[Test] WRC 3, le vrai rallye enfin de retour ? 
par Quantic

mardi 13 novembre 2012 19:29 0 commentaire

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WRC 3 est le troisième épisode (qui aurait deviné ?) de la licence WRC depuis sa renaissance en 2010 par Milestone, développeur de l'excellente licence SBK que les plus motards doivent connaître. Après un premier épisode qui a eu un succès d’estime et un second épisode assez catastrophique, les italiens de Milestone ont décidé de recommencer tout à zéro pour rompre avec l’accueil un peu frisquet de leurs précédentes simulations de rallye.
Bonne résolution mais qu’en est-il dans la réalité ?

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Vous devez le savoir, si vous nous suivez, je suis un fan de rallye depuis de très nombreuses années et niveau jeu, je suis plutôt simulation qu’arcade. Ce que j’attends d’un jeu de rallye est simple : du réalisme. Des spéciales de 35 kms avec un tracé réaliste, une voiture qui ne glisse pas de partout et une vraie prise en compte des cordes et des dégâts. Autant vous dire que peu de jeu m’ont pleinement satisfait. Ma référence reste toujours Rally Championship 2000 même si j’ai toujours beaucoup apprécié la série des Colin McRae Rally et l’unique Richard Burns Rally. Mais depuis cette époque bénie ou 2-3 jeux sortaient chaque année, il faut reconnaitre que c’est un peu la disette pour les fans de cette discipline.

En dehors de l’excellente série des Dirt de Codemasters (excepté l’épisode maudit : Showdown) qui ne consacre qu’un petit bout de son gameplay au rallye, au vrai, rien de rien à l’horizon en dehors de ce WRC 3 qu’on espère enfin à la hauteur de ce sport auto passionnant.

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Une vraie évolution !

Après avoir pu tâter du titre à plusieurs reprises sur un pad, je vais enfin voir ce que WRC 3 a dans le ventre sur mon volant G27... Et premières constatations immédiates, fuyez comme la peste la vue externe proposée par défaut qui offre des sensations proches du zéro absolu. La voiture flotte et l’impression de vitesse est horrible. A l’opposé, la vue capot offre une expérience des plus satisfaisantes.

Bien entendu, l’intégriste que je suis aimerait conseiller la vue interne qui propose également de bonnes sensations mais le cockpit semble avoir été modélisé sur une Matchbox un peu pourrie et je l’ai vite abandonnée.

Cela m’amène à vous parler de l’emballage graphique du jeu malheureusement un peu moyen. Les voitures me paraissent trop fausses, comme en plastique (encore une fois l’effet Matchbox). Heureusement, elles sont totalement customizables (couleur, stickers, etc), ce qui permet au moins de noyer le poisson avec un style qui pourra s’adapter aux gouts de chacun. Les décors sont jolis sans être exceptionnels mais aucun ralentissement n’est à noter sur console, ce qui, par les temps actuels, est déjà un excellent point.

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Licence WRC oblige, on retrouve toutes les voitures, tous les pilotes et tous les rallyes du championnat du monde... Mais pas les spéciales. Milestone a, en effet, décidé de ne pas reprendre les spéciales officielles des rallyes. J’imagine, bien sûr, que reproduire à l’identique toutes les spéciales aurait été un travail titanesque mais ils auraient au moins pu faire l’effort de garder un semblant de tracés réels.

Il ne faut pourtant pas être trop négatif. Dans l’ensemble, les spéciales proposées gardent l’esprit du rallye : A fond entre les rangées d’arbre en Finlande, on s'appuie sur les murs de neige en Suède,... Néanmoins, je regrette que certaines spéciales exagèrent un peu sur le nombre d’épingles ou qu’à l’opposé, il y ait rarement de grandes sections rapides où l’on touche le rupteur.

L’amélioration par rapport à WRC 2 reste quand même importante mais on est encore en-dessous de ce qu’un jeu bénéficiant de la licence WRC se doit d’offrir.
Peut-être pour WRC 4 ?

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Une simulation très arcade

Autant prévenir directement les fans de drifts, on est très loin d’un jeu d’arcade qui se joue tout en glisse. Au contraire, il faut bien balancer la voiture pour commencer à glisser. Pour autant, WRC 3 ne peut pas se targuer du titre de simulation et même le plus mauvais des pilotes aura vite fait de réaliser de bons temps.

Il est, bien entendu, possible de supprimer quelques aides « assez classiques » : ABS, aide à la traction, freinage automatique, ... Mais même avec toutes les aides enlevées, la voiture reste trop facile à contrôler. On peut ré-accélérer à fond en plein virage et ne pas avoir la moindre trace de sur ou sous-virage et le tête à queue est donc presque impossible. En dehors de ces défauts, le modèle de simulation reste quand même agréable et même l’intégriste que je suis y a pris beaucoup de plaisir.
Meilleure preuve que le modèle de pilotage est fort axé arcade, je n’hésite pas à utiliser l’affreuse option de rewind, option que je m’interdis systématiquement dans une simulation.

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Des modes de jeu à foisons

WRC 3 propose de nombreux modes de jeux pour varier les plaisirs. Le plus intéressant étant sans aucun doute le mode « Road to Glory » qui reprend les voitures et les rallyes officiels WRC mais des pilotes fictifs. On commence en bas de l’échelle avec les Citroën C2 et autres Renault Clio pour débloquer au fur et à mesure de nouvelles voitures et des upgrades. Ce mode garantit un bon paquet d’heures de jeu (une quinzaine à vue de nez) mais si les premières heures sont très agréables, on ressent vite une certaine lassitude s’installer et l’impression d’enchaîner les courses de manière mécanique (normal pour un jeu de rallye) et sans véritable émotion.
Pourtant, pour varier un peu, ce mode nous propose aussi des épreuves "bonus" consistant à éclater des murs de mousse ou à réaliser des drifts mais rien à faire, la lassitude finit par s’installer.

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Le second mode solo fait appel à la licence WRC puisqu’il simule tout simplement le championnat du monde des rallyes (pour une spéciale unique, un rallye complet de 6 spéciales ou tout un championnat de 13 rallyes). Rien à dire, la licence est bien exploitée et le fan sera comblé. Dommage quand même que, comme pour le mode « Road to Glory », l’émotion ait été oubliée au garage. Alors qu’un F1 2012 retransmet avec brio la sensation d’être au cœur de la F1, dans WRC 3 on a encore trop l’impression d’enchaîner les spéciales sans vraiment avoir la sensation d'être dans les chaussettes d’un pilote WRC. Peut-être que des questions de droits ont limité Milestone dans ses initiatives... Toujours est-il que cela manque de liant.

Enfin, le mode multi permettra de se frotter aux meilleurs pilotes du monde et croyez-moi, je ne suis pas nul, mais la concurrence en ligne est sérieuse. Le mode multi est très complet avec la possibilité de concourir jusque 16 pilotes sur une spéciale unique, un rallye complet ou même un championnat complet. A noter qu’il est également possible de lancer une partie rapide en 1 contre 1 sur une super-spéciale pour un vrai duel de pilotes.
Hors ligne, Milestone a prévu un mode Hot Seat jusque 4 joueurs, l’idéal pour bien s’amuser entre passionnés. Ce mode multi est donc une vraie réussite même si, pour ma part, je préfère nettement affronter le chrono en solo.

