[Test] Grid 2, pour les fondus de l'asphalte 
par Quantic

mardi 02 juillet 2013 19:11 2 commentaires

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Codemasters, qui confirme année après année son statut de spécialiste en simulation automobile, nous offre une suite au plutôt sympathique Grid. Sorti il y a 5 ans, ce dernier avait plutôt convaincu son monde en proposant de bonnes sensations de pilotage tout en n’étant pas trop exigeant. Et quand on voit le niveau de qualité de la série des Dirt ou des F1 20XX dont je suis moi-même fan, on était en droit d’espérer de Codemasters une excellente expérience.

Pourtant, mon premier contact avec le jeu m’a déçu. Alors que Grid, premier du nom, se voulait bien plus orienté simulation qu’arcade, ce second épisode s’avère très (mais alors très) arcade. Pas de vue cockpit, aucun réglages sur les voitures et même pire aucune possibilité de modification des assistances de pilotage. Autant vous dire que j’ai rapidement abandonné le pilotage au volant au profit du pad. Ceci dit, l’orientation arcade n’est pas un défaut en soi puisque je m’amuse bien avec de nombreux jeux dits arcade. Ce qui me dérange un peu plus, c’est l’emballage du jeu qui se veut pro-simulation.

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C’est peut-être juste mon ressenti personnel mais j’ai eu l’impression d’aborder un jeu qui montre toutes les caractéristiques extérieures d’une simulation (même si elle n’est pas pointue) pour au final se retrouver avec un ersatz de Need for Speed. Et on sait que Codemasters est plus doué quand il s’agit de proposer un pilotage savamment mixé entre précision millimétrique et fun. Autant dire que le modèle de pilotage de Grid 2 ne restera pas parmi mes meilleurs souvenirs de pilote virtuel.

C’est d’autant plus dommage que le jeu propose un contenu très complet et une approche moderne. Ainsi, la progression se mesure en nombres de fans de votre pilote virtuel sur un simili YouTube. Et si la progression du solo est assez classique, elle présente son lot de challenges et une belle variété dans les courses proposées.

Mention spéciale à un tout nouveau mode de jeu qui réussit à s’affranchir du sacro-saint circuit puisque les différentes sections d’une piste sont assemblées au fur et à mesure de votre progression sur celle-ci. Aucun avantage donc pour celui qui connait les circuits par cœur. Voilà qui promet de belles courses en multi.

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Au niveau technique, Codemasters assure l’essentiel, comme à son habitude. Grid 2 n’est donc pas exceptionnellement beau mais n’aura pas à rougir face à la très grande majorité des jeux de son secteur. Les voitures sont bien modélisées et j’ai particulièrement apprécié le modèle de destruction de ces dernières quand on froisse un peu la tôle. Dommage encore une fois que même lorsqu'on active les dommages réalistes, l’impact sur le pilotage soit si léger.

Côté Multi, Codemasters a fait très fort en proposant du lourd. 12 concurrents en ligne, un split screen techniquement limite mais qui a le mérite d’animer le salon, mais surtout une véritable interaction permanente puisque le jeu vous proposera chaque semaine un rival : un pilote bien réel qui se rapproche de vos performances et que vous pourrez défier. A voir si cette idée sympa résistera au passage du temps et à l’irrégularité de connexion de bien des joueurs.

Enfin, à noter que chaque joueur dispose d’une note en ligne reflétant son fair play en course. Il devient donc possible d’éviter les gros lourds qui vous freinent dessus dès le premier virage et ça franchement, ça fait du bien !

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Conclusion

Grid 2 est un jeu au contenu extrêmement complet et varié proposant un solo très bien achalandé et un multi qui présente quelques innovations plutôt sympathiques.

Malheureusement, son orientation bien trop arcade le réservera aux fans de courses viriles et les amateurs du mix simulation-arcade cher à Codemasters devront encore attendre avant de retrouver un jeu fun mais proposant un vrai challenge de pilotage.

Ma Note : 6,5/10

        

dans Gaming, PC, PS3, Test, Xbox360
Tags : grid 2, test, voitures, codemasters

[Test] Fuse, le travail d'équipe à l'honneur 
par Quantic

jeudi 27 juin 2013 19:00 1 commentaire

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Fuse est la nouvelle licence d’Insomniac Games, créateurs de Ratchet & Clank et de la saga Resistance. Bref, pas vraiment des amateurs. Avec Fuse, ils ont décidé de se lancer dans un genre surreprésenté à l’heure actuelle avec le TPS coopératif. Leur imagination débordante réussira-t-elle à proposer suffisamment de nouveautés pour se confronter aux ténors du genre ?

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Un scénario ? Quel Scénario ?

A chaque fois que j’apprends qu’un jeu choisit un univers de Science-fiction, je frétille d’impatience et malheureusement, bien souvent, je retourne dans mon lit pour sangloter un long moment. Fuse n’échappe pas à la règle avec un scénario dont on se désintéresse après quelques minutes à peine.

Nous incarnons 4 héros (Dalton, Jacob, Naya, Izzy) faisant partie de l’Overstrike 9, une sorte de Meetic pour les mercenaires que nous sommes. Au cours d’une de nos missions, nous infiltrons une base ultra secrète où, oh surprise, on découvre que le gouvernement américain travaille en secret depuis un siècle sur une substance extraterrestre inconnue nommé Fuse. Et bien entendu, celle-ci a permis le développement d’armes incroyablement puissantes et attise les convoitises des groupes terroristes du monde entier.

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Je vais arrêter de pleurer sur la bêtise de cette histoire qui cumule les clichés les uns derrière les autres pour féliciter les développeurs sur un point : la parfaite parité entre les sexes. Deux hommes et deux femmes jouables et en plus celles-ci n’ont pas un design de camionneuses (spécial dédicace à Gears of War). Bref, Izzy et Naya se posent comme des femmes fortes et au moins aussi agréables à incarner que leurs équivalents masculins. Bon malheureusement, mes louanges s’arrêteront là car ces demoiselles souffrent de la même accumulation de clichés que le reste du jeu.

