[Test] Le Seigneur des Anneaux : la Guerre du Nord 
par Aelya

jeudi 29 décembre 2011 19:33 2 commentaires

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J'aime bien le Seigneur des Anneaux. Ce n'est pas mon cycle de Fantasy préféré (j'aime bien mieux la Belgariade de David Eddings ou l'Assassin Royal de Robin Hobb par exemple), mais il faut reconnaître que Tolkien fut l'un des pionniers du genre et a accompli un travail colossal en créant un univers complexe doté d'une vraie mythologie et d'une vraie langue elfique.

De plus, l'adaptation cinématographique est une vraie réussite (même si pourvue de quelques longueurs, souvent dues au roman en lui-même). J'ai d'ailleurs toujours voulu une réplique du collier d'Arwen (l'étoile du soir) et Quantic me l'a offerte pour Noël - trop contente !

De nombreuses adaptations vidéoludiques du Seigneurs des Anneaux ont déjà vu le jour, certaines réussies (la trilogie sortie sur PS2 en même temps que les films) et d'autres un peu moins (je n'avais pas trop aimé le MMO par exemple)...

Alors dans quelle catégorie se range Le Seigneur des Anneaux : la Guerre du Nord, nouvelle adaptation développée par Snowblind studios et éditée par Warner ?

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Du fait de ces nombreuses adaptations, l'histoire principale de la saga de Tolkien est bien connue, y compris par des personnes ne s'intéressant pas à la Fantasy d'ordinaire. Pour pallier à ce problème, La Guerre Du Nord ne nous fait pas incarner les héros habituels que sont Frodon, Aragorn, Legolas ou Gimli.

Non, on incarne un groupe de trois aventuriers chargés dans un premier temps de faire diversion pour permettre à Frodon de s'échapper de la Comté, puis de découvrir ce qu'il se trame au nord.

Ainsi, on va croiser les personnages principaux (c'est Aragorn lui-même qui vous confie votre première mission, on doit remplir une quête pour la belle Arwen, on peut discuter avec Frodon, Gandalf loue nos services...) mais aussi des personnages moins connus tels que les fils d'Elrond. Pour les connaisseurs, il est  agréable de les côtoyer et d'ainsi sortir des sentiers battus, pour les néophytes, c'est l'occasion de voir que l'univers de Tolkien est bien plus vaste qu'il n'y parait^^ Ce choix de trame scénaristique apparait donc comme une bonne idée.

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Notre trio est quant à lui composé de Farin, le nain guerrier, d'Eradan, l'humain rodeur et d'Andriel, l'elfe gardienne du pouvoir (magicienne). A chaque chapitre, on décide lequel on incarne et c'est parti pour l'aventure. Il est possible de choisir leur apparence mais dans une très faible mesure et surtout lorsqu'on change de personnage, celui qu'on incarnait reprend son apparence par défaut...

Trois arbres de compétences sont disponibles pour pousser un peu la personnalisation, cependant on découvre assez vite que le gameplay de ces trois classes différentes est en fait assez identique (la magicienne fait ainsi souvent du corps à corps) et que l'IA de ses compagnons est bien souvent pas terrible...

Les combats se révèlent donc assez répétitifs.

La répétition s'avère être une des grandes faiblesses du jeu : la progression est ultra linéaire avec de nombreux murs invisibles et suivant toujours le même principe. On arrive, on suit un chemin tout tracé où l'on affronte des ennemis souvent identiques jusqu'à combattre le boss final...  Le jeu propose une durée de vie assez longue (une quinzaine d'heures) mais on se lasse vite à force de toujours faire la même chose.

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Les graphismes ne sont pas spécialement beaux et les déplacements des personnages forts raides. Ce n'est donc pas la technique qui sauvera le jeu.

Cependant, les collectionneurs pourront trouver leur bonheur avec ce titre où les ennemis lâchent des armures et armes à tout va.

Conclusion

Le seigneur des Anneaux : La Guerre du Nord est un jeu qui pourrait être sympa mais rate quelque peu son coup.

La linéarité et la répétitivité du titre font qu'au bout d'un certain temps, on commence à s'ennuyer malgré les quelques bonnes idées présentes.

On peut malgré tout passer un bon moment à basher du mob sans trop de prise de tête mais il ne faut pas s'attendre à mieux. Dommage !

Ma note : 6,5/10

        

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[Test] Need for Speed The Run, de l'arcade classique pour fan conquis 
par Quantic

vendredi 23 décembre 2011 18:59 2 commentaires

Need for Speed est un peu à l'image des licences sportives d'EA Sports… Un nouvel épisode chaque année même si on ne le demandait pas vraiment.

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Comme c'est le cas avec d'autres grosses licences, Need for Speed est développé en alternance par Criterion et par Black Box (pour l'épisode de cette année) et malheureusement, Black Box s'en sort en moyenne un peu moins bien.

Course arcade ou quick time events, mon coeur balance ?

