[Test] Aliens Colonial Marines, une adaptation qui ne fait pas honneur à cette licence mythique 
par Quantic

mardi 05 mars 2013 19:30 0 commentaire

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A mes yeux, Alien est une licence mythique. J’ai vu le premier film quand j’étais jeune ado et en suis resté traumatisé... La série fut d’ailleurs pour beaucoup dans ma passion pour la SF.  Cette licence occupe donc une place de choix dans mon cœur de cinéphile et d’amateur de SF. Aussi quand j’ai appris qu'Aliens Colonial Marines se présentait comme la suite directe d’Aliens (le second film) et qu’en plus c’était Gearbox, les papas des fabuleux Borderlands qui étaient aux commandes, mon excitation était à son comble.

Et pour ne rien arranger, la preview que j’ai faite lors de la Gamescom 2011 m’avait laissé une excellente impression. Pour la première fois dans un jeu tiré de la licence, je ressentais les mêmes émotions qu’au cinéma. Autant vous dire que ma déception a été à la hauteur de mon excitation initiale car même si tout n’est pas à jeter dans ce titre, il reste extrêmement médiocre.

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Aliens Colonial Marines, une belle histoire qui se termine mal

Oui, il y avait des indices qui pouvaient laisser craindre le pire. Au hasard, le nombre de sous-traitants différents qui apparaissent avant l’écran Titre, les reports incessants et la menace de Sega de casser le contrat si le jeu ne finissait pas par enfin sortir. Mais comment un jeu si prometteur à l’origine a pu se rater de la sorte ?

Le scénario est à l’image du titre dans son ensemble : plein de bonnes intentions mais complètement à côté de son objectif. Ainsi, nous faisons partie de l’équipage de l’USS Sephora (et non, on ne vend pas de maquillage), envoyé à la rescousse de l’USS Sulaco à l’abandon près de LV-426. On reprend donc le jeu quelques semaines après la fin d’Aliens même si les scénaristes ont dû trouver une sacrée pirouette pour expliquer comment l’USS Sulaco a fait pour revenir dans l’orbite de LV-426 (ceux qui ont vu Alien 3 comprendront).

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La suite, c’est du classique, on part en mission d’exploration à bord de l’USS Sulaco, bien entendu infesté d’Aliens mais aussi de mercenaires à la solde de la mega corporation Weyland-Yutani, qui rêve toujours de transformer les aliens en arme ultime. Après quelques niveaux spatiaux, on débarque rapidement dans l’ancienne colonie dévastée à la fin d'Aliens par l’explosion des processeurs atmosphériques et là, rebelote, plein d’aliens et de mercenaires qui nous sautent dessus.

Bref, un scénario prometteur au départ mais qui devient très vite brouillon avant de partir sur une voie qui ne passionnera même pas les fans hardcore et qui se termine sur l’une des fins les plus ridicules qu’il m’ait été donné de voir dans un jeu vidéo depuis très longtemps.

Pourtant, l’ambiance d’Aliens est là et c’est peut-être le seul point positif à retenir. Le fan va reconnaitre des endroits clés du film (la soute du Sulaco avec les restes de la bataille finale entre Ripley et la reine Alien, le centre de la colonie, les automitrailleuses, ...) et on profite aussi de la musique et des bruitages d’origine du film. Ainsi, je ne me suis jamais lassé du bruit typique du Pulse Rifle. Bref, l’amateur d’Aliens que je suis a retrouvé l’ambiance du film et c’est déjà pas si mal.

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Un jeu très réussi s'il était sorti 15 ans plus tôt...

Vous vous souvenez sans doute du flot de critiques que Gearbox a reçu suite au très moyen Duke Nukem Forever. A l’époque, le titre était considéré comme dépassé à tous points de vue mais personnellement, j’avais encore apprécié ce gameplay oldie car l’ambiance du Duke était toujours bien là. En plus, Gearbox avait racheté la licence quelques mois seulement auparavant.

Difficile donc de les accuser de tous les maux mais pour Aliens Colonial Marines, ils ont réussi à se planter tout seuls comme des grands. Alors oui, le gameplay est ultra-linéaire et est constitué à 95% de couloirs étroits, oui, l’IA des ennemis est calamiteuse (même si celle des aliens est un peu meilleure) mais ce n’est rien comparé à l’IA de ses propres équipiers. Il faut dire que mettre 2 IA et un joueur dans des couloirs étroits, ce n’était pas forcément l’idée du siècle.

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Néanmoins, les anciens fanas de FPS retrouveront leurs marques car on a l’impression d’être revenu début des années 2000 avec l’obligation de se baisser pour ramasser quoi que ce soit et avec des armes qui donnent toutes dans le très mou. La preuve, le shotgun est surpuissant.

Techniquement, le jeu est également complètement dépassé. A croire qu’il a été codé au siècle dernier. On peine à garder de la fluidité alors même que ce que l’on voit à l’écran n’a rien d’exceptionnel. C’est déjà frappant sur une version console mais autant dire que le voir tourner sur PC donne l’impression d’avoir rajeuni de 15 ans. Et malheureusement, les choix artistiques ne réussissent même pas à compenser la faiblesse technique. Les couleurs vont du noir profond au marron épais et quand les développeurs veulent mettre un peu de couleur, ils choisissent un charmant jaune vif dont la texture bave avec horreur sur le reste du décor.

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Un multi prometteur mais mal dégrossi

Comme dans tous les jeux de la licence Alien, le multi propose des choses assez sympathiques. Ainsi, il est possible de refaire toute la campagne en multi que ce soit en ligne ou en split screen, ce qui par les temps qui court fait plutôt plaisir.

Au niveau compétitif, on peut bien entendu incarner soit un marine et retrouver tout l’arsenal du solo, soit un alien et apprendre sur le tas la meilleure méthode pour enfoncer sa double mâchoire dans le crane de son prochain.

