[Test] Beat the Beat, Rythm Paradise, pour ceux qui ont le rythme dans le sang 
par Quantic

mercredi 05 septembre 2012 19:02 0 commentaire

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Beat the Beat, Rythm Paradise est le dernier né d’une longue série de jeux musicaux. Cet épisode Wii ne déroge pas à la réputation de la série en proposant un jeu de rythme difficile, éprouvant mais particulièrement réussi.

Ainsi, c’est une cinquantaine d’épreuves de rythme que l’on aura à affronter au sein d’un univers bon enfant fait de singes, de chiens, de chats, ... On jouera au golf, au badminton, on assemblera des robots ou on jouera au samouraï. Les différentes épreuves sont originales, bien introduites et globalement, on ne peut s'empêcher d'esquisser un sourire devant les épreuves rocambolesques qui nous attendent.

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Pour autant, ce jeu est vraiment éprouvant pour les nerfs si, comme moi vous n’avez pas le sens du rythme. Le jeu ne fait pas appel à la détection de mouvement de la Wii mais juste aux deux boutons A et B. Cela permet de gagner en précision mais quand on sait que le degré de tolérance du jeu est au 1/10è de seconde près, on a vite fait de perdre le fil de l’épreuve.

Beat the Beat n’hésite pas à vous rappeler que regarder l’écran ne sert qu’à vous perturber en faisant passer des nuages, en dézoomant violement de votre point de vue ou en cachant carrément votre zone de jeu. Et oui, c'est un jeu musical et seule votre oreille pourra vous dire quand appuyer au bon moment.

Régulièrement, vous aurez également une épreuve spéciale reprenant des morceaux des dernières épreuves réalisées à enchainer sans se tromper... Comme si ce n’était pas assez difficile comme cela ;-)

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Conclusion

Je ne suis pas un grand amateur de jeux de rythme, aussi la difficulté de Beat the Beat : Rythm Paradise m’aura vite poussé à bout de nerfs mais je vous rassure, avec un peu d’entrainement, on finit par passer les épreuves les plus difficiles.

Heureusement, l’ambiance bon enfant rend ce jeu éminemment sympathique et si vous êtes amateur (ou juste un plus doué que moi) de jeux de rythme, n’hésitez plus, c'est le jeu qu'il vous faut. Mais si le genre vous laisse froid, ce ne sera pas cet épisode qui vous fera craquer.

Ma note : 7/10

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dans Gaming, Test, Wii
Tags : beat the beat, wii, test, rythme

[Test] Darksiders 2, quand la mort s'invite dans notre salon 
par Quantic

vendredi 31 août 2012 19:30 3 commentaires

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Avant toute chose, sachez que je n’ai pas joué à Darksiders, premier du nom. C’est donc avec un esprit neutre et libéré de tout a priori (vous me connaissez ;-) ) que je me suis lancé dans l’aventure de Death, cavalier de l’apocalypse de son état.

Un scénario... mortel, un style visuel qui ne laisse pas indifférent.

Vous allez voir que Darksiders 2 brille par de nombreux points mais pas par son scénario qui est vraiment trop léger. On y incarne Death (la Mort) soucieux de mieux comprendre ce que son frère War (la Guerre) a fabriqué pendant le premier épisode de la série. Pour faire simple, il a  exterminé la race humaine sans le feu vert du patron d’en-bas. Et comme Death a la fibre familiale, il est déterminé à faire ce qu’il faut pour réhabiliter son frère.

L’avantage pour moi, c’est qu’il ne s’agit pas du tout d’une suite directe, donc j'ai pu me plonger dans l’aventure sans savoir ce que War a fait comme atrocités aux humains.
Pour autant, la narration reste très brouillonne avec des personnages dans tous les sens et parfois, on ne sait plus vraiment pourquoi on fait ce que l’on est en train de faire mais on sait juste qu’on doit le faire.

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Le style visuel du jeu est unique avec ses environnements tantôt verdoyants, tantôt gothiques. Le Royaume des Morts avec son bateau volant, siège du royaume éternel est mon petit chouchou... Et si les ennemis sont pour la plupart assez classiques, les combats contre les gigantesques boss restent de grands moments visuels où on reste la mâchoire ouverte, en ayant une pensée pour le modélisateur qui a du assembler tout ça.

Bref, aussi bien visuellement que techniquement, Darkisders 2 est pleinement maitrisé et chose rare, à l’heure actuelle, il ne fait pas honte à la puissance dépassée de cette génération de consoles qui réussissent à afficher un jeu beau, soigné et fluide en tout cas pendant la majorité du temps. Pour une raison inconnue, les derniers donjons subissent de nombreuses saccades qui me laissent penser que l'optimisation du end game laisse un peu à désirer.

Néanmoins, je dois bien vous avouer que malgré la maestria créative de ce titre, j’ai eu beaucoup de mal à rentrer dans l’univers du jeu. Pourtant, je suis fan de l’univers de Diablo, donc le trip cavalier de l’apocalypse aurait du bien prendre avec moi. Mais un peu comme la saga Gears of War me laisse froid, j’ai eu un peu de mal à me passionner pour Death.

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Sans doute pour deux raisons : la première, c’est que, malgré un univers original et plutôt bien pensé, il y a quelques incohérences qui m’empêche de rentrer dans le rôle. La seconde, c’est que je ne suis pas un grand fan du style graphique choisi par Vigil Games : les héros musculeux, massifs,... ce n’est pas mon truc et le charisme de Death ne prend pas. Pourtant, Joe Madureira, le célèbre auteur de comics qui a travaillé sur le design de Darksiders est plutôt un auteur dont j'apprécie le style...

Autre problème à mes yeux, on incarne un cavalier de l’apocalypse mais au lieu de nous mettre en scène surpuissant au milieu d’humains apeurés (oui, ça m’excite, je suis comme ça), on se balade dans des environnements pas très accueillants et où on doit se démener pour s’en sortir... Hormis les combats contre les boss, je n'ai donc pas ressenti un quelconque sentiment de puissance. Dommage quand on incarne la mort, non ?

Heureusement, ce sentiment est totalement contrebalancé par un gameplay de génie.