Ce nouvel épisode était présenté comme révolutionnaire avec des séquences à pied, une première pour la série...

Au final, la tentative de scénariser et d'impliquer le joueur en dehors de la voiture est ratée. Le scénario est digne s'une série Z : Vous êtes poursuivi par la Mafia et la seule manière de vous en sortir est de gagner une course qui traverse les USA d'Ouest en Est avec près de 250 concurrents à doubler...

Bon d'accord, votre sponsor est bien séduisante mais elle ne sert quand même pas à grand-chose. Quant aux fameuses séquences à pied, il y en a au total... 3 ! Toutes bourrées de quick events lourdingues et qui ne font même pas évoluer la trame scénaristique. Décevant !

Heureusement, on ne joue pas à Need for Speed pour ces soi-disants nouveautés mais pour le pilotage et l'intensité de l'action. Et là aussi, le constat n'est pas forcément brillant. Les épreuves proposées s'avèrent très répétitives et les circuits pas toujours très intéressants. Le pilotage, de son côté, est fidèle à lui-même, donc très arcade. Ici seuls la vitesse de pointe et les réflexes pour éviter la circulation font vraiment la différence. Le freinage et les dérapages sont tellement mal simulés qu'on apprend vite à utiliser les murs pour freiner efficacement.

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Répétitif mais intense.

Heureusement, il reste quand même quelques éléments rendant le jeu intéressant. D'abord, l'intensité des courses scénarisées... Même si elles sont peu nombreuses, ces courses sont une petite merveille à piloter, pas forcément pour leur difficulté mais pour l'impression générale de survivre à l'enfer qui se déchaîne autour de vous (avalanche, tempête de sable, …). Les poursuites avec la police et/ou la mafia sont également assez amusantes car il vous faudra éviter les barrages et les coups de feu.

Enfin, reconnaissons à cet épisode un vrai effort dans ses environnements puisque au cours des 10 chapitres, nous aurons l'occasion de traverser tous les environnements typiques des Etats-Unis depuis les arides déserts jusqu'aux grandes plaines en passant par les Rocheuses enneigées... et pour avoir moi-même traversé les USA quasiment d'Ouest en Est, je dois dire que j'ai pris mon pied à (re)découvrir ces environnements très réussis.

Malheureusement, cela ne suffira pas à faire de cet épisode une réussite... Le plus gros point négatif étant sans aucun doute la durée de vie minuscule de ce titre. Pour ma part, il m'aura fallu un peu moins de 5 heures de jeu pour terminer le scénario principal et encore, en recommençant volontairement certains circuits pour améliorer mon temps... Voilà qui fait quand même un peu court et même si chaque étape permet de débloquer un mode défi... Celui-ci s'avère assez peu intéressant.

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Conclusion

Need for Speed est une licence un peu en perte de vitesse et cet épisode le confirme.

Même s'il propose des environnements très réussis et des courses parfois débordantes d'intensité, il ne parvient pas à maintenir notre intérêt avec un pilotage ultra-arcade et une majorité de courses molles, peu intéressantes et trop répétitives.

Avec un solo bâclé en moins de 5 heures de jeu, seul l'amateur de la série y trouvera réellement son compte.

Pourtant, l'action est au rendez-vous et le plaisir de déborder le dernier concurrent sur la ligne est intact.

Espérons qu'EA réussira à redresser la barre pour le prochain épisode !

Note : 6/10

        

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[Craquage] Diablo 3 Edition Collector 
par Quantic

samedi 17 décembre 2011 19:45 8 commentaires

Moi qui dit toujours qu'Aelya dépense trop en collectors et en figurines, c'est à mon tour de craquer pour l'édition collector de Diablo III.

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Celle-ci avait été présentée lors de la Blizzcon fin Octobre mais n'était pas disponible en pré-commande ou alors chez des vendeurs qui ne m'inspiraient pas confiance mais vu qu'Amazon a fini par lancer les pré-commandes, j'ai fait démonstration de mon incroyable résistance : j'ai hésité 12 secondes exactement avant de la commander...

Pour les distraits, l'édition Collector de ce jeu déjà culte contiendra :

- le jeu en version DVD

- une clé USB 4 GB "pierre d'âme" et son support "crâne" avec Diablo II et son add on Lord of Destruction

- deux disques making off (dvd et Blu-ray)

- un artbook de 208 pages (et en général Blizzard soigne bien ses artbooks collectors)

- la bande originale sur CD

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ainsi que les habituels objets in-game (uniquement décoratifs pour ne pas déséquilibrer le jeu) :

- des ailes d'ange

- une bannière exclusive

- deux teintures exclusives pour armure

et Blizzard oblige, quelques bonus cross-game :

- un fétiche Chaman pour World of Warcraft

- trois portraits Battle.net pour Starcraft II

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Si vous hésitez encore sur la qualité du jeu, jetez donc un oeil à notre preview GamesCom ou mieux à notre compte-rendu de la béta.

