[Test] Medal of Honor : Warfighter : l’ancêtre est en petite forme 
par Quantic

vendredi 16 novembre 2012 19:23 3 commentaires

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Medal of Honor est une licence chère à mes yeux. Eh oui, c’est bien le premier FPS à avoir autant intégré les scripts dans son gameplay pour proposer au joueur une immersion comme jamais il n’en avait connue auparavant. Call of Duty n’est arrivé que bien après.

Pourtant aujourd’hui, le bébé d’Activision a pris le dessus sur l’ancêtre d’Electronic Arts et EA compte plutôt sur l’excellente série des Battlefield pour donner le change. Bien entendu, Dice n’est pas en mesure de sortir un Battlefield chaque année et donc, pour nous faire patienter, EA nous propose ce Warfighter en petite forme.

C’est d’autant plus dommage que Battlefield 3 avait placé la barre très haut face à un Call of Duty millésime 2011 en petite forme. Cette année, ce sera sans doute l’inverse. A croire qu’EA et Activision se sont mis d’accord pour sortir leurs bons titres en alternance ;-)

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Un solo en berne

Si le multi était fort mis en avant (on y reviendra), peu d’éléments avaient filtré du solo qui s’avère l’élément le plus décevant de ce titre. On y incarne successivement Preacher et Stomp, deux super-héros américains (dixit les cinématiques) confrontés à une sombre histoire de terrorisme au Moyen-Orient sur fond d’attentat de Madrid.

Le scénario est à l’image d’un "Call of" des mauvaises années : très fouillis et sans passion. On y enchaîne une grosse dizaine de tableaux pour 5-6 heures de jeu. Mais là où même un mauvais "Call of" parvient à surprendre par sa grandiloquence, Warfighter a du mal à nous accrocher à notre pad.

Pire, on doit se farcir entre chaque mission des cinématiques interminables et débordantes de patriotisme nauséabond : « Mieux vaut vivre peu de temps avec un mari heureux et patriote que toute sa vie avec un mari normal ». Et après ça, on osera encore me dire que Medal of Honor n’est pas militariste ?

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Bon, je vais être honnête, le solo propose quand même quelques éléments intéressants comme la possibilité de se camoufler derrière un obstacle et de pouvoir se pencher comme on veut... presque comme dans un TPS. On aimera ou on n'aimera pas mais cela a le mérite d'amener un peu de variété. Warfighter propose également un gameplay assez nerveux puisque l’on ne peut embarquer que deux armes à la fois, une arme de poing et une arme principale. Un bon point pour le réalisme surtout que l’on peut quand même ramasser les armes des ennemis en n’oubliant pas que l’on abandonne alors son arme principale.

Entre deux séances de shoot au pigeon, les développeurs de Danger Close nous proposent de ressentir comment les forces d’intervention font face à un problème épineux dans les environnements urbains : Le passage d’une porte.  Porte derrière laquelle, il y a toujours 5-6 ennemis qui vous attendent. Dans Warfighter, il est possible de choisir votre méthode pour ouvrir cette fameuse porte (coup de pied, pied de biche, explosifs, ...), chaque méthode ayant son script propre mais au final, le résultat est un peu du pareil au même. Voilà donc une séquence intermédiaire qui apparaitra comme très répétitive.

Enfin, le point le plus positif du solo, ce sont les séquences de conduite (dommage pour un FPS quand même). Au cours du jeu, on conduira quelques fois une voiture (soit à la poursuite d’un ennemi, soit en fuite soi-même) et l’immersion de ces séquences est excellente. On reste en vue cockpit et la conduite demande un vrai talent de pilotage. J’ai adoré ces séquences même si elles restent très dirigistes.

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Avant de vous parler du multi, un petit point sur la technique du jeu qui est plutôt satisfaisante. Basé sur le même moteur Frostbite 2 que Battlefield 3, Warfighter propose des visuels convaincants même si la modélisation de certains soldats semble avoir été un peu bâclée (surtout en multi). Mais bon, je chicane un peu car Warfighter reste un jeu très agréable à l’œil même sur console et d’une parfaite fluidité.

Les cinématiques, même si elles sont un peu longues sont également très réussies du point de vue technique avec, là aussi, une certaine inégalité de finition : Les héros sont impressionnants de réalisme alors que d’autres personnages font un peu peur à voir. Par exemple, la femme de Preacher fait parfois penser à une sorcière. Au niveau de l’ambiance sonore, c’est du tout bon également avec des armes qui sonnent même mieux que dans Battlefield 3 et une musique bien dans le ton.