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Un gameplay coopératif efficace mais trop classique

La grande originalité du titre est sans aucune doute les armes proposées. Il y a bien entendu tout l’arsenal classique que l’on connait par cœur mais chaque héros dispose également de son arme signature qu’il est le seul à pouvoir utiliser. Et les petits gars d’Insomniac Games ne sont pas les plus mauvais quand il s’agit d’inventer de nouvelles armes sympas.

Ainsi, Dalton (tank de son état) dispose d’un énorme générateur de bouclier qui booste les tirs alliés tandis qu’il renvoie les tirs ennemis. Jacob (qui joue le sniper) dispose d’une plus sage arbalète explosive. Naya (qui se la joue camouflage) dispose d’un super générateur de singularité qui, si l’on touche suffisamment une cible, la fait se transformer en mini trou-noir qui aspire tout ce qui traîne dans le coin. Et enfin, Izzy (la medic de service) dispose d’un fusil cristalliseur qui gèle la cible pour ensuite simplement la briser en mille morceaux. Bref, il y a de quoi faire et tester les différentes armes s’avère vraiment agréable.

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Pour le reste, on sent fortement l’influence de Gears of War dans ce titre et tous les « classiques » du TPS coopératif sont au programme : couverture, soin des équipiers, ... On ne peut vraiment pas dire que le jeu s’avère original.

Les 6 niveaux proposés ne se montrent d’ailleurs pas forcément très convaincants dans leur structure puisque l’on progresse très linéairement en faisant face à des volées successives d’adversaires entrecoupées de mini-boss pour terminer le niveau sur un gros boss plutôt puissant. Comptez-quand même une petite dizaine d’heures pour en faire le tour une première fois.

Chaque héros dispose en plus d’un arbre de compétence que l’on pourra débloquer au fur et à mesure de sa progression en niveaux. En bonus, en ramassant des points Fuse, on pourra débloquer des aptitudes qui s’appliqueront à toute l’équipe. Rien de bien original mais ces deux éléments donnent un peu de profondeur au gameplay.

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Soyons clairs, si vous avez l’intention de parcourir Fuse seul, sans amis pour vous accompagner, ce jeu ne présente que peu d’intérêt. En solo, il est possible de switcher d’un personnage à l’autre mais dans la pratique, l’IA de vos équipiers est tellement mauvaise que cette expérience se transformera vite en cauchemar.

A l’opposé, il est possible de jouer à deux sur un écran splitté et à quatre via réseaux (ou les deux en même temps) et là, le jeu présente de bons arguments coopératifs. Il ne viendra pas concurrencer les ténors  du genre sur leur territoire mais il se montre agréable à parcourir en équipe avec un véritable avantage à travailler ensemble et à combiner la puissance des différentes armes.

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Conclusion

Fuse ne restera certainement pas dans l’histoire comme la plus grande réussite d’Insomniac Games. Ce TPS coopératif qui lorgne énormément du côté de Gears of War n’est ni original, ni inspiré tout en proposant un aspect technique qui, même si il n’est pas raté, parait tout simplement bien trop vieillot.

Pourtant, l’aspect coop fonctionne bien et si l’on parcourt les 6 missions avec une bonne bande de copains, on s’amuse finalement bien tout en le rangeant dans l’armoire, une fois la trame principale exécutée.

Voilà donc un jeu qui constitue une bonne alternative pour les amoureux de Gears of War mais ceux-ci retourneront certainement très vite à leur premier amour.

Ma Note : 5,5/10

Fuse est disponible sur PS3 et Xbox 360

        

dans Gaming, PS3, Test, Xbox360
Tags : fuse, test, insomniac games, electronic arts, tps, coop

[Test] The Last of Us, la PS3 à son apogée 
par Quantic

mardi 25 juin 2013 19:30 2 commentaires

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Les nouvelles consoles pointent le bout de leur nez en fin d’année et Sony se distingue nettement de son concurrent Microsoft en continuant à soutenir la PS3 avec des jeux très forts et exclusifs à cette dernière. Et que dire si ce n’est que si les prochaines sorties (Beyond, GT 6,...) sont du niveau de ce petit bijou qu’est The Last of Us, Sony risque encore de vendre un sacré paquet de PS3... au risque de faire de l’ombre à sa future PS4.

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Une véritable œuvre d’artistes

The Last of Us est l’œuvre de Naughty Dog, les géniaux californiens qui se cachent derrière la série des Uncharted. Et si on retrouve pas mal d’éléments communs entre ces deux jeux, The Last of Us va encore plus loin que Nathan Drake dans bien des domaines.

D’abord dans son scénario bien plus noir et pessimiste que la grande majorité des productions actuelles. Il y a près de 20 ans que l’humanité a succombé à une pandémie soudaine. Et c’est un simple organisme fongique (un champignon quoi) qui a été responsable de la chute de notre civilisation. Se répandant dans l’air via des spores, les contaminés voient le champignon attaquer leurs cerveaux et perdre littéralement le contrôle de leurs corps. Une fois l’hôte éliminé, le parasite transforme sa victime en simili-zombie avec un seul objectif : répandre l’infection.

L’humanité s’est réfugiée dans de rares zones de quarantaine succombant les unes après les autres au manque de nourriture et aux attaques incessantes de zombies et de bandits de grands chemins. C’est dans cet univers sombre que l’on incarne Joel, un vrai survivaliste qui s’est toujours débrouillé pour s’en sortir et qui ne fait pas dans la dentelle, n’hésitant pas à sacrifier les plus faibles pour assurer sa survie. Un peu par hasard, il se retrouve à devoir escorter une jeune ado de 14 ans, Ellie. Ensemble, ils doivent traverser la moitié des Etats-Unis dans l’espoir de découvrir un traitement à la maladie.

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Le scénario et les rebondissements de ce titre sont tellement nombreux et interconnectés que je ne vous en dirai pas plus, par peur de vous spoiler quelque chose mais attendez-vous à de la grande écriture. Ce scénario très adulte aurait sans aucun doute sa place dans un film et il ne s’agirait pas d’un énième film de zombie tout comme il serait une grave erreur de considérer The Last of Us comme un énième jeu de zombies...

