[Test] Trackmania 2 Stadium, l’art de la trajectoire parfaite 
par Quantic

samedi 10 août 2013 18:55 2 commentaires

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Je vais vous avouer quelque chose : voilà, je n’ai jamais joué à un Trackmania de ma vie. Oui, je sais, pour un amateur de jeux de bagnoles comme moi, ça fait bizarre et je pourrais presque passer dans Confessions Intimes mais je ne vous cacherai pas plus longtemps la vérité, d’autant plus que j’ai enfin réparé cette carence inacceptable dans ma vie de joueur en ayant testé Trackmania 2 Stadium.

Ceci dit, Trackmania ne m’était pas totalement inconnu et je savais donc que Nadeo avait récemment remis à jour son moteur graphique dans l’épisode Canyon. Le jeu que j’ai eu entre les mains m’est donc apparu très beau, très détaillé et bourré d’effets de lumière particulièrement réussi tout en offrant une fluidité impeccable. Du point de vue technique, aucun doute, Nadeo connait son sujet.

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Dans Stadium, le véhicule se présente comme une sorte de Formule 1 un peu rehaussée et capable de se débrouiller sur les trois environnements simulés dans le jeu : l’asphalte, la terre et l’herbe. Et si les premières courses sur asphalte font penser à un jeu où la glisse est absente, les courses sur herbe et sur Terre vont vite vous faire changer d’avis en proposant un gameplay très arcade mais franchement réussi. Dans Trackmania, on est loin d’une simulation donc pas de réglages, pas d’aide au pilotage, juste de la course et encore à fond.

Les 65 circuits officiels se découvrent en solo et permettent d’affronter les autres joueurs à distance en décrochant médailles et autres breloques pour grimper au classement et montrer que c’est bien vous le plus rapide du quartier... J’ai d’ailleurs été impressionné par le niveau de profondeur du classement, j’ai ainsi pu descendre jusqu’au classement de tous les joueurs Bruxellois ! Mais le cœur de Trackmania, c’est l’affrontement multi : Découvrir un circuit et le parcourir le plus vite possible en même temps qu’une bande d’acharnés.

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La grande originalité de Trackmania, c’est également ses circuits qui peuvent être très sérieux ou alors complètement délirant en proposant des triples loopings agrémentés de tremplins dans tous les sens. D’ailleurs, au vu du niveau de qualité de l’éditeur de circuits, il n’est pas surprenant que la communauté des joueurs se soit autant impliquée dans la création de circuits plus abracadabrants les uns que les autres.

Maintenant, Trackmania en général (et Stadium n’échappe pas à l’écueil) reste un petit jeu de voitures sans autre ambition que celle de proposer de passer un bon moment. Les amateurs de vraies simulations iront donc voir ailleurs et je vais vous avouer que, même si je me suis pris au jeu pendant quelques heures en essayant de battre mon record à coup de centièmes de secondes, j’ai quand même fini par me lasser.

Mais Trackmania est un jeu qui gardera sa place quelque part sur mon disque dur pour une petite partie rapide. Dommage quand même que les serveurs en ligne proposent trop souvent des circuits "originaux", sous-entendu qui défient les lois de la gravité et vos réflexes en même temps. J’apprécie bien plus les courses sur des circuits plus classiques ou le talent des pilotes est un peu plus mis en avant.

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Conclusion

Trackmania 2 Stadium est vendu 10 euros, soit vraiment très peu pour n’importe quel joueur amateur de courses speedés. Entre le solo addictif à souhait et le multi qui déborde de circuits et de joueurs, la durée de vie est quasiment illimitée à condition de ne pas se lasser trop vite du concept de courses ultra arcade.

Pour autant, Stadium a des airs de « free to play » qui m’ont fait me demander si son prix était réellement justifié.

Si vous n’avez jamais touché à un Trackmania, allez-y , foncez, ne vous posez même pas la question, vous passerez un bon moment mais si vous connaissez la série de fond en comble, posez-vous la question si les nouveaux environnement et les quelques circuits en valent vraiment la peine.

Ma Note : 7/10

        

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[Test] Painkiller Hell & Damnation, et même pas une aspirine offerte 
par Quantic

lundi 05 août 2013 18:57 0 commentaire

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Oui, oui, vous avez bien lu, Painkiller est de retour et croyez-moi, il n’est pas content. Painkiller Hell & Damnation est en fait le remake HD du premier jeu de la licence sorti en 2004  (ah oui quand même, le temps passe vite) et son add on : Battle out of Hell. Heureusement, Nordic Games a choisi le meilleur épisode de la licence pour réaliser son remake HD, même si on peut sincèrement se demander si un FPS brut de décoffrage trouvera encore son public, a fortiori pour un simple remake HD.

Pour ceux qui n’y ont pas joué à l’époque, Painkiller, c’était pour beaucoup la renaissance de Doom : des maps sous la forme de pièces successives qui crachent leurs démons par centaines, des armes efficaces et brevetées pour la boucherie démoniaque et un vrai challenge pour liquider les armées de l’enfer.

