[Test] Metro Last Light un mix entre FPS et Survival qui marche 
par Quantic

vendredi 21 juin 2013 19:30 0 commentaire

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4A Games est un petit développeur Ukrainien assez talentueux mais sans le sous. Il faut dire que la chute de THQ a bien failli faire sombrer la licence Metro dans l’oubli. Heureusement Deep Silver a récupéré le bébé juste à temps et n’aura finalement contribué au jeu qu’en apposant son logo et surtout en lui permettant d’atteindre les rayons des magasins dans de bonnes conditions. Et même si ce n’est pas le FPS du siècle, il aurait vraiment été dommage que cette suite de Metro 2033 ne reçoive pas sa chance.

En 2010, Metro 2033 nous faisait ainsi découvrir l’univers du roman de Dmitri Gloukhovski. Un univers plutôt sombre puisque l’on suivait les aventures des survivants d’une apocalypse nucléaire qui ont trouvé refuge dans le métro moscovite tandis que la surface est envahie par d’inquiétants mutants difformes.

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L'ambiance avant tout.

Metro Last Light nous propose de reprendre l’histoire exactement à la fin du premier épisode mais cette fois les guerres intestines entre les différentes factions humaines sont encore plus mises en avant. Et c’est bien par son univers que le jeu marque avant tout les esprits. Les différentes factions étirées entre Nazis et Communistes donnent une image ultra violente au jeu. Et on ne manquera pas de croiser nombre de scènes choquantes qui vous mettront directement dans la peau d’un survivant (exécutions sommaires, tortures, viols, ...).

Mais la force du jeu est de ne pas enchaîner cette violence gratuitement. Non, on nous place au cœur de l’histoire et dans la plupart des cas, à nous de décider si on intervient ou si on laisse les choses se faire. C’est d’ailleurs le seul réel élément de liberté car dans sa structure, Metro last Light est aussi linéaire que n’importe quel FPS d’Activision ou d’EA.

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Heureusement, entre deux séquences de shoot, on croise des niveaux dont le seul objectif est de nous raconter une histoire. Libre à chacun de tracer ou au contraire d’écouter les conversations (très nombreuses), d’interagir avec les réfugiés ou tout simplement d’assister à un somptueux spectacle de cabaret tellement mauvais qu’il en devient impossible de ne pas le regarder : 10 minutes de bonheur pour tout joueur qui aime s’imprégner du monde dans lequel il évolue.

Malheureusement, le gameplay n’est pas toujours à la hauteur. Les armes manquent de punch et les déplacements rendent les séquences de shoot FPS classiques peu intéressantes. Par rapport à Metro 2033, on peut, par contre, noter un vrai progrès dans les séquences d’infiltration qui sont vraiment jouables dorénavant.

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Dommage également que le jeu manque de finition car j'ai été confronté à de nombreux bugs sur la version PS3 testée. Ainsi, à plusieurs reprises, j'ai dû relancer le jeu simplement car j'étais bloqué sur l'écran titre ou pire, j'ai même été bloqué dans une mission car mon co-équipier avait décidé de ne plus bouger et ne déclenchait donc pas le script correspondant.

Mais le point fort du jeu reste son ambiance et son univers ultra détaillé même si le scénario perd un peu de son charme dans son dernier tiers. Je voulais aussi encore insister sur l'image déplorable de la femme qui est représentée soit comme une faible créature martyrisée ou violée qu'il faut défendre, soit comme une dépravée complète qui use de ses charmes pour survivre et manipuler les hommes. Et ce n'est pas notre consoeur guerrière, Anna, qui rattrapera le tableau (mais je ne vais rien spoiler ici)

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Enfin, j'adore l'idée des deux fins alternatives et pour une fois, on ne sait même pas trop comment les deux fins se déclenchent si ce n'est qu'il semble que réaliser de bonnes actions ou encore écouter les réfugiés et découvrir le monde permet de déclencher la fin dite "bonne". Dommage par contre que les deux cinématiques de fins soient un peu expédiées rapidement mais cela vaut quand même le coup de les découvrir toutes les deux.

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Conclusion

Metro Last Light est un FPS linéaire mais d'une profondeur scénaristique rare.

Son ambiance ultra violente,  son univers glauque à souhait et son scénario complexe font de ce FPS un jeu plus qu'agréable à parcourir.

Malheureusement, son gameplay assez moyen pour le genre le réserve d'avantage aux amateurs de bonnes histoires et d'univers intéressants qu'aux vrais passionnés de FPS.

Et quel dommage que le mode Ranger ne soit disponible qu'en DLC car c'est dans ce format que le jeu prend tout son intérêt.

Ma Note : 7/10


        

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[Test] Dead Island Riptide, le retour de l'île aux zombies 
par Quantic

vendredi 31 mai 2013 19:37 0 commentaire

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Dead Island, premier du nom, avait connu un joli succès commercial. Il faut dire que le mix entre Zombie Slasher et Survival avec une bonne dose de RPG rendait le titre intéressant. Bon, ce n’était pas non plus le jeu du siècle mais progresser de manière aussi libre dans une île paradisiaque tout en décapitant du zombie par centaines ne manquait pas de charme.

Les petits gars de Techland ont dû sentir le filon et se sont tout de suite remis au travail sur ce Dead Island Riptide. Plus un add on qu’un vrai nouvel épisode, Riptide a été créé avant tout pour satisfaire les fans du premier épisode. Heureusement d’ailleurs que Techland a eu l’intelligence de ne pas le nommer Dead Island 2 car les nouveautés se font plutôt rares.