Enfin, si comme moi, vous êtes faibles, la commande se passe ici !

        

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[Preview] Dishonored : un jeu à ne pas RATer ! 
par Aelya

vendredi 16 décembre 2011 20:03 3 commentaires

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j'ai récemment pu assister à une preview de Dishonored, le nouveau bébé des français d'Arkane Studios.

Ce jeu d'action à la première personne a pour cadre l'Angleterre Victorienne de 1900 mais différente de celle que nous connaissons. En effet, les développeurs sont remontés jusqu'en 1666, à l'époque de la peste, et ont dévié.

Ainsi, la Renaissance n'a pas eu lieu et la révolution industrielle s'est passée différemment, l'huile de baleine étant devenue une des principales sources d'énergie. On se retrouve donc dans un Londres envahi par la peste et les rats avec une technologie différente et surtout avec quelques capacités saupoudrées de magie.

Les graphismes revêtent donc un aspect à la fois rétro et futuriste (certaines technologies n'existant pas dans notre monde), souligné par les textures style peintes à la main.

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Notre personnage évolue donc dans cet univers particulier. Garde du corps de la reine, il se voit accusé de son meurtre. Il va lui falloir s'évader pour pouvoir remettre les choses au point en prouvant son innocence et/ou en se vengeant.

En effet, les développeurs ont voulu faire un jeu où le joueur décide de la façon dont il joue. On lui donne un arsenal d'outils/capacités et c'est à lui de choisir la façon de les utiliser ! Mais attention, il faudra ensuite en assumer les conséquences. En effet, ces actions influenceront le développement de la ville ou la façon dont certains personnages susceptibles de vous donner des missions vous percevront.

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Le joueur peut donc expérimenter et observer l'influence de ses actes sur son environnement. Il lui faudra aussi faire de même avec ses capacités. Déjà, il faudra les choisir suivant la façon de jouer qu'il désire adopter, mais ensuite il pourra tester les différentes combinaisons possibles.

Ainsi lorsqu'on se fait tirer dessus, on peut décider d'utiliser Freeze Time suivie de Windblast et la balle se retournera contre son lanceur ou alors au lieu de windblast, on utilisera possession pour posséder son ennemi et le mettre sur la trajectoire de la balle. Bref, il y a beaucoup de possibilités.

Les rats jouent un rôle important dans le jeu et leur comportement variera suivant leur nombre. Un rat seul fuira tandis qu'en horde, ils attaqueront. Il sera possible d'invoquer une de ces hordes pour lui faire dévorer vos ennemis ou encore prendre possession d'un rat pour infiltrer un lieu (et redevenir un homme en sortant du passage emprunté mais attention la possession serait limitée dans le temps) ou bien s'en servir comme d'une bombe téléguidée.

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Dishonored présente bien des atouts : L'aspect bac à sable n'est pas le moindre et son univers original en est un autre. Reste à voir si le jeu tiendra ses promesses à sa sortie en 2012.

        

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[Test] Skyrim : le jeu de l'année ? 
par Aelya

jeudi 15 décembre 2011 19:53 5 commentaires

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The Elder Scrolls 5 : Skyrim de Bethesda vient de remporter le Spike award du Jeu de l'année.

Alors ce RPG mérite-il vraiment ce prix ?

Mais avant tout, je dois être honnête. Je n'ai pas fini Skyrim... Je joue à Skyrim depuis plus de 30 heures et pourtant je n'ai quasiment pas avancé dans la quête principale et n'ai qu'une envie, celle de continuer à jouer ! Laissez-moi vous expliquer la raison derrière cela...

Un univers immense pour une histoire sans fin

Le jeu commence selon la tradition des Elder Scrolls : notre personnage est un inconnu qui s'est fait arrêter en même temps qu'un groupe de rebelles. Nous sommes sur le point d'être executé lorsqu'un dragon surgit et ravage la ville, nous donnant l'occasion de nous enfuir.

Déjà à ce moment-là, on doit faire un choix : va-t-on s'enfuir avec l'un des rebelles ou rester avec les gardes ? Personnellement, n'ayant pas apprécié ma condamnation à mort, j'ai choisi la première option ! Un fois sortie en vie de cette aventure, on nous demande de prévenir les habitants d'un village voisin, puis le Jarl de la ville dont il dépend. Et c'est là que l'histoire de mon personnage a pris un tournant inattendu...

En effet, rien ne nous oblige à suivre cette quête.

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J'ai préféré me balader dans le village, parler aux habitants, aider à résoudre des querelles de soupirants amoureux, explorer les grottes alentours, partir à la chasse au trésor suite à la découverte d'une carte dans une de ces grottes, passer les épreuves initiatiques pour devenir un Compagnon, devenir un Loup-Garou sans m'en rendre compte, etc.

