[Test] Syndicate, le retour d'une licence myhique 
par Quantic

mercredi 07 mars 2012 21:04 0 commentaire

syndicate, jaquette, ps3

Ressusciter une licence mythique n'est pas à la portée de tout le monde.

Syndicate est une licence chère à mes yeux, un de ces jeux PC aux côtés de Sim City, UFO ou Theme Park qui m'a fait découvrir l'univers pc. Un jeu du fantasque Peter Molyneux, également responsable de perles comme Populous ou Dungeon Keeper, bien avant qu'il ne sombre dans le JDR pour les nuls (Fable).

A une époque où le jeu vidéo n'était encore fait que d'un amas de sprites, réussir à faire sentir au joueur une ambiance futuristique à la Blade Runner et ultraviolente avec ses guerres entre méga corporations (les fameux syndicats) n'était pas chose donnée à tout le monde et Syndicate reste un titre qui a marqué cette période de ma vie de joueur !

Aussi, apprendre qu'EA ressuscitait la série avec l'aide du studio Strabreeze, responsable du plutôt réussi Darkness m'enthousiasmait plutôt jusqu'au jour où j'ai compris que c'était bien un FPS qui était envisagé... Mais fidèle à ma neutralité légendaire, j'ai lancé le jeu sans a priori négatif mais en me demandant comment on allait détruire une de mes licences favorites...

syndicate,test,ea,electronic arts,starbreeze,fps

Et heureusement, le massacre n'est pas complet.

Trêve de suspense, ce FPS est bourré de défauts qui le classent directement dans la catégorie des FPS à consommation rapide mais heureusement l'univers Syndicate est plutôt bien retranscrit, ce qui est déjà beaucoup.

Lorsque le jeu commence, vous vous réveillez à peine d'une intervention sur votre puce bionique et vous ne savez pas très bien pourquoi mais tout le monde vous en veut... D'ailleurs ce sentiment d'être lâché dans un univers sans véritable scénario persiste durant tout le solo. C'est comme si les développeurs avaient épuisé tout leur budget scénaristique en essayant de retranscrire l'univers de Syndicate et avaient décidé que l'univers se suffisait à lui-même. Le scénario est donc quasi inexistant et le peu qu'il y a d'histoire est, de plus, très mal raconté. On parcourt donc le solo sans trop savoir ce qu'on y fait mais heureusement, le jeu est suffisamment linéaire que pour ne pas se perdre.

Un conseil d'entrée, si vous le pouvez, n'y jouez surtout pas en français, le doublage est vraiment très moyen avec des textes dits sur un ton monocorde quel que soit la situation. Le doublage anglais n'est pas non plus grandiose mais au moins, les acteurs se sont un petit peu plus investis.

syndicate,test,ea,electronic arts,starbreeze,fps  syndicate,test,ea,electronic arts,starbreeze,fps

Un gameplay hybride

Au niveau du gameplay, Syndicate ne brille pas particulièrement par son originalité en proposant un grand mélange entre Duke Nukem Forever (pour le côté old school), Deus Ex : Human Revolution (pour l'univers et le mini JDR) et Max Payne (pour le Bullet Time). Et oui, rien que ça!

Ainsi, à côté du gameplay typé FPS, vous avez également la possibilité d'effectuer une glissade en fin de course afin d'assommer un adversaire. Les exécutions à bout portant occupent d'ailleurs un rôle plus important que dans un FPS de base avec de nombreuses animations différentes toujours assez jubilatoires à effectuer. Dommage que j'ai ressenti un peu trop le côté old school du jeu avec des armes qui prennent parfois la moitié de l'écran et un champ de vision très étriqué.

A côté de ce gameplay "classique", Vous avez la possibilité d'améliorer certaines de vos capacités en récoltant des puces bioniques sur certains adversaires, de quoi booster vos aptitudes cybernétiques. Malheureusement, cette bonne idée n'atteint pas son plein potentiel puisque le nombre de points d'aptitude à récolter reste faible.

syndicate,test,ea,electronic arts,starbreeze,fps  syndicate,test,ea,electronic arts,starbreeze,fps

Enfin, Syndicate essaye de vous faire sentir que vous êtes un cyborg avec deux idées de gameplay pas forcément très originales mais efficaces. Avec la gâchette gauche, vous pouvez ainsi pirater les systèmes informatiques adverses, ce qui vous permet de prendre le contrôle des tourelles-mitrailleuses, ouvrir des portes scellées mais aussi avoir une influence sur le comportement de vos adversaires en les poussant au suicide ou à se retourner contre ses collègues.

Avec la gâchette droite, vous lancez un mode type Bullet Time pendant lequel le temps est ralenti et votre résistance aux dégâts augmente. Vous pouvez également voir où se trouve vos adversaires à travers les murs. En plus ce mode se recharge très vite et on a donc tendance à en abuser.

syndicate,test,ea,electronic arts,starbreeze,fps

syndicate,test,ea,electronic arts,starbreeze,fpsCes deux idées de gameplays permettent d'apporter à Syndicate un brin d'originalité, ce qui fait que l'on progresse dans le solo assez vite et sans se prendre la tête... Mais malheureusement, sans grand enthousiasme non plus. Et comme si cela ne suffisait pas, le solo s'exécute en moins de 7 heures, ce qui est déjà scandaleux quand un FPS déborde de script (comme BF3 ou CoD) mais ici, on ne peut pas dire que l'on soit ébahis par la qualité des quelques scripts présents... La courte durée de vie est donc d'autant plus décevante.

Côté multi, même pas de multi compétitif, ce qui parait comme une aberration pour un FPS moderne, mais juste du multi coopératif jusque 4 joueurs (et uniquement en réseau, donc pas de split screen). Néanmoins, ce multi s'avère assez prenant et à condition d'avoir une bonne équipe, il peut s'avérer comme un vrai défi dans les modes de difficultés les plus élevés. Et même si ce mode est bien emballé avec beaucoup de possibilités d'évolution, il reste quand même un peu léger.

Pour terminer, techniquement, Syndicate ne parait pas vraiment à la pointe... Univers oblige, le design fait souvent penser à Deus Ex : Human Revolution mais si ce dernier pouvait compenser ses carences techniques par un gameplay au micro-poil, rien ne vient vraiment sauver Syndicate pour expliquer les chutes de framerate et les textures baveuses...

syndicate,test,ea,electronic arts,starbreeze,fps  syndicate,test,ea,electronic arts,starbreeze,fps

Conclusion

Ressusciter une licence avec l'aura de Syndicate n'était pas chose facile et StarBreeze aura juste assuré l'essentiel. Syndicate est donc un FPS lambda comme il en sort des dizaines à longueur d'année, pas très original, pas très joli mais qui satisfera amplement le fan du genre. Le jeu a d'ailleurs été clairement pensé pour que les amateurs puissent comparer leur performance et recommencer les niveaux (très courts) jusqu'à atteindre la perfection.

Heureusement, l'univers de Syndicate a été bien retranscrit et même si votre héros cybernétique n'a pas beaucoup de charisme, on prend quand même du plaisir à parcourir le solo malheureusement bien trop court que pour justifier le prix du jeu.

