[Test] Deadpool, quand mes multiples personnalités s'en mèlent 
par Quantic

jeudi 25 juillet 2013 19:07 2 commentaires

 deadpool,test,activision,comics

Deadpool, c’est le héros le plus barge de l’univers Marvel. Un peu méconnu, sachez qu’il a un pouvoir de régénération semblable à celui de Wolverine. Mais c’est le seul point commun entre les deux héros. Il faut dire que Deadpool a une histoire bien à lui. Ainsi, il n’est pas vraiment un méchant mais pas vraiment un gentil  non plus et dans la mythologie Marvel, il se présente plutôt comme un mercenaire.

Mais ce qui le rend unique et si intéressant, c’est qu’il est schizophrène puissance 10 et est constamment en conflit avec lui-même et ses personnalités alternatives. Ainsi, il entend sans cesse des voix dans sa tête et nage en permanence au milieu d’hallucinations remplies de filles à la poitrine opulente et peu vêtues. Et cerise sur le gâteau, c’est le seul héros qui sait pertinemment qu’il est dans un comic, il n’hésite donc pas à interpeller le lecteur et à le prendre à parti.

 deadpool,test,activision,comics

Une ambiance unique et hilarante.

Dès la première scène du jeu, le ton est donné. Deadpool traîne chez lui et on comprend vite qu’il finance lui-même le jeu vidéo qui lui est consacré. Le concept de l’ellipse cher au comic est donc repris d’entrée de jeu et on incarne un Deadpool parfaitement au courant qu’il est dans un jeu-vidéo. Ainsi, en plus de nous offrir des scènes d’un comique grandiose de par la personnalité même de Deadpool, les développeurs de High Moon Studio proposent aussi un sacré paquet d’hommages aux grands classiques du jeu-vidéo via des petites séquences rétro.

C’est difficile à expliquer si vous ne connaissez pas le personnage de Deadpool mais le jeu réussit à capturer à merveille l’ambiance du comic et on ne peut s’empêcher d’attendre avec impatience la prochaine réplique salace, le prochain clin d’œil cinéma ou jeu vidéo ou, tout simplement, la dernière idée débile du héros le plus déjanté de tous les temps.

deadpool,test,activision,comics

Un beat them all qui se cherche.

Malheureusement, le gameplay proposé réussit péniblement à nous accrocher. Deadpool est un beat them all pur jus puisque notre héros trucide ses adversaires à l’aide d’une de ses 3 armes de poing ou les canarde avec l’une des 4 armes à distance disponibles. Rien de bien original jusqu’ici même si les armes de poing donnent souvent naissance à des scènes plutôt crues où le sang gicle dans tous les sens. Je retiendrai quand même une petite originalité dans les armes de jets ou, à côté, des très classiques grenades et autres mines, on trouve aussi un piège à loup permettant d’immobiliser un adversaire. Je vais l’avouer, j’ai adoré ;-)

Mais plus encore que le manque de variété des armes, c’est surtout leur exploitation qui pose problème. Au corps à corps, on a en face de nous un sous-Batman où il s’agit juste de basher les boutons dans tous les sens sans vraiment savoir ce que l’on fait. Et l’esquive très molle ne vient pas remonter la sauce. A distance, c’est encore pire puisque la visée s’avère tout simplement catastrophique. Dommage car les armes à distance se montrent plutôt puissantes.

deadpool,test,activision,comics  deadpool,test,activision,comics

On a donc vite fait d’enchaîner les combats à la queue leu leu sans vraiment se passionner pour quoi que ce soit. Là où les développeurs montrent tout leur humour, c’est quand Deadpool les prend directement à parti en leur demandant où est passé son budget si c’est pour produire un jeu aussi mauvais.

Gageons que comme la grande majorité des jeux à licence d’Activision, High Moon n’a eu ni l’argent, ni le temps de se consacrer à fond au héros le plus pervers du monde des comics. Dommage car on sent que les développeurs se sont amusés comme des petits fous avec cet univers.

deadpool,test,activision,comics

Conclusion

Deadpool est un beat them all tout ce qu’il y a de classique et propose des mécanismes de gameplay plutôt en-dessous de la moyenne. A ce titre, on ne peut certainement pas dire qu’il s’agisse d’un bon jeu mais heureusement, les développeurs ont parfaitement cerné la folie du héros et ont réussi à l’adapter avec brio en jeu-vidéo.

Deadpool reste quand même un jeu moyen mais c’est un immanquable si vous aimez l’univers de Deadpool ou si, tout simplement, vous appréciez l’humour idiot et les remarques graveleuses. Et on va vous avouer que c'est pour l'ambiance qu'on y a joué.

Ma Note : 6,5/10

Deadpool est disponible sur PS3, Xbox 360 et PC

        

dans Gaming, PC, PS3, Test, Xbox360
Tags : deadpool, test, activision, comics

[Test] MotoGP 13, c'est moi le champion des 2 roues 
par Quantic

mardi 23 juillet 2013 18:49 0 commentaire

 moto gp 13,simulation,moto,milestone,test

Après avoir récupéré la licence officielle WRC, le studio Italien Milestone s’accapare la licence officielle Moto GP. Et si WRC n’est pas resté dans les mémoires, l’espoir était permis pour MotoGP puisque Milestone a une certaine expérience des 2 roues avec notamment la série des SBK, plutôt réussie.

Et si une chose est sûre, c’est qu’ils ont bien exploité la licence. Toutes les motos, tous les pilotes, tous les circuits du championnat MotoGP sont bien là depuis la catégorie reine du Moto GP jusqu’au Moto 3. Les amateurs seront comblés.

Milestone a également bien soigné l’emballage de son jeu en proposant de nombreux modes qui couvrent à peu près tout ce dont un motard en herbe peut rêver même si c’est bien entendu le mode championnat qui a attiré le plus mon attention.

moto gp 13,simulation,moto,milestone,test

Un mode championnat plutôt réussi

Première étape, personnaliser son pilote en lui choisissant ses couleurs, son casque et même une petite photo pour lui donner un peu de personnalité. Petite anecdote : dans ma grande tradition, j’ai décidé d’incarner une femme, une jolie brune au regard de braise, enfin, non, disons plutôt, la seule photo qui ne fait pas trop peur à regarder. Mais tandis que j’incarne une femme, le corps de mon pilote, lui, n’a pas changé d’un poil. L’intention reste quand même louable ;-)

Dans le mode championnat (sur lequel je me suis concentré), on commence par une première mini-saison qui nous permet d’attirer l’attention des teams de Moto 3 au travers de courses en Wild Card. Ainsi, en fonction de nos performances, des équipes plus ou moins bonnes nous feront des offres pour un contrat annuel.

 moto gp 13,simulation,moto,milestone,test

Enfin, ça, c’est la théorie car, en pratique, si vous faites de bons résultats en dépassant l’objectif fixé par votre équipe et/ou en battant votre rival désigné, vous recevrez en cours de saison des offres d’autres équipes et même la possibilité de changer de catégorie en pleine saison. Une bonne idée pour ne pas rester coincé dans une catégorie que l’on domine complètement mais pour le réalisme, on repassera.