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Un gameplay diaboliquement réussi.

Même si son univers ne fera pas l’unanimité, Darksiders 2 réussit là où beaucoup de jeux actuels échouent, il propose un gameplay aux petits oignons. Un mix improbable entre Zelda, Tomb Raider et Portal qui donne tout le temps envie d’en voir plus, repoussant sans cesse l’heure d’aller dans son lit.

Plus qu’un simple beat them all, Darksiders 2 propose un gameplay varié mélangeant monde ouvert pour ses quêtes annexes et donjons bourrés de mini casse-tête et d’exploration à tout va.
Ainsi, plutôt que de passer son temps à marteler la tête des ennemis, on crapahute de salles en salle en essayant de deviner par où passer pour débloquer une grille derrière laquelle se cache un coffre et son « phat loot » ou tout simplement la suite du donjon.

A la simple exploration s’ajoute une série d’énigme à l’ancienne consistant à déplacer une énorme boule, à exploser des parties de tunnels ou encore à jouer avec une tonne de leviers et boutons poussoirs en tout genre. Tout cela pour trouver la clé rouge pour ouvrir la porte rouge et ainsi de suite...

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Cela aurait pu être répétitif mais les énigmes sont sans cesse renouvelées. A chaque nouveau donjon ou presque, un petit élément se rajoute pour changer du tout au tout la résolution des énigmes. Et pourtant, la solution reste toujours accessible avec un minimum d’exploration et de jugeote. On est loin du casse-tête complexe et en général, 5 minutes d’exploration et d’essais-erreurs suffisent à résoudre le problème... avec en bonus un bon sentiment d’autosatisfaction.

Mon seul regret est le dirigisme extrême à l’intérieur des donjons : Il faut suivre le chemin prévu par les développeurs, faire les choses dans l’ordre, sauter au bon endroit et ne pas essayer de suivre un autre chemin, cela ne marchera pas. J’aurais apprécié de pouvoir découvrir le donjon à ma façon de temps en temps...

Côté combat, c’est du grand classique entre votre arme principale (une faux, logique pour la mort) et les multiples armes secondaires, mais du "classique" très bien exploité. Si les combos au début du jeu sont très simplistes, on peut facilement en débloquer quelques dizaines pour transformer Death en machine à tuer et véritablement le modeler pour qu’il corresponde à notre style de jeu.

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C’est là qu’on se rend compte que le côté RPG a été poussé assez loin. Plus que seulement esthétiques, les armures et armes donnent des bonus variés (dégâts, vie, magie, ...). Quant au levelling, il vous rend non seulement plus puissant mais permet aussi de débloquer des pouvoirs spéciaux dans deux arbres de talents. On peut ainsi transformer Death en spécialiste du corps à corps ou au contraire le modeler en mini-nécromancien capable d’invoquer des créatures pour se battre à ses côtés. Dommage que lors de certains combats, la caméra a un peu du mal à suivre l’action mais cela reste assez rare.

Mais le point le plus impressionnant de ce titre est sa durée de vie qui fait figure d’éternité face à certaines campagnes solo de FPS modernes...
La campagne solo principale est incroyablement fournie avec des donjons à ne plus savoir quoi en faire et des boss de plus en plus impressionnants. Et les développeurs ont dû se dire qu’il fallait en faire encore plus car ils ont rajouté quelques quêtes secondaires un peu moins réussies, certes, mais qui ont le mérite d’encore prolonger l’expérience.
Tout compris et pour celui qui veut retourner le jeu dans tous les sens, on approche facilement des 40 heures de jeu.

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C’est devenu tellement rare qu’un jeu « dirigiste » propose une telle durée de vie qu’on peut même se demander combien d’acheteurs en verront la fin. On a perdu l’habitude qu’un jeu soit si vaste tout en restant « facile ».

Enfin, un petit bémol concernant l’online pass que THQ a rajouté au titre. Pour un jeu misant tout sur l’online, on peut encore comprendre son existence mais ici, la partie en ligne ne reprend que la possibilité d’envoyer/recevoir des bouts d’armure entre amis et un pauvre mode multi consistant à repousser des vagues successives d’ennemis. Un peu light pour justifier l’achat de l’online pass si vous trouvez le jeu en occasion.

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Conclusion

Darksiders 2 est largement à la hauteur des attentes. Même si son univers ne fera pas forcément l’unanimité, son gameplay fait d’un savant mix d’exploration, de mini casse-tête et de combats remplira de bonheur les nombreux fans de Zelda, Tomb Raider ou même Portal.

Bien entendu, l’expérience n’est pas parfaite mais le gameplay de Darksiders 2 est complet, varié et réussit à nous tenir en haleine pendant de très longues heures grâce à sa durée de vie exemplaire.

Il ne manque plus qu’à mettre en scène une succube sexy comme héroïne de Darksiders III pour faire de moi le cavalier de l’apocalypse le plus heureux du monde.

Ma note : 8/10

        

dans Gaming, PC, PS3, Test, Xbox360
Tags : darksiders 2, darksiders, test, thq, death

[Test] Joypad Thrustmaster T-Wireless (v4) pour PS3 et PC, la qualité à petit prix 
par Quantic

mardi 28 août 2012 18:42 1 commentaire

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La série des T-Wireless est un succès renouvelé au fil de ses versions faisant de Thrustmaster un acteur en vue dans le monde du joypad à petit prix. Et ce nouveau modèle (version 4) de leur best-seller va sans doute suivre la voie de ses ainés.

Comme les précédentes versions, ce T-Wireless revu et corrigé est toujours compatible PS3 et PC.

La première chose qui frappe, c’est sa taille comparée à un pad officiel de Sony. Déjà que beaucoup encensent le pad de la Xbox en insistant lourdement sur le fait que le pad PS3 est beaucoup trop petit pour eux, que vont-ils dire de ce T-Wireless qui m’est apparu vraiment minuscule ?

Cette taille a des avantages puisqu’on passe encore plus vite d’un bouton à l’autre mais aussi des désavantages puisqu’il m’est arrivé d’appuyer sur deux boutons en même temps, la faute à mes gros doigts boudinés sans doute...