A côté de ce scénario exceptionnel, il faut insister sur la qualité artistique du jeu. Tout dans ce titre contribue à vous plonger dans cette ambiance post-apocalyptique et j’ai rarement eu l’occasion d’arpenter un monde aussi détaillé, aussi réaliste, aussi vrai, tout simplement.

D’un point de vue technique, le jeu est sans doute le plus beau que j’ai pu voir tourner sur PS3. Les textures sont fines, détaillées, d’un réalisme impressionnant tandis que l’univers déborde de détails qui le rend tellement crédible. Avec ce jeu, Naughty Dog réussit l’exploit d’unifier quasi à la perfection la technique à l’artistique pour offrir l’un des jeux les plus aboutis de la PS3.

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Et le jeu des acteurs qui incarnent Joel et Ellie n’y est pas étranger (allez donc lire ma rencontre avec eux si ce n’est déjà fait). Ils réussissent à nous faire réellement vivre leur aventure comme rarement ce fut le cas dans un jeu-vidéo. D’ailleurs, même si le doublage français n’est pas mauvais, je vous conseille vraiment de laisser le jeu en VO, l’expérience n’en sera que plus satisfaisante.

Et puis quel plaisir de découvrir un jeu qui présente des personnages féminins forts dans un monde apocalyptique traditionnellement dominé par des personnages masculins. Non seulement les héroïnes ont du style mais elles ont aussi du caractère et sont capables de survivre dans ce monde sans les hommes. Un exemple pour bien des scénaristes !

Enfin, la violence omniprésente de ce titre vous prendra réellement aux tripes. On est loin d’une violence gratuite, aseptisée comme on peut la voir dans nombre de jeux-vidéo ou de films hollywoodiens. Ici, les armes font mal, elles explosent les têtes, brisent les os et le sang qui gicle colle à la peau comme les traces de votre meurtre sur votre âme. Si cette violence extrême est totalement justifiée au vu de l’univers sans pitié dans lequel on évolue, elle reste sans doute un peu exagérée pour un jeu-vidéo et The Last of Us mérite certainement son 18+ car ce titre n’est pas à mettre dans toutes les mains.

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Un vrai road game

Le gameplay, de son côté, n’est pas en reste et réussit à transcender l’expérience des Uncharted avec un gameplay mi-infiltration, mi-shooter TPS tout en proposant son lot d’exploration.

Alors, bien sûr, The Last of Us reste un titre extrêmement linéaire dans sa structure générale et bien trop encadré dans ses niveaux. Il faut dire que pour arriver à un tel niveau de qualité visuelle, il faut faire quelques compromis. Pourtant, les petits gars de Naughty Dog réussissent à éviter le syndrome du couloir en vous lâchant dans de grandes zones explorables par plusieurs chemins bien distincts. Ainsi, on pourra tenter de s’infiltrer sans bruit au milieu des zombies ou des bandits et même passer une zone sans tuer personne tout comme on pourra rentrer dans le tas shotgun à la main. Les deux approches fonctionneront parfaitement.

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Dans la pratique, c’est souvent un mix des deux gameplays que l’on devra appliquer pour la simple raison que les munitions sont bien trop rares que pour les gaspiller inutilement alors qu’on peut simplement éviter l’affrontement. Le jeu se transforme alors presque en TPS survivaliste où l’on compte chaque munition. L’intelligence des développeurs étant de ne pas les rendre particulièrement rares mais de limiter la quantité de munitions transportables au minimum. Imaginez-vous face à une bonne dizaine d’ennemis avec 3 balles dans votre shotgun et une machette émoussée pour seules armes. Vous réfléchirez à deux fois avant de foncer dans le tas, croyez-moi.

On passe donc son temps accroupi, en essayant de limiter sa signature sonore et à se faufiler entre les ennemis en retenant littéralement son souffle. Le stress est permanent et il est presque jouissif.

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Les ennemis sont aussi pour beaucoup dans le plaisir que l’on a à progresser dans l’aventure. Peu nombreux, ils proposent pourtant une expérience très différente. Côté zombie, le runner vous angoissera par sa rapidité. Il vous voit dans les petits coins et vous foncera droit dessus mais heureusement, il est assez fragile. Au contraire, le clicker (dont les cris hanteront vos cauchemars) est complètement aveugle mais sensible au moindre bruit. Mais surtout, vous n’aurez aucune chance de lui échapper quand il vous attrapera. Enfin, le colosse est un peu le roi des zombies. Lent et massif, il vous bombardera de spores à distance et jouera le rôle de mini-boss puisqu’il encaissera beaucoup de dégâts avant de succomber. Heureusement, on ne le croisera pas trop souvent.

Du côté bandits, il y a moins de variétés mais leur IA est beaucoup plus poussée. Ainsi, ils patrouillent, enquêtent à la vue d’un cadavre, etc. Bon, on reste loin d’une IA sans failles mais la combinaison des deux types d’ennemis rend les combats particulièrement variés.

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Un autre point fort du titre est son système d’artisanat. A première vue, il parait simple. On ramasse du matériel et on assemble ensuite du matos de survie comme des boites de soins, des cocktails Molotov ou des poignards. Rien d’exceptionnellement complet mais la rareté des munitions rend ce système incontournable. On passe donc son temps à fouiller partout dans l’espoir de mettre la main sur le rare matos disponible. A côté de l’artisanat en lui-même, on peut également améliorer les compétences de Joel ainsi que la performance des armes mais ces deux possibilités restent beaucoup plus classiques.

Vous l’aurez compris, The Last of Us n’a pas beaucoup de défauts et on s’investit tellement dans son univers que les rares baisses de framerates sont vite pardonnées. Je lui reprocherai quand même de tirer un peu en longueur certains niveaux ou de répéter certaines séquences un peu trop souvent à mon goût.