Entre chaque course, on retourne dans son bureau pour lire les emails totalement inintéressants de notre agent/ingénieur et regarder les classements du championnat. Bien vite, cet écran montre son inutilité quasi-totale et on ne l’utilise donc que comme interlude entre deux courses.

moto gp 13,simulation,moto,milestone,test

Une fois la course lancée, on peut choisir quelques options comme le niveau de simulation, la longueur de la course et la manière dont les essais sont gérés. On peut aussi bien réaliser un week-end complet avec toutes les séances d’essai qu’un week-end speedé réduit au minimum. Chacun y trouvera son compte en fonction du temps dont il dispose.

Dans le paddock, on retrouve une vue très « Codemasters » avec le point de vue du pilote et quelques menus pour régler sa monture. Le niveau de réglage est d’ailleurs une des très bonnes surprises de ce titre puisqu’il y en a beaucoup et que tous ont une réelle influence sur votre pilotage. Passer un peu de temps dans ces menus permet donc de réellement gagner du temps sur la piste. Et pour aider les plus novices, Milestone a même prévu un assistant permettant de décrire vos sensations et d’adapter vos réglages automatiquement. Et cela fonctionne vraiment, même si j’avoue avoir rapidement pris la main en « manuel » pour plus de finesse.

moto gp 13,simulation,moto,milestone,test

Et maintenant, le grand moment arrive, on enfourche sa bécane et on monte sur la piste. Et là, première constatation, Moto GP 13 est bien plus une simulation qu’un jeu d’arcade. En voilà une bonne nouvelle ! Pour moi qui n’ait que très peu d’expérience avec les simulations motos, je dois même vous avouer avoir rapidement activé un sacré paquet d’aides au pilotage pour ne pas partir en carafe à chaque virage. Et même comme ça, les glissades sont nombreuses et les guidonnages loin d’être simples à récupérer.

Avec la gestion de la position sur la moto, du freinage avant/arrière et d’une excellente simulation de la puissance de votre engin, j’ai été plutôt étonné par la qualité du moteur physique. Chaque pilote pourra trouver son niveau de simulation et s’amuser et c’est bien là l’essentiel.

moto gp 13,simulation,moto,milestone,test

Et si tout était parfait...

Là, on peut presque se dire que Milestone qui signe plutôt des simulations « moyennes » a touché le gros lot mais malheureusement, je vais entamer le chapitre des choses qui fâchent. Et s’il ne faut en retenir qu’une seule, c’est le niveau technique du jeu qui s’avère vraiment très en-dessous de ce que l’on peut attendre. Sur ma version PS3, je ne peux rien dire de plus que : "C’est moche". Les circuits sont désespérément vides et les textures sans aucune finesses. Heureusement, les pilotes et les motos sont plus soignés mais globalement, on a un jeu de 5 ans d’âge au niveau technique, chose difficilement pardonnable aujourd’hui.

moto gp 13,simulation,moto,milestone,test

Quel dommage également que la vue "bulle" soit quasiment injouable. On est donc quasi contraint de piloter avec une vue arrière qui nuit énormément à l’impression de vitesse et qui gâche quand même une bonne partie de la qualité du moteur physique. Enfin, les bugs sont nombreux, depuis la chute de framerate soudaine jusqu’à la disparition des pilotes lors des replays. Voilà qui montre un vrai manque de finition.

Un petit mot sur l’IA, plutôt pas mauvaise puisque les adversaires sont loins d’être sur des rails même s'ils restent assez simples à doubler et ont une fâcheuse tendance à freiner un peu tôt. Tenez-vos distances !

Enfin, Milestone a intégré un système de météo. Bon, c’est vrai, celle-ci est non-dynamique et s’applique au circuit dans son ensemble mais au moins, on aura le plaisir de piloter complètement trempé. Malheureusement, la pluie ne change pas grand-chose et si on doit être un peu plus prudent à la réaccélération, c’est quasiment le seul changement que j'ai pu constater.

Un dernier mot sur le mode multi qui s'avère assez convaincant avec ses 12 pilotes en ligne mais je vous avouerai, en bon novice des 2 roues, m'être surtout concentré sur le mode solo.

moto gp 13,simulation,moto,milestone,test

Conclusion

Moto GP 13 avait toutes les cartes en main pour être une grande simulation de moto. Une licence prestigieuse, un moteur physique qui tient la route, une vraie ambition des développeurs de proposer un championnat immersif. Et au final, c’est l’aspect technique bien trop juste et l’impression de répéter toujours la même course qui gâche la vue d’ensemble du jeu.

Ceci dit, si vous êtes fans du Moto GP, ces défauts ne vous gêneront pas plus que cela, mais si ce n’est pas le cas, sachez qu’on commence à se lasser après une petite dizaine d’heures de jeu. Et pourtant, il ne manquait pas grand-chose à ce Moto GP pour être l’équivalent à deux roues de la série des F1 20XX de Codemasters.

Ma Note : 6,5/10


Moto GP 13 est disponible sur PS3, Xbox 360, PS Vita et PC

        

dans Gaming, PC, PS VITA, PS3, Test, Xbox360
Tags : moto gp 13, simulation, moto, milestone, test

[Preview] Beyond : Two Souls, l'avenir du jeu vidéo ? 
par Quantic

vendredi 19 juillet 2013 18:58 6 commentaires

 e3 2013,beyond,beyond : 2 souls,preview,quantic dream,sony

On vous a déjà parlé plusieurs fois de Beyond et de tout ce que l’on espérait de ce jeu depuis son annonce à l’E3 l’année dernière mais cette fois, j’ai pu jouer un « niveau » du jeu et me faire donc une véritable idée de ce qu’on pouvait en attendre. Et je n’ai pas été déçu.