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Riptide démarre exactement à la fin du premier Dead Island mais heureusement pour ceux qui ne l’ont pas fini, une longue vidéo d’intro nous raconte tout ce qui s’est passé dans cet épisode. On repart donc dans l’aventure en important notre héros du premier épisode ou bien en recommençant l'aventure avec l'un des 5 héros disponibles directement au niveau 15. A noter que seul un héros supplémentaire est proposé mais que celui-ci s’avère particulièrement sympa à manipuler.

Quel que soit notre choix, le prologue nous met directement aux prises avec de sombres militaires tandis que l’on s’échappe d’un navire... pour retourner immédiatement sur l’île infestée... Franchement, ça valait la peine de se casser la tête pour la quitter dans le premier épisode.

D’un autre côté, on mettra rapidement le scénario de côté car on nage toujours dans les clichés assumés et finalement, c’est plus la progression en niveau et l’accomplissement des nombreuses quêtes qui rendront le jeu fun à jouer.

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Des nouveautés... vraiment ?

Vous l’aurez compris, Riptide est quasi un copier-coller du premier Dead Island. Cette constatation n’est pas négative à condition que l'on ait apprécié le premier épisode mais je vous avouerai que j’espérais un petit peu plus d’originalité. Alors oui, il y a de nouveaux types de zombies qui nous forceront à adapter un peu notre stratégie. Oui, il y a de nouvelles armes et une vraie mise en avant des armes à feux ou a projectiles mais au final, cela fait très léger pour encourager le joueur à repartir dans l’aventure.

Enfin, on est bombardé GO d'un groupe de survivants qui nous suivront de campements en campements et qu'il faudra tâcher de protéger au cours de phases de Tower Defense dont on se serait bien passé. Et si l'aspect relationnel peut se montrer intéressant, on se rend malheureusement vite compte que ces incapables vous laissent faire tout le sale boulot à leur place...

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Finalement, on garde donc le bon vieux zombie slasher que l’on connaissait déjà avec ses défauts (les distances toujours difficiles à juger, ...) et ses qualités (un incroyable système de craft d’armes qui permet de créer à peu près tout et n’importe quoi,...). Et même si les environnements entièrement neufs sont agréables à découvrir, il faut avouer qu’à moins d’être fan de la licence, on attendra plutôt un vrai Dead Island 2 sûrement en préparation dans les cartons de Techland.

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Conclusion

Dead Island Riptide n’est pas un mauvais jeu, loin de là. Il garde les qualités et les défauts du précédent épisode tout en n’apportant pas grand-chose de neuf.

C’est donc un achat idéal si vous avez apprécié le premier épisode car vous serez reparti pour une vingtaine d’heures de découpage de zombies.

Par contre, ne vous attendez pas à beaucoup d’innovation, ce titre s’apparentant réellement à un gros add on pour fans de la licence.

Dead Island Riptide est disponible sur PS3, Xbox 360 et PC à petit prix.

Ma Note : 6,5/10


        

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[Test] The Walking Dead de Telltale, une aventure zombiesque de haut vol 
par Aelya

jeudi 23 mai 2013 19:05 3 commentaires

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The Walking Dead développé par les studios TellTale Games est une adaptation du comics du même nom sous la forme d'un jeu d'aventure où nos choix vont être les éléments déterminants de l'histoire.

Celle-ci ne reprend pas vraiment le comics d'origine, mais plutôt son univers.

On incarne Lee Everett, un ancien professeur d'université, condamné à la prison pour une sombre affaire de meurtre. Sur la route, la voiture heurte quelqu'un provocant un accident. C'est le début du cauchemar : à partir de cet instant, notre but va être de survivre à cette apocalypse zombie.

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Or cette survie va se faire via des décisions douloureuses qui affecteront de manière indélébile votre aventure et vos relations avec les autres personnages.

En effet, The Walking Dead est un jeu d'aventure où il faudra résoudre quelques énigmes, mais celles-ci sont souvent assez faciles et servent surtout comme éléments déclencheurs à nos choix.

Le vrai intérêt du jeu est la construction de vos relations avec les personnages secondaires. Ceux-ci réagissent en fonction de vos actions, de vos propos et de vos décisions, une parole malheureuse quelques temps auparavant pouvant avoir des conséquences à un moment critique, d'autant plus que ces décisions sont prises sous forme de QTE chronométrés, recréant ainsi l'ambiance survivaliste de cet univers qui déraille.

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Tous les personnages sont travaillés et l'on se prend à vraiment s'attacher à eux ou au contraire à les détester. On va donc naturellement prendre des décisions en fonction de ses affinités, cependant, en temps de fin du monde, il ne faut faire confiance à personne : l'ami de la veille peut vous trahir à tout instant.

Chaque décision est humaine, crédible et souvent cruelle : on ne peut pas se permettre de rester neutre si l'on souhaite survivre !

Le personnage de la petite Clémentine est extrêmement attachant et la relation qui se noue entre elle et nous est l'un des éléments forts du jeu : la protéger dans ce monde où seule compte la survie devient une vraie priorité et, personnellement, je me suis laissée influencer par ce que j'imaginais être sa réaction pour certains choix.

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Cependant, on a beau tenter de l'épargner, cela ne sera pas possible : la survie devient vite prioritaire pour tous les personnages et pour nous également, nous mettant face à des dilemmes choquants qui sont devenues nos seules alternatives.