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Conclusion

WRC 3 propose une véritable évolution par rapport aux médiocres épisodes précédents. De nombreux défauts restent pourtant présents comme un emballage graphique un peu limite ou des tracés pas toujours passionnants mais dans l’ensemble le modèle de pilotage, sans être une simulation, est agréable.

Il faut dire que WRC 3 reste désespérément seul sur le marché du jeu de rallye et que le passionné sera donc bien obligé de fermer les yeux sur ses carences. Pourtant, autant je déconseillais les précédents épisodes (même aux fans), autant Milestone a réussi a améliorer son titre pour qu’il devienne fréquentable.

WRC 3 n’est donc certainement pas le jeu de rallye ultime mais un bon jeu pour les amateurs pas trop exigeants sur le niveau de finition et sur le côté un peu trop arcade du moteur de simulation.

Ma Note : 7/10

N'oubliez pas que vous pouvez remporter un exemplaire de WRC 3 pour PS3, Xbox 360 ou PC ainsi qu'un volant Big Ben jusqu'au 25 Novembre.

        

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[Test] XCOM Ennemy Unknown : les aliens aussi aiment la stratégie 
par Aelya

samedi 10 novembre 2012 18:49 3 commentaires

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Petite, mon père possédait un PC sur lequel je jouais déjà aux différents jeux qu'il achetait. J'ai ainsi connu Dune II, Sim City, Warcraft II et plein d'autres dont un certain UFO... Celui-ci était un jeu stratégique au tour par tour où l'on incarnait des soldats défendant la terre contre des extraterrestres. Outre un gameplay vraiment sympa, j'adorais la possibilité de renommer nos soldats. J'ai ainsi recréé toute ma famille et chaque mort était un véritable déchirement !

Or aujourd'hui, les studios Firaxis nous font un remake de ce jeu culte ! Je suis toute émoustillée^^ Mais est-il à la hauteur de son illustre ancêtre ? C'est ce que je vais tâcher de découvrir.

L'histoire reste sensiblement la même qu'auparavant. La terre est attaquée par des extraterrestres dont l'on ignore les motivations. A la tête d'une organisation spéciale financée par de nombreux pays, il va falloir faire face à cette menace.

Gérer sa base et ses soldats, toute une aventure

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Notre base qui ressemble à une fourmilière doit être aménagée pour répondre à nos besoins, il faut recruter des scientifiques, des ingénieurs, choisir les recherches à effectuer, les objets à construire, à améliorer, surveiller l'activité extraterrestre, gérer le budget, s'occuper de ses soldats...

Notre base est unique : il faudra creuser en profondeur pour la développer et lui ajouter de nouveaux bâtiments dont certains donnent des bonus si ils sont à proximité d'un même bâtiment. 

Bref, il faut savoir faire des choix qui influenceront fortement votre partie. Ainsi, je n'ai pas créé assez de satellites, ce qui fait que je ne recevais pas assez d'argent des différents pays membres du conseil avec comme résultat le fait que je ne pouvais pas en construire d'autres ou fabriquer tels ou tels objets... Cercle vicieux !

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D'ailleurs, ces satellites, en plus de rapporter de l'argent, permettent de mieux surveiller les attaques extraterrestres depuis notre salle de commandement. On peut ainsi envoyer des avions pour les détruire. Si l'on y parvient, on peut aller sur le site du crash récupérer des matériaux à étudier ou servant à construire différents objets (mais il faudra malgré tout faire face aux aliens rescapés), tandis que si l'on échoue, une ville se fera attaquer.

Mais revenons à la gestion des soldats durant cette phase. Il faut les recruter et au fur et à mesure qu'ils participent à des missions, ils vont monter en niveau et se spécialiser.

Ainsi, tous les soldats commencent en tant que soldat de base mais une fois leur première promotion atteinte, le jeu va décider qu'elle sera leur spécialité : grenadier, sniper, commando ou sapeur. Ensuite, chaque promotion vous demandera de choisir entre deux "pouvoirs" : là encore, il faudra faire des choix douloureux^^

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On retrouve avec joie la possibilité de renommer chaque soldat, et dans ce remake, on peut même choisir la tête, coupe de cheveux, la couleur de la peau : de quoi recréer fidèlement votre Tata Gislaine qui fera un très bon grenadier ;-)

Petit bémol : on ne peut pas changer la nationalité ou encore tourner son personnage. Résultat : impossible de voir la différence entre les différentes coupes de cheveux. Autre détail qui m'a moyennement plu : la possibilité de renommer/customiser graphiquement un même personnage autant de fois que l'on veut : cela peut créer des abus et rendre la mort de Tata Gislaine moins dramatique car on peut la recréer directement sur un autre perso "haut niveau".

Le combat au tour par tour, la stratégie puissance 10

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Elle se produit lorsque les aliens attaquent un pays ou que l'on intercepte et abat l'un de leurs vaisseaux. Avant de commencer, on choisit les soldats et on les équipe en fonction.

A noter que la gestion de l'équipement n'est vraiment pas bien faite : si un soldat non enrôlé dans l'équipe porte votre tout dernier fusil plasmique qui fait bien mal, il en reste équipé. Il va falloir retirer un soldat de votre escadrille, mettre ce soldat, le déséquiper du fusil, le retirer du peloton, reprendre l'autre soldat et enfin l'équiper de ce satané fusil... Un peu tarabiscoté et surtout on a vite fait de perdre le fil de qui à quoi comme équipement : il faut presque faire des fiches sur le côté pour savoir qui porte quoi...

Une fois, votre équipe (enfin) prête, la mission peut commencer. On vous débarque dans une zone qu'il va falloir explorer. La plupart du temps, l'objectif principal sera de tuer ou de capturer tous les aliens de la carte, même si certaines missions vous demanderont de faire de l'escorte de VIP ou de sauver des civils.

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Vos soldats doivent se déplacer sur cette carte et se positionner de la façon la plus stratégique possible. Chaque soldat a deux actions par tour ou une grosse qui compte pour deux, genre le tir de lance-roquette. Suivant sa classe, il débloque aussi quelques compétences spéciales bien utiles.
Après, libre à vous de les utiliser à bon ou mauvais escient. Allez-vous avancer le plus possible (les 2 actions utilisées pour se déplacer : ce n'est souvent pas une bonne idée ;-)) ou vous positionnez pour tirer sur un ennemi ?

Ceux-ci se divisent en différents types et deviennent de plus en plus coriaces, se déplaçant de façon assez intelligente. Les affronter n'est pas une sinécure et pour peu que l'on se soit montré un tant soit peu téméraire, c'est la mort assurée ! Il est rageant de voir son soldat ayant atteint le niveau maximum se faire tuer car il était à découvert de ces aliens arrivant par la droite ! Je dois avouer avoir fait quelques "rage-quit"^^
Il faut vraiment avancer avec prudence et bien réfléchir à sa stratégie qui peut se voir complètement remise en cause par l'apparition d'aliens à un endroit inattendu : la réactivité s'impose alors ;-) 

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Lors de ces phases de combats, les rencontres, ou plutôt altercations, avec les aliens se produisent assez vite : il n'est pas nécessaire de beaucoup avancer sur la carte pour tomber sur un groupe qui va alors se positionner pour vous mener la vie dure, allant parfois jusqu'à détruire les abris de vos soldats.

En parlant du positionnement, celui-ci va en partie déterminer votre pourcentage de chance de toucher un ennemi. J'avoue avoir parfois du mal à comprendre comment cela est calculé : parfois, à côté de l'ennemi et surélevé, on a un magnifique 3%... Ce qui est d'autant plus rageant que même avec 80%, je rate une fois sur deux (je suis malchanceuse que voulez-vous : dans les MMO, je perds toujours aux jets de dés ;-)).