D’abord visuellement, Beyond s’avère très impressionnant. Au point de faire de l’ombre aux premiers titres PS4 présentés car rappelons-le, Beyond sortira bien sur PS3. Et Quantic Dream va signer un jeu qui, techniquement parlant, sera du niveau d’un Last of Us, autrement dit au sommet de ce qu’une console de 8 ans peut nous offrir.

 e3 2013,beyond,beyond : 2 souls,preview,quantic dream,sony

Pour ceux qui débarquent, dans Beyond, on incarne Jodie, une jeune fille (incarnée par Ellen Page) aux pouvoirs surnaturels accompagnée en permanence par une entité spirituelle qu’elle a nommé Aiden. Ensemble, ils vivent une vie pour le moins perturbée puisque l’on sait déjà que Jodie passera dans les mains du gouvernement qui essayera d’en faire une machine à tuer.

e3 2013,beyond,beyond : 2 souls,preview,quantic dream,sony

L’intérêt du gameplay est de permettre de jouer deux personnages bien différents : Jodie et ses limitations bien humaines et Aiden, capable de traverser les murs, d’interagir de manière limitée avec l’environnement ou encore de posséder d’autres personnes.

Ainsi, le cœur du gameplay est de progresser avec Jodie jusqu’à se retrouver bloquée et d’appeler Aiden au secours. Ce dernier n’est pas omnipotent pour autant puisqu’il ne peut pas trop s’éloigner de Jodie sous peine de disparaitre.

 e3 2013,beyond,beyond : 2 souls,preview,quantic dream,sony

Dans la pratique, le niveau que j’ai pu tester se déroule en Afrique, en pleine guerre civile. On retrouve Jodie en mission d’infiltration aux côtés d’un enfant soldat qu’elle a sauvé et qui l’aide à remplir sa mission. Je ne raconterai pas ici la conclusion de la séquence pour éviter les spoils que de nombreux médias ont déjà laissé filtrer mais sachez que le scénario est très adulte et même si ce que j’ai vu était finalement assez prévisible, j’ai pris un réel plaisir à parcourir le niveau pendant une quinzaine de minutes. Bon, c'est vrai, l’émotion reste parfois un peu artificielle mais la présence d’une actrice du talent d’Ellen Page pousse tout le jeu vers le haut.

Le gameplay est également surprenant pour celui qui s’attendait à du Heavy Rain. D’abord, les QTE ont radicalement changé puisque quand une interaction est possible ou qu’un combat se déclenche, seul un point blanc apparait. A nous de savoir quelle action effectuer pour s’en sortir : pousser un stick pour ouvrir une porte, se baisser pour éviter un coup de poing, etc.

e3 2013,beyond,beyond : 2 souls,preview,quantic dream,sony

L’impression de devoir appuyer au bon moment sur une touche donnée disparait donc au profit d’une action plus libre. Bon, le concept du QTE est toujours bien là mais il perd ce côté frustrant forçant à appuyer sur le bon bouton au bon moment sous peine de game over. Le défaut est que bien sûr, on ne sait pas toujours ce qu’il faut faire et Jodie va donc se prendre pas mal de coups lors des premiers combats.

A côté de ce gameplay QTE-like, l’utilisation d’Aiden est beaucoup plus originale. Une fois Jodie bloquée, on prend possession d’Aiden et on peut se balader où l’on veut (dans les limites du lien l’unissant à Jodie) et à nous de trouver une solution à son problème. Par exemple, on peut posséder un ennemi pour retourner son arme vers ses camarades et ainsi laisser le champ libre à une Jodie coincée par une armada de soldats. Dans ces phases de jeu, on retrouve un concept plus proche du jeu d’aventure classique où il faut trouver quoi faire pour s’en sortir. De temps en temps, il y aura plusieurs méthodes mais dans la plupart des cas, il faudra trouver LA solution pour avancer.

e3 2013,beyond,beyond : 2 souls,preview,quantic dream,sony

C’est d’ailleurs le seul vrai défaut du jeu que j’ai pu constater pendant ma preview : ce côté ultra linéaire. Les niveaux sont grands mais on ne peut pas vraiment se balader librement. L’action reste très encadrée mais c’est finalement l’aspect narratif du jeu qui l’impose.

Dans un autre registre, j’ai également eu beaucoup de difficultés à me faire à la gestion de la caméra, très lente à suivre l’action et je me suis donc souvent heurté aux murs avec Jodie (puisque Aiden les traversent tout simplement). Les développeurs m’ont confirmé que cet effet était voulu puisqu’il ne fallait pas transformer les scènes d’action en TPS et faire comprendre au joueur qu’un affrontement est voué à l’échec... Mais encore une fois, rien n’est figé donc cet effet évoluera sans doute encore d’ici à la sortie du jeu.

e3 2013,beyond,beyond : 2 souls,preview,quantic dream,sony

Pour conclure, je reste extrêmement enthousiaste face à Beyond : Two Souls. J’ai découvert un jeu beaucoup plus ouvert qu’Heavy Rain tout en proposant un aspect technique encore plus abouti et une narration/mise en scène toujours plus réussie.

Moi qui aime par-dessus-tout l’ambiance et le scénario d’un jeu, je vais être certainement gâté. Voilà peut-être un jeu qui pose une pierre de plus à l’édifice qui permettra un jour de réunir les joueurs sensibles à une histoire profonde et intelligente et les joueurs pour lesquels le gameplay doit rester le cœur d’un jeu-vidéo.

Beyond n’est plus vraiment une nouveauté, difficile donc de le classer dans mon Top E3 2013 mais ce que j’en ai vu m’a tellement séduit que je lui accorde mon premier coup de cœur de cet E3 2013. Rendez-vous dans quelques jours pour découvrir le second.

Beyond Two Souls sortira le 9 Octobre 2013 en exclusivité sur PS3.

        

dans Gaming, Preview, PS3, Salons
Tags : e3 2013, beyond, beyond : 2 souls, preview, quantic dream, sony

[Preview] Battlefield 4, un FPS qui va tout exploser 
par Quantic

mercredi 17 juillet 2013 19:18 4 commentaires

 battlefield 4,dice,electronic arts,fps,preview

Avec Battlefield 3 il y a deux ans, Electronic Arts avait décidé d’attaquer Activision de front sur le marché des FPS militaristes. Un pari loin d’être gagné car malgré les qualités indéniables de la série des Battlefields, Call of Duty tenait le marché des deux mains (et même des deux pieds). Difficile donc d’imposer une nouvelle licence dans un genre aussi largement dominé par un seul acteur.