Du côté des marines, le gameplay est, on ne peut plus classique. On retiendra juste certains modes de jeu qui forcent à la coordination et au travail d’équipe qui me sont apparus comme assez agréables à jouer. Par contre, côté Aliens, ce n’est pas folichon. Les aliens voient à travers les murs et peuvent se camoufler pour sauter sur leurs proies inconscientes du danger mais la courbe d’apprentissage est assez ardue et en découragera plus d’un. Pour autant, ce multi, malgré son manque d’originalité et sa technique tout aussi limitée que le solo, m’est apparu comme plus réussi. En tout cas, rien de pire que ce que l’on trouve dans tous les FPS génériques du moment.

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Conclusion

Aliens Colonial Marines est peut-être le ratage de 2013. Alors que la licence aurait pu nous donner un jeu inoubliable, Gearbox s’est pris les pieds dans le tapis, alors qu’on sait qu’ils sont capables du meilleur avec Borderlands.

Le solo s’avère court, totalement décousu tout en proposant un gameplay de FPS qui a passé sa date de péremption depuis longtemps. Si l’on rajoute que techniquement, le titre est indigne de nos consoles vieillissantes, que reste-t-il à sauver de ce naufrage ?

Certains répondront : le scénario. Pour ma part, je me limiterai à dire : l’ambiance. Le jeu étant constitué à 95% de couloirs étroits, on se sent réellement oppressés tandis qu’on entend un alien cracher à proximité tout en ne le découvrant qu'au dernier moment. Le fan de la licence y trouvera aussi son compte puisque l’on visite bon nombre de lieux cultes.

Enfin, reconnaissons que le multi réussit mieux son examen que le solo et ce même si ce n’est certainement pas le titre qui vous fera plonger des centaines d’heures dans son multi.
Mais quel dommage qu’une licence aussi réussie donne encore une fois naissance à un titre aussi décevant.

Ma Note : 4/10


        

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Tags : aliens colonial marines, test, gearbox, sega

[Test] Dead Space 3, moins d'angoisse mais mon coeur se porte mieux 
par Quantic

vendredi 22 février 2013 19:03 1 commentaire

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A l’origine, Dead Space se voulait une alternative viable à Resident Evil dans le domaine du survival horror, comprenez un jeu lent où l’on sursaute sans arrêt et où la difficulté principale consiste à économiser ses munitions pour venir à bout des méchants. Et si la licence a très bien démarrée en nous glissant dans un vaisseau envahit de nécromorphes (les aliens locaux) surgissant de nulle part, ce troisième épisode se rapproche beaucoup plus du TPS d’action que du vrai survival horror.

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L’espace est mort... Mais pas tout à fait.

Isaac Clarke n’a quand même pas de chance. Il réussit à se tirer déjà deux fois des griffes des nécromorphes et finit par se retrouver seul et malheureux dans un appartement miteux (bref, un vrai héros)... Mais sa réputation de tueurs de monolithes le poursuit. Le voilà embrigadé de force par une équipe d’intervention qui veut "sauver le monde" et envoyé illico presto sur l’orbite de Tau Volantis, la planète d’origine des nécromorphes où il retrouve son amour de toujours, sa douce Ellie. Mais de l’autre côté, il y a Jacob Danik gourou charismatique de l’église d'unitologie qui a bien l’intention au contraire de l’empêcher de mettre un terme à l’influence des monolithes et de sauver l’humanité par la mutation. Bon, c’est vrai, c’est un peu tiré par les cheveux mais dans l’ensemble, l’univers présenté dans ce 3ème épisode fonctionne assez bien.

La première moitié du jeu nous emmène ainsi dans un environnement classique Dead Space donc dans un cimetière de vaisseau envahi de nécromorphes. On retrouve les sensations typiques de la série même si celles-ci commencent à ne plus vraiment surprendre. Ainsi, on sent quand un nécromorphe va attaquer et hormis des effets de mise en scène parfois bien pensés, il devient difficile de véritablement être surpris par l'un d'eux. La recette devient malheureusement trop connue.

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Cette partie du jeu nous permet par contre d’admirer de superbes plans de fonds spatiaux qui ont quand même réussi à émouvoir le fan de space opera que je suis.

On apprend également dans cette première partie du jeu à utiliser le tout nouveau système de création d’armes. Pour résumer, chaque ennemi abattu (ou démembré plutôt) lâchera les classiques potions de vie, munitions, recharge de stases mais au contraire des précédents titres de la licence, il faudra fouiller un peu partout à la recherche de matériaux. Ceux-ci permettront de fabriquer des consommables (munitions, potions de vie, ...), si cela s’avère nécessaire, mais surtout de fabriquer de nouvelles armes totalement originales en assemblant différents modules ensemble.

Ce système d’artisanat permet d’expérimenter de nombreuses combinaisons entre tir primaire et tir secondaire mais il faudra malheureusement pas mal tripoter les modules pour réussir à construire une arme maison réellement efficace. J’avouerai que mes premiers essais ont plutôt créé des pétoires totalement inutilisables. L’artisanat s’avère donc intéressant, car on a une liberté totale de création, mais pas à conseiller à tout le monde si l’on ne veut pas gâcher sa sauvegarde. Heureusement, Visceral Games a pensé aux moins doués en incluant des schémas d’arme standard assez proche de ceux que l’on connait des précédents jeux.

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Revers de la médaille : pour que ce système d’artisanat fonctionne, une munition unique a été introduite. Quel que soit votre pétoire, toutes les munitions ramassées seront utilisables. On quitte donc progressivement le survival horror pour un simple TPS d’action puisque la plupart du temps, on est noyé sous les munitions.

A peine s’est-on échauffé avec ce trip spatial que l’on se retrouve débarqué sur la terre ferme et gelée de Tau Volantis pour la suite de l’aventure. Et si dans l’espace, Dead Space 3 avait encore une légère ressemblance avec un survival horror, la deuxième partie du jeu s’oriente 100 % action. Ce n’est pas encore un FPS mais on ne se sent plus vraiment dans une ambiance de survivant. Le jeu perd d’ailleurs assez vite son rythme et on ne continue l’aventure que par curiosité. Il faut dire que les cinématiques et le scénario, pourtant très hollywoodien, donnent envie de voir la suite.