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Inutile de chercher à faire dans la dentelle, ici, le scénario est minimaliste et l’action intense. Il faut dire qu’à l’époque de sa sortie, les FPS scriptés commençaient doucement à nous envahir mais ici, rassurez-vous, il n’y a toujours aucun script à l’horizon. Et le jeu a conservé son challenge relevé sans pour autant être un vrai défi pour les pros du FPS.

A ce titre, ce remake HD enchantera tous les nostalgiques du gros FPS qui tâche, celui qu’on ne montre pas à sa famille pour ne pas se faire accuser d’être un sataniste meurtrier en puissance. Pour les autres, il faut l’avouer, remake HD ou pas, Painkiller manque toujours un peu de profondeur et se limite donc à un gros défouloir.

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Mais quoi de neuf en Enfer ?

Eh bien, pas grand-chose. Les développeurs ont clairement fait leur possible pour ne pas dénaturer "l’œuvre" originale et la seule vraie nouveauté est l’apparition d’une nouvelle arme un peu trop puissante à mon goût. Au moins, les nostalgiques ne seront pas trop perdus.

Plus intéressant, l’apparition d’un mode coop pour la campagne principale accessible en ligne ou en split screen. On aura donc le plaisir d’être accompagné par Eve (dont le modèle 3D fait toujours aussi peur à regarder) tout au long de la campagne principale et pour avoir testé ce mode avec Aelya, je peux vous confirmer qu’il est efficace mais uniquement si vous accrochez au concept très basique du FPS hardcore bien entendu.

Concernant la technique, ce remake HD n’est pas le plus mauvais que j’ai pu voir mais on sent quand même bien les 8 ans du jeu et le résultat reste peu convaincant pour celui qui n’a pas connu cette époque.

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Conclusion

Vendu un peu moins de 35 euros, Painkiller Hell & Damnation s’adresse avant tout aux nostalgiques du FPS hardcore et sans finesse. Si vous aviez pris votre pied sur le jeu à son époque, vous allez encore une fois prendre un plaisir fou à liquider du démon par camions entiers. Ceci dit, je serais vous, j’irais fouiller au grenier chercher mon exemplaire de l’époque.

Les novices y trouveront, quant à eux, un jeu fouillis au possible, pas très beau et finalement assez court tout en offrant une bonne rejouabilité. Son petit prix le sauve de la catastrophe mais on ne criera pas au chef d’œuvre.

Ma note : 5/10

Painkiller hell & Damnation est disponible sur PS3 et Xbox 360.

  

        

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[Test] Deadpool, quand mes multiples personnalités s'en mèlent 
par Quantic

jeudi 25 juillet 2013 19:07 2 commentaires

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Deadpool, c’est le héros le plus barge de l’univers Marvel. Un peu méconnu, sachez qu’il a un pouvoir de régénération semblable à celui de Wolverine. Mais c’est le seul point commun entre les deux héros. Il faut dire que Deadpool a une histoire bien à lui. Ainsi, il n’est pas vraiment un méchant mais pas vraiment un gentil  non plus et dans la mythologie Marvel, il se présente plutôt comme un mercenaire.

Mais ce qui le rend unique et si intéressant, c’est qu’il est schizophrène puissance 10 et est constamment en conflit avec lui-même et ses personnalités alternatives. Ainsi, il entend sans cesse des voix dans sa tête et nage en permanence au milieu d’hallucinations remplies de filles à la poitrine opulente et peu vêtues. Et cerise sur le gâteau, c’est le seul héros qui sait pertinemment qu’il est dans un comic, il n’hésite donc pas à interpeller le lecteur et à le prendre à parti.

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Une ambiance unique et hilarante.

Dès la première scène du jeu, le ton est donné. Deadpool traîne chez lui et on comprend vite qu’il finance lui-même le jeu vidéo qui lui est consacré. Le concept de l’ellipse cher au comic est donc repris d’entrée de jeu et on incarne un Deadpool parfaitement au courant qu’il est dans un jeu-vidéo. Ainsi, en plus de nous offrir des scènes d’un comique grandiose de par la personnalité même de Deadpool, les développeurs de High Moon Studio proposent aussi un sacré paquet d’hommages aux grands classiques du jeu-vidéo via des petites séquences rétro.

C’est difficile à expliquer si vous ne connaissez pas le personnage de Deadpool mais le jeu réussit à capturer à merveille l’ambiance du comic et on ne peut s’empêcher d’attendre avec impatience la prochaine réplique salace, le prochain clin d’œil cinéma ou jeu vidéo ou, tout simplement, la dernière idée débile du héros le plus déjanté de tous les temps.

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Un beat them all qui se cherche.