Le mode Multijoueur quant à lui reprend uniquement la phase de combat, toujours au tour par tour. Chaque joueur va sélectionner quel soldat il veut prendre (cela peut être des aliens, des humains ou un mélange des deux), sachant que chaque unité vaut un certain nombre de points. C'est sympa, même si j'aurais bien aimé avoir la possibilité de jouer en co-op également^^

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Conclusion

XCOM Ennemy Unknown est un excellent remake, reprenant les éléments principaux du jeu original tout en les modernisant, mais en plus, c'est également un très bon jeu !

La partie gestion demande une vraie réflexion et développer de façon optimale sa base n'est pas évident. Les phases de combat sont quant à elles stratégiques à souhait et ne souffre pas du tout du tour par tour, au contraire, on ressent une véritable angoisse à chaque mouvement.

Dommage quand même que les développeurs aient fait autant de choix ergonomiques un peu étranges qui compliquent la vie du joueur pour pas grand chose. Le gameplay sera également peut-être un peu trop old-school pour ceux qui n'ont pas connu la série d'origine.

Mais pour ma part, j'aime beaucoup XCOM Ennemy Unknown !

Ma note : 8/10. 

        

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Tags : xcom, 2k games, test, xcom enemy unknown, stratégie

[Test] Assassin’s Creed III, templiers et assassins font dans la révolution 
par Quantic

mercredi 07 novembre 2012 18:30 2 commentaires

 assassin's creed 3, jaquette PS3

Après un Assassin's Creed Revelations un peu décevant, on attendait beaucoup de ce nouvel épisode de la célèbre licence Assassin’s Creed.
Véritable fer de lance d’Ubisoft, ce projet en développement depuis de nombreuses années est peut-être le titre que j’attendais le plus en cette fin d’année.

Et comme mon attente était élevée, mes espoirs l’étaient aussi.
Alors, Connor fera-t-il aussi bien qu’Ezio ?

Nouvelle époque, Nouvel assassin

Dans Revelations, l’histoire d’Ezio se terminait, il était donc logique qu’Ubisoft se lance dans une nouvelle époque avec un nouvel assassin. Et le défi était de taille car entre l’Italie de la Renaissance merveilleusement représentée et un assassin ultra-charismatique en la personne d’Ezio Auditore, la relève n’était pas évidente à trouver.

Bien entendu, on retrouve le vrai héros de la série : Desmond et sa clique d’assassins modernes, toujours occupés à empêcher la destruction de l’humanité tout en luttant contre les adversaires de toujours : les Templiers, maintenant représentés par la multinationale : Abstergo. L’histoire de Desmond connait d’ailleurs pas mal de développement et même si ce dernier peine toujours à convaincre, la conclusion du jeu est à la hauteur de ce que l’on attendait du titre. Attendez-vous donc à connaître un vrai pas en avant dans l’histoire.

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Mais, c’est bien sûr dans les chaussettes de Connor, jeune assassin de l’époque de la révolution américaine que nous passerons le plus clair de notre temps. Le jeu se déroule ainsi sur une période d’une trentaine d’années contant avec brio les problèmes des colons américains, les prémisses de la révolte et la guerre d’indépendance américaine. L’occasion de croiser presque tous les pères fondateurs (de Georges Washington à Samuel Adams).

La narration de ce troisième Assassin’s Creed est d’ailleurs un peu différente de ce que l’on connaissait jusqu’ici puisque le scénario est beaucoup moins décousu, beaucoup plus narratif et donc bien plus intéressant que ceux des derniers épisodes. Ainsi, les 4-5 premières séquences pourraient décourager les amateurs de monde ouvert car, cette sorte de très long tutorial, raconte une histoire très linéaire et ne laissant que très peu de possibilités au joueur d’explorer le monde par lui-même. Pour moi, qui aime toujours faire toutes les missions secondaires avant la trame principale, ce fut très perturbant.

Heureusement, une fois les bases bien établies (vers la séquence 6), on retrouve un Assassin’s Creed comme on les aime, débordant d’activité avec en bonus, une histoire merveilleusement bien amenée.

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Un gameplay en constante évolution

Après trois épisodes assez similaires dans leur gameplay, Ubisoft a décidé de changer un peu la donne en proposant de vraies améliorations. Ainsi, seule la gâchette droite permet maintenant de libérer les qualités d’acrobates de Connor. Un peu troublant au début, on apprend vite à utiliser cette touche magique et à ne pas trop basher la touche de saut qui, bien souvent, se terminera par un plongeon dans le vide.

Les combats, de leur côté, prennent encore plus un feeling Batman Arkham City qu'avant avec seulement trois touches : parade, attaque et contre. Bien plus encore qu’avant, il est préférable de ne pas foncer tête baissée et de laisser les adversaires venir à soi pour les contrer via des animations vraiment très convaincantes.

Arme a feu oblige, on peut utiliser notre pistolet pendant le combat pour se débarrasser d’un ennemi un peu collant mais bien entendu, on peut aussi être la cible des mousquets ennemis. Pour se défendre, on peut alors agripper un ennemi comme bouclier pour provoquer un feu allié assez jouissif.
Les combats restent quand même assez faciles mais leur rythme est en nette amélioration et je dois avouer avoir pris pas mal de plaisir à voir Connor massacrer les anglais avec autant de classe.

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A côté de ces changements, AC III innove également avec un gameplay naval particulièrement réussi. Et pourtant, je ne partais pas convaincu. Bien entendu, le contrôle du navire est simpliste : on tourne à gauche, on tourne à droite, on lève ou on descend les voiles pour gérer la vitesse. Pourtant, la gestion du vent, la houle hyper réaliste et l’intensité des combats rendent ces missions incroyablement réussies. Une vraie bonne surprise de voir que, pour une fois, un gameplay alternatif soit aussi réussi dans un AC car je garde encore des souvenirs douloureux des courses-poursuites en charrette d’Ezio.

Et pour terminer ce tour d’horizon des nouveautés du gameplay, il y a bien sûr l’apparition d’un gameplay «sauvage». Connor quitte ainsi régulièrement son environnement urbain pour les grandes forêts de l’est Américain. Il sera ainsi possible de se balader dans les arbres, quasiment aussi vite que sur les toits d’une ville et chasser les animaux sauvages du lièvre à l’ours en suivant leurs traces, en posant des pièges, etc.

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Ces séances de chasse introduisent le tout nouveau système économique d’Assassin’s Creed III. Exit donc les magasins à acheter pour récolter des rentes des précédents épisodes. Le nouveau système commercial demande beaucoup plus d’implication du joueur et évite le syndrome d’Ezio multimillionnaire… Qu'on se le dise, Connor restera un éternel fauché ;-)

La chasse n’est pas le seul moyen de gagner de l’argent puisque diverses missions vous permettront d’accueillir de nouveaux habitants dans votre domaine. Vous pourrez ainsi organiser des convois chargés de leur production en prenant votre marge au passage. Et un peu plus tard, il sera possible de créer vos propres biens lorsque des artisans voudront vous rejoindre via un système d’artisanat simple mais efficace.