Skyrim nous plonge dans un univers immense où l'on est libre de faire ce que l'on désire. La quête principale reste là pour vous guider au cas où, mais il n'est pas nécessaire de la suivre pour prendre plaisir à jouer (même si cela peut parfois poser problème au niveau de la cohérence de l'histoire : "vite, allez à la tour tuer ce dragon !" mais on n'y va que 15 jours plus tard :-p ). Attention : il faut néanmoins avoir accompli certaines étapes de cette quête pour débloquer certaines choses telles que les "mots de pouvoir".

D'un autre côté, contrairement à certains jeux, Skyrim ne nous oblige pas à refaire la même chose une deuxième fois : on vide complètement une grotte, on peut looter ce qu'on veut dedans, y compris l'item qui servira à valider une quête que nous n'avons pas encore, il n'y aura pas besoin de tout refaire !

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En effet, le jeu n'a pas besoin de ce genre d'artifices pour rallonger sa durée de vie. Skyrim fourmille de choses à faire, à voir et à entendre. Chaque personnage a sa propre histoire (même si parfois sommaire) et chaque ville sa propre atmosphère. Les personnages semblent vivre leur vie : ils vont au marché, rentrent chez eux le soir ou passent leur soirée à la taverne. Au détour d'une rue, on surprend une conversation et celle-ci peut aboutir à une nouvelle quête. De même, la lecture d'un livre peut vous aiguiller sur la location d'un trésor et ainsi vous entraîner vers une nouvelle aventure...

On passe donc beaucoup de temps à explorer ce monde dont les graphismes sont vraiment beaux et lui confèrent une impression de vie. On va s'arrêter pour regarder un renard pourchasser un lapin ou encore effrayer des élans pour les utiliser comme diversions auprès des géants et ainsi leur voler deux trois trucs, voire tuer un mammouth.

Un héros/une héroine sur mesure pour un système de combat bien pensé

Je regretterais seulement l'outil de création du personnage. Il est assez complet et offre beaucoup de choix mais donne lieu à des personnages assez moches (selon mes goûts), en particulier pour les hommes et les elfes, les Argonians et Khajiit rendant plutôt bien... Dommage.

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Heureusement, le jeu se rattrape en permettant une personnalisation assez poussée des caractéristiques. Attention, il n'est pas possible de mettre de points dans des compétences ou autres. Cependant, on développe son personnage en fonction de nos actions : il n'y a pas de classe.

Ainsi, si on utilise une arme une main, cette compétence va augmenter tandis que d'autres vont stagner jusqu'à ce qu'on les utilise à leur tour. Même chose pour les armures, les sorts, la furtivité, etc...

Pour rajouter encore une couche, à chaque montée de niveau, on choisit d'augmenter sa vie, sa magie ou son endurance (qui permet de porter des coups puissants ET de transporter plus de poids) et l'on attribue des points dans des perks permettant d'améliorer certaines facultés et de se spécialiser un tant soit peu.

Le système de combat est bien pensé : une main = une arme et chaque main correspond à un bouton. On peut ainsi décider d'équiper deux armes une main, une arme à une main et un bouclier, une arme une main et un sort, une arme deux mains... Il est possible de bloquer, mais pas d'esquiver ! Il faudra donc faire attention et le dual wielding pourra parfois s'avérer perilleux. Il faudra aussi faire preuve de stratégie, certains combats donnant du fil à retordre !

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Il sera aussi possible d'emmener un compagnon au cours de nos péripéties, que ce soit un mercenaire, quelqu'un qui vous est redevable ou encore un membre de votre guilde. Cependant, leur IA laisse parfois à désirer et l'on s'interroge "mais pourquoi se jette-t-il dans la pièce suivante alors que je suis en mode furtif ?!"

Autre élément ajoutant une richesse supplémentaire au jeu : le craft. On peut s'amuser à jouer à l'enchanteur, au forgeron ou encore à l'herboriste et ainsi se façonner potion, armes, armures sur mesure, ce qui fait monter nos compétences. Mais on peut aussi pêcher (à la main), cuisiner, couper du bois, miner, fondre les métaux... Bref, de quoi nous occuper des heures entières !

Skyrim offre donc une expérience de jeu sensationnelle en nous plongeant dans un univers qui fait vrai et dans lequel on fait évoluer notre personnage comme bon nous chante. Malgré tout, tout n'est pas rose bonbon au Royaume de Skyrim.

Quelques nuages noirs à Bordeciel

En effet, de nombreux bugs restent à déplorer. Ainsi, certains ennemis peuvent rester bloquer sans raison (j'ai eu cette "chance" lors d'un combat contre le boss d'une grotte) ou des NPJ décider de ne plus bouger et de vous obstruer le chemin, c'est-à-dire la seule porte vous permettant de sortir de la pièce...

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L'inventaire est une horreur. Il est très difficile de s'y retrouver, de bien comparer les différentes armes et armures. On se demande parfois pourquoi certains objets vont dans telle catégorie...