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Pour le reste, reconnaissons-le, la taille des pads, c’est surtout une histoire de goût et d’habitude puisqu'après quelques heures d’adaptation, je ne ressentais plus la moindre gène.

Côté finition, on est par contre un bon cran en-dessous des pads officiels made in Sony. La manette parait fragile et j’ai un peu plus de mal à la tenir fermement en main que le sixaxis officiel.

N’oublions pas non plus que cette manette est livrée sans vibreur, elle s'avère donc très légère et son poids final vient donc surtout des 3 piles qu’on lui colle dans le ventre mais heureusement, j’ai trouvé qu’elle était néanmoins bien équilibrée.

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Son autonomie est également très satisfaisante puisque je pense que l’on peut quasiment confirmer les 50 heures d’autonomie annoncée, plutôt sympa pour les gros joueurs (à ne pas confondre avec les joueurs gros ;-) ).

Autre différence majeure avec le pad PS3, l’absence de vraies gâchettes... En effet, les gâchettes L2/R2 sont de simples boutons. Ce n’est pas très grave pour les jeux d’arcades ou pour les FPS mais par contre, j’y vois un vrai inconvénient dans les jeux qui utilisent ces gâchettes pour doser l’effet comme les simulations du type Gran Turismo mais bon les vrais amateurs de simulation auto auront souvent investi dans un volant-pédalier... donc c'est un moindre mal.
Néanmoins, cela reste un défaut à mes yeux.

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Le pad propose également un bouton Map qui permet de reconfigurer les boutons directement sur le pad, sans passer par le jeu. Pratique quand il n’y a pas d’option de réallocation des boutons mais dommage qu’il arrive que l’on appuie sur ce bouton par accident en pleine partie.

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Conclusion

Que ce soit pour un usage sur PS3 ou PC, j’ai été agréablement surpris par ce pad qui propose une bonne expérience de jeu.

Quand on voit qu’un pad PS3 officiel tourne autour de 60 euros, on comprend vite que le prix tout riquiqui du T-Wireless (moins de 30 euros) est son principal atout. Pour ce prix, on accepte donc de supporter ses quelques défauts qui en font un pad d'entrée de gamme.

Je ne le conseillerai donc qu’aux joueurs occasionnels désireux d’avoir un second pad bon marché qui plus est compatible PC.

Pour ma part, je suis quand même revenu au pad Sixaxis officiel qui offre de meilleures sensations mais je continue à l’utiliser sur mon PC aux quelques jeux plus agréables à jouer au pad qu’au combo clavier/souris comme les jeux de sports, par exemple.

Ma note : 3/5

        

dans Gaming, PC, Périphériques, PS3, Test
Tags : thrustmaster, t-wireless, version 4, test, joypad, manette, ps3, pc

[Test] Sleeping Dogs, Infiltrez les triades de Hong Kong 
par Quantic

vendredi 24 août 2012 18:54 4 commentaires

 sleeping dogs, jaquette, PS3

Après une preview très positive et un dernier contact avec ce titre lors de l’E3, j’attendais Sleeping Dogs avec la même impatience que tous les fans de monde ouvert et je n’ai pas été déçu.

Une gestation perturbée pour un monde ouvert original

Pourtant, Sleeping Dogs est un titre qui a connu un accouchement difficile. En effet, celui-ci devait faire partie de la licence True Crime d’Activision avant de tomber dans le giron de Square Enix suite à une restructuration des licences du partenaire de Blizzard.

Après quelques mois de silence radio qui auraient pu laisser croire à la fin du projet, Square l’a ressorti de son chapeau en le renommant en Sleeping Dogs et en participant très activement à sa finalisation. De plus, le développeur n’a pas changé en cours de route et ce sont bien les petits gars de United Front Games qui ont veillé à la destinée de leur dernier bébé tout au long de sa vie chahutée.

Sortir un  jeu à monde ouvert quand on ne s’appelle pas Rockstar, c’est toujours une sérieuse prise de risque et si on reconnait dans Sleeping Dogs l’inspiration du grand frère GTA, il apporte également ses propres idées pour se distinguer de la concurrence.

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D’abord avec son scénario (très cinéma asiatique) qui met en scène Wei, jeune agent chargé d’infiltrer les triades en faisant croire à ses anciens amis d’enfance que son retour à Hong Kong en provenance des USA n’avait qu’un seul but : Devenir le caïd de son quartier. En réalité, Wei n’a qu’une idée : se venger de la mort de sa sœur, morte d’une overdose avec de la drogue fournie par la triade. Mais, Wei réussit trop bien dans son nouvel emploi et il risque bien d’oublier pour qui il travaille vraiment...

Ce scénario, pourtant  assez classique et sans grandes surprises, permet un traitement plus approfondi des personnages et nous réserve quelques scènes d’anthologie. On notera d’ailleurs la présence de personnages totalement décalés comme Mme Chu, la mère du chef local de Wei qui tient un restaurant et n’hésite pas à désosser elle-même les ennemis de son fils.

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Le jeu impressionne aussi par sa direction artistique.

Hong Kong est tout simplement splendide. On y ressent à la fois le gigantisme de la ville d’affaires avec ses boutiques de luxe et ses gratte-ciels mais aussi la crasse des petites ruelles sordides. Le design de la map est parfaitement pensé avec ses 4 quartiers immédiatement reconnaissables, ses grandes autoroutes mais aussi ses minuscules rues étroites où règnent les triades.

Dommage que le passage d’un quartier à l’autre demande de faire pas mal de route mais en échange, il n’y a pas le moindre temps de chargement et on peut parcourir d’une traite toute la carte. Seuls certains intérieurs ou le lancement des missions demandent un écran de load d’à peine quelques secondes.

Techniquement, le jeu semble quand même un peu souffrir de l’âge de nos consoles même si on a vu récemment bien pire. Petit bémol également pour l’ambiance sonore car si les musiques sont bien pêchues et le doublage exclusivement assuré par des stars, il n’en va pas de même des bruitages puisque les moteurs font un bruit de vieilles casseroles.