Et pourtant, Battlefield 3 a récolté un joli succès critique et populaire. Peut-être pas encore assez pour mettre "Call of" au tapis car on ne change pas les habitudes de millions de joueurs du jour au lendemain mais suffisamment que pour remettre en question l’hégémonie d’Activision.

battlefield 4,dice,electronic arts,fps,preview

Avec Battlefield 4, les talentueux développeurs de Dice ont clairement décidé de ne pas bouleverser leur recette et la version que j’ai pu essayer à l’E3 a confirmé cette impression. Electronic Arts avait mis les petits plats dans les grands avec un immense plateau de jeu pouvant accueillir 64 joueurs en face à face sur la map de Shangai.

 e3 2013,battlefield 4,dice,electronic arts,fps,preview

Celle-ci a une architecture typique de map de Battlefield, à savoir un énorme terrain de jeu attaquable à pied, en tank, en avion, en hélicoptère et même en bateau. Le fait que les deux camps soient séparés par une rivière encourageait d'ailleurs un réel support des troupes d’assaut par les planqués de l’arrière : snipers, mitrailleurs,...

 battlefield 4,dice,electronic arts,fps,preview

Le mode conquête que j’ai pu tester conserve donc ses objectifs bien connus : la prise de points de contrôle. Mais là où les choses se corsent, c’est que les niveaux sont modulables. Si précédemment, on faisait tout pèter juste pour le spectacle, cette fois, on détruit un mur pour créer un accès, on piège le métro pour empêcher le passage des blindés en surface, etc.

Le summum de cette nouvelle approche est la présence d’un point de contrôle au sommet d’un gratte-ciel. Ce dernier pouvant être accédé en ascenseur pour une bataille rangée au sommet de la ville. Et vous pouvez imaginer que les hélicoptères ne se priveront pas pour vous arroser copieusement.

battlefield 4,dice,electronic arts,fps,preview

Mais imaginez alors ce qui se passe si vous piégez les fondations ? Eh oui, le gratte-ciel va s’écrouler avec tous les joueurs qui sont dedans.

Ainsi, après avoir survécu à un impressionnant tir de barrage à l’entrée du bâtiment, j’accède avec mon escouade aux ascenseurs pour reprendre le point de contrôle en question. La routine puisque nous avions déjà gagné le point à plusieurs reprises. Jusqu’à ce qu’un bruit assourdissant ne se fasse entendre suivi d’un écran noir après quelques secondes. Le gratte-ciel s’était écroulé avec moi dedans ;-)

 battlefield 4,dice,electronic arts,fps,preview

Autre grand retour pour la licence : le commandant. Un joueur qui ne dispose pas d’avatar mais qui se démène avec une interface spécifique pour coordonner les troupes. Ce rôle sera bien entendu très important dans les grosses parties pour tenter de pousser sur le point faible de l’adversaire.

Dans la pratique, le commandant propose des objectifs et les escouades qui les exécuteront gagneront de l’XP bonus tandis que le commandant gagnera entre autres des points de commandements qu’il pourra utiliser pour appeler des tirs d’artilleries, des lancements de missiles,... Bref, des bonus qui peuvent réellement renverser une partie. Et petit bonus, on pourra même jouer au commandant depuis sa tablette sans même avoir allumé son PC ou sa console. De quoi pouvoir poursuivre l’expérience Battlefield 4 même en visite chez Tata Zezette.

battlefield 4,dice,electronic arts,fps,preview

Enfin, visuellement, Battlefield 4 se montre très convaincant. Le Frostbite Engine 3 m’est apparu comme le moteur graphique le plus impressionnant des moteurs Next Gen présentés et cela promet beaucoup de plaisir dans les années à venir puisque la grande majorité des jeux EA feront appel à lui (Aelya me crie d'ailleurs à l'instant : Dragon Age 3, je le veux !)

Non seulement, les décors paraissent beaucoup plus fins, plus détaillés mais les effets de lumières contribuent à une impression de photoréalisme jamais vue jusqu’à présent. Par exemple, quand, on détruit un mur, on est aveuglé par la fumée qui met quelques secondes à se dissiper tandis que c’est un raz de marée de gravats qui nous submerge lors de la chute du fameux gratte-ciel. Très impressionnant !

battlefield 4,dice,electronic arts,fps,preview

Pour conclure, je dirais que Batllefield 4 est plus une évolution de Battlefield 3 qu’une réelle révolution mais avec un moteur graphique qui décolle la rétine, un gameplay encore optimisé avec ses niveaux complètement destructibles, le multi-joueurs atteint un niveau de profondeur unique dans les FPS militaristes actuels. Pas sûr que les allergiques à la recette de Dice adhéreront plus que dans le passé mais les autres vont certainement se régaler.

Pourtant, même si la réussite du multi est la clé pour un FPS de ce genre, j’attends quand même de voir ce que le solo aura à nous proposer, et avouons que les infos n'ont pas encore beaucoup filtré jusqu'à présent.

Mais rien que ce multi ultra-prometteur suffit à lui conférer la troisième place de mon Top 3 des meilleurs jeux de cet E3 2013.

Battlefield 4 sortira le 31 Octobre sur PC, Xbox360 et PS3 et à leurs sorties sur Xbox One et PS4.

        

dans Gaming, PC, Preview, PS3, PS4, Salons, Xbox One, Xbox360
Tags : e3 2013, battlefield 4, dice, electronic arts, fps, preview

Notre Interview de Christophe Balestra, co-président de Naughty Dog 
par Quantic

mercredi 10 juillet 2013 19:01 2 commentaires

A l'occasion de la soirée de lancement de l'excellent The last of Us dont vous pouvez lire notre test, nous avons eu l'occasion de rencontrer Christophe Balestra, le très brillant co-président français de Naughty Dog.

the last of us,christophe balestra,interview

Voici avec un peu de retard les meilleurs extraits de cette interview.

Couple of Pixels : Quand avez-vous commencé le développement de Last Of Us et à quel moment avez-vous eu l’idée ?

Christophe Balestra : Tout a commencé juste après Uncharted 2. Définir exactement ce qu’était The Last of Us a pris des mois, voire plus d’un an.  Ensuite, c’est quelque chose qui se fait au fur et à mesure à tous les niveaux.
Au niveau Gameplay, il y a 6 mois, le jeu ne se jouait pas exactement de la même manière.
Au niveau du scénario, on continue d’écrire tout au long du développement car on travaille avec les acteurs, un peu comme une série télé. C’est un process qui est très long. 