Mais le plus gros défaut du jeu concerne l’IA de nos équipiers. Si Ellie s’en sort généralement bien en nous indiquant les ennemis ou en leur lançant des briques, les autres compagnons ressemblent parfois à des boulets que l’on traine à nos pieds. Enfin, quel dommage que l’IA adverse les ignore totalement lors des séquences d’infiltration. C’était sans doute nécessaire pour neutraliser les carences d’IA mais voir Ellie gambader devant les gardes ennemis sans que ceux-ci ne remarquent rien fait un peu mal au cœur dans une production de cette qualité.

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Un multi intéressant mais qui manque de finition

Coller un multi à un jeu solo aussi réussi et avec autant de personnalité, c’est toujours dangereux et on pouvait craindre le syndrome du multi raté. Ce n’est clairement pas le cas.

Seuls deux modes de jeux en 4 vs 4 sont disponibles. Dans le premier, on s’affronte avec un stock de 20 vies partagées par l’équipe. Les perdants sont ceux qui épuisent leur stock de vie. Dans le second, chaque joueur ne dispose que d’une seule vie par manche. L’objectif est donc d’éliminer l'équipe adverse jusqu'à atteindre 4 victoires.

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Mais plus que les modes de jeu, c’est le gameplay assez unique de ce multi qui est intéressant. L’essentiel des mécaniques de gameplay du solo sont conservées et plutôt que de rentrer dans le tas comme le dernier des bourrins, il est beaucoup plus intelligent de faire profil bas, de rester groupés avec ses équipiers et de rassembler du matos pour upgrader ses compétences avant de contourner l’adversaire au mieux. Le fait qu’un adversaire à terre doit être exécuté pour que le kill soit pris en compte rajoute encore au côté stratégique du jeu.

Dommage finalement que ce gameplay innovant et plus stratégique que la moyenne ne soit pas plus mis en avant par une montée en niveau un peu plus passionnante. En effet, on est soi-disant à la tête d’un groupe de survivants dont le nombre de membres va évoluer en fonction de nos performances dans les matchs en ligne mais il y a tellement peu d’interactivité entre les deux parties du gameplay multi qu’on se désintéresse bien vite de cet emballage un peu cheap pour se concentrer sur les parties multi en elles-mêmes qui paraissent du coup un peu isolées.

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Conclusion

The Last of Us est sans aucun doute l’un des meilleurs titres sortis cette année et probablement le plus beau jeu de la PS3.

Naughty Dog réussit à combiner à la perfection technique et artistique pour offrir un jeu remarquablement équilibré. Une fois commencé, il est très difficile de quitter cet univers tellement réaliste, tellement réussi.

Vivre l’aventure de Joel et Ellie dans ce monde décrépi et ultra-violent est un moment de pur bonheur vidéo-ludique duquel on ne sort pas indemne. Malgré la linéarité extrême du titre, on ne peut qu’applaudir des deux mains la qualité du gameplay qui est proposée et je ne peux que vous encourager à vivre le plus vite possible cette expérience unique.

Ma note : 9/10

The Last of Us est disponible en exclusivité sur PS3.

        

dans Gaming, PS3, Test
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[Test] Metro Last Light un mix entre FPS et Survival qui marche 
par Quantic

vendredi 21 juin 2013 19:30 0 commentaire

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4A Games est un petit développeur Ukrainien assez talentueux mais sans le sous. Il faut dire que la chute de THQ a bien failli faire sombrer la licence Metro dans l’oubli. Heureusement Deep Silver a récupéré le bébé juste à temps et n’aura finalement contribué au jeu qu’en apposant son logo et surtout en lui permettant d’atteindre les rayons des magasins dans de bonnes conditions. Et même si ce n’est pas le FPS du siècle, il aurait vraiment été dommage que cette suite de Metro 2033 ne reçoive pas sa chance.

En 2010, Metro 2033 nous faisait ainsi découvrir l’univers du roman de Dmitri Gloukhovski. Un univers plutôt sombre puisque l’on suivait les aventures des survivants d’une apocalypse nucléaire qui ont trouvé refuge dans le métro moscovite tandis que la surface est envahie par d’inquiétants mutants difformes.

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L'ambiance avant tout.

Metro Last Light nous propose de reprendre l’histoire exactement à la fin du premier épisode mais cette fois les guerres intestines entre les différentes factions humaines sont encore plus mises en avant. Et c’est bien par son univers que le jeu marque avant tout les esprits. Les différentes factions étirées entre Nazis et Communistes donnent une image ultra violente au jeu. Et on ne manquera pas de croiser nombre de scènes choquantes qui vous mettront directement dans la peau d’un survivant (exécutions sommaires, tortures, viols, ...).

Mais la force du jeu est de ne pas enchaîner cette violence gratuitement. Non, on nous place au cœur de l’histoire et dans la plupart des cas, à nous de décider si on intervient ou si on laisse les choses se faire. C’est d’ailleurs le seul réel élément de liberté car dans sa structure, Metro last Light est aussi linéaire que n’importe quel FPS d’Activision ou d’EA.

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Heureusement, entre deux séquences de shoot, on croise des niveaux dont le seul objectif est de nous raconter une histoire. Libre à chacun de tracer ou au contraire d’écouter les conversations (très nombreuses), d’interagir avec les réfugiés ou tout simplement d’assister à un somptueux spectacle de cabaret tellement mauvais qu’il en devient impossible de ne pas le regarder : 10 minutes de bonheur pour tout joueur qui aime s’imprégner du monde dans lequel il évolue.

Malheureusement, le gameplay n’est pas toujours à la hauteur. Les armes manquent de punch et les déplacements rendent les séquences de shoot FPS classiques peu intéressantes. Par rapport à Metro 2033, on peut, par contre, noter un vrai progrès dans les séquences d’infiltration qui sont vraiment jouables dorénavant.

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Dommage également que le jeu manque de finition car j'ai été confronté à de nombreux bugs sur la version PS3 testée. Ainsi, à plusieurs reprises, j'ai dû relancer le jeu simplement car j'étais bloqué sur l'écran titre ou pire, j'ai même été bloqué dans une mission car mon co-équipier avait décidé de ne plus bouger et ne déclenchait donc pas le script correspondant.