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Un multi addictif mais peu convaincant

Addictif tout simplement parce que le système de montée en niveau qui débloque au fur et à mesure les combattants des différentes factions et les armes est très bien conçu. On monte rapidement au début, ce qui encourage à insister pour voir ensuite sa vitesse de progression se réduire. C’est classique mais très efficace.

Dommage que l’interface soit si peu lisible avec une police de caractère trop petite (sur console) et des menus mal organisés qui donnent une impression générale de fouillis. Pourtant, quand on parvient à s’y retrouver, on découvre un système de personnalisation des armes poussés à l’extrême où il est possible d’assembler soi-même son joujou préféré, comme on l’entend.

Sur le terrain, on découvre des modes de jeu très classiques sur des maps qui jonglent entre le « bien pensé » et le « mais pourquoi c’est si facile de camper le spawn point ». Contrairement à un Battlefield et ses cartes gigantesques, les maps sont ici plutôt petites. Le combat n’est donc jamais bien loin. Tant mieux pour l’intensité de la bataille mais tant pis pour la stratégie. On peut même se demander pourquoi tant de soin a été apporté à différencier les classes de soldat si au final, ce n’est que pour mieux bourriner.

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Finalement, le point fort de ce multi est le concept de « groupe de combat ». Comme dans la réalité, les membres d’une équipe sont rassemblés par groupe de deux. Les deux joueurs sont encouragés à collaborer au maximum puisqu’il est possible de respawner à côté de son équipier ou encore de le soigner ou lui donner des munitions. Le jeu prend donc une autre tournure quand on y joue avec un ami via micro. On peut vraiment fonctionner en binôme et faire front à deux face à des adversaires souvent désorganisés.

Une partie entre deux équipes constituées de binômes ayant l’habitude de jouer ensemble ressemble donc à une vraie partie d’échec où le bourrinage est totalement absent. Malheureusement, il est bien rare de tomber sur une partie de ce type et bien souvent on aura un ou deux binômes organisés face à des joueurs sans coordination et ne jouant pas du tout en binôme rendant le gameplay multi bien plus bourrin que ce que j'escomptais. Le titre garde donc toutes ses chances de plaire aux fans d’ E-sport ou aux joueurs avec de bons amis, tandis que le joueur lambda retournera bien vite sur Battlefield 3.

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Conclusion

Je vous l’avoue, je ne suis pas un grand fan de Call of Duty, donc la réussite de Battlefield 3, l’année dernière, me faisait espérer le meilleur pour les licences FPS à tendance militariste issues d’EA. Malheureusement, Danger Close n’est pas Dice et Medal of Honor : Warfighter n’est pas à la hauteur de ce qu’on attendait de lui.

Pour autant, tout n’est pas à jeter dans Warfighter, mais malheureusement avec un Black Ops 2 en face de lui qui s’annonce assez réussi, il y a peu de chances que ce Warfighter marque les esprits.

Pourtant, même si le solo est plutôt « transparent », le multi peut s’avérer intéressant s’il est joué entre gens de bonne compagnie. Le plus grand défi de Danger Close pour les semaines à venir est de réussir à encourager les joueurs à jouer leur jeu tel qu’ils l’ont pensé, donc de manière stratégique et réaliste.
Ce n’est malheureusement pas gagné.

Ma note : 6,5/10

        

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GTA V, le second trailer est arrivé 
par Quantic

mercredi 14 novembre 2012 18:42 3 commentaires

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GTA est l'un des rares jeux qui me donne envie de parler du moindre petit détail qui filtre alors quand c'est carrément un trailer qui sort, je ne résiste pas et j'en parle ;-)

Bon, c'est vrai que le moteur graphique n'a pas l'air grandiose mais bon, quand on sait qu'Aelya et moi rêvons de nous installer dans l'ouest des Etats-Unis (San Diego de préférence), on comprend vite qu'un GTA qui se déroule dans cette ambiance fait d'office mouche avec nous !

Vivement les prochaines annonces et la sortie du jeu en Juin 2013... J'espère que le collector sera beau !

En attendant, il est déjà possible de réserver cette future pépite.

        

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[Test] WRC 3, le vrai rallye enfin de retour ? 
par Quantic

mardi 13 novembre 2012 19:29 0 commentaire

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WRC 3 est le troisième épisode (qui aurait deviné ?) de la licence WRC depuis sa renaissance en 2010 par Milestone, développeur de l'excellente licence SBK que les plus motards doivent connaître. Après un premier épisode qui a eu un succès d’estime et un second épisode assez catastrophique, les italiens de Milestone ont décidé de recommencer tout à zéro pour rompre avec l’accueil un peu frisquet de leurs précédentes simulations de rallye.
Bonne résolution mais qu’en est-il dans la réalité ?

