne de ce concept intemporel ?

Dans le lot je retiens également Gauntlet, le célèbre ancêtre de Diablo qui lui aussi m’a rappelé à quel point les titres de cette époque étaient difficiles. Il faut dire qu’il valait mieux qu’ils ne se terminent pas trop vite sinon on arrêtait de mettre des pièces dans le monnayeur... Pour autant, quand on a goûté à Diablo 3 et sa facilité déconcertante, redécouvrir son ancêtre, ça fait un choc !

Petite larme également à la vue de Pit-Fighter, Rampart, Defender ou encore Super Off Road.

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A côté de ces grands classiques, on retrouve aussi un bon paquet de sombres bouses (même à leur époque) comme Super Sprint que je trouve toujours aussi injouable ou Tournament Cyberball 2072, semblant de simulation de foot américain qui n’intéressera même pas les passionnés mais c’est un peu la règle du jeu dans des compilations de ce type : Il y a du bon et du vraiment très mauvais.

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Conclusion

Vendu à prix d’ami (20-25 euros en fonction des revendeurs) sur PS3 et Xbox 360, Midway Arcade Origins propose un prix de revient d’environ 1 euro par jeu. Et même si dans l’ensemble, seule une dizaine de jeux sont à sauver, cela reste un tarif tout à fait raisonnable pour le papy gamer ou pour le p'tit jeune qui veut découvrir une époque du jeu vidéo maintenant révolue depuis longtemps.

Y jouer nous a en tout cas rappelé pas mal de bons souvenirs et aura certainement encore augmenté notre envie d’avoir notre propre borne d’arcade. Et oui, même mort depuis des années, Midway nous fait encore dépenser de l’argent ;-)

Ma Note : 7/10

Pour terminer, voici la liste des jeux disponibles dans cette compilation :

720°, A.P.B, Arch Rivals, Bubbles, Championship Sprint, Tournament Cyberball 2072, Defender, Defender II, Gauntlet, Gauntlet II, Joust, Joust 2, Marble Madness, Pit-Fighter, Rampage, Rampart, Robotron 2084, Root Beer Tapper, Satan’s Hollow, Sinistar, Smash TV, Spy Hunter, Spy Hunter II, Super Off Road, Super Sprint, Toobin’, Total Carnage, Vindicators Part II, Wizard of Wor, Xenophobe, XYbots

        

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[Test] Lego - Le Seigneur des Anneaux : Lego, Hobbits, même combat 
par Quantic

samedi 19 janvier 2013 19:22 3 commentaires

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La série des Lego est une licence sur laquelle nous avions fait l’impasse jusqu'à présent. Pourtant, tout le monde nous conseillait d’en essayer un mais nous n'avions jamais eu l'occasion de craquer jusqu’à présent.
Le Seigneur des anneaux sera donc notre première expérience d’un jeu Lego. Inutile donc de chercher ici un comparatif sur les différences de ce titre par rapport à ses prédécesseurs.

Et pour une première expérience, on peut dire qu’elle fut globalement bonne. On ? Oui, On. Car nous avons joué à ce titre en coopératif et en split screen tout au long du scénario principal et on peut donc vous dire à quel point le jeu est plaisant à deux. Mais commençons par le commencement. 

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Tolkien ne se retournera (pas trop) dans sa tombe.

Le Seigneur des Anneaux, tout le monde connait... Enfin, en tout cas la version présentée au cinéma. C’est donc l’histoire des trois films que nous allons suivre au cours de notre aventure. Heureusement d’ailleurs car si on avait eu droit à un traité sociologique sur la vie des Hobbits (dédicace spéciale aux lecteurs des livres), je pense que beaucoup de joueurs auraient nettement moins appréciés.

Comme chacun sait, Sauron (grand méchant parmi les méchants) a forgé un anneau capable de contrôler les anneaux de pouvoirs détenus par les autres races. Ce dernier se retrouve un peu par hasard dans les mains de Frodon, poilu des pieds, pardon, Hobbit de son état. Ce dernier entreprend donc le voyage de sa vie afin de détruire l’anneau une fois pour toutes.

Le jeu se propose donc de nous faire vivre les aventures de Frodon et ses compagnons au travers de niveaux explorables librement. On est donc à deux doigts d’un vrai monde ouvert. Le sentiment de liberté dans les niveaux est vraiment impressionnant et on peut passer des heures à tourner en rond pour rassembler les objets à collectionner et autres secrets disséminés dans les niveaux.