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Si le gameplay du scénario principal reste donc assez classique pour un AC, on fait donc face à une série de quêtes secondaires assez originales. De quoi bien s’occuper !
Il m’a fallu une vingtaine d’heures de jeu pour terminer le scénario principal en réalisant quelques quêtes secondaires mais je pense qu’il faut largement 40 heures de jeu pour faire le tour du solo dans son ensemble.

Autre grande nouveauté : J’ai vraiment l’impression qu’Ubisoft encourage fortement les joueurs à enchaîner les missions de la trame principale sans trop se préoccuper des quêtes secondaires. Sans doute dans l’espoir qu’un plus grand nombre de joueurs finissent l'histoire principale au lieu de se perdre entre 20 autres activités. On a, il faut le dire, largement le temps de se plonger dans cet aspect du gameplay, une fois le scenario principal achevé.

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Connor : Il a le charisme mais pas les cheveux

Vous savez qu'Aelya et moi sommes tous les deux, des grands fans d’Ezio, un des héros de jeu-vidéo les plus charismatiques de ces dernières années. La comparaison avec Connor s’annonçait donc douloureuse mais notre anglo-indien s’en sort plutôt bien. La construction narrative du mode solo nous permet de s’attacher réellement à lui, de suivre sa vie, son évolution et donc de se sentir vraiment impliqué par les évènements de sa vie.

Au niveau du look, la capuche est bien entendu, l’élément commun de tout assassin qui se respecte et Connor la porte plutôt bien. Dommage quand même que, sur la fin, notre ami Connor fasse un revival indien en adoptant une coupe de cheveux des plus courtes. Pas sûr que Connor tienne la même place dans les cœurs des gameuses que le charmant Ezio... Que voulez-vous, c’est le charme de l’Italie.

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Tant qu’à rester dans le négatif, quelques éléments me chiffonnent quand même un peu. En premier lieu, le manque de finition. Les précédents épisodes avaient leur lot de bugs mais globalement, l’impression de qualité était très présente. Pour AC III, je pense que les développeurs étaient un peu pressés car même si les gros bugs sont rares, j’ai été confronté à de gros soucis de caméra ou a des comportements de l’IA parfois très erratiques. Rien de vraiment grave mais cela reste énervant sur le moment.

Le deuxième gros point noir concerne le gameplay d’infiltration toujours aussi peu réussi... mais il faut reconnaitre que je viens juste de sortir de Dishonored et que sur ce point, toute comparaison est tout bonnement impossible. Bien heureusement, les missions d’infiltration restent assez rares.

Un multi toujours aussi réussi

Le multi d’Assassin’s Creed Brotherhood avait étonné tout le monde. Ubisoft Annecy avait proposé une adaptation multi d’AC tout en finesse, faisant la part belle aux assassinats discrets, aux joueurs intelligents face aux gros bourrins. AC Revelations n’avait pas apporté de grandes nouveautés si ce n’est un mode DeathMatch qui supprimait le concept de clone et permettait donc surtout aux bourrins de se retrouver entre eux.

Mais cette fois, le multi compte aussi son lot d’amélioration. Alors, rassurez-vous, le multi est toujours très réussi avec les modes de jeux biens connus mais aussi deux nouveaux modes multi : un mode compétitif en 4 contre 4 (assez classique) et un mode coopératif (4 joueurs max) bien plus original puisque l’on joue contre l’IA. L’objectif étant de se coordonner suffisamment pour assassiner les joueurs IA efficacement. Un vrai bonheur à condition de trouver une bonne équipe.

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Comme pour le solo, le multi voit sa maniabilité évoluer puisqu’un unique bouton sert maintenant aux assassinats et aux humiliations. Un changement bénéfique qui simplifie le multi tout en ne lui enlevant pas son âme.

Pour donner au multi un peu plus de liant que par le passé, le joueur sera récompensé par des vidéos de présentation (parfois piratées) des templiers d’Abstergo qui se présentent comme une société de jeu vidéo, l’Animus étant tout simplement leur dernier titre. Un clin d’œil bien sympa d’Ubisoft qui se moque presque de lui-même avec des concepteurs de jeu-vidéo à l’accent bien franchouillard.

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Conclusion

Assassin’s Creed III était très attendu et n’a pas déçu. Ubisoft renouvelle sa licence phare par petites touches très réussies en proposant une nouvelle époque passionnante et un nouvel assassin charismatique. Et comme les révélations sont nombreuses, le fan de la première heure sera totalement aux anges.

Les premières heures seront pourtant un peu perturbantes pour l’habitué car l’introduction-prologue parait un peu longue et il faut patienter un bon moment avant de retrouver un Assassin’s Creed dans tout ce qu’il peut proposer de meilleur. Pour autant, ces quelques heures permettent d’introduire la meilleure histoire de la licence tout en proposant de vraies évolutions de gameplay.

Sans atteindre la qualité d’un Brotherhood, Assassin’s Creed III est donc un excellent jeu, plus innovant que ne l’était  Revelations. Bref, exactement, le coup de fouet qu’il fallait pour relancer cette excellente licence et me faire immédiatement replonger. D'ailleurs, je ne pense déjà plus qu'à retourner terminer les quêtes secondaires qui me restent alors que la pile de tests en retard grandit de plus en plus...

Ma note : 9/10

        

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Tags : assassin's creed 3, test, ubisoft, connor

[Test] Dead or Alive 5, des filles sexy et de la baston, faut-il vraiment vous en dire plus ? 
par Quantic

vendredi 02 novembre 2012 19:24 3 commentaires

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Dead or Alive 5, c’est le dernier épisode d’une série de jeu de baston devenue mythique.

Alors, c’est vrai que le jeu de baston s’est un peu perdu en cours de route entre les jeux de Beach Volley et les simili jeux de paparazzi en manque de petite culotte mais cette fois, c’est un vrai Dead or Alive qui nous revient.

Eh bon, je ne vous le cache pas, un développeur qui avoue avoir un module physique  « maison » consacré à l’animation des généreuses poitrines de ses héroïnes ne peut qu’avoir toute ma confiance... Et parfois j’imagine secrètement les séances de motion capture et me réveille en sueur ;-)

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Bon, trêve de rêves grivois, que vaut donc ce cinquième épisode de Dead or Alive ?

Avant toute chose, il faut bien reconnaitre que l’offre en matière de jeux de baston a été plutôt bien fournie cette année et que Dead or Alive 5 ne part pas à priori avec le meilleur modèle de combat. Là où un Tekken Tag Tournament 2 montre tout son intérêt entre pro du stick arcade avec une technique pointue et des combos millimétrées, le gameplay de Dead or Alive apparait comme beaucoup plus « libre ».

Un bouton pour les coups de poing, un bouton pour les coups de pied, un bouton pour les projections et un bouton pour la garde/prise et on a fait le tour. Pourtant, cette apparente simplicité permet de réaliser des combinaisons qui vont vite donner au joueur occasionnel l’impression d’assurer. Il suffit de bien basher tous les boutons pour réaliser pas mal de choses impressionnantes et dès la première partie, on prend du plaisir  à virevolter dans tous les sens.

Moi qui suis plutôt mauvais en jeux de baston, c’est un vrai point positif. Au contraire d’un Tekken et sa difficulté rébarbative au commun des mortels, Dead or Alive 5 se montre immédiatement accessible.

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Cette impression est renforcée par les très nombreux niveaux de difficulté solo. Au niveau débutant, l’IA réplique à peine et fait plus penser à une poupée de chiffon balancée dans tous les sens alors qu’au niveau Légende, attendez-vous à un beau challenge. Mais globalement Dead or Alive 5 m’est apparu comme un peu plus facile que la moyenne des jeux de baston de ces derniers mois.