Le gameplay et les graphismes ne sont pas révolutionnaires, cependant, ils parviennent à merveille à créer cette ambiance fin du monde et le climat d'angoisse qui lui est lié.

Ainsi, le jeu repose sur un très grand nombre de QTE du fait des multiples décisions à prendre, mais cela ne se ressent pas : ils s'intègrent à la dynamique du moment et semblent même correspondre au temps qu'il nous aurait fallu pour réagir à cette situation. 

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The Walking Dead est sorti à l'origine en plusieurs chapitres, reprenant en quelque sorte le format série télé américain : il y a 5 épisodes qui s'achèvent sur des cliffhangers et un bref teaser du contenu du prochain épisode.

L'édition Game of the year du jeu les reprend tous. J'y ai joué sur PS3 et j'ai noté quelques lags à la fin et au début des chapitres : c'est un peu dommage car cela casse un peu l'ambiance. Si vous le pouvez, je vous conseille donc de le découvrir sur PC, version sur laquelle Quantic n'a rencontré aucun soucis.

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Conclusion

The Walking Dead de TellTale Games est une expérience vraiment sensationnelle.

Le scénario nous plonge vraiment dans la peau du protagoniste dans un monde qui vacille, mettant en jeu notre humanité : les choix que nous faisons sont cornéliens et brutaux, avec de vraies conséquences sur toute la durée du jeu.

Les personnages ont des réactions vraies et l'on s'attache à Clémentine qui permet d'augmenter le facteur émotion du jeu qui est pourtant déjà fort !

Je ne peux donc que recommander cet excellent jeu qui parvient à nous émouvoir et nous faire frémir dans le même temps.

Ma note : 9/10

        

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[Test] Soul Sacrifice, vis ma vie de Sorcier sur PS Vita 
par Quantic

mardi 14 mai 2013 19:05 2 commentaires

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La PS Vita est une console encore trop méconnue. Petit bijou technologique, elle peine encore à trouver son public malgré quelques jeux de très bonne qualité. Il lui manque une killer app, le jeu qui la ferait vendre par palette entière. Sony a donc misé beaucoup sur ce Soul Sacrifice, spin off à peine voilé de l’incroyablement populaire série des Monster Hunter de Capcom. Mais Sony réussira-t-il son pari ?

A cette question, je répondrai oui et non, comme souvent quand on pose une question de ce genre. Oui, Soul Sacrifice est un excellent jeu qui réussira à accrocher un grand nombre de joueurs frustrés de ne pas avoir leur Monster Hunter sur PS Vita. Mais non, ce n’est pas avec Soul Sacrifice que Sony vendra sa console portable à tous les gamers du monde.

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Un monde définitivement adulte.

Soul Sacrifice a l’intelligence de nous plonger dans une ambiance Dark Fantasy glauque à souhait et ce, dès la première seconde de jeu. On se réveille au milieu de cadavres, comprenant vite que notre seule échappatoire possible est de nous faire sacrifier par notre bourreau, le sorcier Magusar. Mais alors que l’on se lamente sur notre sort, nous découvrons un livre étrange, le Librom. Celui-ci est vivant, au sens premier du terme et nous invite à l’ouvrir.

Au fil de ses pages, on découvre bien vite que bien plus qu’une simple lecture, le Librom nous fait revivre les aventures contées, celles d’un mystérieux sorcier acolyte de Magusar. Mieux encore, seule sa lecture nous permettra peut-être de nous donner les armes nécessaires pour sortir vivant de cette aventure.

Voilà un scénario  noir à souhait, magnifiquement illustré au travers des environnements et des sorciers au look définitivement soigné. En bonus, on a même la possibilité de personnaliser son avatar et d’incarner une sorcière.

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Un gameplay classique mais moderne.

Le gameplay s’avère assez classique pour un jeu s’inspirant de la célèbre série des Monster Hunter même si Soul Sacrifice réussit à bien se distinguer de son modèle. Ainsi, les combats s’avèrent nerveux, bien plus proche d’un beat them all et l’ambiance permet de ne pas se tromper, c’est bien un jeu résolument original que l’on a entre les mains.

Ainsi, le matériel que l’on loote au travers des niveaux sera sacrifié afin de donner naissance aux sorts que l’on peut déployer sur le terrain. Ceux-ci finissent donc par s’user et même s’il est possible de les recharger, il faut rester prudent et ne pas faire n’importe quoi sous peine de se retrouver à lancer des cailloux sur le gros monstre qu’on affronte.

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Chaque sort (jusque 6) devra donc être soigneusement sélectionné avant un combat, d’autant plus que l’on retrouve le bon vieux système de Pierre-Papier-Ciseaux cher au genre. Ainsi, il faudra parfois adapter sa stratégie après avoir succombé aux attaques d’un monstre contre lequel nos sorts étaient inopérants.
Le loot est d’autant plus encouragé qu’il sera possible de renforcer la puissance des sorts et même de les fusionner entre eux pour varier les plaisirs.

En plus du loot, chaque adversaire abattu nous mettra face à une décision importante : l’épargner et gagner quelques points de vie et de l’XP défensive ou au contraire le sacrifier contre un petit gain de puissance magique et de l’XP offensive. Et je vous avouerai que la décision n’est pas toujours facile à prendre d’autant plus que votre style de jeu en sera directement affecté. Entre un sorcier hyper puissant mais fragile comme du papier et un sorcier indestructible mais qui lance des cailloux, il y a donc une infinité de choix possible.