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Si le scénario principal, fort de ses 30 missions, est passionnant mais un peu court pour le genre, cela ne nuit pourtant pas à la durée de vie du jeu puisqu’il faut compter une bonne trentaine d’heures de jeu pour faire le tour de toutes les activités de Hong Kong. Entre missions policières, courses sauvages, capture de trafiquant de drogue ou encore extorsion de fonds, il est possible de profiler Wei plus ou moins du côté obscur en fonction de sa sensibilité.

Ainsi, en plus d’une barre de réputation augmentant en fonction de vos actes et débloquant des améliorations passives, il y a également une barre de police et une autre de triade, donnant chacun accès à des améliorations différentes. Si vous n’écrasez pas trop de piétons, votre barre de police augmentera plus vite et inversement, apportant un petit côté RPG à ce titre.

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Un GTA-like à prendre au corps.

Mais la plus grande différence avec les autres GTA-like, c’est le gameplay au corps à corps. En effet, Wei peut s’entrainer aux arts martiaux et apprendre au cours de l’histoire de nouveaux mouvements. Même si le gameplay de combat est très simpliste : un bouton pour attaquer, un bouton pour contrer, un bouton pour empoigner les adversaires et fait beaucoup penser à Batman Arkham City, les possibilités sont énormes.

Entre les nombreux mouvements simples, les attaques avec des armes contondantes ou tranchantes (matraque, couteau, machette,...) et le nombre incroyable d’interaction avec le décor (broyage de la tête dans l’air conditionné, électrocution dans le tableau électrique,...), on ne se lasse jamais d’une bagarre et il m’a bien fallu 20 heures de jeu avant de sentir une certaine lassitude face à ces combats au corps à corps. Le nombre de phases de shoot est ainsi fortement réduit par rapport à d’autres GTA-like et sont d’ailleurs beaucoup moins innovantes si ce n’est un petit ralenti pour faciliter la visée.

Les voitures de leur côté m’ont beaucoup fait penser à un GTA old-school. Leur pilotage n’a absolument rien de réaliste et c’est tant mieux. Là où le pilotage de GTA 4 pouvait vite énerver, ici, on s’amuse comme un petit fou à faire des drifts au démarrage et des dépassements plus fous les uns que les autres.

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Les développeurs de United Front Games ont même réussi à rendre fun les séances de shoot en voiture. Ces séquences ont toujours été le point faible de la série des GTA mais ici, elle sont totalement réussies. Lorsque vous visez, l’IA prend partiellement le contrôle de la voiture tandis que le temps se ralentit pour vous permettre d’ajuster vos tirs sans rentrer dans le premier poteau venu. Quand on sait que viser les pneus fait valser les voitures en l’air tandis que viser le réservoir les fait exploser, c’est vraiment du grand spectacle qui nous est offert.

Vous aurez compris que je suis tombé sous le charme de ce GTA asiatique, pourtant tout n’est pas parfait dans cet univers de tatoués.
Par exempe, certaines missions secondaires comme la prise de contrôle des caméras sont vite répétitives.

De plus, si le titre est rempli de mini-jeux souvent sympathiques comme le crochetage d’une serrure, l’ouverture d’un coffre, le placement d’un micro,... D’autres s’avèrent moins inspirés ou parfois un peu surexploités : Trouver un code de 4 chiffres par essai-erreur, c‘est chouette une fois mais la cinquantième fois, on a un peu envie de laisser tomber.

A noter également qu'une version PC optimisée pour nos machines de bourgeois est disponible. Je ne l'ai pas testée mais pour l'avoir vu tourner, les PCistes d'entre vous peuvent se rassurer : Le jeu est tout simplement splendide et compatible avec le tri-écran... Ca fait rêver.

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Conclusion

N’y allons pas par quatre chemins, Sleepings Dogs est un excellent GTA-like et qui plus est, le seul GTA-like disponible cette année.

Rockstar et son GTA 5 ont d’ailleurs un peu de soucis à se faire car après THQ qui nous a signé l’année dernière un Saints Row The Third de toute beauté, Square signe ici un Sleeping Dogs largement au niveau de la concurrence.

Nous restons pourtant juste en-dessous de ma référence en matière de gameplay d’open World : GTA 3 mais si vous êtes amateur de monde ouvert et de grand banditisme, tout cela dans une ambiance très polar asiatique, c’est un titre à ne manquer sous aucun prétexte.

Pour ma part, j'ai noyé trente heures de jeu en à peine quelque jours sur ce titre et j'en redemande encore.

Ma note : 8,5/10


        

dans Gaming, PC, PS3, Test, Xbox360
Tags : sleeping dogs, square enix, gta-like, test

[Test] Spec Ops : The Line, le syndrôme post traumatique pour tous 
par Quantic

mercredi 22 août 2012 19:08 0 commentaire

 spec ops the line, jaquette, ps3

Dans les jeux de guerre, comme disent les journalistes d’investigation de la télé, il y a deux écoles, celle du pseudo-réalisme (parfois un peu exagéré) à la ARMA, Ghost Recon, ... Et celle du grand spectacle à la Call of Duty ou Battlefield.

Spec Ops : The Line joue clairement dans la seconde catégorie avec un soupçon de réalisme en plus mais en lui apportant un élément faisant terriblement défaut à ses concurrents : un scénario !

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Un scénario grandiose, une mise en scène exceptionnelle.

Dubaï, une cité de rêves, capitale du minuscule état des Emirats Arabes Unis. Une ville où les Ferrari font concurrence aux yachts les plus luxueux, où les buildings les plus hauts du monde font de l’ombre aux puits de pétrole. Mais ça, c’était avant !

Avant que des tempêtes de sable d’une puissance inimaginable isolent la ville du reste du monde. Pour assister les civils pendant l’évacuation, le 33ème régiment d'infanterie sous les ordres du colonel Konrad est envoyé sur place mais ils finissent engloutis par la tempête jusqu'au jour où une communication radio traverse le sable.

Une unité Delta dont vous êtes le capitaine est envoyée en reconnaissance afin d’évaluer la situation. Mais à peine débarqué, vous êtes pris sous le feu d’ennemis non-identifiés mais qui semblent porter un uniforme américain...