Mais le point fort du jeu reste son ambiance et son univers ultra détaillé même si le scénario perd un peu de son charme dans son dernier tiers. Je voulais aussi encore insister sur l'image déplorable de la femme qui est représentée soit comme une faible créature martyrisée ou violée qu'il faut défendre, soit comme une dépravée complète qui use de ses charmes pour survivre et manipuler les hommes. Et ce n'est pas notre consoeur guerrière, Anna, qui rattrapera le tableau (mais je ne vais rien spoiler ici)

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Enfin, j'adore l'idée des deux fins alternatives et pour une fois, on ne sait même pas trop comment les deux fins se déclenchent si ce n'est qu'il semble que réaliser de bonnes actions ou encore écouter les réfugiés et découvrir le monde permet de déclencher la fin dite "bonne". Dommage par contre que les deux cinématiques de fins soient un peu expédiées rapidement mais cela vaut quand même le coup de les découvrir toutes les deux.

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Conclusion

Metro Last Light est un FPS linéaire mais d'une profondeur scénaristique rare.

Son ambiance ultra violente,  son univers glauque à souhait et son scénario complexe font de ce FPS un jeu plus qu'agréable à parcourir.

Malheureusement, son gameplay assez moyen pour le genre le réserve d'avantage aux amateurs de bonnes histoires et d'univers intéressants qu'aux vrais passionnés de FPS.

Et quel dommage que le mode Ranger ne soit disponible qu'en DLC car c'est dans ce format que le jeu prend tout son intérêt.

Ma Note : 7/10


        

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[Test] Dead Island Riptide, le retour de l'île aux zombies 
par Quantic

vendredi 31 mai 2013 19:37 0 commentaire

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Dead Island, premier du nom, avait connu un joli succès commercial. Il faut dire que le mix entre Zombie Slasher et Survival avec une bonne dose de RPG rendait le titre intéressant. Bon, ce n’était pas non plus le jeu du siècle mais progresser de manière aussi libre dans une île paradisiaque tout en décapitant du zombie par centaines ne manquait pas de charme.

Les petits gars de Techland ont dû sentir le filon et se sont tout de suite remis au travail sur ce Dead Island Riptide. Plus un add on qu’un vrai nouvel épisode, Riptide a été créé avant tout pour satisfaire les fans du premier épisode. Heureusement d’ailleurs que Techland a eu l’intelligence de ne pas le nommer Dead Island 2 car les nouveautés se font plutôt rares.

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Riptide démarre exactement à la fin du premier Dead Island mais heureusement pour ceux qui ne l’ont pas fini, une longue vidéo d’intro nous raconte tout ce qui s’est passé dans cet épisode. On repart donc dans l’aventure en important notre héros du premier épisode ou bien en recommençant l'aventure avec l'un des 5 héros disponibles directement au niveau 15. A noter que seul un héros supplémentaire est proposé mais que celui-ci s’avère particulièrement sympa à manipuler.

Quel que soit notre choix, le prologue nous met directement aux prises avec de sombres militaires tandis que l’on s’échappe d’un navire... pour retourner immédiatement sur l’île infestée... Franchement, ça valait la peine de se casser la tête pour la quitter dans le premier épisode.

D’un autre côté, on mettra rapidement le scénario de côté car on nage toujours dans les clichés assumés et finalement, c’est plus la progression en niveau et l’accomplissement des nombreuses quêtes qui rendront le jeu fun à jouer.

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Des nouveautés... vraiment ?

Vous l’aurez compris, Riptide est quasi un copier-coller du premier Dead Island. Cette constatation n’est pas négative à condition que l'on ait apprécié le premier épisode mais je vous avouerai que j’espérais un petit peu plus d’originalité. Alors oui, il y a de nouveaux types de zombies qui nous forceront à adapter un peu notre stratégie. Oui, il y a de nouvelles armes et une vraie mise en avant des armes à feux ou a projectiles mais au final, cela fait très léger pour encourager le joueur à repartir dans l’aventure.

Enfin, on est bombardé GO d'un groupe de survivants qui nous suivront de campements en campements et qu'il faudra tâcher de protéger au cours de phases de Tower Defense dont on se serait bien passé. Et si l'aspect relationnel peut se montrer intéressant, on se rend malheureusement vite compte que ces incapables vous laissent faire tout le sale boulot à leur place...

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Finalement, on garde donc le bon vieux zombie slasher que l’on connaissait déjà avec ses défauts (les distances toujours difficiles à juger, ...) et ses qualités (un incroyable système de craft d’armes qui permet de créer à peu près tout et n’importe quoi,...). Et même si les environnements entièrement neufs sont agréables à découvrir, il faut avouer qu’à moins d’être fan de la licence, on attendra plutôt un vrai Dead Island 2 sûrement en préparation dans les cartons de Techland.

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Conclusion

Dead Island Riptide n’est pas un mauvais jeu, loin de là. Il garde les qualités et les défauts du précédent épisode tout en n’apportant pas grand-chose de neuf.

C’est donc un achat idéal si vous avez apprécié le premier épisode car vous serez reparti pour une vingtaine d’heures de découpage de zombies.

Par contre, ne vous attendez pas à beaucoup d’innovation, ce titre s’apparentant réellement à un gros add on pour fans de la licence.

Dead Island Riptide est disponible sur PS3, Xbox 360 et PC à petit prix.

Ma Note : 6,5/10


        

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[Test] The Walking Dead de Telltale, une aventure zombiesque de haut vol 
par Aelya

jeudi 23 mai 2013 19:05 3 commentaires

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The Walking Dead développé par les studios TellTale Games est une adaptation du comics du même nom sous la forme d'un jeu d'aventure où nos choix vont être les éléments déterminants de l'histoire.

Celle-ci ne reprend pas vraiment le comics d'origine, mais plutôt son univers.