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A noter que les choix ne sont jamais définitifs puisqu’on peut modifier chaque décision au moyen de larmes produites par le Librom au fur et à mesure de son avancée dans le jeu. Mais attention, cela coûte cher et un tel retour en arrière ne sera à utiliser qu’avec parcimonie.

La notion de sacrifice ne s’arrête pas là puisque vous pourrez choisir de sacrifier votre corps en échange d’attaque surpuissante. Mais attention, sacrifier sa peau ou ses yeux pour abattre un adversaire trop fort sera accompagné d’un gros malus qui vous suivra dans la suite de votre aventure. A moins de pouvoir se régénérer, ce qui coutera de plus en plus cher.

Et Sony pousse la logique jusqu'au bout puisque vous pourrez être accompagné d’alliés et même jouer jusque 4 sorciers via le jeu en ligne. Là aussi, si l’un de vos compagnons tombe au combat, vous pourrez choisir de le ressusciter contre quelques points de vie ou au contraire de le sacrifier contre un gros sort qui fait mal. Vous imaginez la scène en multi quand il s’agit de choisir de sacrifier un autre joueur ;-) Ambiance, ambiance !

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Vous l’aurez compris, Soul Sacrifice s’avère assez original dans son univers et son mécanisme de gameplay entièrement basé sur le concept de sacrifice et le besoin  permanent du joueur de s’adapter à son adversaire. Mais finalement, et c’est malheureusement inhérent au genre, on finit par se lasser de détruire encore et encore du monstre pour monter en niveau.

Attention, le genre plaira à une grande partie des amateurs de Monster Hunter mais pour ma part, j’ai vite eu l’impression de faire du grinding comme dans les pires MMO’s asiatiques. Heureusement que l’emballage scénaristique est excellent, ce qui permet au jeu de finalement bien s’en sortir. A noter d’ailleurs que Sony a très bien pensé son jeu puisque les combats ne durent jamais plus de quelques minutes, ce qui le rend parfaitement adapté au jeu sur portable.

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Conclusion

Soul Sacrifice est un jeu qui divisera les joueurs. D’un côté, ceux qui le hisseront au sommet de leur ludothèque, allant jusqu’à affirmer qu’il a surpassé Monster Hunter par un gameplay plus vif, plus nerveux et une ambiance plus adulte. Et d’un autre côté, ceux qui, comme moi, n’ont jamais accroché au genre et découvriront un jeu original, diablement réussi sur le plan artistique mais incroyablement répétitif après une bonne dizaine d’heures de jeu.

Même si Soul Sacrifice rate donc son objectif d’être la killer app de la PS Vita, il reste un excellent représentant du genre qui permettra aux novices une entrée en matière plus adulte que le concurrent de Capcom tout en offrant aux habitués, un  Monster Hunter like très réussi sur PS Vita.

Soul Sacrifice est disponible en exclu sur PS Vita.

Ma Note : 7,5/10


        

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[Test] Injustice Gods Among Us : Le Kombat des Super-Héros DC 
par Aelya

vendredi 10 mai 2013 18:54 1 commentaire

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Injustice Gods among Us (Les dieux sont parmi nous en français) développé par NetherRealm, le studio responsable de Mortal Kombat, me faisait les yeux doux depuis que j'avais vu les artworks à l'E3 l'année dernière, ce qui a d'ailleurs mené à diverses craquages : le collector (vous pouvez dailleurs encore tenter d'en gagner un via notre concours^^) et le guide qui comprend une trentaine de pages d'artwork...

Mais cet enthousiasme était-il justifié ? La réponse dans ce test...

Injustice est donc un jeu de combat reprenant les héros emblématiques de l'univers DC Comics. Il y en a ainsi une vingtaine, chacun ayant au moins deux costumes bien distincts. NetherRealm a choisi de mélanger des héros très connus (Superman, Batman, Wonder Woman) à d'autres un peu plus obscurs (Shazam, Black Adam, Killer Frost), permettant ainsi de découvrir un peu mieux certains personnages.

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Je regrette cependant la disproportion entre le nombre de personnages masculins et féminins (plus de 15 contre 5)... Enfin, il y a de très fortes chances de voir leur nombre augmenter via de multiples DLC pour ajouter des personnages ou des costumes... 

Le jeu dispose d'un mode histoire très sympathique. En effet, on va incarner successivement plusieurs personnages au cours de 12 chapitres relatant une histoire qui est entrecoupée de cinématiques et de mini jeux. L'histoire en elle-même ne vole pas bien haut. Cependant, on se laisse prendre au jeu malgré tout^^

Dans une dimension parallèle, le Joker a réussi à manipuler Superman et à lui faire tuer Lois Lane, enceinte, et à détruire Métropolis. Rendu fou, Superman décide que les humains doivent être "guidés" et il met donc en place une dictature, forçant les autres héros à se joindre à lui. Les rebelles sont menés par Batman qui parvient à transporter dans cette dimension les héros DC de notre univers pour lui venir en aide.

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C'est donc une histoire assez tarabiscotée, voire très clichée, mais elle se laisse découvrir grâce à ses cinématiques qui viennent l'agrémenter de façon positive avec quelques répliques bien senties et grâce à des mini-jeux entre différents combats qui vont influencer la barre de vie des protagonistes. Par exemple, il faut esquiver les flèches de Green Arrow via un Quick time Event. 

En plus de ce mode histoire qui va nous occuper durant 6 heures de jeu, Injustice propose d'autres modes solo.