Nous voilà donc face à une déception mais il reste à espérer que la licence renaisse de ses cendres avec un jeu du même genre que son original, un peu comme Firaxis est en train de faire avec le mythique UFO.

Note : 6/10


        

dans Gaming, PC, PS3, Test, Xbox360
Tags : syndicate, test, ea, electronic arts, starbreeze, fps

Assassin's Creed 3, la première vidéo est sortie 
par Quantic

lundi 05 mars 2012 19:40 5 commentaires

 

assassin's creed 3,ac3,trailer,ubisoft

Pour faire suite à l'article précédent qui vous résumait les principales nouveautés et qui vous dévoilait les premières images du très attendu Assasin's Creed 3, je ne résiste pas à l'envie de partager avec vous la première vidéo (trailer) officielle du jeu.


        

dans Gaming, PC, Preview, PS3, Xbox360
Tags : assassin's creed 3, ac3, trailer, ubisoft

[Test] Final Fantasy XIII-2 : FFXIII, prise numéro 2, Action ! 
par Aelya

lundi 27 février 2012 20:20 6 commentaires

 final fantasy xiii-2, final fantasy, square enix, test,

Tout le monde avait attendu la sortie de Final Fantasy XIII avec une immense impatience : le premier Final Fantasy sur console HD !

Cependant, cette attente s'avéra à la hauteur de la déception que beaucoup ont ressenti en y jouant. Certes le jeu était magnifique, une vraie merveille, cependant il ne se résumait plus qu'à de longs couloirs... J'avoue avoir été tellement déçue que je n'ai jamais fini le jeu.

Heureusement, Square Enix semble avoir entendu les cris de désespoirs (de haine ?) de la communauté et a décidé de tenter de se faire pardonner en donnant une suite à FFXIII, mais une suite qui gommerait les faiblesses de son ainé pour rendre ses lettres de noblesse à la licence mythique qui en a bien besoin après l'échec de Final Fantasy XIV online.

 final fantasy xiii-2, final fantasy, square enix, test, final fantasy xiii-2, final fantasy, square enix, test,

Alors, Final Fantasy XIII-2 relève-t-il le niveau ? Retrouve-t-on la liberté d'un "vrai" Final Fantasy ? Les héros sont-ils assez charismatiques pour que l'on puisse voir fleurir une pléthore de Cosplays ? Vais-je manger du chocolat ce soir ? Toutes les réponses à ces questions existentielles dans ce test (ou pas...)

N'ayant pas beaucoup avancé dans le précédent volet, j'avais un peu peur de ne pas comprendre l'histoire. Heureusement, il est possible dans le menu principal de visionner une explication des différents événements qui se sont passés (même si cela n'est pas toujours très clair), mais surtout, l'histoire peut s'appréhender sans même avoir besoin de ça : on peut vraiment y aller sans crainte, seulement quelques éléments/allusions pourront ne pas être tout à fait compris.

L'histoire commence avec une superbe cinématique de Lightning dans une tenue super classe et sexy à la fois livrant un combat titanesque contre Caius, méchant au charisme asez fort, au Vallalha, lieu au bout de l'espace temps. Sur ce, apparait Noel, notre héros venu du futur, à qui Lightning confie la mission de lui ramener sa soeur Serah.

 final fantasy xiii-2, final fantasy, square enix, test, final fantasy xiii-2, final fantasy, square enix, test,

Serah vit sur Pulse après la catastrophe qui a manqué de voir s'effondrer Cocoon. Tout le monde pense que Lightning s'est sacrifiée et se trouve dans le cristal soutenant Cocoon. Cependant, Serah se souvient d'un passé différent où Lightning était présente... L'arrivée de Noel ne fait que confirmer cela. Serah décide donc de suivre Noel et voilà nos deux héros voyageant à travers l'espace et le temps pour retrouver Lightning mais aussi pour sauver le futur.

Le scénario est donc bien alambiqué et les voyages dans le temps ne vont pas simplifier les choses, au contraire !  Cependant, ces voyages dans le temps sont ce qui va re-donner de la liberté au joueur.

En effet, l'univers de FFXIII-2 est divisé en ce que j'appellerais des espaces-temps sur une "ligne" du temps, appelée Historia Crux dans le jeu. On pénètre dans un de ces espaces pour y chercher un ou des portails vers d'autres espaces-temps, plusieurs portails se disséminant sur les maps. Après, libre à nous de choisir l'ordre dans lequel on explore ces espaces-temps ainsi que de pouvoir y retourner comme bon nous chante. On ajoutera aussi que nos actions dans l'un peuvent changer le passé et ainsi créer un espace-temps dans une sorte de dimension parallèle... Pas compliqué du tout >_<

 final fantasy xiii-2, final fantasy, square enix, test,

D'ailleurs, cette "liberté" a un prix d'un point de vue scénaristique. Déjà, on peut se demander si le fait de changer le passé comme ça ne risque pas de mettre en danger l'existence de Noel (Marty McFLy power), mais non, rien à signaler de ce côté-là... Ensuite, certaines incohérences scénaristiques font surface si on choisit d'explorer un portail avant un certain autre. Ainsi, Serah retrouve quelqu'un durant leur périple dans un espace-temps, puis dans un suivant elle se demande où est cette même personne !

Malheureusement, si on est libre d'explorer cette ligne du temps comme on le souhaite (mais à ses risques et périls), une fois dans un espace-temps, on se retrouve dans une map assez linéaire. De plus, certains lieux de cette map ne seront accessibles qu'à certaines époques et l'on découvre que beaucoup de ces espaces-temps sont les mêmes maps déclinées sur plusieurs époques.

 final fantasy xiii-2, final fantasy, square enix, test, final fantasy xiii-2, final fantasy, square enix, test,

On contrôle seulement Serah ou Noel mais notre équipe est composée de trois personnages.

Alors quel est ce personnage supplémentaire ? En fait, Square Enix a décidé de se la jouer un peu Pokémon  : Lorsqu'on affronte un monstre, on peut réussir à le dompter et ainsi l'inclure dans son équipe, c'est comme ça que l'on peut avoir un Chocobo comme compagnon d'arme.

Le concept est très sympa, avec un petit côté "attrapez-les tous" bienvenue. De plus, on peut faire évoluer ses monstres, les fusionner, les nommer, les décorer... Bref, on s'amuse bien avec, même s'ils n'ont pas la présence d'un vrai personnage principal^^

Le système de combat est le même que dans l'opus précédent, c'est-à dire basé sur des stratégies. Dans une stratégie donnée, on choisit le rôle de chaque personnage : attaquant, ravageur, soigneur, défenseur, tacticien ou saboteur. On peut ainsi en définir six. Une fois en combat, on peut switcher entre les différentes stratégies établies mais impossible d'en rajouter une : il faut donc bien réfléchir !

 final fantasy xiii-2, final fantasy, square enix, test, final fantasy xiii-2, final fantasy, square enix, test,

Il est maintenant possible de changer de leader au cours du combat (qui ne s'achèvera par un Game Over que si Serah et Noel sont morts) et les changements de rôles sont quasi instantanés.