On incarne Lee Everett, un ancien professeur d'université, condamné à la prison pour une sombre affaire de meurtre. Sur la route, la voiture heurte quelqu'un provocant un accident. C'est le début du cauchemar : à partir de cet instant, notre but va être de survivre à cette apocalypse zombie.

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Or cette survie va se faire via des décisions douloureuses qui affecteront de manière indélébile votre aventure et vos relations avec les autres personnages.

En effet, The Walking Dead est un jeu d'aventure où il faudra résoudre quelques énigmes, mais celles-ci sont souvent assez faciles et servent surtout comme éléments déclencheurs à nos choix.

Le vrai intérêt du jeu est la construction de vos relations avec les personnages secondaires. Ceux-ci réagissent en fonction de vos actions, de vos propos et de vos décisions, une parole malheureuse quelques temps auparavant pouvant avoir des conséquences à un moment critique, d'autant plus que ces décisions sont prises sous forme de QTE chronométrés, recréant ainsi l'ambiance survivaliste de cet univers qui déraille.

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Tous les personnages sont travaillés et l'on se prend à vraiment s'attacher à eux ou au contraire à les détester. On va donc naturellement prendre des décisions en fonction de ses affinités, cependant, en temps de fin du monde, il ne faut faire confiance à personne : l'ami de la veille peut vous trahir à tout instant.

Chaque décision est humaine, crédible et souvent cruelle : on ne peut pas se permettre de rester neutre si l'on souhaite survivre !

Le personnage de la petite Clémentine est extrêmement attachant et la relation qui se noue entre elle et nous est l'un des éléments forts du jeu : la protéger dans ce monde où seule compte la survie devient une vraie priorité et, personnellement, je me suis laissée influencer par ce que j'imaginais être sa réaction pour certains choix.

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Cependant, on a beau tenter de l'épargner, cela ne sera pas possible : la survie devient vite prioritaire pour tous les personnages et pour nous également, nous mettant face à des dilemmes choquants qui sont devenues nos seules alternatives.

Le gameplay et les graphismes ne sont pas révolutionnaires, cependant, ils parviennent à merveille à créer cette ambiance fin du monde et le climat d'angoisse qui lui est lié.

Ainsi, le jeu repose sur un très grand nombre de QTE du fait des multiples décisions à prendre, mais cela ne se ressent pas : ils s'intègrent à la dynamique du moment et semblent même correspondre au temps qu'il nous aurait fallu pour réagir à cette situation. 

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The Walking Dead est sorti à l'origine en plusieurs chapitres, reprenant en quelque sorte le format série télé américain : il y a 5 épisodes qui s'achèvent sur des cliffhangers et un bref teaser du contenu du prochain épisode.

L'édition Game of the year du jeu les reprend tous. J'y ai joué sur PS3 et j'ai noté quelques lags à la fin et au début des chapitres : c'est un peu dommage car cela casse un peu l'ambiance. Si vous le pouvez, je vous conseille donc de le découvrir sur PC, version sur laquelle Quantic n'a rencontré aucun soucis.

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Conclusion

The Walking Dead de TellTale Games est une expérience vraiment sensationnelle.

Le scénario nous plonge vraiment dans la peau du protagoniste dans un monde qui vacille, mettant en jeu notre humanité : les choix que nous faisons sont cornéliens et brutaux, avec de vraies conséquences sur toute la durée du jeu.

Les personnages ont des réactions vraies et l'on s'attache à Clémentine qui permet d'augmenter le facteur émotion du jeu qui est pourtant déjà fort !

Je ne peux donc que recommander cet excellent jeu qui parvient à nous émouvoir et nous faire frémir dans le même temps.

Ma note : 9/10

        

dans Gaming, PC, PS3, Test, Xbox360
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[Test] Soul Sacrifice, vis ma vie de Sorcier sur PS Vita 
par Quantic

mardi 14 mai 2013 19:05 2 commentaires

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La PS Vita est une console encore trop méconnue. Petit bijou technologique, elle peine encore à trouver son public malgré quelques jeux de très bonne qualité. Il lui manque une killer app, le jeu qui la ferait vendre par palette entière. Sony a donc misé beaucoup sur ce Soul Sacrifice, spin off à peine voilé de l’incroyablement populaire série des Monster Hunter de Capcom. Mais Sony réussira-t-il son pari ?

A cette question, je répondrai oui et non, comme souvent quand on pose une question de ce genre. Oui, Soul Sacrifice est un excellent jeu qui réussira à accrocher un grand nombre de joueurs frustrés de ne pas avoir leur Monster Hunter sur PS Vita. Mais non, ce n’est pas avec Soul Sacrifice que Sony vendra sa console portable à tous les gamers du monde.

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Un monde définitivement adulte.

Soul Sacrifice a l’intelligence de nous plonger dans une ambiance Dark Fantasy glauque à souhait et ce, dès la première seconde de jeu. On se réveille au milieu de cadavres, comprenant vite que notre seule échappatoire possible est de nous faire sacrifier par notre bourreau, le sorcier Magusar. Mais alors que l’on se lamente sur notre sort, nous découvrons un livre étrange, le Librom. Celui-ci est vivant, au sens premier du terme et nous invite à l’ouvrir.

Au fil de ses pages, on découvre bien vite que bien plus qu’une simple lecture, le Librom nous fait revivre les aventures contées, celles d’un mystérieux sorcier acolyte de Magusar. Mieux encore, seule sa lecture nous permettra peut-être de nous donner les armes nécessaires pour sortir vivant de cette aventure.

Voilà un scénario  noir à souhait, magnifiquement illustré au travers des environnements et des sorciers au look définitivement soigné. En bonus, on a même la possibilité de personnaliser son avatar et d’incarner une sorcière.

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Un gameplay classique mais moderne.

Le gameplay s’avère assez classique pour un jeu s’inspirant de la célèbre série des Monster Hunter même si Soul Sacrifice réussit à bien se distinguer de son modèle. Ainsi, les combats s’avèrent nerveux, bien plus proche d’un beat them all et l’ambiance permet de ne pas se tromper, c’est bien un jeu résolument original que l’on a entre les mains.