Malheureusement, le gameplay proposé réussit péniblement à nous accrocher. Deadpool est un beat them all pur jus puisque notre héros trucide ses adversaires à l’aide d’une de ses 3 armes de poing ou les canarde avec l’une des 4 armes à distance disponibles. Rien de bien original jusqu’ici même si les armes de poing donnent souvent naissance à des scènes plutôt crues où le sang gicle dans tous les sens. Je retiendrai quand même une petite originalité dans les armes de jets ou, à côté, des très classiques grenades et autres mines, on trouve aussi un piège à loup permettant d’immobiliser un adversaire. Je vais l’avouer, j’ai adoré ;-)

Mais plus encore que le manque de variété des armes, c’est surtout leur exploitation qui pose problème. Au corps à corps, on a en face de nous un sous-Batman où il s’agit juste de basher les boutons dans tous les sens sans vraiment savoir ce que l’on fait. Et l’esquive très molle ne vient pas remonter la sauce. A distance, c’est encore pire puisque la visée s’avère tout simplement catastrophique. Dommage car les armes à distance se montrent plutôt puissantes.

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On a donc vite fait d’enchaîner les combats à la queue leu leu sans vraiment se passionner pour quoi que ce soit. Là où les développeurs montrent tout leur humour, c’est quand Deadpool les prend directement à parti en leur demandant où est passé son budget si c’est pour produire un jeu aussi mauvais.

Gageons que comme la grande majorité des jeux à licence d’Activision, High Moon n’a eu ni l’argent, ni le temps de se consacrer à fond au héros le plus pervers du monde des comics. Dommage car on sent que les développeurs se sont amusés comme des petits fous avec cet univers.

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Conclusion

Deadpool est un beat them all tout ce qu’il y a de classique et propose des mécanismes de gameplay plutôt en-dessous de la moyenne. A ce titre, on ne peut certainement pas dire qu’il s’agisse d’un bon jeu mais heureusement, les développeurs ont parfaitement cerné la folie du héros et ont réussi à l’adapter avec brio en jeu-vidéo.

Deadpool reste quand même un jeu moyen mais c’est un immanquable si vous aimez l’univers de Deadpool ou si, tout simplement, vous appréciez l’humour idiot et les remarques graveleuses. Et on va vous avouer que c'est pour l'ambiance qu'on y a joué.

Ma Note : 6,5/10

Deadpool est disponible sur PS3, Xbox 360 et PC

        

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Tags : deadpool, test, activision, comics

[Test] MotoGP 13, c'est moi le champion des 2 roues 
par Quantic

mardi 23 juillet 2013 18:49 0 commentaire

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Après avoir récupéré la licence officielle WRC, le studio Italien Milestone s’accapare la licence officielle Moto GP. Et si WRC n’est pas resté dans les mémoires, l’espoir était permis pour MotoGP puisque Milestone a une certaine expérience des 2 roues avec notamment la série des SBK, plutôt réussie.

Et si une chose est sûre, c’est qu’ils ont bien exploité la licence. Toutes les motos, tous les pilotes, tous les circuits du championnat MotoGP sont bien là depuis la catégorie reine du Moto GP jusqu’au Moto 3. Les amateurs seront comblés.

Milestone a également bien soigné l’emballage de son jeu en proposant de nombreux modes qui couvrent à peu près tout ce dont un motard en herbe peut rêver même si c’est bien entendu le mode championnat qui a attiré le plus mon attention.

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Un mode championnat plutôt réussi

Première étape, personnaliser son pilote en lui choisissant ses couleurs, son casque et même une petite photo pour lui donner un peu de personnalité. Petite anecdote : dans ma grande tradition, j’ai décidé d’incarner une femme, une jolie brune au regard de braise, enfin, non, disons plutôt, la seule photo qui ne fait pas trop peur à regarder. Mais tandis que j’incarne une femme, le corps de mon pilote, lui, n’a pas changé d’un poil. L’intention reste quand même louable ;-)

Dans le mode championnat (sur lequel je me suis concentré), on commence par une première mini-saison qui nous permet d’attirer l’attention des teams de Moto 3 au travers de courses en Wild Card. Ainsi, en fonction de nos performances, des équipes plus ou moins bonnes nous feront des offres pour un contrat annuel.

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Enfin, ça, c’est la théorie car, en pratique, si vous faites de bons résultats en dépassant l’objectif fixé par votre équipe et/ou en battant votre rival désigné, vous recevrez en cours de saison des offres d’autres équipes et même la possibilité de changer de catégorie en pleine saison. Une bonne idée pour ne pas rester coincé dans une catégorie que l’on domine complètement mais pour le réalisme, on repassera.

Entre chaque course, on retourne dans son bureau pour lire les emails totalement inintéressants de notre agent/ingénieur et regarder les classements du championnat. Bien vite, cet écran montre son inutilité quasi-totale et on ne l’utilise donc que comme interlude entre deux courses.