Dead or Alive reprend également son bon vieux système de combat pierre-papier-ciseau, pardon coups-projections-prises  à savoir que chaque coup peut être contré par un autre. Il convient donc de bien apprendre les combinaisons courantes des différents personnages et les habitudes des joueurs pour pouvoir sortir le bon contre au moment opportun et faire mordre la poussière à son adversaire.

Quand on connait bien son adversaire, c’est un vrai plaisir mais quand on le découvre, l’issue d’un combat est donc bien plus hasardeuse que sur d’autres titres similaires.

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Enfin, Dead or Alive 5 propose de renverser le cours d’un match à l’aide du coup spécial, sorte de super coup qui déclenche une petite séquence spéciale qui pourrait bien vous sauver la vie.

Notons également que les niveaux sont bourrés de zones dangereuses parfois très exotiques comme le fait de balancer son adversaire dans les griffes d’un lion ou de changements de niveaux déclenchés en balançant son adversaire dans un mur ou en bas d’un bâtiment. Voilà qui n’est pas bien original mais néanmoins plutôt réussi.

Des modes de jeu variés au programme

Dead or Alive 5 propose également de multiples modes de jeux pour s’occuper de longues heures durant et même un mode histoire. Le scénario de ce mode histoire est au niveau de la réputation de Dead or Alive, un grand n’importe quoi qui nous fait sauter d’un perso à l’autre sans véritable lien et passe allègrement de la famille de catcheur au clan Ninja... Si vous trouviez les modes histoires de Soul Calibur ou Mortal Kombat grandguignolesque, préparez-vous à être ébahi par le niveau de n’importe quoi présenté ici.

Et pourtant, ce mode histoire m’a finalement bien plu. Il se termine en quelques heures et permet de faire le tour de tous les persos au travers d’un énorme tutorial qui permet en plus de débloquer 3 persos jouables supplémentaires.

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Ensuite, on a les modes solos classiques : Arcade, contre la montre, survie qui peuvent à chaque fois se jouer avec un seul combattant ou deux. Dans le deuxième cas, on bénéficie de projections et de combos spéciales impliquant les deux combattants, un peu comme Tekken Tag Tournament 2 mais en moins poussé.

Et une fois que l’on a tourné le solo dans tous les sens, débloqué tous les costumes (et il y a du travail), il reste bien sûr le multi bien à la hauteur même si comme d’habitude, le niveau y est très relevé. J’ai quand même moins souffert que sur un Tekken mais il faut quand même bien s’accrocher.

Petite déception au niveau technique quand même car si les personnages et les décors sont grandioses, la fluidité est un peu à la traine et j'ai eu mon lot de ralentissement.

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Des personnages mythiques de retour et quelques petits nouveaux

Et pour terminer, je garde le meilleur pour la fin : les personnages. Au premier abord, on peut être déçu. Une vingtaine de combattants, cela fait peu par rapport aux autres jeux de baston qui en proposent bien souvent le double mais c’est sans compter sur leur charisme et leur plastique sans failles. Bien sûr, Dead or Alive fait la part belle aux plantureuses jeunes filles mais les mâles ne sont pas en reste !

Pour ma part, entre Kasumi, Sarah, Helena, Hitomi,... mon cœur balance et non, il n’y a pas que la taille qui compte... Quoique...

J’ai également beaucoup ri à la lecture du boitier et de son avertissement très explicite : "Sexe". Soyons sérieux !
Oui, Dead or Alive met en scène des héroïnes aux formes démesurées. Oui, ces coquines aiment les gros plans sur leurs décolletés emplis de sueurs lors des défaites. Oui, on voit les petites culottes pendant les combats et 100 fois oui, on se rince l’œil mais non, vous ne serez pas choqués à condition d’avoir ouvert un manga dans votre vie ;-)

Et cerise sur le gâteau, Tecmo a déjà annoncé, un peu à l’image de Tekken Tag Tournament 2, une série de DLC gratuits (mais malheureusement aussi payants) proposant des costumes supplémentaires.

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Conclusion

A ma grande surprise, Dead or Alive 5 m’a directement accroché. Son gameplay très accessible le rend immédiatement fun. Alors, bien sûr, les pros du stick en auront vite fait le tour et lui préfèreront des jeux plus techniques mais voilà bien longtemps qu’un jeu de baston ne m’avait pas autant amusé.

Des personnages pleins de charisme, des modes de jeu variés et une difficulté bien échelonnée compensent largement un gameplay parfois un peu hésitant et qui pourra laisser les plus doués d’entre vous sur leur faim.

Et puis franchement, comme voulez-vous que je donne une mauvaise note à un jeu mettant en scène une dizaine de donzelles à la poitrine opulente et à moitié nues...

Ma note : 8/10

Dead or Alive 5 est disponible sur PS3 et Xbox 360

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[Test] Dishonored, et si les baleines sauvaient l’humanité 
par Quantic

mardi 30 octobre 2012 19:15 0 commentaire

 dishonored, jaquette, PS3

Dishonored est un des titres les plus attendu de cette fin d’année. Il faut dire que le menu est alléchant : un jeu d’infiltration dans un univers totalement original de la part d’Arkane Studios, les géniaux créateurs d’Arx Fatalis.
Voilà de quoi faire baver !

Peste, assassinat et baleine, cherchez l’intrus...

Et ne cherchez pas trop, c’est un piège. Il n’y a pas d’intrus et c’est bien là, la force de l’univers incroyable qu’Arkane Studios a créé.
Imaginez que la renaissance n’a jamais eu lieu mais que l’humanité a suivi une voie parallèle, rajoutez une épidémie de peste et saupoudrez légèrement le tout de bonnes intrigues politique et vous obtiendrez l’univers unique de Dishonored.

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Dans cet univers, pas de pétrole mais de l’huile de baleine pour alimenter les moteurs. La baleine est donc devenue un bien de valeur et les chasseurs de baleines, les vrais héros des temps modernes.
Nous incarnons Corvo, garde du corps de l’impératrice, envoyé en mission dans les îles pour trouver un remède à la peste qui sévit dans la ville et qui menace l’empire. Tandis que vous débarquez, Emily, fille de l’impératrice vous saute au cou mais les nouvelles que vous ramenez sont mauvaises.
Quelques instants plus tard, de mystérieux assassins sortent de nulle part, tuent l’impératrice sous vos yeux et kidnappent Emily. Vous voilà accusé du meurtre de l’impératrice et sur le point d’être exécuté.

Mais c’est sans compter sur de mystérieux « rebelles » qui parviennent à vous libérer. Maintenant, à vous de choisir, allez-vous faire triompher la justice ou ne penser qu’à vous venger ?

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Un gameplay complet... peut-être trop complet

Dishonored se présente comme un jeu d’infiltration en vue FPS, teinté de quelques éléments RPG. Sa filiation avec les références du genre que sont Deus Ex, Thief, System Shock ou encore Bioshock est donc évidente mais Dishonored parvient à amener sa petite touche personnelle, d’abord par son univers mais aussi par un gameplay adaptatif à l’extrême. Je m’explique.

Vous voulez vous la jouer fantôme en ne tuant personne et en ne déclenchant aucune alerte, c’est possible. Vous préférez vous la jouer bourrin en rentrant dans le tas façon FPS, c’est possible. A la réflexion, vous préférez tendre des pièges à vos ennemis et les regarder mourir dans vos champs électriques, c’est possible aussi. Vous voulez faire un mix des trois... Pas de problèmes.