Ainsi, il y a le classique mode battle où l'on enchaîne une dizaine de combat avec un même personnage. Diverses options (à débloquer au fur et à mesure) sont possibles : commencer le combat avec de la vie en moins, en étant empoisonné...

Le mode entrainement reste classique mais assez fourni en proposant diverses options.

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Le mode S.T.A.R. Lab quant à lui nous entraine dans différentes séries de missions qui vont nous permettre de suivre une mini-histoire (très anecdotique) et de mieux connaitre les personnages. Ainsi, chaque héros/vilain a une série de dix missions à accomplir, ce qui fait un total d'environ 240 mini-missions, de quoi bien nous occuper ! Cependant, on ne peut pas vraiment choisir l'ordre : il faut les enchainer comme elle se présente, ainsi si on n'aime pas jouer avec tel personnage, on peut se sentir un peu frustrée^^

En plus du solo, Injustice réserve une bonne place au multi-joueurs, donc en plus du traditionnel mode versus où l'on peut jouer ensemble sur une même console, NetherRealm a développé un certain nombre de modes en ligne.

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Il y a deux grosses possibilités : le Matchmaking où l'on suit une série de règles prédéterminées ou le match privé où l'on édicte nos propres règles. Ensuite, ces deux modes se répartissent en trois sous-modes identiques : 
- Versus, où l'on affronte un adversaire
- King of the Hill (Roi de la colline) où plusieurs joueurs sont rassemblés. Les matchs se font en un contre un, les autres étant de simples spectateurs. Le gagnant reçoit le titre de Roi de la colline mais est susceptible de le perdre dès qu'il est battu par un autre joueur qui devient alors le roi à sa place.
- Survivant, c'est un peu la même chose que le Roi de la Colline, sauf que lorsqu'on perd, on est éjecté du groupe : il ne peut en rester qu'un !

Bref, il y a beaucoup de possibilités de jeu, mais est-ce que le gameplay réussit à nous donner envie de jouer ?

La première chose à comprendre, c'est qu'Injustice se veut accessible : il cherche à toucher le public fan de DC comics en plus des gamers, et cela se ressent. En effet, les commandes sont faciles à aborder : les coups spéciaux propres à chaque personnage se déclenchent d'une simple touche, les attaques ultimes, bien spectaculaires au passage, s'exécutent en pressant les deux gâchettes... Bref, même les pas doués du pad pourront les réaliser facilement. 

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Le deuxième élément, qui vient lui aussi renforcer cette accessibilité, est l'interaction avec les décors. En effet, ceux-ci regorgent d'objets à fracasser contre son adversaire, sur lesquels rebondir et cela se fait avec une très grande facilité (une simple pression de la gâchette). De plus, les arènes sont souvent composées de plusieurs niveaux et l'on passe de l'un à l'autre via un gros coup pied à son adversaire qui traverse alors différents décors lors d'une mini-cinématique où l'on voit parfois des caméo d'autres personnages (par exemple le pingouin ou l'épouvantail à Arkham).

C'est assez jouissif : appuyer sur le gros bouton rouge pour déclencher les missiles de la batmobile pour blesser son ennemi, l'envoyer voler à travers les murs ou encore se balancer au lustre pour le prendre par derrière (sic) donnent lieu à des combats encore plus spectaculaires... mais d'un autre côté, cela rend le jeu nettement moins technique et peut entraîner des renversements de situations assez frustrants, surtout que l'équilibrage des personnages n'est pas exceptionnel.

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Personnellement, n'étant pas une super douée du pad, ce type de gameplay ne m'a pas spécialement dérangé, cependant il pourra énerver les techniciens du pad^^

Enfin, petit mot sur l'aspect visuel. J'aime beaucoup l'univers DC créé par NetherRealm : je trouve leur vision des personnages et des décors vraiment sympathiques et leurs artworks magnifiques. Cependant, des faiblesses graphiques se font parfois sentir lors des cinématiques ou des gros plans sur les personnages.

De plus, on retrouve le problème récurrent au studio quant à la rigidité des animations et aux personnages féminins, comme par exemple des épaules trop larges et des cheveux peu esthétiques, Wonder Woman étant celle qui en souffre le plus. Autre petit bémol, lors de la sélection du personnage, il n'est pas possible de voir l'aspect du second costume. Malgré ces quelques petits défauts, je reste séduite par l'univers graphique du jeu.

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Conclusion

Injustice Gods Among Us reprend l'univers DC comics dans un jeu de combat de façon assez réussie.

Il propose une durée de vie non négligeable avec des nombreux modes différents, tant solo avec son mode histoire bien fourni (même si quelque peu tarabiscoté) que multi. 

Le côté spectaculaire du jeu rentre bien dans l'univers super-héroïque des héros/vilains DC, ce qui est vraiment appréciable, mais cela a un prix : le gameplay peut être ressenti comme trop accessible par les fans de jeux de combat. Et finalement l'Ultra-Violence d'un Mortal Kombat manque cruellement à donner au jeu son style propre.

Injustice est sorti sur PS3, Xbox360 et Wii U.

Ma note : 7,5/10

        

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[Test] Tiger Woods PGA Tour 14, Un bon drive pour un jeu de golf réussi 
par Quantic

mercredi 08 mai 2013 19:01 0 commentaire

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Le golf est un sport que j’ai toujours apprécié en jeu-vidéo. Ce n’est pourtant certainement pas le plus passionnant en termes d’actions mais la réflexion et la dextérité qu’il exige m’a toujours intéressé même si je dois avouer qu’il s’agit aussi de l’un des sports les plus rageants qui existent. Vous savez quand pour la cinquième fois votre petite balle blanche s’arrête à 3 cm du trou.