On peut tenter d'éviter certains combats : lorsqu'un mob pop, un timer apparait et si l'on arrive à quitter la zone d'aggro du mob (attention, certains vous poursuivent), le combat n'a pas lieu. Si au contraire, l'on désire combattre, si l'on attaque le mob alors que le timer est dans le vert, on commence avec la jauge d'attaque pleine.

Le niveau de difficulté est assez mal équilibré. En effet, on arrive très (trop ?) vite à détruire ses ennemis en deux temps trois mouvements, alignant les notes aux cinq étoiles, se contentant de faire du push button sans changer de stratégie et d'un coup, arrivé vers la fin, on se retrouve face à un mur. Passablement énervant.

 final fantasy xiii-2, final fantasy, square enix, test, final fantasy xiii-2, final fantasy, square enix, test,

Dans la même veine, la gestion de l'évolution des personnages n'est malheureusement pas très poussée, le crystarium apparaissant presque comme une formalité. On choisit simplement le rôle qu'on veut développer et on appuie sur le bouton jusqu'à ce qu'on ait dépensé tous ses points d'xp ou atteint le niveau max (99).

En fait, on s'arrêtera même parfois avant ce niveau car arriver au niveau 50/60, on ne débloque plus de nouveaux pouvoirs mais on augmente simplement les statistiques. Bref, on en a rapidement fait le tour et c'est dommage.

 final fantasy xiii-2,final fantasy,square enix,test final fantasy xiii-2,final fantasy,square enix,test

Même si on peut reprocher une petite raideur lors des déplacements des personnages, les graphismes du jeu sont tout bonnement splendides... Rien que les cheveux de Serah sont à tomber ! Et la tenue de Lightning est vraiment magnifique (mais c'est une armure : elle sera donc difficile à réaliser en cosplay).

Il faut compter une bonne vingtaine d'heures pour terminer la trame principale du scénario, cependant de nombreuses quêtes annexes viennent s'ajouter ainsi que la récolte des différents fragments. La fin "officielle" laisse sur sa faim et l'on peut attendre un FFXIII-2-2 (ou un FFXIII-3 mais c'est moins comique). Il est possible de débloquer des fins alternatives (dites paradoxales) en remplissant certains critères, ce qui rallonge encore la durée de vie.

 final fantasy xiii-2, final fantasy, square enix, test,

Conclusion

Final Fantasy XIII-2 tente de faire amende honorable : il reprend les bons ingrédients de son ainé tout en en gommant les gros défauts.

Ainsi, on ne se trouve plus dans un long couloir sans choix : on peut décider d'explorer sur le côté, de faire des quêtes annexes... Et cela fait du bien, même si cette liberté reste malgré tout limitée.

On retrouve les graphismes magnifiques de la série qui en font l'un des plus beaux RPG sur consoles actuelles.

Franchement, j'ai aimé jouer à FFXIII-2, les héros sont attachants (pour une fois les héros ne passent pas leur temps à se morfondre, au contraire c'est le "méchant" qui le fait), on remplit les quêtes annexes, on enchaine les combats... Mais il lui manque un petit quelque chose : il est question de sauver le monde, le futur même, mais l'espèce de souffle épique présent dans les anciens opus de la série semble lui faire défaut.

Final Fantasy XIII-2 relève donc la barre par rapport à Final Fantasy XIII : c'est un bon RPG pour les amateurs du genre, cependant il reste encore quelques efforts à fournir avant de retrouver le niveau d'un FFVII.

Ma Note : 7,5/10

Post Scriptum:

Un nouveau DLC proposant de nouveaux costumes pour Noel et Serah est sorti tout dernièrement. Serah peut maintenant se promener en joli Bikini, par contre bizarrement Noel ne se retrouve pas en maillot de bain/caleçon (ce qui aurait pu avoir son succès^^) : il a droit à un costume assez classe de Gardien du Temps. 

A noter aussi, la sortie cette semaine d'un DLC permettant de controler Sazh.

 final fantasy xiii-2,final fantasy,square enix,test final fantasy xiii-2,final fantasy,square enix,test

final fantasy xiii-2,final fantasy,square enix,test

        

dans Gaming, PS3, Test, Xbox360
Tags : final fantasy xiii-2, final fantasy, square enix, test

[Test] Catherine, le cauchemar des amoureux ? 
par Quantic

mercredi 08 février 2012 19:27 9 commentaires

 catherine, jaquette, ps3

Deep Silver a choisi la période de la Saint Valentin pour "enfin" sortir le nouveau titre des créateurs de Persona, les Japonais d'Atlus. Il faut dire que le sujet de Catherine se marie particulièrement bien à la fête des amoureux.

A moins que vous n'ayez passé les 6 derniers mois isolé sur un caillou au milieu du Pacifique, impossible de ne pas connaître Catherine, tellement ce jeu a fait le buzz lors de ses sorties Japonaises et Américaines... D'abord par sa difficulté "décourageante" mais surtout par son sujet et son héroïne dont la campagne Marketing laissait entrevoir un jeu presque érotique (Ah, la mozzarella, ça fait des fils…).

 catherine, fils, mozzarella

Un scénario mature et original

Vous incarnez donc Vincent, jeune informaticien trentenaire en couple depuis bien longtemps avec Katherine, jolie brune, bien faite, carriériste à souhait et vous coulez des jours heureux entre vos sorties entre potes et votre amoureuse. La liberté et le bonheur, quoi !

Mais Katherine aimerait que vous vous engagiez un peu plus dans votre relation et vous parle mariage, enfant et tout ce qui va avec... Ce qui vous stresse particulièrement.
Et c'est à ce moment délicat de votre vie que débarque Catherine (avec un C), magnifique blonde, innocente jeune fille aux atouts aguicheurs et très portée sur le sexe... surtout avec vous.

 

catherine,test,atlus,casse-tête,deep silver catherine,test,atlus,casse-tête,deep silver catherine,test,atlus,casse-tête,deep silver

Sans même que vous vous en rendiez compte, vous voilà en train de tromper Katherine avec une autre alors que vous parliez mariage avec elle 5 minutes auparavant. Mais il y a pire car depuis quelques jours, une série de morts inexpliquées sème la peur dans la ville et ne semble frapper que les hommes volages... A quand votre tour ?

Vous le voyez, le sujet de Catherine est pour une fois, dans le jeu vidéo, assez sérieux et le jeu vous amène inévitablement à vous poser des questions sur votre couple, sur la fidélité et sur l'Amour (avec un grand A). Et le sujet n'est pas traité à la légère, au contraire. Les cinématiques sont même parfois dérangeantes tellement elles visent là où ça fait mal. Il est rare de bénéficier d'un scénario aussi mature dans un jeu-vidéo.

 catherine,test,atlus,casse-tête,deep silver  catherine,test,atlus,casse-tête,deep silver

Le jour, histoire et drague à la japonaise

Le gameplay est séparé en deux phases bien distinctes. Le jour, vous incarnez Vincent dans un film non interactif aux graphismes de toute beauté (on dirait un Anime). Ces séquences, parfois un peu longues à mon goût, vous racontent l'histoire de Vincent, histoire que vous pouvez légèrement modifier à l'aide de questions existentielles sur l'amour et la fidélité pour finalement aboutir à 8 fins très différentes en fonction de vos réponses.