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Vous devez le savoir, si vous nous suivez, je suis un fan de rallye depuis de très nombreuses années et niveau jeu, je suis plutôt simulation qu’arcade. Ce que j’attends d’un jeu de rallye est simple : du réalisme. Des spéciales de 35 kms avec un tracé réaliste, une voiture qui ne glisse pas de partout et une vraie prise en compte des cordes et des dégâts. Autant vous dire que peu de jeu m’ont pleinement satisfait. Ma référence reste toujours Rally Championship 2000 même si j’ai toujours beaucoup apprécié la série des Colin McRae Rally et l’unique Richard Burns Rally. Mais depuis cette époque bénie ou 2-3 jeux sortaient chaque année, il faut reconnaitre que c’est un peu la disette pour les fans de cette discipline.

En dehors de l’excellente série des Dirt de Codemasters (excepté l’épisode maudit : Showdown) qui ne consacre qu’un petit bout de son gameplay au rallye, au vrai, rien de rien à l’horizon en dehors de ce WRC 3 qu’on espère enfin à la hauteur de ce sport auto passionnant.

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Une vraie évolution !

Après avoir pu tâter du titre à plusieurs reprises sur un pad, je vais enfin voir ce que WRC 3 a dans le ventre sur mon volant G27... Et premières constatations immédiates, fuyez comme la peste la vue externe proposée par défaut qui offre des sensations proches du zéro absolu. La voiture flotte et l’impression de vitesse est horrible. A l’opposé, la vue capot offre une expérience des plus satisfaisantes.

Bien entendu, l’intégriste que je suis aimerait conseiller la vue interne qui propose également de bonnes sensations mais le cockpit semble avoir été modélisé sur une Matchbox un peu pourrie et je l’ai vite abandonnée.

Cela m’amène à vous parler de l’emballage graphique du jeu malheureusement un peu moyen. Les voitures me paraissent trop fausses, comme en plastique (encore une fois l’effet Matchbox). Heureusement, elles sont totalement customizables (couleur, stickers, etc), ce qui permet au moins de noyer le poisson avec un style qui pourra s’adapter aux gouts de chacun. Les décors sont jolis sans être exceptionnels mais aucun ralentissement n’est à noter sur console, ce qui, par les temps actuels, est déjà un excellent point.

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Licence WRC oblige, on retrouve toutes les voitures, tous les pilotes et tous les rallyes du championnat du monde... Mais pas les spéciales. Milestone a, en effet, décidé de ne pas reprendre les spéciales officielles des rallyes. J’imagine, bien sûr, que reproduire à l’identique toutes les spéciales aurait été un travail titanesque mais ils auraient au moins pu faire l’effort de garder un semblant de tracés réels.

Il ne faut pourtant pas être trop négatif. Dans l’ensemble, les spéciales proposées gardent l’esprit du rallye : A fond entre les rangées d’arbre en Finlande, on s'appuie sur les murs de neige en Suède,... Néanmoins, je regrette que certaines spéciales exagèrent un peu sur le nombre d’épingles ou qu’à l’opposé, il y ait rarement de grandes sections rapides où l’on touche le rupteur.

L’amélioration par rapport à WRC 2 reste quand même importante mais on est encore en-dessous de ce qu’un jeu bénéficiant de la licence WRC se doit d’offrir.
Peut-être pour WRC 4 ?

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Une simulation très arcade

Autant prévenir directement les fans de drifts, on est très loin d’un jeu d’arcade qui se joue tout en glisse. Au contraire, il faut bien balancer la voiture pour commencer à glisser. Pour autant, WRC 3 ne peut pas se targuer du titre de simulation et même le plus mauvais des pilotes aura vite fait de réaliser de bons temps.

Il est, bien entendu, possible de supprimer quelques aides « assez classiques » : ABS, aide à la traction, freinage automatique, ... Mais même avec toutes les aides enlevées, la voiture reste trop facile à contrôler. On peut ré-accélérer à fond en plein virage et ne pas avoir la moindre trace de sur ou sous-virage et le tête à queue est donc presque impossible. En dehors de ces défauts, le modèle de simulation reste quand même agréable et même l’intégriste que je suis y a pris beaucoup de plaisir.
Meilleure preuve que le modèle de pilotage est fort axé arcade, je n’hésite pas à utiliser l’affreuse option de rewind, option que je m’interdis systématiquement dans une simulation.