Et c’est le début de votre descente en Enfer.

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Voilà un scénario bien loin des classiques terroristes nucléaires qui démontre qu’il est possible de réaliser un jeu de shoot tout en ayant quelque chose d’intelligent à raconter. Non seulement ce scénario est original mais il est mis en scène avec brio. Au cours des 15 Chapitres de l’aventure, on découvre un Dubaï en ruines où les civils tentent péniblement de survivre entre la faim, la soif et les militaires qui ont pété les plombs.

Ce jeu justifie d’ailleurs pleinement son PEGI 18 car j’ai l’impression que les développeurs allemands de Yager se sont lâchés. Ils vont même jusqu’à lancer une petite pointe aux autorités allemandes (très pointilleuses sur la violence dans les jeux-vidéo) avec un cinglant monologue : « Pourquoi tant de violence, ce doit être la faute des jeux-vidéo, oui, c’est ça ! » du meilleur effet !

Exécutions sommaires, charniers, massacres de civils, explosions de cervelles, allées garnies de pendus en décompositions, rien ne nous est épargné. Mais si ce genre de scène n’est pas nouveau, c’est la première fois que le joueur se trouve au cœur des évènements et a véritablement un rôle dans les horreurs de la guerre.

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Tout au long du jeu, des choix difficiles vont se poser. Par exemple, allez-vous sauver deux civils injustement condamnés à mort ou empêcher l’assassinat d'un espion qui pourrait avoir des informations capitales pour votre mission ? Allez-vous exécuter un civil coupable d’avoir volé de l’eau ou le libérer et exécuter à sa place le soldat qui l’a capturé tuant toute la famille du civil au passage ?

Voici deux choix auxquels vous devrez faire face et qui vont véritablement marquer votre psyché. Les décisions sont difficiles et même si vous pensez faire le bien, vos actes vous retomberont dessus quelques chapitres plus loin ! Et une décision a priori « humaine » pourrait s’avérer dramatique !

Cette prise de conscience du joueur par rapport à ses actes rend le jeu absolument passionnant et le scénario tient magnifiquement la route jusqu’à sa conclusion et ses fins multiples qui m’ont vraiment laissé la bouche ouverte.

Quel plaisir de jouer à un jeu où la guerre est traitée de manière aussi adulte.

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Un gameplay à la traîne.

Malheureusement, Spec Ops : The Line est un jeu et pas juste un livre ou un film interactif et si le scénario est grandiose, le gameplay, lui, est passe-partout. Il s’agit d’un TPS tout ce qu’il y a de plus classique, très proche dans sa forme d’un Gears of War ou (moins directement) d’un Uncharted.

On passe donc son temps à courir d’une couverture à l’autre en shootant les têtes qui dépassent. Heureusement, les armes sont variées et donne un étonnant sentiment de réalisme par leur puissance et leurs effets effrayants sur les ennemis (corps démembrés, tête explosées, ...).

Cela marche d’ailleurs dans les deux sens puisqu’une bonne volée de mitrailleuse ou une grenade bien placée auront raison de vous instantanément. Pour un peu varier la séance de tir aux pigeons, vous pouvez donner des ordres à vos coéquipiers, ce qui apporte un petit élément tactique bienvenu.

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Vous aurez aussi à votre disposition 3 types de grenades depuis la bonne vieille grenade à fragmentation jusqu’aux grenades collantes (que l’on peut coller directement sur un ennemi à condition d’avoir un bon teinturier) en passant par les flash bangs qui déclenchent un ralenti du plus bel effet.

Malgré les nombreux scripts et les décors variés, on s’embête pourtant vite à enchainer les vagues d’ennemis et on ne continue le jeu que pour connaître la suite de l’histoire. Ceux qui ne sont donc intéressés que par un jeu de shoot intense sans autre intérêt pour un bon scénario peuvent donc passer leur chemin.

La bande son fait la part belle au rock des sixties et s’autorise même à recaser la musique d’Apocalypse Now pendant qu’un hélicoptère vous canarde (un pur moment de bonheur) tandis que  les armes claquent bien mais c’est tout ce qu’il y a à sauver du côté technique du jeu.

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Les soldats des deux camps sont de véritables pipelettes qui n’arrêtent pas de bavasser en plein combats et si les personnages sont assez réussis, quel dommage que de nombreux ralentissements émaillent l’aventure. Et c’est sans compter sur ces textures baveuses qui s’affichent avec un gros retard. Bien évidemment, il y a fort à parier que ces soucis ne se produisent pas sur la version PC mais sur ma version PS3, l’addition a un peu du mal à passer.

Pour terminer, parlons du point qui fâche peut-être le plus, la durée de vie de 6-7 heures de jeu! C’est vrai que c’est, aujourd’hui, la moyenne du solo des FPS à grand spectacle mais je continue à trouver cela très court pour un jeu vendu 70 euros chez certains revendeurs.
De plus, si les Call of Duty et Battlefield bénéficient d’un multi conséquent, le multi de Spec Ops reste très light et vraiment pas très inspiré, même si on nous annonce des DLC gratuits avec du coop au programme.

Spec Ops brille donc surtout par son solo et un peu comme une super nova, il brille très fort mais pas très longtemps.

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Conclusion

Spec Ops : The Line aurait pu, avec son scénario grandiose, être le jeu de l’année mais malheureusement Yager gâche un titre qui aurait pu être exceptionnel avec une technique à la traine, un gameplay vu et revu et une durée de vie qui fait mal au portefeuille.
Néanmoins, si vous aimez les scénarios originaux, complexes, résolument adultes et que vous en avez assez de ces FPS pour lobotomisés, je ne peux que vous conseiller de vous jeter sur Spec Ops : The Line.

Pour ma part, même si j’ai terminé le solo en à peine quelques heures, je pense qu’il s’agit des meilleures heures que j’ai passé sur un jeu-vidéo depuis le début de cette année.

Et même si ma note finale doit bien prendre en compte les nombreux défauts de ce titre, je me réserve le droit de placer ce jeu dans mon top de fin d’année, il y aurait largement sa place, encore plus si son prix baissait un tout petit peu.