Entre ces cinématiques, quelques séquences RPG vous permettent d'interagir avec les personnages de votre choix, afin de les sauver d'une mort affreuse ou au contraire de les abandonner à leur sort. Votre portable joue également un rôle important puisque vous serez assailli de sms des deux C(K)atherine auquel vous devrez répondre en fonction de vos préférences pour vos deux amours.

Si les cinématiques sont agréables à suivre et vous poussent à continuer le jeu coûte que coûte pour connaitre la suite des aventures de Vincent, il faut reconnaitre que les séquences interactives sont extrêmement répétitives et me sont apparues plus comme une corvée que comme une découverte.

catherine,test,atlus,casse-tête,deep silver  catherine,test,atlus,casse-tête,deep silver

La nuit, préparez-vous à manger votre manette

La nuit, changement complet de gameplay puisque vous découvrirez ce qui constitue 80% du jeu, à savoir les puzzles que Vincent doit résoudre pour échapper à ses cauchemars et à une mort certaine. Et oui, tromper sa bien-aimée, cela perturbe les rêves, sachez-le.

Ces casse-têtes sont d'ailleurs d'une difficulté épouvantable au point que, sur la version Japonaise, un patch a été dare-dare développé afin d'intégrer ce qui se retrouve sur notre version comme le mode "Facile" et de calmer les acheteurs les moins doués du jeu.

Et très honnêtement, même en mode facile, j'ai été confronté à quelques crises de nerfs dont Aelya pourra vous parler. N'hésitez donc pas à vous essayer à ce mode avant d'affronter les modes plus difficiles.

 catherine,test,atlus,casse-tête,deep silver catherine,test,atlus,casse-tête,deep silver catherine,test,atlus,casse-tête,deep silver

Point positif, le mode facile vous entraine le cerveau, ce qui fait que recommencer le jeu en mode normal s'avère moins ardu que ce que l'on pourrait craindre.

Mais que les intégristes se rassurent, le mode difficile et l'abominable mode Babel vous occuperont l'esprit pendant que les autres mangeront leur manette de rage devant la difficulté extrême de ces modes.

Si vous voulez profiter simplement de l'histoire sans le challenge de la difficulté, je vous conseille de lancer le jeu en Facile, il n'y a pas de honte et au moins, vous profiterez de l'excellent scénario jusqu'au bout.

 catherine,test,atlus,casse-tête,deep silver  catherine,test,atlus,casse-tête,deep silver

Ces casse-têtes sont un véritable délire visuel puisqu'ils représentent Vincent en caleçon face à une montagne de cube à gravir. Mais bien entendu, il va falloir déplacer ces cubes pour vous frayer un chemin au milieu des pièges et de vos compagnons de jeu : des moutons !

Bien que souvent difficiles, et même si je ne suis pas du tout amateur de casse-tête, ces séquences s'avèrent finalement très originales. On découvre les techniques pour progresser assez naturellement, on meurt des centaines de fois mais on recommence encore et encore jusqu'à atteindre le sommet et le niveau suivant.

A la fin de chaque étage, vous affronterez même un boss qui représente les angoisses de Vincent. Ainsi, une mariée démoniaque, un bébé tueur ou encore une bouche pulpeuse mais mortelle vous pourchasseront dans votre ascension avec un seul objectif, vous débarrasser à tout jamais de votre stress et "punir" votre infidélité.

catherine,test,atlus,casse-tête,deep silver  catherine,test,atlus,casse-tête,deep silver

Conclusion

Catherine est un jeu surprenant. Bien loin du jeu érotique annoncé par sa campagne Marketing, il est finalement avant tout un jeu de casse-tête assaisonné d'une pointe de RPG de drague japonais.

Soyez donc prévenu et ne craquez pas sur la très belle jaquette sans connaissance de cause. Pour apprécier ce jeu, il faut avant tout, avoir envie de se casser la tête.
Mais si c'est le cas, vous aurez alors le plaisir de suivre une histoire passionnante et traitée de manière très mature avec des trahisons, des infidélités, du sexe, des dialogues un peu cru, bref un jeu adulte qui vous fera réfléchir à votre propre vie amoureuse.

Pourtant, ce jeu a peiné à me convaincre totalement. En effet, n'étant pas amateur de casse-têtes, ces séquences bien qu'agréables ne constituaient pour moi que des passages obligés pour connaître la suite des aventures de Vincent.

 catherine,test,atlus,casse-tête,deep silver

Et malheureusement, j'ai eu un peu de mal à m'identifier à ce trentenaire indécis si hésitant à s'engager avec la femme de sa vie. Peut-être est-ce dû au fait que dès notre premier rendez-vous, Aelya me parlait déjà de mariage et de chats (!) et que je n'ai donc jamais connu une telle indécision.

Toujours est-il que Vincent mériterait bien quelques baffes pour lui remettre les idées en place et croyez-moi, il n'aurait pas fait tous ces cauchemars. Ainsi, le scénario, quoiqu'excellent, a peiné à m'impliquer complètement dans son univers.

Et enfin, la répétitivité extrême de certaines séquences de jeu, même en dehors des casse-têtes m'a tout de même fait pousser quelques soupirs de lassitude.

Néanmoins, j'ai fort apprécié de partager quelques heures (comptez une dizaine d'heures de jeu en mode facile) avec Vincent au sein d'une histoire originale pour le monde du jeu vidéo et suffisamment bien traitée que pour conseiller l'achat du jeu à tous les curieux... à condition d'être prêt à affronter de longues séances de résolution de casse-têtes.

Ma Note : 7/10

catherine,test,atlus,casse-tête,deep silver

L'avis d'Aelya

Le buzz autour de Catherine m'avait rendu curieuse mais également méfiante par rapport au jeu : est-il aussi bien qu'on le dit ? Ne vais-je pas avoir envie de tout casser devant sa difficulté ? Et puis, l'histoire aurait plutôt tendance à viser un public typiquement masculin...

Finalement, j'ai vraiment accroché au jeu. Bon, comme le dit Quantic, Vincent mériterait qu'on lui remette un peu les idées en place, mais en cela il incarne bien le japonais indécis (le syndrome Shinji d'Evangelion).