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Des modes de jeu à foisons

WRC 3 propose de nombreux modes de jeux pour varier les plaisirs. Le plus intéressant étant sans aucun doute le mode « Road to Glory » qui reprend les voitures et les rallyes officiels WRC mais des pilotes fictifs. On commence en bas de l’échelle avec les Citroën C2 et autres Renault Clio pour débloquer au fur et à mesure de nouvelles voitures et des upgrades. Ce mode garantit un bon paquet d’heures de jeu (une quinzaine à vue de nez) mais si les premières heures sont très agréables, on ressent vite une certaine lassitude s’installer et l’impression d’enchaîner les courses de manière mécanique (normal pour un jeu de rallye) et sans véritable émotion.
Pourtant, pour varier un peu, ce mode nous propose aussi des épreuves "bonus" consistant à éclater des murs de mousse ou à réaliser des drifts mais rien à faire, la lassitude finit par s’installer.

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Le second mode solo fait appel à la licence WRC puisqu’il simule tout simplement le championnat du monde des rallyes (pour une spéciale unique, un rallye complet de 6 spéciales ou tout un championnat de 13 rallyes). Rien à dire, la licence est bien exploitée et le fan sera comblé. Dommage quand même que, comme pour le mode « Road to Glory », l’émotion ait été oubliée au garage. Alors qu’un F1 2012 retransmet avec brio la sensation d’être au cœur de la F1, dans WRC 3 on a encore trop l’impression d’enchaîner les spéciales sans vraiment avoir la sensation d'être dans les chaussettes d’un pilote WRC. Peut-être que des questions de droits ont limité Milestone dans ses initiatives... Toujours est-il que cela manque de liant.

Enfin, le mode multi permettra de se frotter aux meilleurs pilotes du monde et croyez-moi, je ne suis pas nul, mais la concurrence en ligne est sérieuse. Le mode multi est très complet avec la possibilité de concourir jusque 16 pilotes sur une spéciale unique, un rallye complet ou même un championnat complet. A noter qu’il est également possible de lancer une partie rapide en 1 contre 1 sur une super-spéciale pour un vrai duel de pilotes.
Hors ligne, Milestone a prévu un mode Hot Seat jusque 4 joueurs, l’idéal pour bien s’amuser entre passionnés. Ce mode multi est donc une vraie réussite même si, pour ma part, je préfère nettement affronter le chrono en solo.

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Conclusion

WRC 3 propose une véritable évolution par rapport aux médiocres épisodes précédents. De nombreux défauts restent pourtant présents comme un emballage graphique un peu limite ou des tracés pas toujours passionnants mais dans l’ensemble le modèle de pilotage, sans être une simulation, est agréable.

Il faut dire que WRC 3 reste désespérément seul sur le marché du jeu de rallye et que le passionné sera donc bien obligé de fermer les yeux sur ses carences. Pourtant, autant je déconseillais les précédents épisodes (même aux fans), autant Milestone a réussi a améliorer son titre pour qu’il devienne fréquentable.

WRC 3 n’est donc certainement pas le jeu de rallye ultime mais un bon jeu pour les amateurs pas trop exigeants sur le niveau de finition et sur le côté un peu trop arcade du moteur de simulation.

Ma Note : 7/10

N'oubliez pas que vous pouvez remporter un exemplaire de WRC 3 pour PS3, Xbox 360 ou PC ainsi qu'un volant Big Ben jusqu'au 25 Novembre.

        

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Hitman Absolution Community Event, ma visite chez IO Interactive 
par Quantic

lundi 12 novembre 2012 19:26 6 commentaires

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Il y a des invitations qui ne se refusent pas. Ainsi, lorsque Square Enix m'a proposé de participer au Community Event d'IO Interactive (les créateurs de la célèbre licence Hitman mais aussi de Kane and Lynch) à Copenhague, j'ai réfléchi une demi-seconde avant d'accepter !

Bien entendu, la visite d'un studio aussi réputé s'accompagne de quelques désagréments comme la limitation parfois un peu drastique des photographies ou encore la signature d'un accord de non-divulgation qui prévoit presque la visite de l'agent 47 à mon domicile pour me percer les yeux si j'en raconte un peu trop...