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Une fois la course lancée, on peut choisir quelques options comme le niveau de simulation, la longueur de la course et la manière dont les essais sont gérés. On peut aussi bien réaliser un week-end complet avec toutes les séances d’essai qu’un week-end speedé réduit au minimum. Chacun y trouvera son compte en fonction du temps dont il dispose.

Dans le paddock, on retrouve une vue très « Codemasters » avec le point de vue du pilote et quelques menus pour régler sa monture. Le niveau de réglage est d’ailleurs une des très bonnes surprises de ce titre puisqu’il y en a beaucoup et que tous ont une réelle influence sur votre pilotage. Passer un peu de temps dans ces menus permet donc de réellement gagner du temps sur la piste. Et pour aider les plus novices, Milestone a même prévu un assistant permettant de décrire vos sensations et d’adapter vos réglages automatiquement. Et cela fonctionne vraiment, même si j’avoue avoir rapidement pris la main en « manuel » pour plus de finesse.

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Et maintenant, le grand moment arrive, on enfourche sa bécane et on monte sur la piste. Et là, première constatation, Moto GP 13 est bien plus une simulation qu’un jeu d’arcade. En voilà une bonne nouvelle ! Pour moi qui n’ait que très peu d’expérience avec les simulations motos, je dois même vous avouer avoir rapidement activé un sacré paquet d’aides au pilotage pour ne pas partir en carafe à chaque virage. Et même comme ça, les glissades sont nombreuses et les guidonnages loin d’être simples à récupérer.

Avec la gestion de la position sur la moto, du freinage avant/arrière et d’une excellente simulation de la puissance de votre engin, j’ai été plutôt étonné par la qualité du moteur physique. Chaque pilote pourra trouver son niveau de simulation et s’amuser et c’est bien là l’essentiel.

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Et si tout était parfait...

Là, on peut presque se dire que Milestone qui signe plutôt des simulations « moyennes » a touché le gros lot mais malheureusement, je vais entamer le chapitre des choses qui fâchent. Et s’il ne faut en retenir qu’une seule, c’est le niveau technique du jeu qui s’avère vraiment très en-dessous de ce que l’on peut attendre. Sur ma version PS3, je ne peux rien dire de plus que : "C’est moche". Les circuits sont désespérément vides et les textures sans aucune finesses. Heureusement, les pilotes et les motos sont plus soignés mais globalement, on a un jeu de 5 ans d’âge au niveau technique, chose difficilement pardonnable aujourd’hui.

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Quel dommage également que la vue "bulle" soit quasiment injouable. On est donc quasi contraint de piloter avec une vue arrière qui nuit énormément à l’impression de vitesse et qui gâche quand même une bonne partie de la qualité du moteur physique. Enfin, les bugs sont nombreux, depuis la chute de framerate soudaine jusqu’à la disparition des pilotes lors des replays. Voilà qui montre un vrai manque de finition.

Un petit mot sur l’IA, plutôt pas mauvaise puisque les adversaires sont loins d’être sur des rails même s'ils restent assez simples à doubler et ont une fâcheuse tendance à freiner un peu tôt. Tenez-vos distances !

Enfin, Milestone a intégré un système de météo. Bon, c’est vrai, celle-ci est non-dynamique et s’applique au circuit dans son ensemble mais au moins, on aura le plaisir de piloter complètement trempé. Malheureusement, la pluie ne change pas grand-chose et si on doit être un peu plus prudent à la réaccélération, c’est quasiment le seul changement que j'ai pu constater.

Un dernier mot sur le mode multi qui s'avère assez convaincant avec ses 12 pilotes en ligne mais je vous avouerai, en bon novice des 2 roues, m'être surtout concentré sur le mode solo.

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Conclusion

Moto GP 13 avait toutes les cartes en main pour être une grande simulation de moto. Une licence prestigieuse, un moteur physique qui tient la route, une vraie ambition des développeurs de proposer un championnat immersif. Et au final, c’est l’aspect technique bien trop juste et l’impression de répéter toujours la même course qui gâche la vue d’ensemble du jeu.

Ceci dit, si vous êtes fans du Moto GP, ces défauts ne vous gêneront pas plus que cela, mais si ce n’est pas le cas, sachez qu’on commence à se lasser après une petite dizaine d’heures de jeu. Et pourtant, il ne manquait pas grand-chose à ce Moto GP pour être l’équivalent à deux roues de la série des F1 20XX de Codemasters.

Ma Note : 6,5/10


Moto GP 13 est disponible sur PS3, Xbox 360, PS Vita et PC

        

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[Test] Rush Bros, un jeu de plateforme sous acide 
par Quantic

jeudi 18 juillet 2013 18:59 2 commentaires

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Le jeu de plate-forme bien hardcore est de retour. Le succès de Super Meat Boy a bien démontré qu’un jeu au design simpliste et à la complexité maximale peut trouver son public et donc la scène indépendante se rue dans le créneau. Malheureusement, tout le monde ne peut pas signer un succès et Rush Bros aura du mal à se comparer aux ténors du genre.