Il est aussi un peu dommage que l'on soit parachuté dans l'histoire juste au moment où Katherine est montrée sous un jour négatif au point de se demander pourquoi il est avec elle : résultat, les gens auront tendance à la trouver méchante alors qu'on peut aisément comprendre ses sentiments face à un Vincent limite puéril. Les développeurs auraient dû faire une mini intro retraçant un petit bout de leur histoire de sorte qu'on ne parte pas avec un a priori négatif sur Katherine.

catherine,test,atlus,casse-tête,deep silver  catherine,test,atlus,casse-tête,deep silver

Petite parenthèse liée à l'évocation par Quantic de notre premier rendez-vous : si j'ai évoqué le mariage, ce n'était nullement en relation avec lui (je ne suis pas folle) ! Non, j'ai juste mentionné qu'au mariage de ma soeur, il y aurait une petite centaine d'invités (et potentiellement au mien aussi)^^...

Bon revenons à nos moutons^^

Les fameuses séances de casse-tête où les hommes ont l'apparence de moutons et qui s'intercalent dans l'histoire sont sympathiques à jouer. Cependant, j'avoue avoir trouvé cela répétitif et avoir eu un peu l'impression que c'était un passage obligé. Mais bon, je ne suis pas fan de casse-têtes...

Non, moi ce que j'ai vraiment aimé, c'est l'histoire et l'emballage autour d'elle : les interactions au bar, l'utilisation du GSM, les cinématiques... Même si là aussi on peut reprocher une certaine répétitivité.

Cependant, Catherine est un jeu qui vaut le détour : on a affaire à un film/anime interactif au scénario bien alambiqué, mature et intéressant et cela fait du bien !

Ma note : 8,5/10

catherine,test,atlus,casse-tête,deep silver catherine,test,atlus,casse-tête,deep silver

        

dans Gaming, PS3, Test, Xbox360
Tags : catherine, test, atlus, casse-tête, deep silver

[Test] Soul Calibur V : un jeu avec de beaux atouts 
par Aelya

jeudi 02 février 2012 19:48 8 commentaires

Soul Calibur 5, jaquette

Les jeux de combats et moi, c'est une histoire compliquée.

J'aime y jouer mais pas me prendre la tête dessus. Résultat, je peux attendre un jeu et en sortir déçue car trop technique : Je ne peux donc pas me défouler. Mais d'un autre côté, je n'aime pas non plus que le jeu soit trop facile : ce serait gâcher le plaisir de réussir un beau combo. Il faut un juste milieu difficile à atteindre^^

A cela doit aussi s'ajouter de beaux graphismes, des personnages charismatiques, une bonne fluidité, des effets qui claquent...

Pour cette dernière partie, la série des Soul Caliburs de Namco Bandaï ne démérite pas et ce nouvel opus ne vient pas faire tâche auprès de ses ainés.

 soul calibur 5, artwork       soul calibur 5, artwork

D'un point de vue technique, Soul Calibur 5 est au-dessus du lot.

La bande son s'intègre bien aux combats et certains airs sont vraiment sympas. Les voix sont bien ajustées par rapport à elle et sont assez bien jouées dans l'ensemble.

Les graphismes 3D et 2D en jettent : les arènes sont détaillées avec des animations (un troll veut détruire la grille de la forteresse) et évoluent même parfois (on passe du pont supérieur au pont inférieur du bateau). Dommage que certaines d'entre elles soient directement récupérées du précédent épisode, cela fait un peu recyclage. Les effets des armes/coups mettent en valeur l'action et les armures se dégradent au fur et à mesure des coups, même si de manière un peu moins flagrante que dans le précédent opus.

 soul calibur 5, screenshots  test,soul calibur 5,soul calibur,soul calibur v,namco

Le jeu en lui-même se divise en trois grands modes  : le jeu hors ligne, le jeu en ligne et le mode histoire/scénario.

Dans le jeu hors ligne (pas besoin d'online pass pour y avoir accès : très bon point pour Namco Bandaï), on retrouve les grands classiques du genre, c'est-à-dire un mode arcade où l'on affronte six adversaires à la suite, un mode versus (contre IA ou contre un autre joueur) et le mode entrainement. Celui-ci aurait d'ailleurs mérité d'être un peu plus travaillé à mon avis.

En bonus, on retrouve un mode un peu plus hardcore que le mode arcade, joliment nommé Ames Légendaires, ainsi que la possibilité d'enchaîner les combats rapides contre des héros originaux calqués sur le mode en ligne et qui permettent de débloquer des titres pour vous la jouer auprès de vos camarades de jeu.

soul calibur 5, screenshots

Le jeu en ligne permet d'affronter des joueurs du monde entier ou de jouer contre des amis/rivaux. En effet, on peut désigner des rivaux et ainsi voir leur stats constamment pour les comparer avec les nôtres. Ainsi, au fur et à mesure de notre progression dans le jeu hors ligne/en ligne/histoire se remplit notre carte d'identité avec toutes nos caractéristiques, notre style préféré, les titres débloqués, sans oublier notre niveau.

Enfin, le mode scénario met en scène les personnages de cet opus dans une histoire inédite divisée en plusieurs chapitres.

Comme annoncé précédemment, celle-ci se passe une vingtaine d'années après les événements de Soul Calibur 4 et suivent les pas des deux jumeaux de Sophitia : Pyrrha, enlevée par Tira à sa naissance, et Patroklos, qui combat farouchement les infestés et n'a qu'une idée en tête : Retrouver sa soeur.

L'histoire est sympathique et a le mérite d'exister (en tout cas bien plus que dans SC IV). Cependant, si l'on croise des personnages des épisodes précédents au cours du scénario, on n'incarne malheureusement que trois personnages lors de cette histoire : Patroklos, Pyrrha et un troisième dont je vous laisse la surprise et que l'on incarne qu'une ou deux fois sur les 20 chapitres. Il y a donc intérêt à aimer ces deux nouveaux personnages qui ne brillent pas par leur originalité. Il est également dommage de voir qu'on ne croise pas tous les personnages jouables de cet opus lors de la campagne scénarisée.

 test,soul calibur 5,soul calibur,soul calibur v,namco  soul calibur 5, screenshots

Et une fois de plus, le "scénario" s'avère malheureusement très court, moins de deux heures. Il ne faut donc vraiment le considérer que comme une mise en bouche.

Niveaux personnages, justement,  on retrouve les grands classiques tels qu'Ivy (que serait un épisode de Soul Calibur sans elle et son décolleté plongeant ?^^), Hilde, Siegfried, Cervantes, Raphael, Mitsurugi, Voldo mais aussi de nouvelles têtes : les deux jumeaux bien entendu, mais aussi, Viola, Leixia, Ezio (d'Assassin's Creed), Natsu, Xiba... Le design des costumes a été revu pour les anciens : à chacun de juger selon ses goûts. Chaque personnages a droit à deux costumes assez différents et à cela s'ajoute ceux disponibles dans le mode création.

Ce mode permet en effet de revoir le costume des héros mais aussi de se créer un héros propre avec un style de combat défini et un look bien à soi^^. Contrairement à Soul Calibur 4, les pièces d'équipement n'augmentent pas la puissance d'un personnage, ce qui mettait un frein à la création précédemment. On est donc plus libre dans ses choix. De nouveaux éléments de personnalisation se débloquent au fur et à mesure de notre progression dans le jeu. Bref, il y a de quoi faire^^

 test,soul calibur 5,soul calibur,soul calibur v,namco  soul calibur 5, screenshots

Mais les combats sont-ils à la hauteur du reste ? Oui, mais...