Autre petit bémol à mes yeux, ce Community Event était avant tout destiné aux fans de Hitman, ainsi nous étions 4-5 bloggeurs européens plutôt généralistes encerclés par une dizaine de fans absolus d'Hitman (pour la plupart membres actifs du forum officiel). L'ambiance était donc quand même un peu trop fanboy à mon goût et les développeurs savaient un peu trop qu'ils étaient en terrain conquis sans véritable besoin de convaincre leur audience.

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IO Interactive, un studio de passionnés.

A peine arrivé sur place, nous rencontrons Nick Price, le Community Manager qui nous propose une visite guidée de leurs locaux. IO Interactive est situé quasiment en bord de mer dans un environnement particulièrement agréable. Nous avons ainsi pu visiter les différents départements : studio de Motion Capture, studio d'enregistrement, locaux des bêta-testeurs et ... la cantine où nous avons mangé à midi quelque chose qui devait être danois car c'était vraiment très mauvais ;-)

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Ensuite, j'ai rencontré tous les principaux producteurs et leads sur Hitman Absolution dont le très sympathique Game Director : Tore Blystad ou encore l'Art Director : Roberto Marchesi.

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Petite anecdote : Dans les caves du bâtiment, on trouve une énorme gaming room où les employés viennent se détendre sur tous les jeux du moment avec des consoles et des PC en réseau. Une manière de garder un oeil sur ce que la concurrence fait...

Tore Blystad nous a ensuite fait une présentation d'Hitman Absolution et de son magnifique moteur graphique maison (Glacier 2) en terminant sa présentation par quelques artworks et vidéos qui n'ont jamais été dévoilées au public. Très intéressant pour voir tout ce que les créatifs peuvent essayer avant de lancer un nouveau titre.

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Hitman Absolution, mes premières impressions.

Ensuite, nous avons pu tester le jeu pendant une bonne après-midi sur sa version preview qui comprend les 5 premières missions du jeu. J'ai donc pu m'essayer au solo, mais aussi créer mes premiers contrats et jouer à quelques contrats créés par les développeurs eux-mêmes.

Au début, il faut toujours un peu retrouver ses habitudes mais une fois que l'on rentre dans la tête de l'agent 47, on n'en sort plus. Ce que j'ai pu voir du jeu était, en effet, excellent.

Le solo semble très scénarisé avec de longues cinématiques très réussies entre les différentes missions. Si, par le passé, les missions ne semblaient pas avoir beaucoup de liens entre elle, cette fois-ci, IO Interactive nous propose un vrai scénario très bien construit qui nous fera découvrir de nouveaux pans du caractère de l'agent 47... Mais je vous en laisse la surprise.

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En mission, on découvre rapidement la nouvelle aide au gameplay qu'est le mode Instinct. Celui-ci a été fort décrié par les fans lors de son annonce mais finalement, je l'ai trouvé très réussi. Il permet de voir les adversaires à travers les murs et de mieux repérer sa cible, tout en permettant d'utiliser plus efficacement les déguisements entre autres choses.

Alors, oui, cela facilite le jeu mais la présence du niveau de difficulté Pure, le plus élevé, où ce mode n'est pas accessible (ainsi que quasiment toute l'interface) comblera de bonheur les plus hardcores d'entre vous. Pour ma part, je trouve que ce mode Instinct augmente simplement les possibilités de gamepaly. Libre à chacun de l'utiliser ou pas.

Le mode Contrat où l'on peut modifier les missions du solo pour créer son propre contrat donnera surtout une nouvelle dimension sociale à Hitman Absolution puisque tout un système de défi permettra de voir qui est le meilleur assassin parmi vos amis. Parfois, certains contrats s'éloignent un peu de la simulation d'assasinat que l'on connait mais dans l'ensemble, j'attends beaucoup de ce nouveau mode.

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Enfin, ce qui m'a le plus marqué dans cette preview, c'est l'attention qui a été accordée au monde de Hitman Absolution. Près de 3000 pages de dialogues ont été enregistrées pour le jeu et cela se sent. Le monde est vivant, les gardes se parlent entre eux, racontent les dernières rumeurs, ... Et les écouter permet d'obtenir des indices sur la suite du niveau. Le niveau de Chinatown et sa foule sont, par exemple, un pur bonheur d'immersion.

Bref, vous l'aurez compris, Hitman Absolution m'a vraiment convaincu. A voir si ce niveau de qualité pourra être tenu pendant tout le jeu.

Des goodies à gogo.