Au final, j’aurai passé une bonne vingtaine d’heures de jeu dans les bottes d’Isaac et c’est à peu près la durée nécessaire pour profiter du jeu si vous prenez votre temps et que vous faites les missions facultatives. C’est d’ailleurs aussi à peu près la durée de vie qui permet d’éviter de s’y ennuyer. Au-delà, seuls les chasseurs de trophées pourront encore trouver une satisfaction à retourner Tau Volantis dans tous les sens. Ceci dit, au vu de la durée de vie moyenne du solo des FPS à la mode, 20 heures, c’est déjà énorme.

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Si on accepte la tournure très action de la licence, Dead Space 3 se laisse donc jouer avec plaisir mais je retiens encore quelques défauts qui auront réussi à m’énerver plus d’une fois. Demandez à Aelya, elle a du supporter mes gros accès de râleries.

Le premier et pas des moindres concerne la gestion cataclysmique des sauvegardes. Artisanat oblige, il y a deux sauvegardes différentes, la première concerne votre inventaire et je n’ai pas à m’en plaindre. La seconde concerne la progression dans le scénario et là, systématiquement, lorsque je reprenais ma partie après une interruption, je me retrouvais à mon avant dernier point de sauvegarde. Pas dramatique mais très énervant quand vous aviez passé un passage difficile avant d’aller dormir et qu’il faut maintenant le refaire.

Pour terminer avec les râleries, je signalerai aussi les temps de chargement devant les portes qui me sont apparus comme incroyablement longs mais surtout, par pitié, il faut que Visceral Games implémente un saut ou au minimum un passage d’obstacle. Il n’y a rien de plus énervant que d’être systématiquement coincé par un rebord de 5 cm.

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La coop, nous ne sommes plus seuls dans l’espace

Si vous relisez ma preview réalisée lors de l’E3 2012, vous verrez qu’EA nous a menti. Eh oui, à l’époque, Dead Space 3 était présenté comme un jeu centré autour de son mode coopératif. Dans la pratique, c’est très différent et le jeu se joue en solo sans aucun problème. Seules 3 missions facultatives imposeront d’être accompagné d’un camarade de jeu.

Ceci dit, même si 95% du jeu est pensé pour le solo, la campagne est entièrement jouable à deux en mode coopératif mais uniquement en ligne. Pas de split screen pour partager ses peurs sur le même canapé et voilà qui est bien dommage. Alors, bien sûr, il est possible de trouver un camarade de jeu via le système de recherche de partie mais mes quelques essais m’ont convaincu d’ignorer les parfaits inconnus si vous voulez éviter la crise de nerfs. Par contre, avec un ami, cela se passe assez bien et permet même de rajouter quelques éléments scénaristiques avec des évènements que l’on ne voit pas pendant le solo. Bref, un mode coop réussi, bien que très classique et auquel il manque une vraie volonté de partage, comme un mode split screen.

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Conclusion

Dead Space 3 voit la licence abandonner progressivement son gameplay de survival horror pour le plus classique et plus accessible TPS d’action. Un gameplay moins hardcore qui ne nuit pourtant pas à l’ambiance de la série, toujours aussi noire et qui lorgne beaucoup du côté d’Alien.

Si on met de côté le trip religieux un peu simpliste et l’histoire d’amour un peu gnan-gnan, on peut passer une bonne vingtaine d’heure assez agréable avec Isacc à couper du nécromorphe en tranches fines.

Néanmoins, la licence connait ici un épisode de transition plus qu'un épiosde de conclusion et il serait bon que Visceral Games repense sa copie de fond en comble pour éviter l’écueil d’un jeu qui ne se renouvelle plus (ou mal) d’un épisode à l’autre.

Ma Note : 7,5/10


        

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[Test] Hitman HD Trilogy, le tueur frappe toujours 3 fois 
par Quantic

mercredi 13 février 2013 18:55 3 commentaires

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Depuis quelques années c’est la mode des adaptations HD des grandes licences et comme Hitman est une des licences majeures de l’infiltration, il était temps de retrouver les aventures les plus anciennes de notre chauve préféré dans une version HDéifiée.

Ainsi, ce pack vendu à prix d’ami (+/- 30 euros) nous fait redécouvrir les aventures de l’agent 47 au travers de 3 jeux devenus des classiques : Hitman 2 : Silent Assassin (sorti en 2002), sa suite directe Hitman : Contracts (sorti en 2004) et Hitman : Blood Money (sorti en 2006) qui était déjà disponible sur Xbox 360 à son époque.

Notons donc immédiatement que le premier jeu de la licence ne se retrouve pas dans ce pack HD. Il est probable que Square Enix ait trouvé ce premier épisode sorti en 2000 complètement irrécupérable. Il faut dire qu’on commence à creuser assez loin.

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Autant être honnête avec vous, je n’ai pas rejoué les trois titres dans leur entièreté avant d’écrire ce test. D’abord parce que je connaissais déjà bien les trois titres pour y avoir joué un sacré paquet d'heures lors de leur première sortie et surtout parce que cette trilogie offre une durée de vie d’une bonne cinquantaine d’heures de jeu et encore en rushant. C’est d’ailleurs là que se situe le point fort de ce pack : sa durée de vie est énorme.

Sinon, ce trip nostalgique permet surtout de mesurer le chemin réalisé par IO Interactive depuis Silent Assassin, particulièrement quand on a apprécié autant que moi le dernier Hitman Absolution. Et je ne parle pas ici de l’aspect technique mais bien du gameplay. Quand on a usé et abusé du mode Instinct d’Absolution, les premières minutes de Silent Assassin sont rudes. A l’époque, l’infiltration n’était pas assistée, donc après un briefing minimaliste, on choisissait librement ses armes et on était balancé dans un coin d’une map avec pour mission d’aller trucider sa cible à l’autre coin sans se faire remarquer par les dizaines de gardes qui font leur ronde.

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Autant vous dire que retrouver un gameplay aussi hardcore, c’est un sacré choc même pour celui qui a retourné ces titres dans tous les sens à leur époque. Et pourtant, après une bonne heure de souffrance, les réflexes reviennent et on retrouve tout le plaisir que le jeu nous a donné à son époque... Y compris les rage quits.

C’est dans ces moments-là qu’on se dit que l’infiltration moderne est vraiment devenue trop assistée. A croire que les joueurs d’aujourd’hui sont des décérébrés shootés au Red Bull.