En effet, Soul Calibur 5 est comme ses ainés, facile à prendre en main, on arrive à enchainer les coups sans trop de soucis et à faire des trucs sympas, surtout que les développeurs ont ajouté pour les moins doués un coup critique que l'on peut déclencher facilement une fois une jauge spéciale remplie.

Des combos plus techniques et poussées sont également de la partie mais ne représentent pas un vrai challenge pour les pro du pads (attention, je ne me compte pas dedans, ayant deux pouces gauches lorsqu'il s'agit de placer des combos^^).

Cependant, le gros point noir de Soul Calibur 5 n'est pas là mais dans l'étalonnage de sa difficulté solo.

En mode arcade ou en mode histoire, on enchaîne donc les combats sans trop se prendre la tête, voire en terminant ses adversaires d'un beau perfect et puis d'un coup on se retrouve devant un boss qui nous tue en deux coups sans qu'on ne puisse rien faire... Et l'on a beau recommencer, ne s'étant pas préparé à une telle difficulté, on n'y arrive pas, on s'énerve, on râle et, au final, on doit soit diminuer la difficulté, ce qui jette l'opprobre sur nous et nous frustre cruellement (j'ai tout fait en normal et là je dois passer en facile! A quoi cela a servi de faire le reste?) soit abandonner ce qui nous frustre tout autant (j'ai tout fait et je dois abandonner maintenant! A quoi cela a servi de faire le reste?). De quoi un peu dégouter du jeu les moins doués d'entre nous.

 soul calibur 5, screenshots

Conclusion

Soul Calibur 5 est le digne héritier de ses prédécesseurs. On retrouve les graphismes splendides et les personnages charismatiques propres à la série. Perso, j'adore! Le mode création est également un vrai plaisir (même si pour l'instant je n'ai pas encore assez de vêtements débloqués à mon goût ;-)).

Le gameplay reste lui-aussi fidèle et assez abordable : les pros du pads regretteront certainement l'absence de coups très techniques tandis que les joueurs moins doués se réjouiront de pouvoir placer des coups qui en jettent assez facilement.

Comme dans les précédents épisodes, Soul Calibur reste plutôt destiné aux amateurs avertis qu'aux vrais fans de fight qui lui préfèreront des jeux plus techniques à la Street Fighter mais pour moi, ce jeu constitue un excellent équilibre entre technique et grand spectacle.

Non, le vrai défaut de Soul Calibur 5 reste sa difficulté disproportionnée : on massacre ses adversaires et face au boss, on se retrouve face à un mur. Cela rend le jeu frustrant et c'est vraiment dommage.

Néanmoins, les développeurs avaient annoncé qu'il ferait du recalibrage au cours de la vie du jeu. On peut donc espérer quelque chose de ce côté.

De plus, malgré ce défaut, Soul Calibur reste très fun et il serait dommage de s'en passer !

Ma note : 8/10

soul calibur 5, artwork     soul calibur 5, artwork

L'avis de Quantic

Pour ma part, mon avis rejoint en grande partie celui d'Aelya. Soul Calibur V est bien dans la lignée de la licence et même s'il apporte quelques changements techniques et visuels, on reconnait la patte Soul Calibur du premier coup d'oeil.

Ainsi, la technique pure est bien contrôlée et les effets visuels qui vont avec sont à la hauteur mais le jeu reste toujours aussi "simple". Si vous n'êtes pas amateur de ce type de gameplay, ce n'est pas cet épisode qui vous réconciliera avec la licence mais si vous aimez ne pas vous prendre la tête à apprendre des combos, Soul Calibur reste un jeu pour vous.

L'aventure en solo reste malheureusement très courte et il faut vraiment compter sur le multi pour profiter du titre.

soul calibur 5, screenshots

Le personnage bonus : Ezio est sympathique même si l'on se demande comment il a fait pour se perdre dans cette aventure, quoi que les dates coïncident ! Dommage que son design soit aussi lisse, on a presque du mal à reconnaitre notre Ezio adoré. Son gameplay est, par contre, assez réussi et finalement, on se surprend à le choisir plus souvent qu'anticipé pour un petit match rapide.

Le multi garde bien tout son intérêt. Nous avons passé une bonne après-midi à nous bourrer le chou, Aelya et moi et les différents personnages restent un plaisir à prendre en main, même si on trouve très vite son petit chouchou...

Espérons juste que, comme annoncé, Namco suive son bébé car pour l'instant, certains persos sont à la limite du cheat... Mitsurugi par exemple est vraiment trop facile à prendre en main... Aucun de nous deux n'a perdu de combat avec lui mais pour le reste, ce nouvel opus s'avère très agréable et nous n'avons certainement pas fini de le retourner dans tous les sens.

Ma Note : 8/10


        

dans Gaming, PS3, Test, Xbox360
Tags : test, soul calibur 5, soul calibur, soul calibur v, namco

[Test] Ace Combat : Assault Horizon, et si j'étais Tom Cruise ? 
par Quantic

jeudi 26 janvier 2012 20:38 3 commentaires

Pilote de chasse... Quel trentenaire nourri à Top Gun n'a pas rêvé d'une telle carrière ? Et c'est bien sûr mon cas à moi aussi.

ace combat assault horizon, test

Ace Combat : Assault Horizon s'annonçait, à cet égard, prometteur et je m'imaginais déjà passer à ras de la tour de contrôle tel un Tom Cruise paradant dans son F14... Sauf que Top Gun vu par les japonais, c'est un peu différent.

Si vous avez joué à Battlefield 3 ou à Modern Warfare 3, vous vous souvenez probablement des petites séquences à bord d'un avion de chasse ou d'un bombardier...
Et bien, pour faire simple, Ace Combat, c'est un jeu rempli uniquement par des séquences de ce type.

Vous aurez donc le plaisir de piloter différentes machines de guerre avec un seul objectif commun : Tout faire péter. On ne peut donc pas vraiment dire que la subtilité soit le point fort du jeu.

 test,ace combat assault horizon,namco,shoot

Appareils complexes mais gameplay simplifié

Chaque appareil a ses propres commandes pas toujours évidentes à manipuler et si l'avion de chasse reste certainement le plus fun à jouer, on peut quand même passer parfois 15 minutes à pourchasser un autre appareil sans réussir à lui coller un missile dans la figure.

Il est par contre plutôt agréable de participer en plein combat à des cut-scenes où vous gardez un contrôle relatif de votre appareil tout en faisant face à un script spectaculaire (grue qui s'écroule, Poursuite à flanc de montagne,…). Apprenti pilote, attention, le système de lock qui vous fait suivre automatiquement votre cible tandis que vous essayez de l'aligner enlève le peu d'intérêt à l'aspect simulation du titre, classant ainsi définitivement cet épisode de la série des Ace Combat dans la catégorie du shoot scénarisé.