Mais hormis Everybody’s Golf dans un style très arcade et Manga, cela faisait très longtemps que je n’avais plus touché à une vraie simulation du sport préféré des jardiniers et des anglais (mais n’est-ce pas la même chose ?).

Ainsi, alors que la série des Tiger Woods PGA Tour s’exprime depuis de nombreuses années à cette saison, ce PGA Tour 14 sera le premier à m’accueillir comme joueur et j’en suis plutôt sorti satisfait.

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Un drive en plein sur le Fairway.

Comme tous les jeux de sport, il est possible de se faire un petit 18 trous vite fait bien fait en incarnant un des nombreux joueurs modélisés tout comme de se lancer dans une carrière qui s’étalera sur des centaines d’heures avec un joueur bien à soi (et que l’on peut même créer à son image). Et comble du bonheur, il est même possible de se lancer sur le tournoi féminin de la LPGA. C’est Aelya qui sera contente.

Rajoutez à cela un petit mode bonus sous la forme du tournoi des légendes où l’on vous propose de revivre de grands moments de l’histoire du golf et vous obtenez une simulation ultra complète qui occupera les fans pendant un bon moment.

Bon, je l’avoue, techniquement, j’ai été un peu déçu par l’animation très robotique des joueurs qui montrent autant de charisme qu’une mouette embourbée dans le pétrole et globalement les graphismes commencent à dater. Un passage à la Next Gen permettra sûrement d’un peu moderniser tout cela.

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Pour le gameplay, rien de particulièrement surprenant mais plein de possibilités de réglages de la maniabilité pour que le joueur débutant ne rate pas chaque coup tout en ne complexifiant pas outre mesure  la prise en main. Ainsi, le swing se contrôle entièrement avec le stick gauche et c’est uniquement la dextérité et la rapidité du mouvement qui permettront à notre joueur de réaliser un swing parfait. Petit bémol pour le putting ou le même système s’avère nettement moins réussi à mes yeux tout en n’étant pas impossible à maitriser.

Et si dans les premiers trous, on essaie de maitriser ce gameplay simple mais pas si évident à contrôler, on va rapidement utiliser des réglages évolués (position des pieds, impact sur la balle, ...) pour donner un maximum d'effets à la balle. Les premières tentatives sont souvent catastrophiques mais une fois qu’on a compris le truc, on pourra rapidement s’étonner du résultat. Bref, le gameplay, quoique très classique, est efficace et c’est tout ce qu’on lui demande. A noter qu’il est également possible d’y jouer via PS Move mais je n’ai pas testé cette fonctionnalité qui ressemble plus à un gadget.

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Les parcours (une vingtaine au total) s’avèrent assez bien modélisés et peuvent être joués dans les conditions météo réelles du moment où l'on joue ou à n’importe quelle heure du jour ou de la nuit. Jouer au golf par une nuit sans lune, le rêve absolu ;-)

A tous ces modes solos déjà très réussis se rajoute encore le traditionnel mode multi qui se voit enrichi d’un mode Country Club plus complet. Ainsi, chaque joueur est immédiatement associé à un country club afin de pouvoir tout de suite se lancer dans le multi sans prise de tête tandis que le joueur solo pourra comparer ses statistiques à tous ses petits copains du Country Club. Je ne suis pas fan du multi mais le fait de pouvoir jouer aussi simplement avec d’autres golfeurs du monde entier rajoute un sacré paquet d’heures à la durée de vie du jeu et s’avère assez agréable à pratiquer.

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Un bunker par-çi par-là.

Après cette lecture, vous pourriez vous dire que PGA Tour 14 n’a aucun défaut et pourtant même si je le considère comme un excellent jeu de golf, il présente quand même quelques défauts à prendre en compte. D’abord, il est difficile de le conseiller au golfeur débutant. Même si le jeu s’adapte assez bien au niveau de son joueur et permet de progresser rapidement, le manuel s’avère incroyablement incomplet et le tutorial ne couvre qu’une infime partie des possibilités du jeu. PGA Tour 14 se destine donc avant tout aux golfeurs confirmés qui ont déjà usé leurs chaussures sur de précédentes éditions. Ensuite, il est important de noter que le jeu est intégralement en Anglais (unités comprises).

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Mais le plus décevant est la volonté très claire d’EA de le transformer en simili pay to win. En effet, avant chaque parcours, on peut associer à son joueur des pins qui lui octroieront des petits bonus comme un meilleur contrôle du spin ou des clubs plus performants. Rien de particulièrement déséquilibrant mais suffisant pour faire pencher la balance en cas de confrontation serrée. En soi, l’idée est bonne et apporte un peu de variété mais ces pins peuvent s'acheter via un système de monnaie virtuelle glanée en fonction de ses performances sur le terrain mais aussi contre de la vraie monnaie cette fois dans le magasin en ligne d’EA. Voilà qui est limite, limite comme procédé.

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Conclusion

Tiger Woods PGA Tour 14 est sans aucun doute un excellent jeu de golf que je n’hésite pas à conseiller à tout joueur passionné par ce sport. Même l’amateur pas vraiment passionné que je suis a eu vite fait de se prendre au jeu.