L’impression est sensiblement la même pour Contracts et pour Blood Money. Pour ce dernier, on commence à sentir une volonté de simplification de l’aventure même si en pratique, on est loin du nouveau gameplay plus (oserais-je dire) casual d’Absolution.

Techniquement, on a clairement affaire à une simple adaptation HD. Ainsi, les modèles 3D restent terriblement anguleux et on est assez loin d’un remake comme Halo l’avait fait avec son premier épisode il y a peu. Mais ne chicanons pas trop. Les plus anciens jeux de la licence deviennent enfin jouables sur nos gigantesques écrans modernes mais ne vous attendez pas à un miracle, cela reste particulièrement moche. Seule exception : Blood Money qui était déjà développé en HD et qui propose donc un niveau technique nettement au-dessus.

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Conclusion

Rassembler trois épisodes de Hitman qui ont un peu vécu, leur passer une rapide couche HD et les rassembler dans un pack à petit prix (+/- 30 euros), voilà une excellente idée pour permettre à tous les petits jeunes qui ont découvert l’Agent 47 via le récent Absolution de découvrir les premières aventures du chauve à la corde à piano.
Excellente nouvelle pour les plus vieux aussi qui vont avoir leur dose de nostalgie (Ahhh le costume de Clown).

Dommage quand même que la couche HD ait du mal à cacher les 11 ans d'un Silent Assassin. Dommage également que les développeurs n’en aient pas profité pour corriger les bugs les plus connus de l’époque mais c’est, semble-t-il, la règle dans ce genre d’adaptation. On nettoie la poussière mais on ne touche surtout pas au morceau de carton plié en 4 qui empêche le meuble bancal de bouger.

A condition de parvenir à se remettre dans le trip d'un gameplay très hardcore comme c’était le cas à l’époque de la sortie des titres originaux, on s’amuse bien et pendant très longtemps. C’est finalement l’essentiel.

Ma Note : 7/10

        

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[Test] DmC - Devil May Cry : Dante a pris un coup de jeune 
par Aelya

mercredi 23 janvier 2013 19:07 2 commentaires

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Devil May Cry premier du nom fut l'un des jeux qui m'a énormément plu quand j'étais plus jeune, et le look ultra-classieux de Dante, son personnage principal, y était pour beaucoup.

Aussi, lorsque Capcom a dévoilé les premières images de ce reboot par Ninja Theory, je dois avouer que ma réaction était loin d'être bonne. Au contraire, ce nouveau Dante avec sa coupe ridicule et sa tête d'adolescent ne me plaisait pas et le jeu ne me tentait donc que moyennement, voire pas du tout.

On peut donc dire que je partais avec un gros a priori négatif sur le jeu. Et bien, j'avais tort.

Je reste sur ma position : le look de Dante était bien mieux avant. Mais le nouveau a aussi un certain charme et surtout le jeu s'avère vraiment bon. 

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L'histoire est très classique. Un gros méchant démon, Mundus, asservit l'humanité sans que celle-ci s'en rende compte. Mais, ça tombe bien, Dante, l'un des seuls êtres à pouvoir le tuer, est là pour prendre les choses en main. Rien de très original, tout comme la critique trop évidente de la société de consommation.

Heureusement, l'ambiance est là pour compenser les faiblesses scénaristiques. Les différentes cinématiques agrémentant le jeu sont jolies, dynamiques et souvent spectaculaires. Les personnages sont sympathiques, avec une mention spéciale pour Kat que je trouve très mignonne (même si j'aurais préféré qu'elle ait les cheveux longs surtout qu'elle semble les avoir ;-)). Dante a un penchant pour les remarques tranchantes, parfois un peu stupides, et les dialogues sont souvent assez crus, montrant que l'univers de ce reboot se veut plus mature.

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Mais parlons de ce qui reste le plus important dans un beat'em all : les combats.

J'avoue que cela fait longtemps que je n'avais pas joué à un Devil May Cry, mais, selon mes lointains souvenirs d'adolescente, je ne trouve pas le système de combat si éloigné que ça de la série d'origine. Il est donc efficace mais pas révolutionnaire.

Ce système demande de jongler entre les nombreuses armes de Dante. On commence doucement avec deux pistolets et une épée, puis au fur et à mesure de la progression, on débloque d'autres armes (9 au total) et capacités qui sont utilisables via des combinaisons entre les gâchettes de la manette et les 4 autres boutons. 

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Cette configuration requiert un petit temps d'adaptation mais permet d'enchainer les combos sans trop de difficultés : on passe ainsi facilement d'une arme à une autre, tout en restant classe (et oui, Dante a beau avoir un look à la limite de l'adolescence, il garde une certaine prestance durant les combats^^).

Comme Dante est un Nephilim, mi-ange, mi-démon, il dispose d'armes angéliques, rapides et utiles pour faire des dégâts de zone, et d'armes démoniaques plus lentes et plus efficaces contre un ennemi isolé. Certains ennemis ne pourront être tués qu'en utilisant un type d'arme, mais comme en général, les deux sortes d'ennemis apparaissent en même temps, il faudra bien enchainer les combos^^

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Notre héros possède également deux grappins, l'un permettant de se propulser vers sa cible tandis que l'autre l'attire vers nous. Grâce à eux, Dante gagne des possibilités de déplacements en tirant des plateformes vers lui ou en s'en servant comme un fouet. Il faudra d'ailleurs combiner les deux modes pour passer certains lieux. Ces séquences servent ainsi de transition entre deux combats^^

En tant que mi-démon, Dante dispose de la faculté d'augmenter sa puissance de façon considérable lorsque sa jauge est remplie : les ennemis sont alors projettés en l'air et l'on peut se défouler sur eux^^

Les combats sont rythmés et varier les combos fait gagner des points de styles : on est alors noté par des scores allant de E à SSS, mais chaque coup reçu ou ralentissement dans la cadence diminue cette note, on est donc encouragé à donner son maximum^^ Au fur et à mesure, on gagne des points d'upgrade que l'on peut investir pour débloquer de nouvelles capacités avec les différentes armes : chacun personnalise ainsi son style de combat/jeu comme il l'entend, surtout qu'il est possible d'enlever les points et les réinvestir comme on le désire.