Son concept est pourtant excellent : proposer un jeu de plate-forme multi-joueurs hardcore à souhait dont les niveaux changent en fonction de la musique de fond. Ainsi, on peut charger n’importe quel MP3 pour voir les niveaux s’adapter au rythme de la musique. Bon, ça, c’est la théorie. Dans la pratique, la trentaine de niveaux proposés avec leur musique bien électro applique à merveille cette notion de rythme mais n’essayez même pas de faire de même avec vos propres fichiers musicaux. Je n’ai pas vu la moindre différence.

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Une promesse peut-être un peu enthousiaste mais non tenue ne transforme pas un jeu en bouse absolue. Sinon, Peter Molyneux aurait du mal à s’en remettre. Mais, dans le cas de Rush Bros, les problèmes ne s’arrêtent malheureusement pas là. Ainsi, signer un jeu de plate-forme hardcore impose de proposer un gameplay millimétré et hyper réactif. Ici, même si la vitesse est présente et les pièges sont nombreux, on meurt souvent sans vraiment savoir pourquoi.

Là où d'autres jeux du genre demandent habilité et entrainement pour survivre, ici l'expérience s'avère vite frustrante avec la désagréable impression de ne jamais vraiment rien contrôler. La faute à une hit box particulièrement mal pensée et à des sauts dont la seule imprécision suffit à catégoriser le jeu comme hardcore. Et après quelques niveaux, on se rend vite compte que le jeu a offert tout ce qu’il avait à proposer, donc pas grand-chose d’innovant dans le genre.

Heureusement l’aspect multi sauve la situation avec la possibilité d’affronter un ami en réseau ou en split screen. Et contrairement à un Little Big Planet, pas question de s’entraider ici. Au contraire, le but est de parcourir le niveau le plus vite possible tout en déclenchant des bonus pour pourrir la vie à son adversaire (inverser l’écran, inverser les contrôles, etc). Et je dois avouer qu’on prend un plaisir évident à se pourrir la vie l’un l’autre pour terminer la course en premier. Mais les défauts de gameplay restent malheureusement bien présents.

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Conclusion

Rush Bros est un jeu de plate-forme dans la lignée de Super Meat Boy, donc simpliste mais très exigeant. Malheureusement, il ne parvient ni à renouveler un tant soit peu le genre, ni à nous accrocher à notre écran durant la bonne trentaine de niveaux proposés.

Trop imprécis, trop classique dans son approche, il ne réussit tout simplement pas son pari. Reste un gameplay multi sympathique mais encore une fois dont on fera le tour un peu trop rapidement pour justifier sa dizaine d'euros sur Steam et le XBLA.

Ma Note : 4,5/10 

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[Test] Remember Me, c'est toujours mieux dans les souvenirs 
par Quantic

lundi 08 juillet 2013 19:14 1 commentaire

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Remember Me a connu un développement agité. D’abord soutenu par Sony, les petits français de DontNod ont finalement trouvé refuge chez Capcom (sans oublier de remercier dans les crédits les compatriotes de l’hexagone chez Naughty Dog et Quantic Dream). Et si le projet semblait très prometteur, peut-être que les moyens financiers ont finalement un peu fait défaut pour faire de Remember Me un véritable titre phare.

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Et il faut reconnaitre que le jeu avait plus d’un défaut pour convaincre les éditeurs : un scénario de SF qui se veut intelligent, une héroïne classe bien loin du musculeux de service et enfin une action concentrée dans un Paris futuriste. Donc, tout ce qu’il faut pour faire fuir le financement quand on sait que pour se vendre, il faut plutôt un gros héros velu, une jolie ville US et un scénario pas trop compliqué à comprendre pour le teenager américain de base... Bref, Remember Me avait tout pour me séduire ;-)

Eh oui, je suis comme ça, j’aime qu’un développeur vienne avec des idées à l’inverse du marché et des tendances marketing. Mais autant j’admire les prises de positions audacieuses de DontNod, autant je peux comprendre qu’ils aient eu du mal à boucler leur jeu car avoir de bonnes idées ne suffit pas toujours.

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Après cette introduction un peu rebelle, parlons un peu du jeu.

Nous incarnons Nilin, une jeune femme qui vient de se faire voler tous ses souvenirs. Destinée à rejoindre la prison de la Bastille entourée d’autres amnésiques, elle est sauvée par Edge qui la fait s'évader. Commence alors sa quête à la recherche de ses souvenirs perdus au sein d’un Paris futuriste qui allie grandeur et décadence.

La première chose qui frappe dans Remember Me, c’est son univers incroyablement original. Le concept de manipulation des souvenirs, son exploitation commerciale, la représentation très sombre du futur et l’incroyable Neo Paris de 2084 donne au titre un style unique duquel on ne se lasse jamais. La découverte de cet univers convaincant et incroyablement original est un vrai plaisir.