On savait dès le départ qu’on voulait raconter une histoire entre deux personnages, c’est vraiment ce qui nous intéressait. Nos sources d’inspiration étaient Uncharted 2 où on a Nathan et Tenzin qui ne parlent pas la même langue et sui sont obligés d’apprendre à se faire confiance malgré ce problème de communication. 

Donc, en fait, ce contraste, c’est quelque chose qu’on voulait recréer entre les deux personnages. Joel est quelqu’un qui a énormément vécu, qui en a lourd sur la patate car il a perdu des gens dans ce monde et puis Ellie qui a 14 ans et qui est naïve, qui a envie de découvrir le monde et qui sera contente de voir un lac ou une forêt. Il s’agissait d’amener ce contraste et de mettre les personnages en situation délicate comme le monde dans lequel il se trouve avec l'infection.

 the last of us,christophe balestra,interview

CoP : Au vu des images et de la violence omniprésente, on a parfois l’impression que le joueur incarne le mauvais rôle. Plutôt que de chercher le dialogue avec les survivants, il va directement les agresser. Quel est le message derrière le jeu : Est-ce que tout le monde est méchant, faut-il se méfier de tout le monde ?

CB : En fait, c’est un monde extrêmement dur et les gens essaient tous de survivre comme ils peuvent. C’est leur motivation principale. Il n'y a pas de violence gratuite, jamais. Il y a toujours une bonne raison pour se défendre. Le contexte est là pour justifier cette violence. Les gens jouent aussi au jeu car Joel va peut-être changer car il est au contact d’Ellie et va voir le monde d’une autre manière donc les choses peuvent évoluer.

 the last of us,christophe balestra,interview

CoP : Pour continuer sur la violence, The Last of us est à mes yeux l’un des jeux les plus violents de Naughty Dogs. Est-ce un choix de design dès le départ ou est-ce l’univers, les personnages et le développement du scénario qui ont fait que le jeu s’est orienté vers cette violence ?

CB : un petit peu des deux. On s’est dit au départ qui si jamais on finissait avec un jeu qui était interdit aux moins de 18 ans, ce ne serait pas vraiment un problème, que nous tenterions l’expérience car nous ne l’avions jamais fait. Et puis, nous sommes un petit peu plus vieux nous aussi, ce sont donc des jeux que nous avons aussi envie de jouer.

Et puis, créer ce monde qui est oppressant où les gens sont amenés à prendre des décisions difficiles, qu’ils ne prendraient pas d’habitude, cela nous a amené à mettre nos personnages principaux dans des situations délicates.

 the last of us,christophe balestra,interview

CoP : Comment les acteurs perçoivent votre travail ? Quel est le processus de travail avec eux ?

CB : Au départ, pour trouver les acteurs, Ashley Johnson et Troy Backer, nous avons fait un système de casting et nous avons repéré Ashley en premier qui nous est tout de suite apparue comme étant la personne qui fallait par sa sensibilité, sa crédibilité, etc. On l’a trouvée très proche du caractère d’Ellie. Puis ensuite, il y a eu une très forte connexion entre elle et Troy, même si Troy est assez jeune et n’a pas vraiment le look de Joel, mais il a cette voix qui fait qu’il peut vraiment l’incarner.

Ensuite, c’est travailler avec eux, les impliquer dans le projet, leur donner beaucoup de choix aussi. Ce n’est pas comme si on allait écrire quelque chose et leur dicter mot pour mot le script. On va souvent leur demander qu’est-ce que toi tu dirais à ce moment-là. On essaie de les impliquer car on travaille avec eux pendant quasiment un an où l’on continue à faire des shoots pratiquement toutes les semaines.

the last of us,christophe balestra,interview

CoP : Quand on voit les grosses productions de Naughty Dog comme Uncharted et The Last of Us, il ne s'agit pas de game design très originaux et pourtant, il y a quand même une finition, un souci du détail qui fait que ce sont des jeux qui ressortent. Comment faites-vous pour transformer un game design assez basique en une super production ?

CB : Je dis toujours que si tu donnes une très bonne idée à une équipe moyenne tu finiras avec un jeu moyen, mais si tu donnes une idée moyenne à une équipe géniale, tu finiras avec un jeu fantastique. Et je pense que c’est vrai car on a une super équipe. Il y a beaucoup de temps qui est passé à fignoler le jeu, à faire en sorte que les choses soient bien finies et bien faites, ce qui est très important pour nous. On va passer beaucoup de temps sur les détails, c’est peut-être absurde car les gens ne les regarderont jamais.

Je pense qu’on s’inspire de beaucoup d’autres jeux, on ne s’en est jamais caché mais on apporte notre sensibilité à ce que l'on crée et chaque jeu n’a pas besoin d’être 100% original, ce serait très dur, d'ailleurs.

the last of us,christophe balestra,interview

CoP : Avec Uncharted, vous étiez à l’apogée. Donc pourquoi The Last of Us maintenant ? Pourquoi repartir sur une base nouvelle ?

CB : Cela n’a pas été soudain, cela a été réfléchi. Après Uncharted 2, ce qui s’est passé, c’est qu’on a décidé d’avoir deux équipes parce qu’on avait beaucoup de gens et énormément de talents et on voulait pouvoir leur donner l’opportunité de s’exprimer pleinement. C’est pour ça qu’on a créé cette deuxième équipe et que The Last Of Us a débuté.

C’est vraiment quelque chose  que l'on voulait faire. On avait un moteur, on avait plein de choses en place qui nous permettaient de faire un deuxième jeu. C’était important de créer quelque chose de nouveau pour nous aussi car il faut savoir rester motivé par ce que l'on fait. On ne veut pas faire le même jeu encore et encore.

the last of us,christophe balestra,interview

CoP : Un élément qui marque dans les productions Naughty Dog est la qualité des dialogues, des cinématiques. C’est une qualité que l’on trouve plutôt au cinéma et qui est aussi amorcée dans Heavy Rain ou Beyond : 2 souls. Que pensez-vous de ce rapprochement entre ces deux médias pourtant différents ?

CB : Je pense que la manière dont on s’exprime dans un jeu vidéo  n’est pas vraiment différente de ce qu’on va faire dans un film. Ce qu’on commence à faire dans les jeux vidéo, c’est raconter des histoires, créer des personnages auxquels les gens vont commencer à s’attacher, ce qui est quelque chose qui a été fait au cinéma depuis des années et des années.