Après cet après-midi passée à se faufiler et à égorger son prochain, nous avons eu la chance d'accompagner les principaux créateurs du jeu pour un repas du soir très animé. L'occasion de découvrir à quel point nos amis d'IO Interactive sont des passionnés. Nous avons ainsi discuté de tous les jeux du moment et ils ont bien souvent un avis très pointu sur la question... Il ne faut pas les lancer sur Assassin's Creed ou Dishonored, vous ne les arrêterez plus ;-)

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Enfin, à défaut d'avoir gagné quoi que ce soit aux différents concours mis en place pendant cette journée (les fanboys spécialistes de Hitman et de son univers étaient vraiment trop forts), je suis quand même reparti avec quelques goodies qui font bien plaisir.

A commencer par ce superbe artbook (qui fait partie du collector d'Hitman Absolution) que j'ai fait signer par une grande partie de l'équipe... Une très belle pièce de collection.

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 Ensuite, une très chouette petite figurine de l'agent 47

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Une superbe cravate Hitman (que je mettrai pour aller travailler ;-) )

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J'ai également reçu un tapis de souris

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ainsi que le roman Hitman Damnation, un stylo IO Interactive et un marque-page bien brillant (et sacrément coupant...)

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et enfin, une cover Ipad que j'ai essayé de faire signer également mais mon stylo n'était pas à la hauteur ;-)

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Voilà donc une journée très réussie qui m'a permis, non seulement de tester ce jeu très attendu mais aussi de rencontrer ses créateurs et de visiter leurs locaux... Que demander de plus ?

Je vous laisse avec le, désormais, célèbre trailer des Saints :


Hitman Absolution sera disponible le 20 Novembre prochain sur PS3, Xbox 360 et PC dans son édition standard mais surtout dans une magnifique édition Deluxe.

hitman absolution deluxe

        

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[Test] XCOM Ennemy Unknown : les aliens aussi aiment la stratégie 
par Aelya

samedi 10 novembre 2012 18:49 3 commentaires

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Petite, mon père possédait un PC sur lequel je jouais déjà aux différents jeux qu'il achetait. J'ai ainsi connu Dune II, Sim City, Warcraft II et plein d'autres dont un certain UFO... Celui-ci était un jeu stratégique au tour par tour où l'on incarnait des soldats défendant la terre contre des extraterrestres. Outre un gameplay vraiment sympa, j'adorais la possibilité de renommer nos soldats. J'ai ainsi recréé toute ma famille et chaque mort était un véritable déchirement !

Or aujourd'hui, les studios Firaxis nous font un remake de ce jeu culte ! Je suis toute émoustillée^^ Mais est-il à la hauteur de son illustre ancêtre ? C'est ce que je vais tâcher de découvrir.

L'histoire reste sensiblement la même qu'auparavant. La terre est attaquée par des extraterrestres dont l'on ignore les motivations. A la tête d'une organisation spéciale financée par de nombreux pays, il va falloir faire face à cette menace.

Gérer sa base et ses soldats, toute une aventure

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Notre base qui ressemble à une fourmilière doit être aménagée pour répondre à nos besoins, il faut recruter des scientifiques, des ingénieurs, choisir les recherches à effectuer, les objets à construire, à améliorer, surveiller l'activité extraterrestre, gérer le budget, s'occuper de ses soldats...

Notre base est unique : il faudra creuser en profondeur pour la développer et lui ajouter de nouveaux bâtiments dont certains donnent des bonus si ils sont à proximité d'un même bâtiment. 

Bref, il faut savoir faire des choix qui influenceront fortement votre partie. Ainsi, je n'ai pas créé assez de satellites, ce qui fait que je ne recevais pas assez d'argent des différents pays membres du conseil avec comme résultat le fait que je ne pouvais pas en construire d'autres ou fabriquer tels ou tels objets... Cercle vicieux !

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D'ailleurs, ces satellites, en plus de rapporter de l'argent, permettent de mieux surveiller les attaques extraterrestres depuis notre salle de commandement. On peut ainsi envoyer des avions pour les détruire. Si l'on y parvient, on peut aller sur le site du crash récupérer des matériaux à étudier ou servant à construire différents objets (mais il faudra malgré tout faire face aux aliens rescapés), tandis que si l'on échoue, une ville se fera attaquer.

Mais revenons à la gestion des soldats durant cette phase. Il faut les recruter et au fur et à mesure qu'ils participent à des missions, ils vont monter en niveau et se spécialiser.