De plus d'un point de vue strictement personnel (et peut-être féminin^^), je trouve dommage que l'inventaire soit limité... En plus comme je joue sur PS3, je n'ai pas la possibilité de chercher un mod pour remédier à ça comme je l'avais fait pour the Witcher 2 ;-)

De même, voir les maladies dont on souffre n'est pas évident et j'ai passé pas mal de temps à chercher : il faut en fait regarder dans le menu magie... Surtout que la plupart du temps on ne voit pas qu'on est tombé malade car l'affichage de cet effet (comme beaucoup d'autres éléments - genre tutorial) passe en un clin d'oeil, ce sont donc souvent les PNJ qui nous le font remarquer par un "Oh vous avez mauvaise mine, vous devriez faire quelque chose"...

Skyrim ne brille donc pas par son interface.

Mon âme féminine crie aussi au scandale de 1/ ne pas pouvoir prévisualiser les armures sur son personnage lorsqu'on les achète et 2/ d'être obligée d'afficher le casque. Je sais que Skyrim est un RPG qui se veut réaliste mais si je passe 1 heure à créer mon perso au début, ce n'est pas pour le cacher sous un casque souvent laid après !

Enfin, autre élément qui fâche, seule la langue française est disponible dans le jeu, en tous cas pour l'édition collector que j'ai achetée... J'aime jouer en VO et si le jeu ne propose pas toujours dans ses menus de changer la langue, il est souvent possible de jouer en anglais en changeant la langue du système (en tous cas sur PS3). Ici, on n'a même pas cette option et je ne trouve pas ça normal à notre époque.

Cependant, malgré tous ces défauts, la magie opère et l'on joue des heures et des heures sans se lasser et en pardonnant ces légères anicroches.

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Conclusion

Skyrim est une vraie réussite.

Il n'est pas exempt de défauts mais on passe outre. Bethesda a réussi à créer un univers dans lequel on prend plaisir à évoluer et où les heures défilent sans que l'on s'en rende compte.

On façonne son personnage comme on l'entend, tout en se faisant entrainer par nos choix qui nous amènent parfois à se demander comment on en est arrivé là.

Ainsi, je n'ai pas cherché à devenir un loup-garou mais mes actions m'ont entraîné vers cela. Me voilà donc loup-garou, ne sachant pas ce que cela implique, comment me transformer ou quels seront les impacts sur ma puissance au combat : à moi de trouver les réponses (je ne veux pas tricher en fouillant sur internet ;-))!

Et c'est ce qui rend le jeu excellent. Skyrim est un jeu dont on est le héros, un vrai RPG et cela fait du bien.

Note : 9/10

        

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Star Wars : The Old Republic, déballage du collector 
par Quantic

mercredi 14 décembre 2011 20:18 9 commentaires

Aelya a encore craqué pour un collector de plus et comme madame travaille, c'est à moi de vous proposer le déballage de son collector et pour être honnête, je suis à deux doigt de craquer pour une version du jeu également... tellement il s'avère sympa.

Et c'est le collector du très attendu MMO de Bioware, Star Wars : The Old Republic dont il s'agit.

 

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Malgré son prix qui fait mal au compte en banque (150 euros), le contenu de grande qualité remonte rapidement le moral.

D'abord la boîte est splendide, un peu plus petite que l'énorme collector de Skyrim mais très joliment décorée et d'aspect très solide.

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Une fois ouverte, on découvre un ingénieux système de rangement qui encore une fois démontre que Bioware a décidé de gâter les acheteurs du collector par une édition de qualité.

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Au niveau du contenu, on trouve un artbook à la couverture texturée très agréable au toucher et qui en plus de présenter de belles illustrations reprend les notes d'un maître Jedi sur les débuts de la Grande Guerre de l'Hyperespace

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Le jeu en lui-même tient sur trois DVD et est présenté dans un magnifique steelcase

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Un digipass pour se connecter en toute sécurité

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La bande originale du jeu est disponible sur CD (et non en download comme c'est le cas la plupart du temps) mais dommage qu'elle ne soit emballée que dans une pauvre pochette en carton

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On trouve également plusieurs documents comme la carte des galaxies connues sous la forme d'un poster

 

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mais aussi plusieurs plans/schémas/lettres pour bien se plonger dans l'univers Star Wars

 

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Un collector, surtout d'un MMO, sans contenu in-game ne serait pas un bon collector et Star Wars : The Old Republic ne déroge pas à la règle puisque les heureux possesseurs de ce collector recevront en jeu :

- Un accès exclusif à la boutique collector en jeu qui proposera des objets uniques tout au long de la vie du jeu

- Un droïde souris exclusif

- Un véhicule individuel exclusif

- Un lance-fusées

- Une holodanseuse qui projette un hologramme de danseuse

- une holocaméra qui garde une trace virtuelle de vos aventures

- un droïde d'entrainement qui vous assistera au combat

Enfin, la pièce de résistance, la figurine de Darth Malgus produite par Gentle Giant Studios, elle aussi bien emballée dans un carton solide.