Ma note : 8/10


        

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Tags : spec ops, spec ops the line, yager, 2k games, test, tps

[Test] Dirt Showdown, il va y avoir de la casse 
par Quantic

mardi 07 août 2012 19:32 2 commentaires

Dirt Showdown, jaquette, ps3

Je l’avoue, je suis fan de Codemasters. Depuis maintenant de longues années, cet éditeur a démontré qu’il peut produire des simulateurs de course de qualité tout en restant accessible au plus grand nombre.

La série des F1 2010-2011-2012-... en est la meilleure preuve. Et même si je regrette l’époque où Codemasters faisait de vrais jeux de rallye, je continue également à apprécier la série des DIRT qui propose une simulation de rallye de grande qualité tout en proposant un jeu accessible et pourtant très pointu.

Bon, évidemment, ils pourraient retirer toutes les épreuves de rallye cross pour garder la quintessence du rallye qui reste une épreuve chronométrée mais bon par les temps qui courent, ce serait peut-être trop leur demander ;-)

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Bref, en attendant un Dirt 4 (sans doute l’année prochaine), nos amis de Codemasters nous proposent un petit apéritif avec Dirt Showdown, que l’on peut imaginer comme le fils bâtard de Sébastien Loeb (pour l’excellence de la réalisation), de Ken Block (pour le spectacle) et de Borat (pour le côté un peu bête).

Comment peut-on réussir à proposer un jeu de rallye à la fois irritant et incroyablement fun ?

J'ai la réponse : En proposant des courses qui ne font absolument pas appel à la moindre qualité de pilotage !

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Le volant, c'est pour tourner, les pédales pour accélérer...

Dirt Showdown nous propose donc de nous plonger dans la catégorie bien beauf des courses de voitures, le stock car. Attention, je ne parle pas ici du Nascar que l’on confond souvent avec le stock car. Là où le Nascar peut être considéré comme un équivalent un peu viril de la F1, le vrai stock car met aux prises de vieilles carrioles retapées et renforcées de partout sur des circuits lents et remplis de croisements avec une seule règle : le premier qui passe la ligne a gagné.

Vous pourrez ainsi prendre part à trois types d’épreuves :

Courses sur circuit

Au volant de voitures bien boostées, vous prenez le départ aux côtés d’autres acharnés sur des circuits très courts, remplis d’épingles, de croisements en 8, de pneus au milieu de la route et de tremplins... Bref, tout ce qu’il faut pour que votre talent de pilote soit le moins mis à contribution au profit de la chance.

Pour gagner, il faut donc se frayer un chemin au milieu des débris en espérant que l’avance qu’on a patiemment construite ne soit pas réduite à néant par un adversaire sorti de nulle part lors d’un croisement à l’aveugle.

Bien entendu, d’autres modes de jeu sont disponibles comme la course à l’élimination ou la domination des différentes sections de la course mais dans l’ensemble, c’est quand même un peu du pareil au même.

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Courses en arène

Suivre un circuit, c’est trop difficile, on a mieux pour vous : l’arène.

Vous êtes lâchés avec vos petits camarades au volant de voitures renforcées de partout et même si les développeurs ont eu beaucoup d’imagination pour nous proposer des variantes originales, l’objectif final est assez simple : exploser les autres à coups de pare-chocs !

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Gymkhana

Le gymkhana avait fait son apparition dans Dirt 3 et il fait son retour dans Dirt Showdown...

Et malheureusement, c’est la seule manière de pouvoir piloter une vraie voiture de rallye. Vous pouvez ainsi directement affronter Ken Block dans des épreuves en 1 contre 1 où il faudra accumuler les drifts, les donuts et autres figures dans un ordre précis.

L’autre manière de profiter de sa voiture est d’explorer les zones ouvertes spécialement conçues pour le gymkhana en exécutant les figures proposées, exactement comme dans Dirt 3 même si j’ai trouvé les zones proposées un peu moins intéressantes.

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Vous l’aurez compris, le solo se résume à une succession d’épreuves variant entre le "Rentre-dedans" et le "Vas-y que je te pousse", bref, un jeu assez répétitif en solo et qui peine à nous motiver à succéder les courses.

Heureusement le multi vient un peu sauver le jeu avec des épreuves bien pensées pour se détendre quelques minutes en froissant de la tôle.

Là où le Multi de Dirt 3 avait le don d'être énervant puisqu'il était envahi de gros lourds qui vous poussaient hors de la route, ici, il n'y a que des gros lourds, vous y compris, puisque c'est le but du jeu.
Alors, bien sûr, ce multi ne déborde pas d'originalité mais au contraire du solo qui est très répétitif et ne fait pas beaucoup appel à votre talent de pilotage, le multi est fun et distrayant. Je me suis même surpris à relancer une partie comme ça en passant, preuve que le mode multi est vraiment addictif.

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Conclusion

Dirt Showdown est un titre difficile à classer. Affligeant pour le peu de pilotage qu'il réclame et pourtant vraiment fun à jouer avec une bonne bande de potes. C'est une belle tentative de Codemasters pour rameuter les joueurs amateurs de délires et pas toujours friands de pilotage mais le solo reste trop répétitif pour vraiment amuser.

Au final, on ne garde que les épreuves de gymkhana (dont je ne suis pas trop fan en plus) et le multi qui permet de bien s’amuser entre potes décérébrés fou du volant.

Mais quel dommage qu’un jeu dont la réalisation soit proche de la perfection ne serve qu’à une grande orgie métallique.

Vivement Dirt 4 pour rattraper tout ça !

Ma note : 6,5/10


        

dans Gaming, PC, PS3, Test, Xbox360
Tags : dirt, dirt showdown, codemasters, rallye, test

[Test] Lollipop Chainsaw : les zombies vous en feront voir de toutes les couleurs ! 
par Aelya

mercredi 01 août 2012 19:09 2 commentaires

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Quand j'étais ado (voir pré-ado), j'enviais les américains avec leur bal de promo et leur club de pompom girls : ça avait l'air tellement cool !
Cependant, quand j'y repense maintenant, je me rends compte que, vu mon caractère et mes hobbys (geekette/gameuse/otaku), je n'aurais certainement pas eu de cavalier pour ce fichu bal et que jamais je n'aurais pu faire partie d'une troupe de pompom girls !  Au contraire, j'aurais plutôt été le souffre-douleur (genre Glee, sauf que je ne sais même pas chanter^^).