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C’est bien là que se situe la grande force du gameplay de Dishonored, chaque joueur peut créer son propre gameplay, depuis la pure infiltration jusqu’au bourrinage total. Et chaque gameplay a ses forces et ses faiblesses mais est globalement assez réussi. Ainsi, c’est à chacun de mener son histoire à son terme et si les développeurs mettent une tonne d’outils à la disposition du joueur, c’est pour mieux lui laisser le choix de ses armes.

Cette liberté permet à tout le monde de profiter du titre mais malheureusement, les joueurs les plus bourrins resteront pénalisés car ils rateront une grande partie de l’aventure. En bourrinage complet, je pense qu’on peut exécuter le titre en moins de 8 heures, alors qu’il faudra largement plus du triple pour ceux qui visent l’infiltration totale. Cette durée de vie en mode infiltration est bien sûr liée au rythme plus lent de l’aventure mais aussi au fait que près de 80% des à cotés ne se découvrent que dans ce mode infiltration.

Le jeu déborde en effet de missions secondaires, de livres cachés, de notes, de dialogues impromptus, de choix cornéliens,... à côté desquels on passe complètement si on ne fait que déclencher des alarmes et tuer des gardes.

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Mais parlons un peu matos.

Corvo, en bon assassin, dispose d’une arme de base, son épée rétractible ainsi que d’une deuxième arme au choix parmi une bonne tripotée de matériels reprenant des grands classiques (fléchettes tranquillisantes, pistolet, grenade, ...) mais aussi quelques petites originalités (une mine qui découpe vos ennemis comme un saucisson).

A côté de ces armes « physiques », Corvo reçoit l’aide de l’Outsider, une entité magique mystérieuse, divinisée par une partie de la population et qui confère à Corvo des pouvoirs magiques déblocables moyennant la découverte de runes. Parmi ces pouvoirs, le clignement, une sorte de téléportation instantanée à quelques mètres sera certainement la plus utile. D’autres pouvoirs viendront agrémenter le gameplay comme la possession (de rat mais aussi d’humain), l’invocation d’une nuée de rats, ...

Corvo a donc à sa disposition une sacrée réserve de ressources pour mener à bien ses missions mais le joueur qui voudra jouer au fantôme n’en utilisera qu’une très petite partie, alors que le bourrin devra en permanence fouiller les poubelles à la recherche de rares munitions.

Vous l’aurez compris, libre à nous de décider comment mener notre mission à bien ainsi que le niveau de violence que l’on s’autorise. Après chaque mission (une petite dizaine au total), un résumé nous indique notre niveau de chaos, autrement dit le niveau de bordel que l’on aura créé dans la mission en prenant en compte les assassinats, les alertes déclenchées, etc.

En fonction du chaos généré, la suite du jeu change, le scénario s’adapte pour aboutir à une fin en accord avec nos actes pendant les missions. La rejouabilité est donc exemplaire et le bourrin qui aura exécuté une mission en 10 minutes pourra prendre tout autant de plaisir à la réussir sans déclencher d’alertes après 3 heures d’efforts.

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Parlons donc encore un peu de ce gameplay d’inflitration.

C’est tout simplement l’un des meilleurs jeux d'infiltration auxquels j’ai pu jouer. Les gardes sont très réactifs au bruit et à tout ce qui passe dans leur champ de vision mais quasiment aveugle dans l’axe vertical, il faudra donc en permanence chercher à prendre de la hauteur. Le joueur qui veut terminer une mission en mode fantôme (sans mort et sans alerte) aura un sacré challenge car en plus des gardes actifs, il faudra également prendre soin des gardes neutralisés. Il ne faudra pas seulement les cacher, il faudra aussi les protéger des nuées de rats en les plaçant en hauteur, sinon ils risquent de se faire manger tout cru par nos amis poilus. Une brillante idée qui rajoute encore au challenge.

Pourtant, Dishonored, aussi réussi soit-il, n’a pas réussi à me convaincre totalement, en tout cas pas autant qu’un Deus Ex l’avait fait à son époque. Ainsi son univers très steampunk n’aura pas réussi à me faire rêver. Sans doute parce que je ne suis pas un grand amateur du genre ou alors est-ce la faute à un scénario très convenu et sans vraies surprises, un peu comme si les scénaristes s’étaient contentés de pondre un univers hyper complet sans lui donner une histoire à sa hauteur.

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Au niveau du gameplay, je regrette beaucoup l’angle de vue très étriqué qui rend l’infiltration parfois hasardeuse, tout comme je regrette l’orientation tout public. Il faut être honnête, le titre ne se déguste que en y jouant en infiltration. Et même si déclencher une alerte n’est pas dramatique, je déconseille fortement l’approche bourrine qui fait passer à côté de 80% du jeu.

Enfin, reconnaissons que la technique de ce jeu est digne d’un autre âge. C’est particulièrement vrai sur console où Corvo fait peine à voir. Mais il est vrai qu’on ne joue pas à un jeu d’infiltration pour la beauté de ses graphismes.

Et pour terminer, la durée de vie, même quand on essaye de la jouer infiltration, m’a un peu déçue. Les premières missions sont incroyablement touffues avec de nombreuses missions annexes et une tonne de choses à faire ou à voir avant de mener sa mission à bien mais vers la moitié du jeu, on est confronté à des niveaux de moins en moins complexes et de plus en plus « linéaires ». Un peu comme si la date de sortie approchant, il avait fallu accélérer le rythme pour tenir les délais.

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Conclusion

Dishonored est un très bon jeu d’infiltration dans un univers original et réussi, offrant au joueur une liberté d’action presque totale. Les développeurs d’Arkane Studios nous ont donné de beaux jouets et un objectif, à nous de choisir comment remplir notre mission en choisissant notre style et notre niveau de violence.

Dishonored est donc l’archétype même du jeu intelligent qui ne prend pas les joueurs par la main et qui vous laisse façe à vos responsabilités. Cette sensation est assez étrange au début, tellement nous sommes noyés par des jeux hyper-directifs mais c’est un vrai plaisir de ne pas être pris pour un décérébré et de pouvoir s’inventer soi-même son propre jeu.

Pour autant, Dishonored n’atteint pas le niveau de finition et de jouissance d’un Deus Ex, par exemple. Son univers très original, manque d’atome crochu et nombreux seront ceux qui ne s’attacheront pas à Corvo, l’assassin impérial.

Enfin, malgré son message libertaire de « jouez comme vous le souhaitez », il faut quand même avouer que ce n’est qu’en mode infiltration que le titre s’avère vraiment excellent aussi bien par son gameplay que par la profondeur de son histoire. En mode bourrin, vous en ferez le tour trop vite et en passant à côté de trop d’éléments essentiels.

Ma note : 8,5/10


        

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[Test] NBA 2K13, le meilleur du basket US entre vos mains 
par Quantic

lundi 29 octobre 2012 19:19 1 commentaire

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Le basket, sport qui me rappelle de douloureux souvenirs d’école... Vous savez cette espèce de balle magique géante couleur orange crasse qui va toujours choisir votre tête pour rebondir...
Bref, je n’ai jamais été fan de ce sport.