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Comme vous pouvez le voir, elle est plutôt réussie !

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Haute d'une bonne vingtaine de centimètres, elle repose sur un très beau socle-miroir noir qui la met très bien en valeur.

La figurine en elle-même est très bien finie. Bon, si on chicane un peu, on aurait pu encore avoir mieux mais quand on voit la qualité moyenne des figurines des collectors, elles est très largement au-dessus du lot.

La pose est classique, assez simple mais elle représente bien le personnage et c'est encore ce qui compte le plus.

Autre point positif, assez rare dans les collector, un certificat d'authenticité est fourni.

Voici quelques autres photos

 

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En conclusion, un très beau collector, bourré de contenu et d'une figurine de bonne qualité.

Le prix de 150 euros me parait pourtant un peu exagéré mais on commence à avoir l'habitude de se faire plumer d'une bonne vingtaine d'euros sur tous les collectors réussis.

Néanmoins, les fans de l'univers seront conquis et si le jeu est à la hauteur de ce collector, il y a fort à parier qu'un certain World of Warcraft va voir ses abonnés fondre comme neige au soleil.

Pour ceux qui veulent craquer à leur tour (je dois résister car je suis jaloux d'Aelya ;-)), ce collector est toujours disponible.

Rendez-vous pour le test d'ici peu !

        

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[Test] Assassin's Creed Revelations, l'escapade byzantine 
par Quantic

mercredi 07 décembre 2011 20:11 4 commentaires

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Après un premier épisode très moyen, Ubisoft avait touché le jackpot avec un Assassin's Creed 2 flamboyant. Un monde beaucoup plus ouvert, un gameplay plus varié, une vraie liberté de mouvement et un héros ultra-charismatique, je n'hésite pas à dire que AC 2 fait partie des jeux qui ont le plus marqué ma vie de gamer, au moins au même titre qu'un GTA 3 ou un Warcraft 2.

Dans Brotherhood, Ubisoft a réussi à encore améliorer le gameplay et même si le solo n'était pas forcément très innovant, l'excellent multi rendait cet épisode au moins aussi indispensable.

Le défi pour Ubisoft avec Revelations était de réussir à maintenir l'intérêt des joueurs que nous sommes et le défi était de taille car avec un rythme d'un épisode par an, le risque de proposer des épisodes sans saveur et sans innovation était grand.

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Est-ce que la Revelation a eu lieu ?

Le scénario des AC est toujours très soigné avec un univers complet et une base de données sur chaque personnage totalement passionnante. Ici, le scénario reste un des points forts du titre même si l'interaction Desmond/Ezio était beaucoup plus réussie dans Brotherhood...mais bon, on en apprend un peu plus sur le fameux sujet 16 et sur Desmond tout en découvrant la fin de l'aventure d'Ezio. Même si le scénario est plus léger que dans les deux derniers épisodes, on n'en demandait pas vraiment plus.

A noter quand même qu'Aelya ne comprend toujours pas pourquoi UbiSoft insiste toujours autant sur Desmond, qui a le charisme d'une moule sur le point dêtre ébouillantée. Nous y allons donc de notre petit conseil aux développeurs : Pour AC 3, oubliez Desmond et trouvez-nous un personnage avec le charisme d'un Ezio et nous porterons votre jeu aux nues !

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A côté du scénario principal, proposant des missions de qualité parfois inégales, la plupart des missions secondaires "classiques" sont de retour et quelques nouvelles occupations apparaissent comme les défenses de repaires (sous la forme d'un abominable jeu de "tower defense") mais rien de vraiment neuf ou de fondamentalement indispensable sur cet épisode. Au contraire, quelques activités secondaires disparaissent et c'est bien dommage.

Au niveau du gameplay en lui-même, rien de bien neuf à part un crochet attaché à votre lame secrète qui permet de grimper plus rapidement ou d'utiliser des câbles tendus pour réaliser des assassinats spectaculaires tout en glissade. J'aimerais par contre bien qu'Ubisoft nous explique la raison d'être de ces câbles tendus dans toute la ville... Sans doute que les templiers les utilisaient pour sécher leur linge...

Il est également possible de faire s'écrouler des échafaudages sur vos poursuivants, nouveauté sympathique mais qui ne changera pas réellement vos habitudes. La manipulation d'Ezio reste donc assez classique et conserve les avantages et les défauts des précédents épisodes. Autrement dit, Ezio virevolte de toit en toit et tue avec style tout cela avec en appuyant sur un seul bouton ou presque...

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Constantinople, entre l'Orient et l'Occident

Cette fois l'aventure d'Ezio l'amène à Constantinople, autre ville mythique de la renaissance. C'est un choix intéressant et qui change de l'Italie mais qui malheureusement ne fonctionne pas aussi bien qu'une Venise ou une Florence.