Ainsi, tous les soldats commencent en tant que soldat de base mais une fois leur première promotion atteinte, le jeu va décider qu'elle sera leur spécialité : grenadier, sniper, commando ou sapeur. Ensuite, chaque promotion vous demandera de choisir entre deux "pouvoirs" : là encore, il faudra faire des choix douloureux^^

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On retrouve avec joie la possibilité de renommer chaque soldat, et dans ce remake, on peut même choisir la tête, coupe de cheveux, la couleur de la peau : de quoi recréer fidèlement votre Tata Gislaine qui fera un très bon grenadier ;-)

Petit bémol : on ne peut pas changer la nationalité ou encore tourner son personnage. Résultat : impossible de voir la différence entre les différentes coupes de cheveux. Autre détail qui m'a moyennement plu : la possibilité de renommer/customiser graphiquement un même personnage autant de fois que l'on veut : cela peut créer des abus et rendre la mort de Tata Gislaine moins dramatique car on peut la recréer directement sur un autre perso "haut niveau".

Le combat au tour par tour, la stratégie puissance 10

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Elle se produit lorsque les aliens attaquent un pays ou que l'on intercepte et abat l'un de leurs vaisseaux. Avant de commencer, on choisit les soldats et on les équipe en fonction.

A noter que la gestion de l'équipement n'est vraiment pas bien faite : si un soldat non enrôlé dans l'équipe porte votre tout dernier fusil plasmique qui fait bien mal, il en reste équipé. Il va falloir retirer un soldat de votre escadrille, mettre ce soldat, le déséquiper du fusil, le retirer du peloton, reprendre l'autre soldat et enfin l'équiper de ce satané fusil... Un peu tarabiscoté et surtout on a vite fait de perdre le fil de qui à quoi comme équipement : il faut presque faire des fiches sur le côté pour savoir qui porte quoi...

Une fois, votre équipe (enfin) prête, la mission peut commencer. On vous débarque dans une zone qu'il va falloir explorer. La plupart du temps, l'objectif principal sera de tuer ou de capturer tous les aliens de la carte, même si certaines missions vous demanderont de faire de l'escorte de VIP ou de sauver des civils.

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Vos soldats doivent se déplacer sur cette carte et se positionner de la façon la plus stratégique possible. Chaque soldat a deux actions par tour ou une grosse qui compte pour deux, genre le tir de lance-roquette. Suivant sa classe, il débloque aussi quelques compétences spéciales bien utiles.
Après, libre à vous de les utiliser à bon ou mauvais escient. Allez-vous avancer le plus possible (les 2 actions utilisées pour se déplacer : ce n'est souvent pas une bonne idée ;-)) ou vous positionnez pour tirer sur un ennemi ?

Ceux-ci se divisent en différents types et deviennent de plus en plus coriaces, se déplaçant de façon assez intelligente. Les affronter n'est pas une sinécure et pour peu que l'on se soit montré un tant soit peu téméraire, c'est la mort assurée ! Il est rageant de voir son soldat ayant atteint le niveau maximum se faire tuer car il était à découvert de ces aliens arrivant par la droite ! Je dois avouer avoir fait quelques "rage-quit"^^
Il faut vraiment avancer avec prudence et bien réfléchir à sa stratégie qui peut se voir complètement remise en cause par l'apparition d'aliens à un endroit inattendu : la réactivité s'impose alors ;-) 

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Lors de ces phases de combats, les rencontres, ou plutôt altercations, avec les aliens se produisent assez vite : il n'est pas nécessaire de beaucoup avancer sur la carte pour tomber sur un groupe qui va alors se positionner pour vous mener la vie dure, allant parfois jusqu'à détruire les abris de vos soldats.

En parlant du positionnement, celui-ci va en partie déterminer votre pourcentage de chance de toucher un ennemi. J'avoue avoir parfois du mal à comprendre comment cela est calculé : parfois, à côté de l'ennemi et surélevé, on a un magnifique 3%... Ce qui est d'autant plus rageant que même avec 80%, je rate une fois sur deux (je suis malchanceuse que voulez-vous : dans les MMO, je perds toujours aux jets de dés ;-)).

Le mode Multijoueur quant à lui reprend uniquement la phase de combat, toujours au tour par tour. Chaque joueur va sélectionner quel soldat il veut prendre (cela peut être des aliens, des humains ou un mélange des deux), sachant que chaque unité vaut un certain nombre de points. C'est sympa, même si j'aurais bien aimé avoir la possibilité de jouer en co-op également^^

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Conclusion

XCOM Ennemy Unknown est un excellent remake, reprenant les éléments principaux du jeu original tout en les modernisant, mais en plus, c'est également un très bon jeu !