Et pourtant, je voue une vraie passion aux sports nord-américains. Je suis un grand fan de football américain (Go Chargers ! ) et j’apprécie de temps en temps un match de hockey sur glace et même de baseball... Et j’aime même le Nascar, c’est tout dire. Mais la NBA, non, l’étincelle n’a jamais eu lieu.

Du coup, je n’ai jamais beaucoup suivi l’actualité des jeux de baskets et ma dernière expérience dans le domaine date de la Master System où, il faut le reconnaitre, le gameplay était simpliste... Et c'est gentil. Ce test sera donc celui d’un novice complet en la matière et pourra peut-être aider ceux d’entre-vous dans la même situation qui hésitent à plonger dans le monde du Basket.

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L’hégémonie 2K Sports

Alors qu’EA Sports domine de la tête et des épaules de nombreuses simulations sportives, 2K Sports conserve son leadership sur le Tennis avec l’excellent Top Spin et sur le Basket avec la série des NBA 2K. Il y a bien des tentatives de concurrence mais globalement 2K reste très seul sur ce marché. Et on comprend vite pourquoi.

NBA 2K13 est l’un des titres sportifs les plus complets qu’il m’ait été donné à jouer. En tant que novice, il y a tellement de choses à faire que l’on ne sait pas par où commencer. Je dois d’ailleurs reconnaitre qu’un petit tutorial n’aurait pas été de trop car le seul élément d’aide consiste à nous expliquer les nouveaux mouvements par rapport à la version 2012... Un peu léger quand on découvre la licence.

J’ai donc mis quelques matchs à comprendre les finesses du gameplay qui fait beaucoup appel au stick droit. En effet, si l’on dirige son joueur au stick gauche, le stick droit contrôle le dribble et permet donc de très vite réaliser des mouvements de folie. De même, s’il est possible de réaliser un tir classique avec un simple bouton, tous les tirs spectaculaires se réalisent à l’aide du stick droit accompagné d’une gâchette. Pas forcément évident au début, le coup de main vient pourtant rapidement et comme l’ambiance des matchs est excellente, on ne se décourage pas et on insiste.

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Si la maniabilité du jeu m’est apparue comme excellente, il semble que les habitués de la série soient un peu moins enthousiastes par rapport aux changements. Heureusement pour eux, il est toujours possible de réactiver les anciens contrôles pour garder son feeling.

Bien entendu, tous les joueurs de la NBA sont modélisés de manière assez réussie et le titre ne souffre d’aucun ralentissement. Jay-z a été, de son côté, bombardé producteur et s’occupe de l’emballage musical du titre. L’ambiance est donc excellente à condition d’aimer le monsieur et son label. Heureusement pour moi qui ne supporte pas la R&B, Jay-z ne s’est pas limité à son style musical en invitant dans le titre bien d’autres styles musicaux. Voilà qui fait plaisir à entendre.

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Mais là où NBA 2K13 reste le plus impressionnant, c’est sur la qualité de ses modes de jeux. Je passerai rapidement sur le ridicule créateur de chaussures pour me concentrer sur les excellents modes solo : Mon Equipe et Mon Joueur.

Mon Equipe vous met aux commandes de votre propre équipe  en vous faisant démarrer avec les bouseux du coin et en vous forçant à les entrainer pour, petit à petit, acheter de meilleurs joueurs et évoluer jusqu’au sommet de la NBA.
Mon Joueur vous permet de créer votre propre joueur et de participer au fameux Draft pour intégrer une équipe NBA. Ce mode n’est pas le plus passionnant car lors des matchs, vous ne contrôlez que votre joueur mais j’ai apprécié les efforts d’immersion puisque l’on a souvent des entretiens avec le manager du club et ceux-ci ont une réelle influence sur la suite de la carrière de notre joueur.

Enfin, ce serait un crime que d’oublier le mode en-ligne. Il est très classique mais hyper addictif à condition d’être prêt à affronter un lag parfois un peu énervant mais surtout une vraie concurrence en ligne. Le jeu solo a déjà une durée de vie énorme mais le multi en rajoute encore une couche. Les amateurs apprécieront.

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Petit bémol pour terminer concernant certains choix de 2K que je qualifierai d’opportuniste (en étant gentil). D’abord, le coup de l’inscription au service 2K obligatoire pour accéder au jeu. C’est devenu la norme dans les jeux de sports mais cela continue à m’horripiler de devoir créer des comptes pour chaque jeu ou presque.

Ensuite, chaque action dans le jeu rapporte des VC, une sorte de monnaie virtuelle avec laquelle on peut acheter du matériel, des améliorations, ... Une bonne idée pour récompenser les joueurs assidus et faire évoluer ses joueurs sauf qu’il est possible d’acheter des VC en ligne contre monnaie sonnante et trébuchante. Alors, bien sûr, on peut s’en passer mais je préfère encore payer quelques euros pour un DLC de bonne facture que de voir qu'il est possible de payer pour progresser plus vite dans un jeu : C’est dire comme je déteste ce genre de manœuvres bassement commerciales dans un titre payant. Et oui, ce n’est pas du free to play.

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Conclusion

NBA 2K13 est une excellente simulation du championnat US de Basket Ball. Si vous êtes un novice complet, comme moi, vous y trouverez vite votre bonheur et si vous êtes un fana de basket, ce jeu est tout simplement immanquable.

La maniabilité et la technique sont irréprochables tandis que les modes de jeu solo pourront facilement vous occuper des centaines d’heures. Et même après, le mode multi sera encore là pour vous donner votre dose de basket quotidien.

Bien entendu, comme pour tout jeu de sport, l’achat de cette version 2013, si vous possédez déjà la version 2012 est discutable mais c’est une question que le fan absolu ne se posera même pas et comment lui donner tort quand on voit à quel point NBA 2K13 se la joue encyclopédie de la NBA.

Dommage quand même que 2K succombe aux appels du marketing en implémentant des micro-transactions qui n’ont pas leur place dans un jeu de cet acabit.

Ma note : 8/10


        

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[Test] Forza Horizon, l'esprit Forza, le fun en plus 
par Quantic

jeudi 25 octobre 2012 19:14 4 commentaires

 forza horizon, jaquette, Xbox 360

Forza Horizon est la tentative de Microsoft d’attirer un public plus large à sa célèbre licence Forza. En effet, la réputation de Forza n’est plus à faire. Alors que celle-ci courrait derrière la série des GT du concurrent de toujours, Sony, le dernier Forza a profité d’un GT5 en petite forme pour prendre les devants de la simulation automobile sérieuse, complexe, bref, des jeux pour les fanas de réalisme.

Pourtant, au vu du succès, sans cesse renouvelé, de la série des Need for Speed d’EA, le grand public répond beaucoup plus présent quand on lui propose un jeu fun, moins complexe et plus arcade, comme les Need for Speed savent si bien le faire. Et là, un marketeux « brillant » a dû se dire : « Mais pourquoi ne pas utiliser la réputation de Forza pour faire un jeu plus abordable et donc plus vendeur ».

Je l’avoue, quand j’ai appris la nouvelle, je me suis dit qu’une fois de plus, Microsoft allait sacrifier une de ses plus belles licences sur l’autel du casualisme et du chiffre de ventes.
Eh bien, je me suis trompé.

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L'esprit Forza reste intact

Si la série des Forza Motorsport s’adressent avant tout aux amateurs de course auto friand de réalisme, ce Forza Horizon a le ton plus léger, moins sérieux. L’univers du jeu se déroule au Colorado lors d’un grand festival musical. Dès le début, on est donc plongé dans une ambiance festive et la tracklist n’y est pas pour rien. Trois stations radios nous accompagneront au cours de nos courses afin de coller au mieux aux goûts de chacun et c’est un plaisir que de prendre le volant.