A côté de ses qualités intrinsèques évidentes, PGA Tour 14 présentera quand même de sacrées difficultés aux novices par son manque de documentation et risque même de s’attirer les foudres des joueurs plus aguerris par son système honteux de monnaie virtuelle. Et cet élément seul lui coûte un bon point sur sa note finale.

Ma Note : 7,5/10


        

dans Gaming, PS3, Test, Xbox360
Tags : tiger woods pga 14, tiger woods, test, golf, sport, electronic arts

[Test] Lego City Undercover : le GTA de la Wii U 
par Aelya

mercredi 01 mai 2013 18:55 0 commentaire

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Depuis la mise en vente de la Wii U l'hiver dernier, peu de jeux exclusifs sont sortis dessus. On attend avec impatience les annonces concernant un Zelda, un Super Smash Bros mais pour l'instant, cela reste trop très calme. Aussi quand une exclusivité pointe le bout de son nez, on ne peut que s'y intéresser.

Lego City Undercover nous propose d'incarner Chase McCain, un policier qui revient à Lego City pour arrêter Rex Fury, un criminel qu'il avait arrêté grâce à la jolie Nathalia mais qui a réussi à s'échapper de prison, créant une vague de crimes dans la ville et menaçant Nathalia.

On a affaire à un monde ouvert du style Grand Theft Auto, sauf qu'ici, nous faisons partis des gentils et même lorsqu'on écrase quelqu'un avec sa voiture, il se relève ou lorsqu'on sort vainqueur d'un combat, on se contente de lui passer les menottes. Le style Lego l'emporte donc sur le sytle GTA avec une ambiance qui reste très bon enfant.

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Monde ouvert oblige, on a la possibilité de se balader partout dans la ville de Lego City. Celle-ci est assez vaste et a un petit côté Los Angeles/San Francisco et l'on dispose d'une foule de véhicules pour la découvrir. Cependant, il ne sert à rien de partir l'explorer dès le début du jeu. La plupart des interactions sont alors bloquées (portes fermées, lieux inaccessibles...) tant que l'on n'a pas débloqué le costume nécessaire via l'histoire principale.

Chase va en effet pouvoir revêtir différentes apparences, chacune possédant des capacités spéciales pour interagir avec l'environnement. Policier, il possède un grappin pour se hisser à certains endroits, mineur, il manipule la dynamite et peut casser des rochers, voleur, il crochète des serrures, etc. Donc, sans le costume adapté à la situation, on est coincé.

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J'avoue avoir trouvé cela un tant soit peu frustrant : dans un monde ouvert, j'aime pouvoir partir à l'aventure comme bon me semble (la preuve avec Skyrim où j'ai joué plus de trente heures avant ne serait-ce que commencer la quête principale^^), surtout que parfois, lorsqu'on se retrouve bloqué, on se demande si c'est parce qu'on n'est pas doué ou parce qu'il nous manque le bon déguisement.

Bref, Lego City Undercover nous impose de suivre le scénario principal avant de pouvoir explorer la ville qui fourmille d'activités diverses et variées : c'est un peu comme mettre un gâteau devant un enfant et lui dire "seulement quand tu auras fini tes devoirs".

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Heureusement, le scénario est sympa, pas très profond (la cible est enfantine), mais agréable à suivre et plein d'humour 1er degré. En effet, on retrouve le fameux humour "Lego" qui ne vole pas bien haut mais fait vite sourire et qui est bourré de références cinématographiques ou vidéoludiques... Ainsi, au commissariat, on croise Starky et Hutch ou l'inspecteur Harris. En prison, on peut rencontrer un équivalent de Morgan Freeman dans The Shawshank Redemption. Lorsqu'on apprend le Kung Fu, on redécouvre Matrix...

De plus, ce scénario nous tiendra en haleine (enfin, on devine très vite ses tenants et aboutissants quand même...) pendant une vingtaine d'heures. Et, à cela, s'ajoute toutes les possibilités d'exploration liées au monde ouvert de Lego City qui se composent elle-même d'une bonne vingtaine de zones regorgeant d'objectifs originaux : le jeu a donc une très grande durée de vie.

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Cependant, en partie à cause de cette diversité et de cette grande ville ouverte, le jeu souffre de temps de chargement relativement longs et donc assez pénibles, surtout quand il s'agit juste de charger une cinématique... 

Pour jouer à Lego City Undercover, pas le choix, il faudra utiliser le Gamepad et il faut reconnaître que celui-ci est assez bien exploité. Il permet d'afficher la carte, de scanner son environnement pour trouver des objets ou criminels cachés, d'écouter certaines conversations... Rien de bien révolutionnaire (on aurait pu faire la plupart de ces actions via une manette classique) mais c'est sympathique. Cependant, l'utilisation du gamepad a une limitation : il sera impossible de jouer plus de 4 heures d'affilées à cause de son autonomie, or le gamepad ne prévient pas quand il n'a plus de batterie, il faut donc se méfier !

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Enfin, la jouabilité est plutôt bonne même si le jeu souffre de quelques imprécisions dans ses déplacements, causant quelques petits énervements par-ci par-là^^

Conclusion

Lego City Undercover offre à la Wii U une exclusivité de choix. Non seulement, le titre est sympathique, drôle, fidèle à la série, mais en plus il propose une durée de vie impressionnante de par son monde ouvert riche et varié où il fait bon se perdre (une fois suffisamment de costumes débloqués).

Il saura plaire aux plus jeunes tout en satisfaisant les plus âgés même si le challenge ne sera pas très relevé pour ceux-ci.