A côté d'une carrière de pilote de chasse, vous pourrez également endosser l'uniforme (beaucoup moins sexy) de pilote d'hélicoptère d'assaut, de canonnier ou même de bombardier d'altitude... Mais le titre se débrouille nettement moins bien qu'avec le bon vieux pilote de chasse.

En effet, le gameplay de l'Apache (l'hélicoptère, pas l'indien) est plus subtil mais beaucoup moins fun et précis. Quant aux postes de canonniers et de bombardiers, bonjour le somnifère.

 test,ace combat assault horizon,namco,shoot test,ace combat assault horizon,namco,shoot

Les Gi's vus du Japon

Entre les chapitres consacrés au combat, des cinématiques assez réussies vous racontent une histoire à dormir debout à base de terroristes (que serait-on sans eux ?) et de trahison russe... Mais heureusement pour nous, l'armée américaine est là pour sauver le monde, une fois de plus !

Venant d'un développeur Japonais, on peut trouver cet éloge de l'Oncle Tom un peu étrange et pour un occidental, la représentation du GI américain est également inhabituelle. Il suffit de lire les mangas et leur représentation parfois surréaliste des USA pour savoir que le Japon a une vision de l'Amérique "particulière" et c'est ainsi que les pilotes d'Ace Combat paraissent un peu artificiels et peu convaincants aux yeux d'un occidental.

 test,ace combat assault horizon,namco,shoot  test,ace combat assault horizon,namco,shoot

Mais le plus gros défaut de ce jeu reste sa répétitivité. Malgré les efforts des développeurs pour varier l'action, après quelques heures de jeu, on commence à en avoir fait bien le tour et les derniers chapitres ressemblent presque à une punition.
Pourtant, les qualités techniques et artistiques sont indéniables et voler au ras des gratte-ciels de Dubai est une image qui restera dans ma mémoire.

Avec un solo un peu mou et répétitif, il fallait un multi original et là, on est servi avec des maps inspirées du mode solo qui sont efficaces et spectaculaires et des modes de jeu qui font passer la partie aérienne de Battlefield pour un pétard mouillé.

Pourtant, même ce mode multi s'avère un peu décevant sur la longueur, surtout parce que les joueurs sont la plupart du temps de vrais acharnés et qu'en tant que débutant, on rame avant de pouvoir faire quelque chose de correct. Il faudra donc s'accrocher pour commencer à marquer des points au milieu de cette cohue de pilotes chevronnés. Patience que je n'ai pas eue, je l'avoue.

 test,ace combat assault horizon,namco,shoot

Conclusion

Ace Combat : Assault Horizon tente de s'imposer sur un marché de niche, les shoot them up's à vocation militaire et même si dans le genre, il se débrouille plutôt bien, il ne faut pas s'attendre à plus. La simulation aérienne est inexistante et le gameplay se limite exclusivement au combat sans grande finesse.

Techniquement, Ace Combat ne fera pas date mais se laisse regarder avec des cinématiques très agréables malgré un scénario très (trop) tiré par les cheveux et une représentation des américains un peu trop japonaises que pour satisfaire un occidental.

Et si le jeu se laisse découvrir, seuls les amateurs d'avions (et encore pas trop exigeants sur la simulation aérienne) y trouveront vraiment leur compte sur la durée... les autres se lasseront assez vite du gameplay répétitif et passeront à autre chose.

Note : 6,5/10


        

dans Gaming, PS3, Test, Xbox360
Tags : test, ace combat assault horizon, namco, shoot

[Preview] Prey 2 : quand la proie devient le chasseur 
par Aelya

lundi 23 janvier 2012 20:08 3 commentaires

prey 2,prey,human head studios,bethesda,gamescom 2011,preview,fps,ps3,xbox360,pc

J'ai récemment pu assister à une présentation de Prey 2, le spin off de Prey. N'ayant pas joué au premier, j'étais un peu embêtée. Heureusement, les développeurs ont un peu ré-expliqué le principe de ce FPS.

Dans Prey, le héros était enlevé par des extraterrestres et transporté sur une sphère. Là-bas, il devait se battre pour survivre, il était une "proie".

Dans Prey 2, on incarne un nouveau héros, qui lui aussi se fait enlever (depuis un avion), sauf que cette fois-ci, il ne sera pas la proie mais le chasseur.

En effet, transporté sur une autre planète, il devient Bounty Hunter (chasseur de prime) et ça tombe bien car personne n'est totalement innocent dans cet univers.

Pour permettre de traquer ses proies, les développeurs ont décidé de rendre le héros très agile. Il peut ainsi courir, s'agripper aux murs, escalader, tirer en étant suspendu à une corniche... Bref, il n'a rien à envier à Ezio !

Le joueur recevra des missions via un transmetteur pour chasseur de prime ("Bounty Wire). La façon de les accomplir dépendra du joueur : on veut employer la force brute ? Pas de problème. On préfère une approche discrète, c'est possible aussi.

prey 2,prey,human head studios,bethesda,gamescom 2011,preview,fps,ps3,xbox360,pc prey 2,prey,human head studios,bethesda,gamescom 2011,preview,fps,ps3,xbox360,pc

Pour obtenir des informations, il sera possible de passer par des indics et de les soudoyer ou les brutaliser, et, suivant vos actes, leur réaction changera à votre prochaine rencontre. De même, si votre mission consiste à capturer une cible et à la garder en vie, celle-ci pourra tenter de vous corrompre.

A vous de voir si le jeu en vaut la chandelle, surtout que le jeu proposera un système de réputation envers les autres PNJ mais aussi envers les autorités locales, commettre trop d'infractions n'étant donc pas forcément des plus judicieux.

Le joueur aura à sa disposition plein de petits gadgets sympathiques tel que des grenades anti-gravité qui soulèveront les ennemis ou encore un système permettant de sauter de haut sans se faire mal.

prey 2,prey,human head studios,bethesda,gamescom 2011,preview,fps,ps3,xbox360,pc prey 2,prey,human head studios,bethesda,gamescom 2011,preview,fps,ps3,xbox360,pc

La ville que nous avons vue était très sombre avec un aspect un peu sale collant bien à l'ambiance "chasseur de prime" du jeu. Cette ville avait un aspect assez vertical pour forcer le joueur à exploiter les possibilités de déplacements du héros. Les PNJ étaient assez vivants et avaient des réactions différentes suivant que l'arme du héros étaient apparente ou pas.

Certains mini-events sont également présents : par exemple, quelqu'un se fait attaquer, on peut décider de l'aider ou non, ce qui vous permettra d'obtenir de nouvelles missions ou de nouveaux contacts et influencera votre réputation.

Prey 2 proposera donc un monde assez ouvert où le joueur jouit d'une grande liberté aussi bien dans ses déplacements que dans les choix qu'il est amené à faire. Même si je ne suis pas une très grande fan des FPS, cet aspect du jeu m'intrigue et me donne envie de suivre son évolution.