Forza Horizon se présente comme un Open World à la map gigantesque que l’on peut parcourir librement au volant d’un nombre impressionnant de bolides totalement customizables. Au fur et à mesure de nos balades, on croise des points-course se débloquant au fur et à mesure  qui permettent d’affronter les meilleurs pilotes du coin au volant de voitures de différents types et sur des surfaces faisant la part belle à l’asphalte mais proposant de temps en temps un passage sur terre.

A côté de ces courses qui permettent de progresser dans le scénario principal on croise également de nombreux events annexes comme les courses de rue ou les défis en provenance de rivaux.
Enfin, en se promenant librement entre deux courses, on croise des radars (le jeu consistant à être flashé à la vitesse la plus élevée possible) ou des pancartes à exploser pour obtenir des réductions au garage, pour ne citer qu’eux. Bref, largement de quoi bien s’occuper pendant un bon paquet d'heures.

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Un modèle de pilotage simplifié mais tellement réussi

La plus grande réussite de ce titre, c’est son modèle de pilotage. On est bien loin du drift à outrance de la concurrence tout comme on est bien loin du pilotage pointu et précis d’un Forza Motorsport même si en enlevant toutes les aides, on retrouve un modèle de pilotage assez poussé.

Pour faire simple, Forza Horizon confirme son approche arcade mais l’impression générale est qu’on ne peut pas faire n'importe quoi avec la voiture. Elle a un poids, une adhérence que l’on peut perdre brusquement et comme dans la réalité, si on veut aller vite, il faut freiner avant de virer et éviter au maximum les dérapages sous peine de perdre du temps.

Les amateurs de drift en seront donc pour leurs frais mais les amateurs de pilotage pointu seront agréablement surpris de trouver un modèle de pilotage aussi agréable dans un jeu qui se veut plus fun que leur simulation favorite.

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Et bien sûr, au niveau technique, c’est du Forza, donc on approche de la perfection. Une fluidité quasi parfaite, une magnifique impression de vitesse et des voitures modélisées au millimètre près.

Finalement la seule faiblesse du titre est à lier au radinisme de Microsoft qui réussit encore une fois à nous abreuver de jetons payants et même de cartes au trésor à acheter pour découvrir des voitures cachées. Même si ce procédé commence à se généraliser, je ne peux m’empêcher de critiquer cette méthode pour récupérer encore quelques euros auprès des fans qui veulent collectionner toutes les voitures.

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Conclusion

Pari dangereux pour Microsoft que de dénaturer sa licence Forza en la déplaçant dans un monde plus arcade pas forcément du goût des fans. Mais pari totalement réussi puisque le modèle de pilotage, certes simplifié, garde tout son punch dans un jeu moins austère, moins sérieux que son grand frère Motorsport.

Forza Horizon est donc un excellent titre, agréable en tout point mais qui ne plaira pas forcément à l'amateur de jeu d'arcade qui a l'habitude de piloter tout en drift. Par contre, pour ceux qui cherchent une simulation pas trop exigeante dans un univers fun et sympathique, Forza Horizon est un très bon choix.

Ma Note : 8,5/10


        

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[Test] Fable The Journey : En carriole Simone! 
par Aelya

mardi 23 octobre 2012 19:24 0 commentaire

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Fable est la licence RPG developpée par les Studios Lionhead pour Microsoft.

Or ici elle nous revient dans un Spin-off : les développeurs ont repris l'univers mais ont abandonné le côté RPG pour s'orienter vers un Rail Shooter exploitant Kinect.

En effet, Fable The Journey va nous permettre de contrôler notre personnage grâce à nos mouvements. A la différence des autres jeux Kinect, il sera possible de jouer assis : pas besoin de sauter ou de mimer la course, seul le haut du corps est nécessaire. Ce qui explique qu'il s'agisse d'un rail shooter : Dans la plupart des cas, on va se contenter de tuer les ennemis sans avoir à diriger le personnage.

Celui-ci se nomme Gabriel. Il fait partie d'un groupe de caravaniers mais s'en voit séparé lors d'une étrange tempête. Prenant un autre chemin, il croise Theresa, une prophétesse poursuivie par une puissance maléfique (ceux ayant joué à la licence la reconnaîtront). Après une course poursuite en carriole, Gabriel se voit confier des gantelets lui conférant des pouvoirs magiques et faisant de lui, bon gré mal gré, le futur sauveur d'Albion.

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Comme vous pouvez le constater, l'histoire reste classique et va vous amener à voyager et à affronter divers ennemis.

En effet, le gameplay se divise principalement en deux :
- la conduite de la carriole
- les combats à pied

Lors de la conduite de la carriole/caravane, on est "assis" sur le siège du conducteur et l'on doit diriger la jument de Gabriel, Seren. Pour ce faire, on doit mimer un coup de rênes lorsqu'on veut avancer ou accélérer (trois vitesses différentes sont possibles).

Ensuite, il faut l'orienter sur les chemins que l'on emprunte. Une fois encore, on doit reproduire les mouvements qu'on l'on ferait "en vrai", c'est-à-dire tirer la main droite vers l'arrière tout en étirant la main gauche vers l'avant pour aller à droite et l'inverse pour aller à gauche.

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Sur la route, des orbes seront récoltables suivant votre vitesse. Elles font gagner de l'expérience pour débloquer certaines améliorations (santé, puissance des pouvoirs,...).

L'aventure à pied, même s'il faut parfois ouvrir des portes en utilisant ses pouvoirs, se résume principalement à tuer des vagues d'ennemis. 

Le jeu nous fait avancer, les ennemis arrivent, on s'arrête, on les tue à coup de sorts puis on recommence à avancer.

Les sorts se lancent avec nos deux mains (les mains des sorts dépendront de si vous êtes droitier ou gaucher : le jeu vous demandera de choisir^^), comme s'ils en jaillissaient : on va viser l'ennemi pour lui lancer un sort de foudre ou de feu, le repousser,... Si l'on rate sa cible, on peut tenter de réorienter le sort en donnant un coup vers l'endroit voulu.

On peut également bloquer les attaques adverses avec un bouclier magique en mettant notre bras gauche devant notre poitrine.

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A part une certaine répétitivité, l'autre gros défaut de Fable the Journey est la précision. En effet, elle fait cruellement défaut. 

On lance un sort en haut à gauche de l'écran et il part en bas à droite... On a beau viser le centre de l'écran, les sorts persistent à aller en bas...
Bref, pas terrible, au point qu'à la fin, on attend que les ennemis s'approchent de nous et deviennent suffisamment gros pour être sûr de ne pas les rater.

Conclusion

Fable The Journey tente de le pari de créer un jeu Kinect où l'on peut jouer assis et s'appuyant sur une franchise assez populaire.

Malheureusement, le manque de précision inhérent à Kinect gâche une partie du gameplay.

C'est dommage, car le reste de la réalisation du jeu est sympathique : les graphismes sont relativement beaux pour un jeu Kinect, le monde vraiment grand, les personnages bien travaillés, l'ambiance est au rendez-vous... 

Bref, Fable The Journey est le genre de jeu qui pourra plaire aux enfants aimant la magie mais aura tôt fait d'agacer les adultes à cause d'une certaine répétitivité et de son manque de précision.

Ma note : 6/10

        

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