C’est ça qui est nouveau dans le milieu du jeu vidéo : Amener les joueurs à ressentir de vraies émotions. Je pense qu’on a la qualité graphique maintenant qui permet de le faire. Après, ce n’est pas parce qu’on fait du Last Of Us qu’on pourrait être amené à faire un film parce que c’est un métier à part entière et un réalisateur de film ne pourrait pas faire un jeu vidéo car c’est aussi un vrai métier, un vrai moyen d’expression, un vrai art. On fait des jeux vidéo et c’est une aventure humaine, les émotions sont de plus en plus présentes mais à part ça, c’est un média totalement différent.

the last of us,christophe balestra,interview

CoP : Pour vous, qu’est-ce qu’on bon jeu vidéo ?

CB : Un bon jeu vidéo, c’est un jeu auquel, lorsque tu as fini d’y jouer, tu as envie d’y rejouer,  auquel tu vas penser lorsque tu rentres le soir. Un bon jeu vidéo, ça peut être un jeu comme The Last Of Us qui va te toucher, qui va t’émouvoir, qui va te faire réfléchir lorsque tu rentres le soir ou quand tu te couches. Mais ça peut être aussi un jeu comme Bejeweled qui va te faire rêver de trucs que tu bouges de droite à gauche dans ton sommeil.

Question : Merci !

The Last of Us est disponible en exclusivité sur PS3 et a déjà battu des records de vente depuis sa sortie !

        

dans Event, Gaming, PS3
Tags : the last of us, christophe balestra, interview

[Test] Remember Me, c'est toujours mieux dans les souvenirs 
par Quantic

lundi 08 juillet 2013 19:14 1 commentaire

 remember me,test,dontnod,capcom

Remember Me a connu un développement agité. D’abord soutenu par Sony, les petits français de DontNod ont finalement trouvé refuge chez Capcom (sans oublier de remercier dans les crédits les compatriotes de l’hexagone chez Naughty Dog et Quantic Dream). Et si le projet semblait très prometteur, peut-être que les moyens financiers ont finalement un peu fait défaut pour faire de Remember Me un véritable titre phare.

remember me,test,dontnod,capcom

Et il faut reconnaitre que le jeu avait plus d’un défaut pour convaincre les éditeurs : un scénario de SF qui se veut intelligent, une héroïne classe bien loin du musculeux de service et enfin une action concentrée dans un Paris futuriste. Donc, tout ce qu’il faut pour faire fuir le financement quand on sait que pour se vendre, il faut plutôt un gros héros velu, une jolie ville US et un scénario pas trop compliqué à comprendre pour le teenager américain de base... Bref, Remember Me avait tout pour me séduire ;-)

Eh oui, je suis comme ça, j’aime qu’un développeur vienne avec des idées à l’inverse du marché et des tendances marketing. Mais autant j’admire les prises de positions audacieuses de DontNod, autant je peux comprendre qu’ils aient eu du mal à boucler leur jeu car avoir de bonnes idées ne suffit pas toujours.

remember me,test,dontnod,capcom

Après cette introduction un peu rebelle, parlons un peu du jeu.

Nous incarnons Nilin, une jeune femme qui vient de se faire voler tous ses souvenirs. Destinée à rejoindre la prison de la Bastille entourée d’autres amnésiques, elle est sauvée par Edge qui la fait s'évader. Commence alors sa quête à la recherche de ses souvenirs perdus au sein d’un Paris futuriste qui allie grandeur et décadence.

La première chose qui frappe dans Remember Me, c’est son univers incroyablement original. Le concept de manipulation des souvenirs, son exploitation commerciale, la représentation très sombre du futur et l’incroyable Neo Paris de 2084 donne au titre un style unique duquel on ne se lasse jamais. La découverte de cet univers convaincant et incroyablement original est un vrai plaisir.

 remember me,test,dontnod,capcom

D’autant plus qu’artistiquement Remember Me ne laisse pas indifférent. Les éléments de réalité augmentée s’intègrent à merveille aux couleurs criardes et aux publicités endoctrinantes qui parsèment cet univers. Bref, on sent la patte d'Alain Damasio, célèbre auteur de SF qui se cache derrière le concept et on ne peut que féliciter l’équipe artistique d’avoir aussi bien retranscrit cet univers étonnant.

Malheureusement, si l’univers me laisse sans voix, je ne pourrai pas dire de même des personnages bien trop lisses que pour m'accrocher. Même Nilin, par ailleurs très agréable à incarner, nous parait rapidement trop creuse. Pour une amnésique, elle semble bien peu intéressée par ses souvenirs et parvient à se passionner pour des personnages secondaires qu’elle connait à peine.

De même la trame principale ne se montre pas à la hauteur. Cette histoire de machination oligarchique à base de vol de souvenirs aurait pu être traitée de manière bien plus adulte et intéressante. On garde donc une impression de gâchis. Quel dommage !

remember me,test,dontnod,capcom

Un gameplay trop linéaire

Remember Me rentre dans la catégorie des jeux d’actions en vue à la troisième personne et, si on peut le catégoriser comme un Beat Them All par son système de combat, il présente plutôt un mix de gameplay assez varié. La partie combat est plutôt proche du système de Batman Arkham City en moins réussi. Autrement dit, les combos sont peu nombreuses et basées sur un système de pierre-papier-ciseaux obligeant à adapter sa technique de combat à ses adversaires.

En contrepartie, il suffit de basher les boutons dans tous les sens pour faire quelque chose de spectaculaire. Ainsi, toutes les combos sont basées sur une combinaison de coups de poing, de coups de pied et d’esquives (qui ne rompt pas l’exécution des combos) de plus en plus puissante. Enfin, toutes les combos... Comprenons-nous... A la fin du jeu, elles sont au nombre de... 4. Oui, ça fait peu mais le système de combat est plus original qu’il n’y parait.

remember me,test,dontnod,capcom

Au lieu de figer les combos, on peut les modifier pour, par exemple, créer des combos axées sur la puissance des coups ou d’autres sur les soins. L’idée est plutôt bonne mais dans la pratique, c’est très rare d’avoir à modifier ses combos et on peut facilement finir le jeu en n’utilisant qu'une ou deux combinaisons plutôt standards. De plus, ce système prend vraiment son essor à la fin du jeu quand les combos les plus puissantes auront été débloquées, et on passe donc plusieurs heures avec des combos très simples et finalement peu intéressantes. On est bien loin du système de jeu d’un Devil May Cry ou d’un Bayonetta.