Peut-être suis-je moins sensible à la culture byzantine mais l'impression d'immersion est moindre dans cette épisode. Et malgrè mes 20 bonnes heures de jeu sur le solo, la ville reste assez confuse, trop dense et pas assez variée pour vraiment reconnaitre les quartiers. Après Brotherhood et une Rome grandiose, on ressent vraiment une petite déception au niveau du design de la map.

Tous ces éléments mis ensemble confèrent à cet épisode un petit sentiment de retour en arrière. Et même si le jeu reste excellent et que le solo vous occupera de très nombreuses heures, on ressort de l'aventure avec un petit sentiment de trop peu, une impression qu'il faudrait laisser à la série du repos pour que les designers se ressourcent un peu pour moderniser et redonner de l'éclat à la licence.

Hors Ubisoft a déjà annoncé un nouvel épisode en 2012, sans doute avec un nouvel héros. Espérons que cela redonnera du souffle à la série car ici, bien que le solo ne soit certainement pas mauvais, il est quand même un cran en-dessous de nos espoirs.

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Côté Multi, les craintes dont nous vous avions fait part lors de la Gamescom ne sont heureusement pas justifiées... En effet, le mode "Traque" est toujours bien présent et la stratégie est toujours aussi excellente. De nombreux modes de jeux solo et en équipes ont fait leur apparition mais peu valent vraiment la peine en dehors du bon vieux mode  "Traque", qui reprend les bases de l'excellent multi de Brotherhood.

Furtivité, malice et coup-bas sont toujours bien au programme et les quelques améliorations au gameplay le rendent encore plus subtils.

Les autres modes s'adressent à des joueurs un peu plus "bourrins" et les connaisseurs ne s'y sont pas trompés puisque ces modes sont beaucoup moins joués.

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Conclusion

Malheureusement et même si AC garde tout mon intérêt de joueur, cet épisode est un cran en-dessous d'un Brotherhood. Les quelques innovations de gameplay ne suffisent pas à compenser la disparition de certains autres éléments (entre autre le cheval dont on avait tant fait la pub pour Brotherhood et la possibilité de le monter en ville) et l'impression générale de retrouver un solo plus répétitif qu'avant. Heureusement le scénario et les rebondissements nous gardent éveillés et le fan que je suis a quand même pris beaucoup de plaisir à tourner le mode solo dans tous les sens.

Le multi a essayé d'élargir son public cible en différenciant les modes de jeu subtils de ceux plus bourrins mais les quelques améliorations ne vont pas transformer l'expérience Brotherhood en profondeur.

Bref, Ezio vieillit et AC également. Peu de nouveautés et même quelques régressions par rapport à Brotherhood font que ce Revelations n'est finalement qu'un énorme patch. Le fan y trouvera toujours son compte mais on espère qu'Ubisoft redressera la barre lors du prochain épisode afin d'éviter que la série ne sombre dans le conformisme.

Assassins' Creed est une licence avec un potentiel énorme et une durée de vie quasi illimitée. Reste à Ubisoft à nous montrer sa capacité à se renouveler suffisamment.
 
Note : 8/10

        

dans Gaming, PC, PS3, Test, Xbox360
Tags : test, assassin's creed, assassin's creed revelations, ezio, ubisoft, action

[Test] Call of Duty : Modern Warfare 3, du sang et des frags 
par Quantic

vendredi 25 novembre 2011 20:11 2 commentaires

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Après mon test de Battlefield 3, il était temps de parler du favori dans le combat des FPS militaristes militaires de fin d'année.

Et même si Modern Warfare 3 ne démérite pas en qualité et que ses ventes sont déjà affolantes, il faut reconnaitre que le bébé d'Electonic Arts aura réussi son pari, celui de coller à Modern Warfare une image de pré-retraité.

Mais ce n'est certainement pas une raison pour l'éviter si vous êtes fan de la licence. Il faut d'ailleurs reconnaitre que les deux titres partagent nombre de leurs défauts : linéarité extrême, solo ultra court, simplicité du combat mais aussi nombre de leurs qualités : ambiance héroïque, réalisme, grand spectacle.

Difficile donc de les départager mais nous ne sommes pas ici pour faire une comparaison mais pour parler de Modern Warfare 3, donc qu'en est-il ?

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Un scénario en héritage.

Modern Warfare 3 démarre là où le deuxième épisode se termine et au cours du jeu, vous aurez l'occasion de retrouver des personnages que vous connaissez déjà bien ainsi que des lieux déjà visités lors des précédents épisodes.

Bien sûr le scénario de 3ème guerre mondiale voyant s'opposer le bloc occidental à une Russie extrémiste n'est pas très réaliste mais cela nous change du Moyen-Orient et comme le jeu est un pur récit d'anticipation, cela permet de sortir tous les gadgets possibles et imaginables. Ainsi, nous serons aux commandes de drones (au sol et en l'air), de jeeps, de tanks et nous pourrons assister les troupes au sol en pilotant des bombardiers et inversement, marquer les cibles pour recevoir de l'aide du ciel...