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Une fois le jeu terminé une première fois (il faudra compter une dizaine d'heures environ), d'autres modes de difficulté plus compliqués se débloquent, dont le dernier "Hell and Hell" qui propose un bon challenge en tuant Dante en seul un coup tandis que ses ennemis sont bien résistants (je vais être honnête : je ne l'ai pas essayé^^), ainsi les joueurs recherchant de la difficulté seront servis !

Conclusion

Ce reboot de Devil May Cry ne me tentait pas trop à cause du nouveau look de Dante, cependant, on se laisse vite séduire par cette version rajeunie et un peu tête à claque (j'ai beaucoup apprécié au début du jeu la référence pleine d'humour à son ancien look d'ailleurs).

Le système de combat, élément crucial pour ce type de jeu, n'est pas révolutionnaire mais s'avère efficace et l'on se prend très vite au jeu, à enchainer les combos en alternant la multitude d'armes pour être le plus classe possible et obtenir les meilleures notes.

Ce reboot ne révolutionne pas la série mais lui confère une nouvelle jeunesse bien méritée. On aurait pu espérer un peu plus de prise de risque pour un reboot, mais ce nouveau Devil May Cry m'a vraiment séduite et accroché à la manette, et c'est ce qui compte au final^^

Le jeu est disponible sur PS3, Xbox360 et PC.

Ma note : 8/10


        

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[Test] Midway Arcade Origins, du bonheur pour les nostalgiques 
par Quantic

mardi 22 janvier 2013 19:20 5 commentaires

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Midway, un nom qui rappellera des souvenirs aux plus vieux, ceux qui ont hanté à une certaine époque les salles d’arcade (ou les Luna Parks comme je les connaissais en Belgique). Et bien que Midway ait été désossé il y a quelques années maintenant, ce nom reste associé à des classiques intemporels qui continueront encore à hanter les gaming rooms des retro gamers pour des dizaines d’années.

Pour tous les autres, Warner (qui a racheté le catalogue Midway) a pensé à eux puisque Midway Arcade Origins propose une trentaine de classiques dans une compilation comme toujours pas très bien équilibrée mais plus intéressante qu’il n’y parait.

Ainsi, Warner a eu la bonne idée de compléter les quelques "classiques" de Midway par d'autres célèbres jeux d'arcade des années 70-80.

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Alors bien sûr, celui qui n’a jamais connu cette époque pourra être horrifié à la vue de qui est affiché à l’écran ou du gameplay dépassé depuis très longtemps. Mais celui qui a goûté à ces titres pendant son enfance/adolescence aura enfin une nouvelle occasion de se dire qu’il a pris un sacré coup de vieux.

Dans la liste de titre, c’est particulièrement Rampage qui m’aura le plus fait office de madeleine de Proust. Avant tout parce que je connaissais ce titre suite à sa version Master System. Le concept du monstre géant qui détruit les gratte-ciels et mange les habitants n’a rien perdu de son charme. J’avais juste oublié à quel point il était difficile de passer plus de 3 niveaux sans mourir. A quand une adaptation moderne de ce concept intemporel ?

Dans le lot je retiens également Gauntlet, le célèbre ancêtre de Diablo qui lui aussi m’a rappelé à quel point les titres de cette époque étaient difficiles. Il faut dire qu’il valait mieux qu’ils ne se terminent pas trop vite sinon on arrêtait de mettre des pièces dans le monnayeur... Pour autant, quand on a goûté à Diablo 3 et sa facilité déconcertante, redécouvrir son ancêtre, ça fait un choc !

Petite larme également à la vue de Pit-Fighter, Rampart, Defender ou encore Super Off Road.

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A côté de ces grands classiques, on retrouve aussi un bon paquet de sombres bouses (même à leur époque) comme Super Sprint que je trouve toujours aussi injouable ou Tournament Cyberball 2072, semblant de simulation de foot américain qui n’intéressera même pas les passionnés mais c’est un peu la règle du jeu dans des compilations de ce type : Il y a du bon et du vraiment très mauvais.

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Conclusion

Vendu à prix d’ami (20-25 euros en fonction des revendeurs) sur PS3 et Xbox 360, Midway Arcade Origins propose un prix de revient d’environ 1 euro par jeu. Et même si dans l’ensemble, seule une dizaine de jeux sont à sauver, cela reste un tarif tout à fait raisonnable pour le papy gamer ou pour le p'tit jeune qui veut découvrir une époque du jeu vidéo maintenant révolue depuis longtemps.

Y jouer nous a en tout cas rappelé pas mal de bons souvenirs et aura certainement encore augmenté notre envie d’avoir notre propre borne d’arcade. Et oui, même mort depuis des années, Midway nous fait encore dépenser de l’argent ;-)

Ma Note : 7/10

Pour terminer, voici la liste des jeux disponibles dans cette compilation :

720°, A.P.B, Arch Rivals, Bubbles, Championship Sprint, Tournament Cyberball 2072, Defender, Defender II, Gauntlet, Gauntlet II, Joust, Joust 2, Marble Madness, Pit-Fighter, Rampage, Rampart, Robotron 2084, Root Beer Tapper, Satan’s Hollow, Sinistar, Smash TV, Spy Hunter, Spy Hunter II, Super Off Road, Super Sprint, Toobin’, Total Carnage, Vindicators Part II, Wizard of Wor, Xenophobe, XYbots

        

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[Test] Lego - Le Seigneur des Anneaux : Lego, Hobbits, même combat 
par Quantic

samedi 19 janvier 2013 19:22 3 commentaires

 lego le seigneur des anneaux, jaquette ps3

La série des Lego est une licence sur laquelle nous avions fait l’impasse jusqu'à présent. Pourtant, tout le monde nous conseillait d’en essayer un mais nous n'avions jamais eu l'occasion de craquer jusqu’à présent.
Le Seigneur des anneaux sera donc notre première expérience d’un jeu Lego. Inutile donc de chercher ici un comparatif sur les différences de ce titre par rapport à ses prédécesseurs.