Malgré tout, je continue à trouver le concept de cheerleader sympa et lorsqu'on me propose d'en incarner une dans un jeu, je vais regarder ça de plus près. Si en plus, on doit dézinguer du zombie à la tronçonneuse, cela ne peut que m'intéresser^^

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Or Lollipop Chainsaw nous raconte l'histoire de Juliet Starling, Cheerleader de son état, mais aussi membre à part entière d'une famille chasseur de zombies. Son petit ami Nick l'ignore et ça la stresse un peu de lui avouer. (Mal)heureusement, elle n'aura pas vraiment le choix : le jour de ses 18 ans, son lycée se fait attaquer par une horde de zombies.

Alors qu'elle arrive, Nick se fait mordre et la seule solution pour le sauver est de le décapiter, le transformant en tête sans corps, sorte de porte-clefs accroché à la ceinture de Juliet. Ce "duo" va donc devoir combattre les zombies mais aussi trouver qui est derrière tout ça.

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Comme vous pouvez le constater, l'histoire est un gros délire. Et le jeu tire parti de ça : il pousse à fond les situations délirantes, se montrant ironique envers lui-même. Ainsi Juliet est très court vêtue, dévoilant sa culotte dès qu'elle bouge mais si on essaie de regarder dessous de nous-même, elle va la cacher, pudique.

Les dialogues sont également vraiment croustillants, irrévérencieux, et la V.O excellente. On peut par contre regretter le sous-titrage français un peu faiblard et parfois à côté de la plaque : une référence à Stephen Hawking (assez longue) est ainsi complètement effacée, à se demander si les traducteurs ont pensé que les francophones n'avaient pas la culture nécessaire pour comprendre...

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Et l'ambiance délirante ne s'arrête pas là : les gerbes de sang sont remplacées par des coeurs, des arc-en-ciel et des étoiles, on affronte des poulets géants, des zombies qui semblent sortis du film Grease, un boss nous attaque à coup de lettres géantes matérialisées, les deux soeurs de Juliet, Cordélia et Rosalind, sont elles aussi frappa-dingue et leur père n'est pas mal non-plus, et c'est sans parler du sensei pervers très Ryo Saeba...

Bref, l'ambiance est là du début à la fin !

Mais le gameplay est-il à la hauteur ?

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On dirige donc Juliet qui trucide des zombies à tours de bras tronçonneuses. Celle-ci a principalement deux types d'attaques : une où elle utilise ses pompons pour étourdir ses ennemis (des coups donc plutôt faibles) et une où elle joue de la tronçonneuse (des coups assez forts).

Au fur et à mesure de notre progression, on peut (en plus d'améliorer certaines capacités) débloquer diverses attaques et combos, dont certains impliquant la tête de Nick^^

Pour ne pas sombrer dans la routine, de nombreux mini-jeux et Quick-Time Events viennent égayer le gameplay. On pourra donc utiliser Nick pour contrôler un cadavre de Zombie, jouer au Zombie-basket et au Zombie-baseball, rentrer dans des jeux vidéo rétro (vraiment sympa), conduire un tracteur, etc. Il est par contre dommage que bien souvent, lorsqu'on meurt on ne recommence pas seulement le QTE/mini-jeu, non, il faut se refarcir une grande partie du niveau et re-tuer une horde de zombie.

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Une caméra parfois capricieuse dessert un peu le jeu, rendant certains combats quelque peu énervants. La sauvegarde est aussi stressante car on ne sait jamais où l'on va reprendre lorsqu'on meurt et si l'on bloque à un endroit, il n'est pas rare de devoir recommencer très loin en arrière : cela donne envie d'envoyer valser sa manette !

Cependant, on pardonne tout ça, ce qui l'est nettement moins est la durée de vie du jeu : on le finit en mode normal en 5-6 heures environ... Bien sûr, on peut le recommencer en mode difficile, ou pour obtenir les différents trophées, mais cela fait peu (en plus, tous les costumes sympa pour Juliet se débloquent une fois le jeu fini une première fois). Surtout sans vrai mode multi-joueur, celui-ci ne proposant qu'un mode défi pour battre le scores d'autres joueurs.

Cela n'a pas empêché Quantic de refaire le jeu plusieurs fois pour débloquer les tenues sexy et améliorer son score mais pour ma part, j'ai moins accroché à cette rejouabilité un peu old school.

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Conclusion

Lollipop Chainsaw a de très beaux atouts : ses personnages charismatiques (et complètement fous), son ambiance déjantée tout bonnement excellente, ses combats sympas même si pas révolutionnaires et ses mini-jeux et QTE pour éviter la monotonie.

Son seul gros défaut est sa trop courte durée de vie : 5-6 heures.

A chacun de voir si la compagnie de Juliet pendant ces courts instants est suffisante pour craquer pour Lollipop Chainsaw.

Ma note : 7,5

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Et juste pour les fans de Juliet, pensez à jeter un oeil à notre preview et sa Juliet "hollandaise" en live tandis que les inconditionnels de Jessica Nigri, la Juliet officielle, pourront la retrouver dans notre reportage E3 aux côtés de son papa virtuel Suda 51 et aussi de Quantic.

        

dans Gaming, PS3, Test, Xbox360
Tags : lollipop chainsaw, warner, test, suda51, jessica nigri

[Test] Ghost Recon Future Soldier, le soldat sera geek ou ne sera pas 
par Quantic

mercredi 25 juillet 2012 19:14 1 commentaire

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La technologie envahit les champs de bataille et renverse des situations parfois désespérées. Un peu comme une batterie de canons bien placée faisait la différence pour Napoléon, un drone volant peut faire toute la différence en Afghanistan.