A côté du système de combat, l’exploration constitue l’autre grand pan du gameplay. Enfin, difficile de parler d’exploration quand le chemin à suivre est balisé par de grandes flèches jaunes et qu’il est impossible de dévier d’un poil du chemin imposé par les développeurs. Ainsi, la découverte de Neo Paris qui aurait pu être une superbe expérience s’avère plutôt décevante. Un peu comme si on était un touriste qui ne peut jamais quitter son guide pour découvrir sa destination de rêve comme il l’entend.

remember me,test,dontnod,capcom

On pouvait donc espérer mieux mais pour en revenir à mon introduction, on peut se demander si DontNod n’a pas été victime de ses choix de design et de son budget chancelant. Pour autant, le jeu ne manque pas de finition et je n’ai rencontré que de très rares bugs dans la version PS3 testée.

Pour un peu varier ce gameplay, quelques séquences nous permettent de revivre et modifier les souvenirs de certains personnages. Pour se faire, on peut revivre les souvenirs et les modifier légèrement afin d’aboutir à l’effet désiré. Ainsi, on peut transformer un personnage en alliée en lui faisant croire que son mari est mort. L’idée est excellente et le gameplay ressemble plus à ce qu’un jeu d’aventure/énigme proposerait.

remember me,test,dontnod,capcom

Malheureusement, il n’y a que 4 séquences de ce type et on n’a donc pas l’occasion d’approfondir réellement le concept. Probablement qu’un jeu entièrement basé sur cette idée serait apparu comme un peu trop innovant. Encore que quand on voit ce que Beyond s’apprête à proposer, on peut se dire que DontNod a peut-être raté l’occasion de signer un jeu réellement innovant.

remember me,test,dontnod,capcom

Conclusion

Remember Me est un jeu d’action à la troisième personne dont le gameplay peut s’avérer particulièrement frustrant.

D’un côté, on peut découvrir une ville au design incroyable mais sans aucune liberté de mouvement. D’un autre côté, on a un système de combat innovant dont on peut changer les combos à la volée mais incroyablement simpliste.

Quant au concept très original de remix des souvenirs, son potentiel n’est qu’effleuré par le jeu. Et même au niveau artistique, le magnifique univers créé n’est pas du tout mis en valeur par ces personnages creux et le scénario loin d’être à la hauteur de nos espérances.

Au final, même si on prend du plaisir à suivre les aventures de Nilin, on passe aussi beaucoup de temps à râler sur ses défauts et à regretter l’occasion que les développeurs ont eu de signer un très grand jeu.

Ma Note : 7/10


        

dans Gaming, PC, PS3, Test, Xbox360
Tags : remember me, test, dontnod, capcom

[Test] Grid 2, pour les fondus de l'asphalte 
par Quantic

mardi 02 juillet 2013 19:11 2 commentaires

 grid 2,test,voitures,codemasters

Codemasters, qui confirme année après année son statut de spécialiste en simulation automobile, nous offre une suite au plutôt sympathique Grid. Sorti il y a 5 ans, ce dernier avait plutôt convaincu son monde en proposant de bonnes sensations de pilotage tout en n’étant pas trop exigeant. Et quand on voit le niveau de qualité de la série des Dirt ou des F1 20XX dont je suis moi-même fan, on était en droit d’espérer de Codemasters une excellente expérience.

Pourtant, mon premier contact avec le jeu m’a déçu. Alors que Grid, premier du nom, se voulait bien plus orienté simulation qu’arcade, ce second épisode s’avère très (mais alors très) arcade. Pas de vue cockpit, aucun réglages sur les voitures et même pire aucune possibilité de modification des assistances de pilotage. Autant vous dire que j’ai rapidement abandonné le pilotage au volant au profit du pad. Ceci dit, l’orientation arcade n’est pas un défaut en soi puisque je m’amuse bien avec de nombreux jeux dits arcade. Ce qui me dérange un peu plus, c’est l’emballage du jeu qui se veut pro-simulation.

grid 2,test,voitures,codemasters

C’est peut-être juste mon ressenti personnel mais j’ai eu l’impression d’aborder un jeu qui montre toutes les caractéristiques extérieures d’une simulation (même si elle n’est pas pointue) pour au final se retrouver avec un ersatz de Need for Speed. Et on sait que Codemasters est plus doué quand il s’agit de proposer un pilotage savamment mixé entre précision millimétrique et fun. Autant dire que le modèle de pilotage de Grid 2 ne restera pas parmi mes meilleurs souvenirs de pilote virtuel.

C’est d’autant plus dommage que le jeu propose un contenu très complet et une approche moderne. Ainsi, la progression se mesure en nombres de fans de votre pilote virtuel sur un simili YouTube. Et si la progression du solo est assez classique, elle présente son lot de challenges et une belle variété dans les courses proposées.

Mention spéciale à un tout nouveau mode de jeu qui réussit à s’affranchir du sacro-saint circuit puisque les différentes sections d’une piste sont assemblées au fur et à mesure de votre progression sur celle-ci. Aucun avantage donc pour celui qui connait les circuits par cœur. Voilà qui promet de belles courses en multi.

grid 2,test,voitures,codemasters

Au niveau technique, Codemasters assure l’essentiel, comme à son habitude. Grid 2 n’est donc pas exceptionnellement beau mais n’aura pas à rougir face à la très grande majorité des jeux de son secteur. Les voitures sont bien modélisées et j’ai particulièrement apprécié le modèle de destruction de ces dernières quand on froisse un peu la tôle. Dommage encore une fois que même lorsqu'on active les dommages réalistes, l’impact sur le pilotage soit si léger.

Côté Multi, Codemasters a fait très fort en proposant du lourd. 12 concurrents en ligne, un split screen techniquement limite mais qui a le mérite d’animer le salon, mais surtout une véritable interaction permanente puisque le jeu vous proposera chaque semaine un rival : un pilote bien réel qui se rapproche de vos performances et que vous pourrez défier. A voir si cette idée sympa résistera au passage du temps et à l’irrégularité de connexion de bien des joueurs.

Enfin, à noter que chaque joueur dispose d’une note en ligne reflétant son fair play en course. Il devient donc possible d’éviter les gros lourds qui vous freinent dessus dès le premier virage et ça franchement, ça fait du bien !

grid 2,test,voitures,codemasters

Conclusion

Grid 2 est un jeu au contenu extrêmement complet et varié proposant un solo très bien achalandé et un multi qui présente quelques innovations plutôt sympathiques.