Il est juste un peu dommage de ne pouvoir y jouer qu'en solo. J'aurais bien aimé explorer cette ville aux côtés de Quantic ;-)

Ma note : 7,5/10


        

dans Gaming, Test, Wii U
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[Test] Army of Two : Le cartel du Diable, la coop en vedette 
par Quantic

vendredi 26 avril 2013 19:11 1 commentaire

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Army of Two est la licence d’Electronic Arts qui a toujours mis le plus en avant l’aspect coopératif du gameplay typé TPS. L'exemple même que le multi coopératif avait atteint une espèce de maturité en offrant la possibilité de rassembler ses amis dans son salon pour jouer ensemble et plus seulement l’un contre l’autre. Et ce n’est pas ce troisième épisode qui dira le contraire puisqu’une fois qu’il s’aborde en solo, il perd immédiatement tout son charme.

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Ce Cartel du Diable commence très fort puisqu’il fait table rase du passé. Rios et Salem, les anciens héros, font place à deux petits nouveaux très anonymement nommé Alpha et Bravo mais ces braves tatoués ne se montrent pas vraiment à la hauteur. Ainsi, le scénario nous amène à trucider la moitié du Mexique à la recherche du leader du fameux Cartel sur fond de vengeance féminine. Oui, oui, féminine.. Car Fiona, sauvée du Cartel, quelques années auparavant par Alpha et Bravo donnera au jeu une petite touche de charme plutôt bienvenue même si elle se cantonne malheureusement à un rôle purement esthétique (est-ce que la T.W.O serait trop machiste pour engager quelques femmes ? ;-)). On enchaîne donc rapidement les scènes de shoot en ne se passionnant absolument pas pour un scénario digne d’une médiocre série B d’action.

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Le gameplay n’est pas non plus exempt de toute critique et par certains côtés est même moins abouti que celui proposé dans les précédents épisodes. Ainsi, le système de couverture, fer de lance de tout bon TPS, s’avère très imprécis et il est courant de passer son temps à essayer de se cacher derrière un objet sans y parvenir. Les armes, pourtant très nombreuses et entièrement customizables, se montrent très proches les unes des autres au point que le simple fusil d’assaut constitue rapidement le standard avec lequel on peut tout faire... même jouer au sniper. Enfin, l’aspect coopératif se montre moins mis en avant que par le passé en proposant essentiellement la sempiternelle scène de la mitrailleuse à contourner tandis que son collègue attire le feu. Heureusement, d’autres scènes coopératives relèvent le niveau et permettent quand même de prendre un peu de plaisir quand on joue avec un autre humain.

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Pour rester dans le sujet du coopératif, insistons bien sur le fait qu’il est possible de réussir de belles manœuvres même en dehors des scripts prévus par le jeu en attirant volontairement le feu des ennemis à soi tandis que son collègue sniper, perché sur les hauteurs s’occupera des ennemis les plus enthousiastes. Il faut aussi signaler le fun incroyable que procure le mode overkill pendant lequel les munitions sont illimitées alors même que l’on devient invincible. La destruction qui envahit l’écran en deviendrait presque orgasmique.

D’un point de vue technique, on sent que le moteur graphique commence à accuser le coup et on est très loin d’être ébahi par ce qui est affiché à l’écran. Je retiendrai juste le fait que la quasi totalité de l’environnement est destructible et qu’après notre passage, il n’y a plus que des ruines. A l’inverse, l’IA des adversaires laisse à désirer, ceux-ci n’étant pas très malins. En dehors de leur nombre parfois impressionnant et de leur étonnante capacité à se remettre de leur blessure, ils ne proposeront pas un challenge impossible.

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Mais là où l’IA blesse le plus, c’est dans le mode solo. Avec un partenaire humain, les choses se passent plutôt bien et le travail d’équipe est plutôt facile à mettre en place. Mais en solo, bonjour les bugs de scripts et le partenaire collé sans arrêt à vos pieds. Impossible donc de prendre le même plaisir en solo qu’en multi et je ne peux donc que vous encourager à lancer l’aventure avec un ami. C’est ce que nous avons fait puisque nous avons parcouru l’aventure ensemble via l’excellent split screen et je vous avoue que malgré tous les défauts listés ci-dessus, nous avons pris pas mal de plaisir à parcourir la petite dizaine d’heures de jeu nécessaire à l’accomplissement du scénario principal.

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Conclusion

Army of Two : El Diablo’s Cartel est un jeu entièrement construit autour de son mode coopératif et c’est donc en coopératif qu’il se doit d'être découvert (via split screen ou en ligne) et je déconseille donc fortement la découverte de ce titre en solo.

Néanmoins, même parcouru en coop, cette troisième mouture de la licence Army of Two déçoit par un gameplay en deçà de ses précédents épisodes. Il nous reste quand même un vrai défouloir où le nombre d’explosions à la minute dépasse l’entendement. Donc, même si ce jeu ne restera pas dans les annales du jeu vidéo, ce titre s’avère un moyen tout à fait correct de passer le temps en bonne compagnie.

A noter qu’en tant que couple de gamers, nous remercions EA Montreal d’avoir implémenté un splitscreen aussi réussi et de donner donc la possibilité aux joueurs de pouvoir se défouler dans la même pièce. C'est peut-être un détail pour vous, mais pour nous, ça veut dire beaucoup^^ Et c'est un gros point positif pour ce titre.

Ma Note : 6,5/10

        

dans Gaming, PS3, Test, Xbox360
Tags : army of two devils cartel, army of two, tps, coop, electronic arts, test