Ainsi, le matériel que l’on loote au travers des niveaux sera sacrifié afin de donner naissance aux sorts que l’on peut déployer sur le terrain. Ceux-ci finissent donc par s’user et même s’il est possible de les recharger, il faut rester prudent et ne pas faire n’importe quoi sous peine de se retrouver à lancer des cailloux sur le gros monstre qu’on affronte.

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Chaque sort (jusque 6) devra donc être soigneusement sélectionné avant un combat, d’autant plus que l’on retrouve le bon vieux système de Pierre-Papier-Ciseaux cher au genre. Ainsi, il faudra parfois adapter sa stratégie après avoir succombé aux attaques d’un monstre contre lequel nos sorts étaient inopérants.
Le loot est d’autant plus encouragé qu’il sera possible de renforcer la puissance des sorts et même de les fusionner entre eux pour varier les plaisirs.

En plus du loot, chaque adversaire abattu nous mettra face à une décision importante : l’épargner et gagner quelques points de vie et de l’XP défensive ou au contraire le sacrifier contre un petit gain de puissance magique et de l’XP offensive. Et je vous avouerai que la décision n’est pas toujours facile à prendre d’autant plus que votre style de jeu en sera directement affecté. Entre un sorcier hyper puissant mais fragile comme du papier et un sorcier indestructible mais qui lance des cailloux, il y a donc une infinité de choix possible.

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A noter que les choix ne sont jamais définitifs puisqu’on peut modifier chaque décision au moyen de larmes produites par le Librom au fur et à mesure de son avancée dans le jeu. Mais attention, cela coûte cher et un tel retour en arrière ne sera à utiliser qu’avec parcimonie.

La notion de sacrifice ne s’arrête pas là puisque vous pourrez choisir de sacrifier votre corps en échange d’attaque surpuissante. Mais attention, sacrifier sa peau ou ses yeux pour abattre un adversaire trop fort sera accompagné d’un gros malus qui vous suivra dans la suite de votre aventure. A moins de pouvoir se régénérer, ce qui coutera de plus en plus cher.

Et Sony pousse la logique jusqu'au bout puisque vous pourrez être accompagné d’alliés et même jouer jusque 4 sorciers via le jeu en ligne. Là aussi, si l’un de vos compagnons tombe au combat, vous pourrez choisir de le ressusciter contre quelques points de vie ou au contraire de le sacrifier contre un gros sort qui fait mal. Vous imaginez la scène en multi quand il s’agit de choisir de sacrifier un autre joueur ;-) Ambiance, ambiance !

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Vous l’aurez compris, Soul Sacrifice s’avère assez original dans son univers et son mécanisme de gameplay entièrement basé sur le concept de sacrifice et le besoin  permanent du joueur de s’adapter à son adversaire. Mais finalement, et c’est malheureusement inhérent au genre, on finit par se lasser de détruire encore et encore du monstre pour monter en niveau.

Attention, le genre plaira à une grande partie des amateurs de Monster Hunter mais pour ma part, j’ai vite eu l’impression de faire du grinding comme dans les pires MMO’s asiatiques. Heureusement que l’emballage scénaristique est excellent, ce qui permet au jeu de finalement bien s’en sortir. A noter d’ailleurs que Sony a très bien pensé son jeu puisque les combats ne durent jamais plus de quelques minutes, ce qui le rend parfaitement adapté au jeu sur portable.

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Conclusion

Soul Sacrifice est un jeu qui divisera les joueurs. D’un côté, ceux qui le hisseront au sommet de leur ludothèque, allant jusqu’à affirmer qu’il a surpassé Monster Hunter par un gameplay plus vif, plus nerveux et une ambiance plus adulte. Et d’un autre côté, ceux qui, comme moi, n’ont jamais accroché au genre et découvriront un jeu original, diablement réussi sur le plan artistique mais incroyablement répétitif après une bonne dizaine d’heures de jeu.

Même si Soul Sacrifice rate donc son objectif d’être la killer app de la PS Vita, il reste un excellent représentant du genre qui permettra aux novices une entrée en matière plus adulte que le concurrent de Capcom tout en offrant aux habitués, un  Monster Hunter like très réussi sur PS Vita.

Soul Sacrifice est disponible en exclu sur PS Vita.

Ma Note : 7,5/10


        

dans Gaming, PS VITA, Test
Tags : soul sacrifice, test, ps vita, sony

[Test] Injustice Gods Among Us : Le Kombat des Super-Héros DC 
par Aelya

vendredi 10 mai 2013 18:54 1 commentaire

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Injustice Gods among Us (Les dieux sont parmi nous en français) développé par NetherRealm, le studio responsable de Mortal Kombat, me faisait les yeux doux depuis que j'avais vu les artworks à l'E3 l'année dernière, ce qui a d'ailleurs mené à diverses craquages : le collector (vous pouvez dailleurs encore tenter d'en gagner un via notre concours^^) et le guide qui comprend une trentaine de pages d'artwork...

Mais cet enthousiasme était-il justifié ? La réponse dans ce test...

Injustice est donc un jeu de combat reprenant les héros emblématiques de l'univers DC Comics. Il y en a ainsi une vingtaine, chacun ayant au moins deux costumes bien distincts. NetherRealm a choisi de mélanger des héros très connus (Superman, Batman, Wonder Woman) à d'autres un peu plus obscurs (Shazam, Black Adam, Killer Frost), permettant ainsi de découvrir un peu mieux certains personnages.

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Je regrette cependant la disproportion entre le nombre de personnages masculins et féminins (plus de 15 contre 5)... Enfin, il y a de très fortes chances de voir leur nombre augmenter via de multiples DLC pour ajouter des personnages ou des costumes... 