Malheureusement, comme prévu, le solo est très court. Il m'a fallu moins de 5 heures pour le terminer et la difficulté pas très élevée combinée à un auto-ciblage parfois un peu trop efficace rend la tâche vraiment trop facile.

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L'univers du jeu reste fidèle à lui-même et s'avère assez cohérent même si l'on sent que le moteur graphique commence à prendre de l'âge surtout comparé à la concurrence. La modélisation des grandes villes comme New York, Londres ou Paris est assez réussie, surtout pour cette dernière car je dois avouer avoir moins accroché à l'ambiance New Yorkaise ou Londonienne.

A noter d'ailleurs qu'il est amusant que dans Battlefield 3, on sauve la Bourse Parisienne Euronext alors que dans Modern Warfare 3, on part à l'assaut de Wall Street. A croire que la crise financière a inspiré les développeurs !

Je ne suis pas un hééérooos...

Mais si ! Je suis un héros !... En tous cas, le solo fait tout pour vous en persuader. Heureusement, l'ambiance bien soutenue par la musique qui souligne les moments clés et quelques scènes magiques sauvent le jeu à elles seules...

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C'est plus fort que moi, même si MW3 s'avère une fois de plus, plus proche du film interactif que du FPS, il est tellement bien présenté et bien emballé que l'on ne peut s'empêcher de ressentir quelques frissons. Par exemple (et en évitant de spoiler trop), je suis resté bouche ouverte devant l'assaut du sous-marin, la prise d'assaut d'un avion de ligne en vol avec ses changements de gravité incessants ou encore la scène finale du combat à Paris.

Et si MW3 se veut spectaculaire à souhait, c'est aussi un peu au détriment du réalisme... Parfois, c'est tout simplement un peu trop gros pour être vrai et le fait que vos équipiers tirent un peu beaucoup dans le vide contribue à donner cette impression d'être le sauveur du monde, au détriment du réalisme.

Un multi toujours au rendez-vous.

Avec un solo torché en une après-midi, c'est toujours pour le multi que l'on choisit d'acheter Modern Warfare 3. Celui-ci est toujours bien au rendez-vous avec tous les modes classiques ainsi que quelques missions coopératives bien sympathiques mais qui ne révolutionneront pas le genre.
Du côté du compétitif, on reprend les valeurs sures en essayant de mieux les équilibrer, voilà le credo de MW3.

Assez peu de nouveautés donc, mais de subtils changements qui permettent de mieux équilibrer un gameplay nerveux, la marque de fabrique de Modern Warfare depuis ses débuts. L'avantage, c'est qu'un joueur débutant et esseulé se sentira un peu moins perdu que chez son concurrent BF 3, plus tactique mais aussi plus difficile à appréhender !

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Conclusion

Call of Duty : Modern Warfare 3 s'avère être une suite bien en ligne avec ses prédécesseurs.

Du grand spectacle pour un solo héroïque à souhait tandis que le Multi reste une valeur sure du FPS console.

Pourtant, il reste un petit goût de trop peu, un peu comme si Infinity Ward(bien aidé sur cet épisode par SledgeHammer Games) s'était contenté d'améliorer subtilement la recette sans en faire trop. Ainsi, le moteur du jeu commence à faire un peu pauvre et même si quelques scènes vont vous scotcher à votre fauteuil, globalement le sentiment qui prédomine est que le gameplay Modern Warfare meriterait d'être un peu modernisé.

Note : 7,5 /10


Mais alors, que choisir entre Modern Warfare 3 et Battlefield 3, me direz-vous ?

Voilà une question difficile et je vous conseille de (re)lire mon test de Battlefield 3 pour mieux comprendre ce qui va suire...

Même si les deux jeux se disputent le même terrain, les différences aussi bien en solo qu'en multi sont assez nombreuses que pour rendre leur gameplay finalement assez différent.

Battelfield 3 insiste plus sur l'aspect réaliste des combats (mais pas trop non plus) tandis que Modern Warfare 3 veut faire de vous le héros invincible de la 3ème guerre mondiale.

Pour ma part, j'ai pris beaucoup de plaisir à jouer aux deux jeux et votre choix devra se faire entre une valeur sûre sympathique mais peu originale (MW3) et un challenger venu secouer un peu le cocotier (BF3).

La différence de note entre les deux jeux est en grande partie due à l'âge du moteur graphique de MW3 et à ma sensibilité plus forte au gameplay de BF3, sans oublier que j'ai une tendance naturelle à préférer les challengers aux favoris mais que vous choisissiez l'un ou l'autre, vous ne serez pas déçu !

        

dans Gaming, PC, PS3, Test, Xbox360
Tags : test, call of duty, modern warfare 3, sledgehammer games, activision, fps