Et pour une première expérience, on peut dire qu’elle fut globalement bonne. On ? Oui, On. Car nous avons joué à ce titre en coopératif et en split screen tout au long du scénario principal et on peut donc vous dire à quel point le jeu est plaisant à deux. Mais commençons par le commencement. 

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Tolkien ne se retournera (pas trop) dans sa tombe.

Le Seigneur des Anneaux, tout le monde connait... Enfin, en tout cas la version présentée au cinéma. C’est donc l’histoire des trois films que nous allons suivre au cours de notre aventure. Heureusement d’ailleurs car si on avait eu droit à un traité sociologique sur la vie des Hobbits (dédicace spéciale aux lecteurs des livres), je pense que beaucoup de joueurs auraient nettement moins appréciés.

Comme chacun sait, Sauron (grand méchant parmi les méchants) a forgé un anneau capable de contrôler les anneaux de pouvoirs détenus par les autres races. Ce dernier se retrouve un peu par hasard dans les mains de Frodon, poilu des pieds, pardon, Hobbit de son état. Ce dernier entreprend donc le voyage de sa vie afin de détruire l’anneau une fois pour toutes.

Le jeu se propose donc de nous faire vivre les aventures de Frodon et ses compagnons au travers de niveaux explorables librement. On est donc à deux doigts d’un vrai monde ouvert. Le sentiment de liberté dans les niveaux est vraiment impressionnant et on peut passer des heures à tourner en rond pour rassembler les objets à collectionner et autres secrets disséminés dans les niveaux.

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En dehors ce de cet incroyable sentiment de liberté, il y a quand même aussi une vraie campagne solo (ou duo dans notre cas) à découvrir. On peut ainsi switcher de personnage à l’infini sachant que chacun à ses capacités propres : Legolas peut utiliser son arc pour débloquer des mécanismes, Gimli peut casser des fortifications et ramper dans les mines, les hobbits peuvent faire du feu, pêcher, etc. Bref, chaque personnage croisé devra être utilisé de manière intelligente pour réussir à progresser dans l’histoire.

En split screen, chaque joueur contrôle un des personnages parmi la liste des persos jouables et peut évoluer au choix sur un même écran (quand les deux héros sont suffisamment proches) ou sur des écrans séparés, parfois à des kilomètres l’un de l’autre. On touche d’ailleurs au seul défaut du mode multi : Sa gestion un peu cauchemardesque des transitions. En effet, le passage du split screen "classique" à un écran unique affichant les deux héros sur le même écran pourra parfois vous faire tourner la tête dans tous les sens et donner le tournis aux moins aguerris d’entre nous.

A noter également qu’une vraie coordination entre les joueurs est souvent nécessaire pour mener à bien une mission ou passer un boss que ce soit au sein du même tableau ou parfois dans des lieux très éloignés. Dans les deux cas, chaque joueur devra remplir des actions spécifiques pour faire progresser l’aventure. 

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Difficile donc de juger si en solo, l’expérience est aussi intéressante mais en multi, la coopération entre les deux joueurs est sans aucun doute l’une des plus intenses à laquelle j’ai pu m’adonner.

Un autre grand point fort de l’aventure est son humour omniprésent. Parfois un peu enfantin, parfois complètement idiot (j’adore !), les touches d’humour qui parsèment les cinématiques réussissent à arracher un sourire aux fans tout en ne dénaturant pas la cinématique même la plus dramatique. On en redemande !

Le gameplay se résume donc à un grand mix entre jeu de plate-forme, collection d'objets, exploration de quelques zones quasi en monde ouvert mais on y retrouve aussi des bribes de RPG avec la fabrication d’objets.

Bref, un gameplay varié pour plaire à tous les goûts.

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D’un point de vue visuel, l’univers Lego est magnifiquement représenté avec des décors Lego qui se fondent à merveille dans un environnement 3D plus classique. Les héros sont directement reconnaissables et on oublie presque que nous avons des Lego en face de nous.

Au final, ce titre s’approche de la perfection : un gameplay varié, un level design inspiré et un univers magnifiquement représenté, difficile de lui reprocher grand-chose si ce n’est d’être en ... Lego, justement.

Ainsi, même si le jeu reste accessible aux enfants, je conseille quand même qu’ils aient l’âge de voir la trilogie au cinéma (je n’irai pas jusqu’à les torturer en les encourageant à lire les livres... Il ne faut pas être cruel avec les enfants) car on perd beaucoup à ne pas connaitre les références et certaines énigmes demanderont quand même une certaine habitude des jeux vidéo.

De même, tous les adultes n’accrocheront pas au concept d’un jeu qui conserve son âme d’enfant du début à la fin. Et je dois même avouer que nous avons tous les deux fini par ressentir une certaine lassitude.

Si l’histoire du Seigneur des Anneaux est très fidèlement adaptée, les évènements les plus "adultes" restent quand même très lisses. Quand on compare avec un scénario du type Spec Ops : The Line ou Far Cry 3, il faut quand même avouer qu’on ne joue pas dans la même cour au niveau profondeur du scénario et un adulte en fera malgré tout vite le tour mais c’est un peu normal, cela reste un jeu Lego et un très bon jeu tout court.

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Conclusion

Lego - Le Seigneur des Anneaux a réussi à nous séduire par son mode multi magnifiquement abouti mais aussi par son gameplay mixant allègrement les genres (Plate-formes, monde ouvert, ...)

La fidélité aux films  ainsi que l’humour omniprésent ont terminé de nous faire tomber amoureux de cette licence que nous ne connaissions pas.

Ce titre pourra satisfaire aussi bien les enfants (pas trop jeunes) que les adultes qui ont gardé une âme d’enfant. Un excellent titre pour partager un bon moment avec ses enfants par exemple. Serait-ce déjà le futur papa qui parle ?

Ma Note : 7,5/10


        

dans 3DS, Gaming, PC, PS VITA, PS3, Test, Wii, Xbox360
Tags : lego, lego le seigneur des anneaux, tolkien, warner, test

[Test] Asus G75, le portable ultime du gamer 
par Quantic

vendredi 18 janvier 2013 19:10 11 commentaires

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Ceux qui suivent notre Instagram (ou notre Twitter) le savent déjà mais j’ai reçu pour mon anniversaire il y a quelques temps un nouvel ordinateur portable : un Asus G75.