Le jeu dispose d'un mode histoire très sympathique. En effet, on va incarner successivement plusieurs personnages au cours de 12 chapitres relatant une histoire qui est entrecoupée de cinématiques et de mini jeux. L'histoire en elle-même ne vole pas bien haut. Cependant, on se laisse prendre au jeu malgré tout^^

Dans une dimension parallèle, le Joker a réussi à manipuler Superman et à lui faire tuer Lois Lane, enceinte, et à détruire Métropolis. Rendu fou, Superman décide que les humains doivent être "guidés" et il met donc en place une dictature, forçant les autres héros à se joindre à lui. Les rebelles sont menés par Batman qui parvient à transporter dans cette dimension les héros DC de notre univers pour lui venir en aide.

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C'est donc une histoire assez tarabiscotée, voire très clichée, mais elle se laisse découvrir grâce à ses cinématiques qui viennent l'agrémenter de façon positive avec quelques répliques bien senties et grâce à des mini-jeux entre différents combats qui vont influencer la barre de vie des protagonistes. Par exemple, il faut esquiver les flèches de Green Arrow via un Quick time Event. 

En plus de ce mode histoire qui va nous occuper durant 6 heures de jeu, Injustice propose d'autres modes solo.

Ainsi, il y a le classique mode battle où l'on enchaîne une dizaine de combat avec un même personnage. Diverses options (à débloquer au fur et à mesure) sont possibles : commencer le combat avec de la vie en moins, en étant empoisonné...

Le mode entrainement reste classique mais assez fourni en proposant diverses options.

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Le mode S.T.A.R. Lab quant à lui nous entraine dans différentes séries de missions qui vont nous permettre de suivre une mini-histoire (très anecdotique) et de mieux connaitre les personnages. Ainsi, chaque héros/vilain a une série de dix missions à accomplir, ce qui fait un total d'environ 240 mini-missions, de quoi bien nous occuper ! Cependant, on ne peut pas vraiment choisir l'ordre : il faut les enchainer comme elle se présente, ainsi si on n'aime pas jouer avec tel personnage, on peut se sentir un peu frustrée^^

En plus du solo, Injustice réserve une bonne place au multi-joueurs, donc en plus du traditionnel mode versus où l'on peut jouer ensemble sur une même console, NetherRealm a développé un certain nombre de modes en ligne.

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Il y a deux grosses possibilités : le Matchmaking où l'on suit une série de règles prédéterminées ou le match privé où l'on édicte nos propres règles. Ensuite, ces deux modes se répartissent en trois sous-modes identiques : 
- Versus, où l'on affronte un adversaire
- King of the Hill (Roi de la colline) où plusieurs joueurs sont rassemblés. Les matchs se font en un contre un, les autres étant de simples spectateurs. Le gagnant reçoit le titre de Roi de la colline mais est susceptible de le perdre dès qu'il est battu par un autre joueur qui devient alors le roi à sa place.
- Survivant, c'est un peu la même chose que le Roi de la Colline, sauf que lorsqu'on perd, on est éjecté du groupe : il ne peut en rester qu'un !

Bref, il y a beaucoup de possibilités de jeu, mais est-ce que le gameplay réussit à nous donner envie de jouer ?

La première chose à comprendre, c'est qu'Injustice se veut accessible : il cherche à toucher le public fan de DC comics en plus des gamers, et cela se ressent. En effet, les commandes sont faciles à aborder : les coups spéciaux propres à chaque personnage se déclenchent d'une simple touche, les attaques ultimes, bien spectaculaires au passage, s'exécutent en pressant les deux gâchettes... Bref, même les pas doués du pad pourront les réaliser facilement. 

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Le deuxième élément, qui vient lui aussi renforcer cette accessibilité, est l'interaction avec les décors. En effet, ceux-ci regorgent d'objets à fracasser contre son adversaire, sur lesquels rebondir et cela se fait avec une très grande facilité (une simple pression de la gâchette). De plus, les arènes sont souvent composées de plusieurs niveaux et l'on passe de l'un à l'autre via un gros coup pied à son adversaire qui traverse alors différents décors lors d'une mini-cinématique où l'on voit parfois des caméo d'autres personnages (par exemple le pingouin ou l'épouvantail à Arkham).

C'est assez jouissif : appuyer sur le gros bouton rouge pour déclencher les missiles de la batmobile pour blesser son ennemi, l'envoyer voler à travers les murs ou encore se balancer au lustre pour le prendre par derrière (sic) donnent lieu à des combats encore plus spectaculaires... mais d'un autre côté, cela rend le jeu nettement moins technique et peut entraîner des renversements de situations assez frustrants, surtout que l'équilibrage des personnages n'est pas exceptionnel.

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Personnellement, n'étant pas une super douée du pad, ce type de gameplay ne m'a pas spécialement dérangé, cependant il pourra énerver les techniciens du pad^^

Enfin, petit mot sur l'aspect visuel. J'aime beaucoup l'univers DC créé par NetherRealm : je trouve leur vision des personnages et des décors vraiment sympathiques et leurs artworks magnifiques. Cependant, des faiblesses graphiques se font parfois sentir lors des cinématiques ou des gros plans sur les personnages.

De plus, on retrouve le problème récurrent au studio quant à la rigidité des animations et aux personnages féminins, comme par exemple des épaules trop larges et des cheveux peu esthétiques, Wonder Woman étant celle qui en souffre le plus. Autre petit bémol, lors de la sélection du personnage, il n'est pas possible de voir l'aspect du second costume. Malgré ces quelques petits défauts, je reste séduite par l'univers graphique du jeu.

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Conclusion

Injustice Gods Among Us reprend l'univers DC comics dans un jeu de combat de façon assez réussie.

Il propose une durée de vie non négligeable avec des nombreux modes différents, tant solo avec son mode histoire bien fourni (même si quelque peu tarabiscoté) que multi. 

Le côté spectaculaire du jeu rentre bien dans l'univers super-héroïque des héros/vilains DC, ce qui est vraiment appréciable, mais cela a un prix : le gameplay peut être ressenti comme trop accessible par les fans de jeux de combat. Et finalement l'Ultra-Violence d'un Mortal Kombat manque cruellement à donner au jeu son style propre.

Injustice est sorti sur PS3, Xbox360 et Wii U.

Ma note : 7,5/10

        

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