Et si la technologie évolue, il faut quand même reconnaitre que ce sont encore les hommes qui la contrôlent qui font la différence. Fort de ce constat, Ghost Recon Future Soldier vous met au cœur de la bataille en tant que membre des Ghost, unité d’élite spécialisée dans l’infiltration des lignes ennemies. Et c’est donc le moment de placer l’excellente accroche du jeu :  "Seuls les morts se battent à la régulière". Le ton est donné !

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Vous avez donc à votre disposition une foule de gadgets technologiques destinés à vous donner l’avantage ultime sur le champ de bataille comme ce drone qui permet d’identifier les menaces et de réaliser une cartographie de ce qui vous attend derrière le mur ou encore cette grenade qui identifie les ennemis. D’autres gadgets sont plus classiques comme les flashbangs ou les lunettes de vision nocturne ou magnétique.

Et nous aurons bien besoin de ces gadgets pour survivre car nous sommes lâchés sur le terrain à 1 contre 50 dans des zones hautement hostiles.

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Un Ghost pas toujours très furtif

A l’origine, la série des Ghost Recon était le rêve de tout apprenti Ranger, un jeu qui misait beaucoup sur son côté infiltration et coordination d’une équipe de soldats d’élite. Par la suite, avec le spin off Advance Warfighters, le style a fortement migré vers de l’action plus basique, abandonnant un peu les origines de la série.

Avec Future Soldier, UbiSoft s'essaie à un gameplay mixte. Ainsi, les missions commencent en mode infiltration où il s’agit d’avancer sans vous faire repérer. Déclencher une alerte est d’ailleurs souvent synonyme de game over mais au cas où vous vous faites repérer et que le contact avec l’ennemi est autorisé, le jeu se transforme en classique jeu d’action à la troisième personne avec un système de couverture et tout ce que cela sous-entend.

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Et comme pour montrer que Call of Duty ne leur fait pas peur, les développeurs nous ont concoctés aussi quelques séquences sur rail où vous devrez protéger un VIP contre les assaillants ou encore jouer au mitrailleur dans un hélicoptère.

Mais reconnaissons que l’intérêt de Ghost Recon reste bien sûr dans son gameplay d’infiltration, pas que les séquences de combats « classiques » soient ratées mais ces dernières sont tout simplement bien peu originales.

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Parlons donc un peu de l’infiltration.

Ghost Recon se veut légèrement futuriste, vous aurez ainsi des équipements pour améliorer votre camouflage comme une sorte de cape d’invisibilité qui vous aide à vous fondre dans l’environnement à condition de rester accroupi, de ne pas courir et de ne pas tirer...

Et même ainsi, il ne faudra pas trop s’approcher de vos adversaires car votre bruit vous trahira. Néanmoins, cette cape vous permet de vous approcher suffisamment près pour sortir vos autres gadgets (drones, ...) et diriger la manœuvre de vos équipiers.

Ces derniers bénéficient d’ailleurs d’une IA exceptionnelle (Dommage, soit dit en passant, que les ennemis n'en aient pas profités au passage). Il est quasiment possible de terminer vos missions sans tirer une seule balle vous-même mais juste en progressant adroitement, en indiquant vos cibles à vos coéquipiers et en coordonnant leur tir. Nous ne contrôlons d’ailleurs jamais directement nos coéquipiers. L’interaction se limite à leur dire : "Je veux que tu élimines cette cible" et ceux-ci se positionnent sans jamais se faire repérer... Presque trop facile !

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La campagne solo compte 12 missions pour environ 10-12 heures de jeu en mode normal et fait appel à toute une série de gadgets sympas qui renouvellent sans cesse le gameplay. Si on peut regretter que contrairement aux ténors du FPS actuel, le scénario et l’emballage du jeu se résume à trois fois rien, les environnements dans lesquels on évolue sont très variés : Désert en pleine tempête de sable, Sibérie en pleine tempête de neige, marais (en pleine tempête de moustiques), ... On fait le tour du monde des environnements les plus hostiles possibles.

Mais cette campagne solo n’est vraiment qu’une mise en bouche au profit du Multi et de ses possibilités quasi infinies. Ainsi, il est bien sûr possible de refaire toute la campagne solo en coopératif (et même en split screen) mais aussi  de passer pas mal de temps sur l’excellent mode compétitif ainsi que sur le désormais classique mode Guerilla et ses vagues d’ennemis successives. Le coopératif d’un tel titre reste un petit bijou au sein duquel on peut vraiment s’y croire... Les amateurs apprécieront !

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Je ne serais pas complet si je ne parlais pas de l’incroyable customisation des armes où tout ou presque est possible. Le montage de son arme en kit est tellement abouti qu’on se croirait presque chez Ikea ;-)

Quant au support du Move ou de Kinect, il s’agit, comme on pouvait s'en douter, d’un gadget de plus qui peut amuser quelques minutes mais qui n’apporte rien au gameplay.

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Conclusion

Ghost Recon : Future Soldier est un très bon mix entre infiltration et action, entre arcade sur rail et réalisme. Le gameplay est très varié et l’arrivée permanente de nouveaux gadgets empêche la monotonie de s’installer. On prend donc un vrai plaisir à diriger ses hommes et à mettre la main au fusil quand les choses se gâtent.
Avec quelques amis passionnés, le jeu prend même une autre envergure le transformant en véritable simulateur militaire.

Dommage quand même que le gameplay, bien que plus intelligent que la moyenne, lorgne un peu trop du côté du public des grands FPS avec un aspect infiltration encore un peu trop facile par rapport à des jeux exigeants comme ARMA de Bohemia interactive, ma référence dans le genre simulation d’infanterie.

Ainsi, Ghost Recon se pose avant tout comme une alternative aux FPS plus « classique » où rentrer dans le tas ne sera pas forcément toujours la meilleure solution. Il lui manque pourtant encore l’aura, l’emballage graphique/sonore qui en ferait un vrai challenger « intelligent » aux Call of Duty et autres Battlefield.

Ma note : 7,5/10

Et en bonus, l'excellent court métrage en Live Action inspiré du jeu. Ca se sent qu'Ubisoft veut faire du cinéma quand même ;-)


        

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