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D’autant plus qu’artistiquement Remember Me ne laisse pas indifférent. Les éléments de réalité augmentée s’intègrent à merveille aux couleurs criardes et aux publicités endoctrinantes qui parsèment cet univers. Bref, on sent la patte d'Alain Damasio, célèbre auteur de SF qui se cache derrière le concept et on ne peut que féliciter l’équipe artistique d’avoir aussi bien retranscrit cet univers étonnant.

Malheureusement, si l’univers me laisse sans voix, je ne pourrai pas dire de même des personnages bien trop lisses que pour m'accrocher. Même Nilin, par ailleurs très agréable à incarner, nous parait rapidement trop creuse. Pour une amnésique, elle semble bien peu intéressée par ses souvenirs et parvient à se passionner pour des personnages secondaires qu’elle connait à peine.

De même la trame principale ne se montre pas à la hauteur. Cette histoire de machination oligarchique à base de vol de souvenirs aurait pu être traitée de manière bien plus adulte et intéressante. On garde donc une impression de gâchis. Quel dommage !

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Un gameplay trop linéaire

Remember Me rentre dans la catégorie des jeux d’actions en vue à la troisième personne et, si on peut le catégoriser comme un Beat Them All par son système de combat, il présente plutôt un mix de gameplay assez varié. La partie combat est plutôt proche du système de Batman Arkham City en moins réussi. Autrement dit, les combos sont peu nombreuses et basées sur un système de pierre-papier-ciseaux obligeant à adapter sa technique de combat à ses adversaires.

En contrepartie, il suffit de basher les boutons dans tous les sens pour faire quelque chose de spectaculaire. Ainsi, toutes les combos sont basées sur une combinaison de coups de poing, de coups de pied et d’esquives (qui ne rompt pas l’exécution des combos) de plus en plus puissante. Enfin, toutes les combos... Comprenons-nous... A la fin du jeu, elles sont au nombre de... 4. Oui, ça fait peu mais le système de combat est plus original qu’il n’y parait.

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Au lieu de figer les combos, on peut les modifier pour, par exemple, créer des combos axées sur la puissance des coups ou d’autres sur les soins. L’idée est plutôt bonne mais dans la pratique, c’est très rare d’avoir à modifier ses combos et on peut facilement finir le jeu en n’utilisant qu'une ou deux combinaisons plutôt standards. De plus, ce système prend vraiment son essor à la fin du jeu quand les combos les plus puissantes auront été débloquées, et on passe donc plusieurs heures avec des combos très simples et finalement peu intéressantes. On est bien loin du système de jeu d’un Devil May Cry ou d’un Bayonetta.

A côté du système de combat, l’exploration constitue l’autre grand pan du gameplay. Enfin, difficile de parler d’exploration quand le chemin à suivre est balisé par de grandes flèches jaunes et qu’il est impossible de dévier d’un poil du chemin imposé par les développeurs. Ainsi, la découverte de Neo Paris qui aurait pu être une superbe expérience s’avère plutôt décevante. Un peu comme si on était un touriste qui ne peut jamais quitter son guide pour découvrir sa destination de rêve comme il l’entend.

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On pouvait donc espérer mieux mais pour en revenir à mon introduction, on peut se demander si DontNod n’a pas été victime de ses choix de design et de son budget chancelant. Pour autant, le jeu ne manque pas de finition et je n’ai rencontré que de très rares bugs dans la version PS3 testée.

Pour un peu varier ce gameplay, quelques séquences nous permettent de revivre et modifier les souvenirs de certains personnages. Pour se faire, on peut revivre les souvenirs et les modifier légèrement afin d’aboutir à l’effet désiré. Ainsi, on peut transformer un personnage en alliée en lui faisant croire que son mari est mort. L’idée est excellente et le gameplay ressemble plus à ce qu’un jeu d’aventure/énigme proposerait.

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Malheureusement, il n’y a que 4 séquences de ce type et on n’a donc pas l’occasion d’approfondir réellement le concept. Probablement qu’un jeu entièrement basé sur cette idée serait apparu comme un peu trop innovant. Encore que quand on voit ce que Beyond s’apprête à proposer, on peut se dire que DontNod a peut-être raté l’occasion de signer un jeu réellement innovant.

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Conclusion

Remember Me est un jeu d’action à la troisième personne dont le gameplay peut s’avérer particulièrement frustrant.

D’un côté, on peut découvrir une ville au design incroyable mais sans aucune liberté de mouvement. D’un autre côté, on a un système de combat innovant dont on peut changer les combos à la volée mais incroyablement simpliste.

Quant au concept très original de remix des souvenirs, son potentiel n’est qu’effleuré par le jeu. Et même au niveau artistique, le magnifique univers créé n’est pas du tout mis en valeur par ces personnages creux et le scénario loin d’être à la hauteur de nos espérances.

Au final, même si on prend du plaisir à suivre les aventures de Nilin, on passe aussi beaucoup de temps à râler sur ses défauts et à regretter l’occasion que les développeurs ont eu de signer un très grand jeu.