Après quelques semaines d’utilisation, il était temps de vous donner mon avis sur cette bête de course.

Il faut savoir que j’avais depuis 5 ans un portable HP, pas trop orienté gamer mais quand même muni d’une bonne carte graphique pour l’époque. Pourtant, j’ai été rapidement limité par ses capacités. Cette fois-ci, je voulais donc mettre toutes les chances de mon côté avec un modèle complètement orienté gamer.

J’ai opté pour le modèle 17 pouces munis d’un CPU quad-core Intel i7 3610QM et d’une Nvidia GeForce GTX 670M. Par contre, vu le prix assez astronomique de l’ensemble, j’ai fait l’impasse sur le SSD (que je pourrai toujours rajouter si je le désire). Ayant un SSD sur mon PC fixe, je dois avouer que celui-ci me manque un peu, particulièrement au boot mais très honnêtement, si vous n’utilisez pas votre portable comme machine principale, cela reste tout à fait supportable.

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Un portable grand luxe

En dehors de ses capacités techniques monstrueuses, la grande particularité de la marque Republic of Gamers d’Asus et plus particulièrement de la gamme G75, c’est le fait de ne ressentir absolument aucune impression de chauffe au travers du clavier. Sur mon vieux HP, même en idle sur le bureau Windows, mes mains rougeoyaient après quelques dizaines de minutes tellement la chaleur s’évacuait mal.

Ici, tout le dispositif de refroidissement est placé à l’arrière donnant à l’ordinateur sa forme tellement particulière et croyez-moi : Pour évacuer l’air, ça évacue l’air.

Je n’ai jamais dépassé les 65 degrés en CPU et les 70 degrés en GPU et tout cela sans la moindre impression de chaleur à travers le clavier. Une merveille !

Au niveau du look, il reste un peu austère mais a pour avantage de passer inaperçu et de pouvoir aussi bien s’utiliser au milieu d’une réunion professionnelle que dans une LAN. Les amateurs de Tuning devront se rabattre sur les Alienware bien tape à l’œil mais aussi ben plus onéreux.
Pour ma part, je n’étais pas fan du design à l’origine mais en sortie de boîte, l’aspect hyper classe de la machine m’a conquis au point de m’ôter l’idée de lui faire une déco maison.

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Un package très complet

En sortie de boîte, on ouvre de grands yeux par rapport au packaging ultra complet d’Asus. Il n’y a pas à dire, c’est cher mais on est gâté. Ainsi, en plus du portable et de sa gigantesque alimentation, Asus a la très bonne idée de fournir une souris gamer marquée de son logo RoG qui s’avère excellente, un casque audio malheureusement ouvert donc peu isolant et, pour couronner le tout, un sac à dos pour ranger son précieux et le transporter de par le monde en toute sécurité.

Le sac s’avère d’ailleurs très facile d’utilisation même s’il manque cruellement d’espace pour ranger son matos et manque un peu de protection. Ceci dit, cela reste une excellente initiative d’Asus car il est assez difficile de trouver un sac qui permette de faire rentrer la machine. Celle-ci est en effet très profonde étant donné le système de refroidissement. 

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Un premier boot pour dépoussiérer...

Vient ensuite le premier boot qui permet avant toute chose de finaliser l’installation. Rien de bien sorcier mais premier couac puisqu’il apparait que les DVD de sauvegarde ne sont pas inclus dans le package. Il faut donc créer soi-même ses DVD de sauvegarde (5 quand même) pour remettre la machine en état en cas de problème. Comptez quand même deux bonnes heures pour l’opération.

Une fois cette corvée faite, vient la découverte de la machine en elle-même et de la tonne de logiciels Asus & Partenaires préinstallés qui vont de l’indispensable à l’inutile le plus total. N’hésitez pas à avoir la main lourde dans les suppressions de programmes natifs, presque tout est à jeter.
On ne reprochera pas à Asus de fournir ainsi une bonne tripotée de logiciels mais à mon avis, les acheteurs de portables aussi onéreux ont souvent une idée bien faite des logiciels qu’ils veulent utiliser et on passe donc un bon moment à nettoyer la machine des bidules inutiles.

Par contre, je déconseille très fortement une installation « propre » de Windows comme on le fait couramment sur une tour. Ici, Asus a assemblé des pièces spécialement pensées pour le portable et développé des drivers spécifiques pour chaque élément. Il est, par exemple, courant que les drivers dernier cri de Nvidia fassent perdre 25-30 % de performances. Donc, pas d’excitation, il ne faut réaliser les updates que via le site d’Asus et ne jamais prendre les drivers constructeurs.

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Des performances à la hauteur

Et enfin, c’est le moment tant attendu, le premier lancement d’un jeu et la comparaison avec les performances de notre tour dernier cri. Avant toute chose, passez l’ordinateur en mode High Performance sinon le cpu sera bridé et donc les performances décevantes. Et là, c’est quand même un peu le bonheur puisque tous les jeux modernes sont jouables en qualité maximale. Bien entendu, le framerate connait une baisse sensible par rapport à une tour dernier cri mais globalement le résultat reste très satisfaisant et une telle machine peut aisément s’envisager comme machine de jeu principale.

Pour vous donner une idée, sur World of Tanks (version 8), j’ai constaté un framerate de 30-35 fps en qualité max et aliasing à fond alors que j’obtiens près de 80 fps sur ma tour. Cela peut paraitre décevant mais il faut remettre ce chiffre dans son contexte. Ma tour tourne quand même sur un I7 3770K avec une Radeon 7970 et 16 GB de Ram. Config encore difficile à envisager dans un portable même dernier cri.
En passant le niveau de qualité en élevé (un niveau en dessous du Max), on atteint 50-55 fps, de quoi jouer à l’aise en toute circonstance. 