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En dehors ce de cet incroyable sentiment de liberté, il y a quand même aussi une vraie campagne solo (ou duo dans notre cas) à découvrir. On peut ainsi switcher de personnage à l’infini sachant que chacun à ses capacités propres : Legolas peut utiliser son arc pour débloquer des mécanismes, Gimli peut casser des fortifications et ramper dans les mines, les hobbits peuvent faire du feu, pêcher, etc. Bref, chaque personnage croisé devra être utilisé de manière intelligente pour réussir à progresser dans l’histoire.

En split screen, chaque joueur contrôle un des personnages parmi la liste des persos jouables et peut évoluer au choix sur un même écran (quand les deux héros sont suffisamment proches) ou sur des écrans séparés, parfois à des kilomètres l’un de l’autre. On touche d’ailleurs au seul défaut du mode multi : Sa gestion un peu cauchemardesque des transitions. En effet, le passage du split screen "classique" à un écran unique affichant les deux héros sur le même écran pourra parfois vous faire tourner la tête dans tous les sens et donner le tournis aux moins aguerris d’entre nous.

A noter également qu’une vraie coordination entre les joueurs est souvent nécessaire pour mener à bien une mission ou passer un boss que ce soit au sein du même tableau ou parfois dans des lieux très éloignés. Dans les deux cas, chaque joueur devra remplir des actions spécifiques pour faire progresser l’aventure. 

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Difficile donc de juger si en solo, l’expérience est aussi intéressante mais en multi, la coopération entre les deux joueurs est sans aucun doute l’une des plus intenses à laquelle j’ai pu m’adonner.

Un autre grand point fort de l’aventure est son humour omniprésent. Parfois un peu enfantin, parfois complètement idiot (j’adore !), les touches d’humour qui parsèment les cinématiques réussissent à arracher un sourire aux fans tout en ne dénaturant pas la cinématique même la plus dramatique. On en redemande !

Le gameplay se résume donc à un grand mix entre jeu de plate-forme, collection d'objets, exploration de quelques zones quasi en monde ouvert mais on y retrouve aussi des bribes de RPG avec la fabrication d’objets.

Bref, un gameplay varié pour plaire à tous les goûts.

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D’un point de vue visuel, l’univers Lego est magnifiquement représenté avec des décors Lego qui se fondent à merveille dans un environnement 3D plus classique. Les héros sont directement reconnaissables et on oublie presque que nous avons des Lego en face de nous.

Au final, ce titre s’approche de la perfection : un gameplay varié, un level design inspiré et un univers magnifiquement représenté, difficile de lui reprocher grand-chose si ce n’est d’être en ... Lego, justement.

Ainsi, même si le jeu reste accessible aux enfants, je conseille quand même qu’ils aient l’âge de voir la trilogie au cinéma (je n’irai pas jusqu’à les torturer en les encourageant à lire les livres... Il ne faut pas être cruel avec les enfants) car on perd beaucoup à ne pas connaitre les références et certaines énigmes demanderont quand même une certaine habitude des jeux vidéo.

De même, tous les adultes n’accrocheront pas au concept d’un jeu qui conserve son âme d’enfant du début à la fin. Et je dois même avouer que nous avons tous les deux fini par ressentir une certaine lassitude.

Si l’histoire du Seigneur des Anneaux est très fidèlement adaptée, les évènements les plus "adultes" restent quand même très lisses. Quand on compare avec un scénario du type Spec Ops : The Line ou Far Cry 3, il faut quand même avouer qu’on ne joue pas dans la même cour au niveau profondeur du scénario et un adulte en fera malgré tout vite le tour mais c’est un peu normal, cela reste un jeu Lego et un très bon jeu tout court.

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Conclusion

Lego - Le Seigneur des Anneaux a réussi à nous séduire par son mode multi magnifiquement abouti mais aussi par son gameplay mixant allègrement les genres (Plate-formes, monde ouvert, ...)

La fidélité aux films  ainsi que l’humour omniprésent ont terminé de nous faire tomber amoureux de cette licence que nous ne connaissions pas.

Ce titre pourra satisfaire aussi bien les enfants (pas trop jeunes) que les adultes qui ont gardé une âme d’enfant. Un excellent titre pour partager un bon moment avec ses enfants par exemple. Serait-ce déjà le futur papa qui parle ?

Ma Note : 7,5/10


        

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