Ma Note : 7/10


        

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[Test] Grid 2, pour les fondus de l'asphalte 
par Quantic

mardi 02 juillet 2013 19:11 2 commentaires

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Codemasters, qui confirme année après année son statut de spécialiste en simulation automobile, nous offre une suite au plutôt sympathique Grid. Sorti il y a 5 ans, ce dernier avait plutôt convaincu son monde en proposant de bonnes sensations de pilotage tout en n’étant pas trop exigeant. Et quand on voit le niveau de qualité de la série des Dirt ou des F1 20XX dont je suis moi-même fan, on était en droit d’espérer de Codemasters une excellente expérience.

Pourtant, mon premier contact avec le jeu m’a déçu. Alors que Grid, premier du nom, se voulait bien plus orienté simulation qu’arcade, ce second épisode s’avère très (mais alors très) arcade. Pas de vue cockpit, aucun réglages sur les voitures et même pire aucune possibilité de modification des assistances de pilotage. Autant vous dire que j’ai rapidement abandonné le pilotage au volant au profit du pad. Ceci dit, l’orientation arcade n’est pas un défaut en soi puisque je m’amuse bien avec de nombreux jeux dits arcade. Ce qui me dérange un peu plus, c’est l’emballage du jeu qui se veut pro-simulation.

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C’est peut-être juste mon ressenti personnel mais j’ai eu l’impression d’aborder un jeu qui montre toutes les caractéristiques extérieures d’une simulation (même si elle n’est pas pointue) pour au final se retrouver avec un ersatz de Need for Speed. Et on sait que Codemasters est plus doué quand il s’agit de proposer un pilotage savamment mixé entre précision millimétrique et fun. Autant dire que le modèle de pilotage de Grid 2 ne restera pas parmi mes meilleurs souvenirs de pilote virtuel.

C’est d’autant plus dommage que le jeu propose un contenu très complet et une approche moderne. Ainsi, la progression se mesure en nombres de fans de votre pilote virtuel sur un simili YouTube. Et si la progression du solo est assez classique, elle présente son lot de challenges et une belle variété dans les courses proposées.

Mention spéciale à un tout nouveau mode de jeu qui réussit à s’affranchir du sacro-saint circuit puisque les différentes sections d’une piste sont assemblées au fur et à mesure de votre progression sur celle-ci. Aucun avantage donc pour celui qui connait les circuits par cœur. Voilà qui promet de belles courses en multi.

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Au niveau technique, Codemasters assure l’essentiel, comme à son habitude. Grid 2 n’est donc pas exceptionnellement beau mais n’aura pas à rougir face à la très grande majorité des jeux de son secteur. Les voitures sont bien modélisées et j’ai particulièrement apprécié le modèle de destruction de ces dernières quand on froisse un peu la tôle. Dommage encore une fois que même lorsqu'on active les dommages réalistes, l’impact sur le pilotage soit si léger.

Côté Multi, Codemasters a fait très fort en proposant du lourd. 12 concurrents en ligne, un split screen techniquement limite mais qui a le mérite d’animer le salon, mais surtout une véritable interaction permanente puisque le jeu vous proposera chaque semaine un rival : un pilote bien réel qui se rapproche de vos performances et que vous pourrez défier. A voir si cette idée sympa résistera au passage du temps et à l’irrégularité de connexion de bien des joueurs.

Enfin, à noter que chaque joueur dispose d’une note en ligne reflétant son fair play en course. Il devient donc possible d’éviter les gros lourds qui vous freinent dessus dès le premier virage et ça franchement, ça fait du bien !

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Conclusion

Grid 2 est un jeu au contenu extrêmement complet et varié proposant un solo très bien achalandé et un multi qui présente quelques innovations plutôt sympathiques.

Malheureusement, son orientation bien trop arcade le réservera aux fans de courses viriles et les amateurs du mix simulation-arcade cher à Codemasters devront encore attendre avant de retrouver un jeu fun mais proposant un vrai challenge de pilotage.

Ma Note : 6,5/10

        

dans Gaming, PC, PS3, Test, Xbox360
Tags : grid 2, test, voitures, codemasters

[Test] Fuse, le travail d'équipe à l'honneur 
par Quantic

jeudi 27 juin 2013 19:00 1 commentaire

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Fuse est la nouvelle licence d’Insomniac Games, créateurs de Ratchet & Clank et de la saga Resistance. Bref, pas vraiment des amateurs. Avec Fuse, ils ont décidé de se lancer dans un genre surreprésenté à l’heure actuelle avec le TPS coopératif. Leur imagination débordante réussira-t-elle à proposer suffisamment de nouveautés pour se confronter aux ténors du genre ?

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Un scénario ? Quel Scénario ?

A chaque fois que j’apprends qu’un jeu choisit un univers de Science-fiction, je frétille d’impatience et malheureusement, bien souvent, je retourne dans mon lit pour sangloter un long moment. Fuse n’échappe pas à la règle avec un scénario dont on se désintéresse après quelques minutes à peine.