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J’ai bien entendu testé la bête avec d’autres jeux : Borderlands 2, X-Com, Battlefield 3 et je peux vous dire que le résultat est impressionnant même si j’ai passé plus de temps à jouer qu’à prendre note des résultats de framerate ;-)

Malgré toutes ces qualités, l’Asus G75 a quand même quelques défauts aussi parmi lesquels :
- Son poids et son encombrement. Le modèle 17 pouces fait quand même dans les 4,5 kgs sans compter l’énorme alimentation. Il reste donc plus un transportable qu’un portable.
- Ses hauts parleurs vraiment très moyens. Heureusement, le gamer mobile utilisera souvent un casque pour s’isoler et n’aura donc pas à subir leur qualité médiocre

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Conclusion

Je pense que vous aurez compris que j’ai été enchanté de mon cadeau, l’Asus G75 est un excellent portable que je conseille à tous les gamers qui ont besoin de bouger. De plus, contrairement à certains concurrents, l’offre d’Asus est très cohérente et il est impossible d’acheter une machine qui proposera des carences dans certains domaines.

Si vous le pouvez, offrez-vous un disque SSD en bonus mais quoi qu’il arrive,  vous ne pourrez pas regretter votre achat.

        

dans Gaming, Geek, PC, Test
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[Test] Anarchy Reigns : l'anarchie n'a pas que du bon 
par Aelya

jeudi 17 janvier 2013 18:58 5 commentaires

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Platinum Games nous avait gâté avec Bayonetta (même si l'annonce de l'exclusivité Wii U de sa suite en a chagriné plus d'un). Les voilà de retour dans un genre un peu différent avec Anarchy Reigns, celui-ci voulant faire la part belle au multijoueur.

On reconnait la patte de Platinum Games dans Anarchy Reigns : les divers personnages principaux et secondaires ont le look classe et un peu déjanté du studio, à tel point que certains protagonistes viennent d'anciens jeux et que Bayonetta s'invite même au casting en tant que personnage multijoueur supplémentaire (dans l'édition limitée). Mais si tout ce beau monde a la classe, le reste des graphismes laisse un peu à désirer : on attendait mieux, surtout pour des consoles en fin de génération.

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Même si Anarchy Reigns se veut principalement multi, il propose également une campagne solo, qu'il faudra obligatoirement faire pour débloquer un certain nombre de personnages. On pourrait penser que c'est une chouette idée : on nous offre du temps de jeu supplémentaire, mais c'est un cadeau un peu empoisonné.

Un solo qui peine à convaincre

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Le scénario, par exemple, ne brille pas par son originalité et se révèle assez décousu.

Le gameplay, de son côté, bien qu'efficace suit une progression assez déroutante puisque les niveaux consistent à gagner suffisamment de points pour débloquer des missions principales. Pour engranger ces dits-points, il faut tuer en boucle des mobs à l'IA pas très maligne. Des "Free missions" recommençables viennent également nous permettre de booster notre score.
Il y a 3 Free missions et 3 missions principales par niveau, cependant elles sont assez semblables (tuer un max de mobs en un temps donné, combattre un boss, ...).
Des mini events sur les cartes des niveaux viennent pimenter tout ça en introduisant des gaz toxiques, des véhicules fous à éviter, des bombardements, ... 

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Au début, on choisit entre le côté obscur et le côté clair, cependant, après 4 niveaux, on recommence tout automatiquement du côté opposé qui se déroule dans les mêmes niveaux qu'avant. Bon, c'est vrai, les missions sont légèrement différentes mais suivent quand même les mêmes grandes lignes.

Les combats sont sympas mais il n'y a pas assez de combos différents et l'esquive/garde manque de punch. On dispose en effet d'une attaque légère/rapide, d'une autre puissante mais assez lente et d'une prise. En sus, chaque personnage possède une arme ultime que l'on pourra utiliser via une jauge qui se remplit au fur et à mesure des coups que l'on donne. Enfin, un mode frénésie se déclenche lorsqu'une autre jauge est remplie, rendant le personnage quasi invulnérable et surpuissant, à moins que son adversaire ne la déclenche aussi : cela se règlera alors à coup de QTE.

Bref, il y a beaucoup de possibilités mais finalement, le jeu s'avère très vite répétitif.

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Le solo n'est donc pas très stimulant mais est un passage obligé pour pouvoir profiter pleinement du multijoueur avec les différents personnages (et ce sans parler du fait que les trophées ne concernent que le solo !).

Un jeu pensé pour le multi

Dommage car le multi d'Anarchy Reigns reste clairement son point fort. Il propose de nombreux modes de jeu, pas toujours originaux mais qui ont fait leurs preuves.

Ainsi le Battle Royale est un grand champ de bataille où s'affrontent jusqu'à 16 joueurs et où les mini events fleurissent. C'est vraiment sympa, même s'il faut s'accrocher pour survivre, les forts ayant tendance à s'entendre pour s'en prendre aux plus faibles : c'est la loi de la jungle^^

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On retrouve aussi les classiques matches à mort, en équipe (à 2, 4, 8 joueurs), un jeu de balle (genre handball) où tous les coups sont permis, de la co-op où l'on fait face à des vagues d'ennemis et bien d'autres modes de jeu.

16 combattants différents (+Bayonetta) sont jouables. On peut personnaliser leurs couleurs mais aussi une aptitude supplémentaire (celles-ci se débloquant petit à petit). A noter que plusieurs personnages semblables peuvent se trouver dans un même match (dans un Battle Royale, j'ai ainsi eu l'occasion de croiser 3 ou 4 Sacha^^).

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Bref, chacun pourra trouver chaussure à son pied et j'avoue l'avoir bien pris sur le multi même si je ne suis vraiment pas douée ;-)

Malheureusement, ce multi n'est jouable qu'en ligne et aucun split screen n'est disponible, ce qui limite beaucoup le côté défouloir inhérent au genre.

Conclusion

Malgré son prix rikiki (une trentaine d'euros), le dernier né de Platinum Games n'arrive pas à égaler ses prédécesseurs.

En effet, Anarchy Reigns ne prend toute son ampleur qu'en multijoueur, mais oblige à passer par la case d'un solo inintéressant et répétitif avant de livrer tout son potentiel. 

Le multi varié vient donc sauver la mise mais on ne peut que regretter l'absence de split screen qui empêche de pouvoir en profiter à deux/en couple.

Ma note : 6/10

        

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