Reste à voir ce que cela donnera réellement à sa sortie courant 2012 sur PC, XBOX360 et PS3.

prey 2,prey,human head studios,bethesda,gamescom 2011,preview,fps,ps3,xbox360,pc prey 2,prey,human head studios,bethesda,gamescom 2011,preview,fps,ps3,xbox360,pc

        

dans Gaming, PC, Preview, PS3, Xbox360
Tags : prey 2, prey, human head studios, bethesda, preview, fps, ps3, xbox360, pc

[Test] WWE 12, le catch comme si vous étiez sur le ring 
par Quantic

lundi 16 janvier 2012 18:44 4 commentaires

wwe12,jaquette, thq

Même si j'ai regardé comme tout le monde le catch à la télévision quand j'étais petit, je dois bien reconnaître que c'est un show que je ne suis plus depuis bien longtemps et comme WWE 12 est mon premier jeu de catch, autant vous dire que j'ai été bien perdu au lancement du jeu avec tous ces catcheurs inconnus pour moi et ces compétitions aux noms bien bizarre...

Mais il en faut plus pour me faire peur et j'ai donc enchaîné les défaites pendant une bonne heure en me disant que décidément, je n'étais pas fait pour ce "sport".

Finalement, j'ai fini par comprendre, malgré un didacticiel très mal foutu, voire inexistant qui oblige le novice à tester les boutons directement en match...

Ca fait quoi ce bouton-là, ah non, là je monte sur les cordes avec l'adversaire à mes trousses... Bon et ce bouton-là, ah non, là, j'ai fait un plongeon hors du ring alors que mon adversaire est au sol...

Bref, on se bat un peu avec les commandes. Ceci n'étant valable que pour les novices de mon genre puisque j'ai compris des habitués de la licence que pour eux, cette version 2012 se positionnait dans la continuité de l'édition 2011, ce qui n'a rien d'étonnant puisque c'est un peu la norme pour tous les jeux sportifs à sortie annuelle.

test,wwe,wwe12,thq,catch test,wwe,wwe12,thq,catch

Mais revenons à nos athlètes aux corps huilés et aux muscles saillants.

Techniquement, le jeu n'est pas moche à regarder, les catcheurs sont plutôt bien modélisés et même si certaines animations manquent encore de fluidité, il faut reconnaitre que l'impression d'être au milieu du ring est plutôt bonne.

Les animations d'entrée des catcheurs et des victoires/défaites sont également plutôt sympas, avec même la possibilité de créer sa propre entrée, mais bon, soyons honnête, après quelques heures, plus personne ne les regardera.

Le gameplay m'a, par contre, paru assez déroutant.

Il trouvera surement ses défenseurs mais, pour ma part, j'ai un peu de mal à adhérer à un jeu qui se veut aussi "simple" (une seule touche réalise toutes les prises) et où finalement seul le timing et la variation dans le type de prise sélectionné permet de faire la différence.

En activant le  ciblage manuel (qui permet de sélectionner avec plus de précisions la partie du corps visée), le jeu gagne un peu en profondeur tactique mais il reste quand même assez simpliste, particulièrement en multi où l'intérêt des matchs est franchement limite.

test,wwe,wwe12,thq,catch

Heureusement, même avec un gameplay un peu vieillissant, les matchs sont d'une intensité qui fait plaisir à voir avec des prises bien violentes, des vols planés dans tous les sens et un vrai show, comme dans la réalité.

Les retournements de situations sont nombreux et il ne faut jamais croire un match fini avant le 1,2,3 de l'arbitre lors des tombés. Ceux-ci sont d'ailleurs gérés de manières très stressantes car pour se dégager, il faut faire face à un jeu de précision dont la zone de dégagement est d'autant plus petite que votre catcheur est mal en point.

Intéressant et stressant à souhait mais malheureusement un peu répétitif également. Cela donne un peu l'impression que l'issue du match se joue sur un QTE !

 test,wwe,wwe12,thq,catch test,wwe,wwe12,thq,catch

Les modes de jeu sont peu nombreux mais occuperont quand même le fan pendant un bon moment. On passera rapidement sur le mode exhibition qui vous permettra juste de vous amuser directement avec vos stars favorites pour s'attarder sur les deux "vrais" modes solos :

- Road to WrestleMania qui est, en quelque sorte la campagne scénarisée où l'on incarne différents catcheurs dans des histoires dignes de la réalité et débordantes de trahisons, de gentils un peu naïfs et de méchants vraiment très méchants. Ce mode est sympathique mais malheureusement un peu répétitif et finalement assez court.

- Univers WWE qui vous fait vivre tous les évènements majeurs du Catch depuis les matchs de début de soirée entre stars en devenir jusqu'aux affrontements entres mega star au sein d'un environnement dynamique puisque les résultats des matchs ont réellement une influence sur la suite.

test,wwe,wwe12,thq,catch

Si on peut critiquer le peu de scénarisation, ce n'est certainement pas le cas de la personnalisation quasi-illimitée, que ce soit au niveau des règles (match en cage, ring en flammes, match à deux, à quatre ou à six, avec disqualification ou sans,...) ou de l'univers en lui-même (arènes, catcheurs, entrées, ...), tout est possible ou presque et le novice que je suis a vraiment redécouvert ce "sport" et ses multiples facettes : les aspects sportifs bien sûr mais surtout le show qui confère au catch cet aspect si unique entre compétition et grand spectacle.

Mon oeil pervers regrettera quand même que les matchs féminins (les divas de leur petit nom) soient si anecdotiques au milieu de la horde de Musclor en petite culotte.

Petite note personnelle : Penser à vérifier avec attention que les modèles 3D de ces dames ressemblent à leurs modèle dans la réalité car si c'est le cas, je pense que je vais m'intéresser à cette discipline méconnue et pourtant hautement sportive qu'est le catch féminin… ;-)

 test,wwe,wwe12,thq,catch

Conclusion

WWE 12 est le jeu de catch à posséder pour tout fan de la discipline, ne fut-ce que parce qu'avec la licence WWE, on peut retrouver toutes les stars et toutes les disciplines.

Par contre, si vous n'êtes pas fan, ce jeu pourra paraitre déroutant... mais sans doute pas plus qu'un NFL peut l'être pour un non initié au football américain. En plus de combler le fan, WWE 12 propose une véritable approche du Catch pour le novice complet.

Avec une pléthore de stars disponibles (plus de 60 sans compter les stars bloquées) et une bonne utilisation de la licence WWE, le jeu reste pourtant inégal. Les matchs s'enchainent facilement et une fois les mécanismes de gameplay compris, on s'amuse bien tout en pestant contre les "injustices" et les quelques défauts (IA parfois un peu à la masse, maniabilité vieillissante) mais pourtant, il manque une ligne directrice, un lien fort entre cette succession de combats qui auraient pu rendre WWE 12 passionnant.

Enfin, le Multi est actuellement vraiment décevant. L'esprit est à la pure compétition et à la collection de victoire alors que le gameplay n'est pas encore bien adapté et manque d'équilibre. THQ multiplie les patchs donc on peut espérer que la situation s'améliore d'ici peu.

Note : 7/10


        

dans Gaming, PS3, Test, Wii, Xbox360
Tags : test, wwe, wwe12, thq, catch