Nous incarnons 4 héros (Dalton, Jacob, Naya, Izzy) faisant partie de l’Overstrike 9, une sorte de Meetic pour les mercenaires que nous sommes. Au cours d’une de nos missions, nous infiltrons une base ultra secrète où, oh surprise, on découvre que le gouvernement américain travaille en secret depuis un siècle sur une substance extraterrestre inconnue nommé Fuse. Et bien entendu, celle-ci a permis le développement d’armes incroyablement puissantes et attise les convoitises des groupes terroristes du monde entier.

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Je vais arrêter de pleurer sur la bêtise de cette histoire qui cumule les clichés les uns derrière les autres pour féliciter les développeurs sur un point : la parfaite parité entre les sexes. Deux hommes et deux femmes jouables et en plus celles-ci n’ont pas un design de camionneuses (spécial dédicace à Gears of War). Bref, Izzy et Naya se posent comme des femmes fortes et au moins aussi agréables à incarner que leurs équivalents masculins. Bon malheureusement, mes louanges s’arrêteront là car ces demoiselles souffrent de la même accumulation de clichés que le reste du jeu.

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Un gameplay coopératif efficace mais trop classique

La grande originalité du titre est sans aucune doute les armes proposées. Il y a bien entendu tout l’arsenal classique que l’on connait par cœur mais chaque héros dispose également de son arme signature qu’il est le seul à pouvoir utiliser. Et les petits gars d’Insomniac Games ne sont pas les plus mauvais quand il s’agit d’inventer de nouvelles armes sympas.

Ainsi, Dalton (tank de son état) dispose d’un énorme générateur de bouclier qui booste les tirs alliés tandis qu’il renvoie les tirs ennemis. Jacob (qui joue le sniper) dispose d’une plus sage arbalète explosive. Naya (qui se la joue camouflage) dispose d’un super générateur de singularité qui, si l’on touche suffisamment une cible, la fait se transformer en mini trou-noir qui aspire tout ce qui traîne dans le coin. Et enfin, Izzy (la medic de service) dispose d’un fusil cristalliseur qui gèle la cible pour ensuite simplement la briser en mille morceaux. Bref, il y a de quoi faire et tester les différentes armes s’avère vraiment agréable.

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Pour le reste, on sent fortement l’influence de Gears of War dans ce titre et tous les « classiques » du TPS coopératif sont au programme : couverture, soin des équipiers, ... On ne peut vraiment pas dire que le jeu s’avère original.

Les 6 niveaux proposés ne se montrent d’ailleurs pas forcément très convaincants dans leur structure puisque l’on progresse très linéairement en faisant face à des volées successives d’adversaires entrecoupées de mini-boss pour terminer le niveau sur un gros boss plutôt puissant. Comptez-quand même une petite dizaine d’heures pour en faire le tour une première fois.

Chaque héros dispose en plus d’un arbre de compétence que l’on pourra débloquer au fur et à mesure de sa progression en niveaux. En bonus, en ramassant des points Fuse, on pourra débloquer des aptitudes qui s’appliqueront à toute l’équipe. Rien de bien original mais ces deux éléments donnent un peu de profondeur au gameplay.

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Soyons clairs, si vous avez l’intention de parcourir Fuse seul, sans amis pour vous accompagner, ce jeu ne présente que peu d’intérêt. En solo, il est possible de switcher d’un personnage à l’autre mais dans la pratique, l’IA de vos équipiers est tellement mauvaise que cette expérience se transformera vite en cauchemar.

A l’opposé, il est possible de jouer à deux sur un écran splitté et à quatre via réseaux (ou les deux en même temps) et là, le jeu présente de bons arguments coopératifs. Il ne viendra pas concurrencer les ténors  du genre sur leur territoire mais il se montre agréable à parcourir en équipe avec un véritable avantage à travailler ensemble et à combiner la puissance des différentes armes.

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Conclusion

Fuse ne restera certainement pas dans l’histoire comme la plus grande réussite d’Insomniac Games. Ce TPS coopératif qui lorgne énormément du côté de Gears of War n’est ni original, ni inspiré tout en proposant un aspect technique qui, même si il n’est pas raté, parait tout simplement bien trop vieillot.

Pourtant, l’aspect coop fonctionne bien et si l’on parcourt les 6 missions avec une bonne bande de copains, on s’amuse finalement bien tout en le rangeant dans l’armoire, une fois la trame principale exécutée.

Voilà donc un jeu qui constitue une bonne alternative pour les amoureux de Gears of War mais ceux-ci retourneront certainement très vite à leur premier amour.

Ma Note : 5,5/10

Fuse est disponible sur PS3 et Xbox 360

        

dans Gaming, PS3, Test, Xbox360
Tags : fuse, test, insomniac games, electronic arts, tps, coop