Malheureusement, son orientation bien trop arcade le réservera aux fans de courses viriles et les amateurs du mix simulation-arcade cher à Codemasters devront encore attendre avant de retrouver un jeu fun mais proposant un vrai challenge de pilotage.

Ma Note : 6,5/10

        

dans Gaming, PC, PS3, Test, Xbox360
Tags : grid 2, test, voitures, codemasters

[Test] Fuse, le travail d'équipe à l'honneur 
par Quantic

jeudi 27 juin 2013 19:00 1 commentaire

 fuse,test,insomniac games,electronic arts,tps,coop

Fuse est la nouvelle licence d’Insomniac Games, créateurs de Ratchet & Clank et de la saga Resistance. Bref, pas vraiment des amateurs. Avec Fuse, ils ont décidé de se lancer dans un genre surreprésenté à l’heure actuelle avec le TPS coopératif. Leur imagination débordante réussira-t-elle à proposer suffisamment de nouveautés pour se confronter aux ténors du genre ?

fuse,test,insomniac games,electronic arts,tps,coop

Un scénario ? Quel Scénario ?

A chaque fois que j’apprends qu’un jeu choisit un univers de Science-fiction, je frétille d’impatience et malheureusement, bien souvent, je retourne dans mon lit pour sangloter un long moment. Fuse n’échappe pas à la règle avec un scénario dont on se désintéresse après quelques minutes à peine.

Nous incarnons 4 héros (Dalton, Jacob, Naya, Izzy) faisant partie de l’Overstrike 9, une sorte de Meetic pour les mercenaires que nous sommes. Au cours d’une de nos missions, nous infiltrons une base ultra secrète où, oh surprise, on découvre que le gouvernement américain travaille en secret depuis un siècle sur une substance extraterrestre inconnue nommé Fuse. Et bien entendu, celle-ci a permis le développement d’armes incroyablement puissantes et attise les convoitises des groupes terroristes du monde entier.

fuse,test,insomniac games,electronic arts,tps,coop

Je vais arrêter de pleurer sur la bêtise de cette histoire qui cumule les clichés les uns derrière les autres pour féliciter les développeurs sur un point : la parfaite parité entre les sexes. Deux hommes et deux femmes jouables et en plus celles-ci n’ont pas un design de camionneuses (spécial dédicace à Gears of War). Bref, Izzy et Naya se posent comme des femmes fortes et au moins aussi agréables à incarner que leurs équivalents masculins. Bon malheureusement, mes louanges s’arrêteront là car ces demoiselles souffrent de la même accumulation de clichés que le reste du jeu.

fuse,test,insomniac games,electronic arts,tps,coop

Un gameplay coopératif efficace mais trop classique

La grande originalité du titre est sans aucune doute les armes proposées. Il y a bien entendu tout l’arsenal classique que l’on connait par cœur mais chaque héros dispose également de son arme signature qu’il est le seul à pouvoir utiliser. Et les petits gars d’Insomniac Games ne sont pas les plus mauvais quand il s’agit d’inventer de nouvelles armes sympas.

Ainsi, Dalton (tank de son état) dispose d’un énorme générateur de bouclier qui booste les tirs alliés tandis qu’il renvoie les tirs ennemis. Jacob (qui joue le sniper) dispose d’une plus sage arbalète explosive. Naya (qui se la joue camouflage) dispose d’un super générateur de singularité qui, si l’on touche suffisamment une cible, la fait se transformer en mini trou-noir qui aspire tout ce qui traîne dans le coin. Et enfin, Izzy (la medic de service) dispose d’un fusil cristalliseur qui gèle la cible pour ensuite simplement la briser en mille morceaux. Bref, il y a de quoi faire et tester les différentes armes s’avère vraiment agréable.

fuse,test,insomniac games,electronic arts,tps,coop

Pour le reste, on sent fortement l’influence de Gears of War dans ce titre et tous les « classiques » du TPS coopératif sont au programme : couverture, soin des équipiers, ... On ne peut vraiment pas dire que le jeu s’avère original.

Les 6 niveaux proposés ne se montrent d’ailleurs pas forcément très convaincants dans leur structure puisque l’on progresse très linéairement en faisant face à des volées successives d’adversaires entrecoupées de mini-boss pour terminer le niveau sur un gros boss plutôt puissant. Comptez-quand même une petite dizaine d’heures pour en faire le tour une première fois.

Chaque héros dispose en plus d’un arbre de compétence que l’on pourra débloquer au fur et à mesure de sa progression en niveaux. En bonus, en ramassant des points Fuse, on pourra débloquer des aptitudes qui s’appliqueront à toute l’équipe. Rien de bien original mais ces deux éléments donnent un peu de profondeur au gameplay.

fuse,test,insomniac games,electronic arts,tps,coop

Soyons clairs, si vous avez l’intention de parcourir Fuse seul, sans amis pour vous accompagner, ce jeu ne présente que peu d’intérêt. En solo, il est possible de switcher d’un personnage à l’autre mais dans la pratique, l’IA de vos équipiers est tellement mauvaise que cette expérience se transformera vite en cauchemar.

A l’opposé, il est possible de jouer à deux sur un écran splitté et à quatre via réseaux (ou les deux en même temps) et là, le jeu présente de bons arguments coopératifs. Il ne viendra pas concurrencer les ténors  du genre sur leur territoire mais il se montre agréable à parcourir en équipe avec un véritable avantage à travailler ensemble et à combiner la puissance des différentes armes.

fuse,test,insomniac games,electronic arts,tps,coop

Conclusion

Fuse ne restera certainement pas dans l’histoire comme la plus grande réussite d’Insomniac Games. Ce TPS coopératif qui lorgne énormément du côté de Gears of War n’est ni original, ni inspiré tout en proposant un aspect technique qui, même si il n’est pas raté, parait tout simplement bien trop vieillot.

Pourtant, l’aspect coop fonctionne bien et si l’on parcourt les 6 missions avec une bonne bande de copains, on s’amuse finalement bien tout en le rangeant dans l’armoire, une fois la trame principale exécutée.

Voilà donc un jeu qui constitue une bonne alternative pour les amoureux de Gears of War mais ceux-ci retourneront certainement très vite à leur premier amour.

Ma Note : 5,5/10

Fuse est disponible sur PS3 et Xbox 360

        

dans Gaming, PS3, Test, Xbox360
Tags : fuse, test, insomniac games, electronic arts, tps, coop