La partie gestion demande une vraie réflexion et développer de façon optimale sa base n'est pas évident. Les phases de combat sont quant à elles stratégiques à souhait et ne souffre pas du tout du tour par tour, au contraire, on ressent une véritable angoisse à chaque mouvement.

Dommage quand même que les développeurs aient fait autant de choix ergonomiques un peu étranges qui compliquent la vie du joueur pour pas grand chose. Le gameplay sera également peut-être un peu trop old-school pour ceux qui n'ont pas connu la série d'origine.

Mais pour ma part, j'aime beaucoup XCOM Ennemy Unknown !

Ma note : 8/10. 

        

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[Craquage] Tomb Raider : Edition Collector Deluxe 
par Aelya

jeudi 08 novembre 2012 20:15 3 commentaires

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Cela faisait longtemps que je n'avais plus craqué pour une édition collector : il faut dire que je trouve cette année est assez pauvre en la matière comparée à la précédente.

Mais voilà, je viens de découvrir que l'on pouvait déjà précommander l'Edition Collector Deluxe de Tomb Raider... Celle-ci incluant une figurine, je ne pouvais pas résister.
D'ailleurs, je me demande si Quantic ne m'a pas caché l'existence de cette précommande : il va falloir que je me venge ;-)

Pour l'instant, il n'y a pas de visuels, mais on en connait déjà le contenu :

 - Le jeu rangé dans une boîte métallique de survie

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 - Une figurine Play Arts de 15cm de Lara Croft

 - Un mini livre d’artworks compilés par Brian Horton, le Directeur artistique de Tomb Raider

 - Une carte détaillée en double face illustrant l’île mystérieuse du jeu

 - Un sac de survie étanche 

 - La musique originale du jeu 

 - Un pack d’armes en téléchargement 

Maintenant, j'ai hâte de voir à quoi cela va ressembler !

Tomb Raider est prévu pour le 5 mars 2013 sur PS3, Xbox 360 et PC.

        

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Tags : tomb raider, collector, craquage, précommande

[Test] Assassin’s Creed III, templiers et assassins font dans la révolution 
par Quantic

mercredi 07 novembre 2012 18:30 2 commentaires

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Après un Assassin's Creed Revelations un peu décevant, on attendait beaucoup de ce nouvel épisode de la célèbre licence Assassin’s Creed.
Véritable fer de lance d’Ubisoft, ce projet en développement depuis de nombreuses années est peut-être le titre que j’attendais le plus en cette fin d’année.

Et comme mon attente était élevée, mes espoirs l’étaient aussi.
Alors, Connor fera-t-il aussi bien qu’Ezio ?

Nouvelle époque, Nouvel assassin

Dans Revelations, l’histoire d’Ezio se terminait, il était donc logique qu’Ubisoft se lance dans une nouvelle époque avec un nouvel assassin. Et le défi était de taille car entre l’Italie de la Renaissance merveilleusement représentée et un assassin ultra-charismatique en la personne d’Ezio Auditore, la relève n’était pas évidente à trouver.

Bien entendu, on retrouve le vrai héros de la série : Desmond et sa clique d’assassins modernes, toujours occupés à empêcher la destruction de l’humanité tout en luttant contre les adversaires de toujours : les Templiers, maintenant représentés par la multinationale : Abstergo. L’histoire de Desmond connait d’ailleurs pas mal de développement et même si ce dernier peine toujours à convaincre, la conclusion du jeu est à la hauteur de ce que l’on attendait du titre. Attendez-vous donc à connaître un vrai pas en avant dans l’histoire.

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Mais, c’est bien sûr dans les chaussettes de Connor, jeune assassin de l’époque de la révolution américaine que nous passerons le plus clair de notre temps. Le jeu se déroule ainsi sur une période d’une trentaine d’années contant avec brio les problèmes des colons américains, les prémisses de la révolte et la guerre d’indépendance américaine. L’occasion de croiser presque tous les pères fondateurs (de Georges Washington à Samuel Adams).

La narration de ce troisième Assassin’s Creed est d’ailleurs un peu différente de ce que l’on connaissait jusqu’ici puisque le scénario est beaucoup moins décousu, beaucoup plus narratif et donc bien plus intéressant que ceux des derniers épisodes. Ainsi, les 4-5 premières séquences pourraient décourager les amateurs de monde ouvert car, cette sorte de très long tutorial, raconte une histoire très linéaire et ne laissant que très peu de possibilités au joueur d’explorer le monde par lui-même. Pour moi, qui aime toujours faire toutes les missions secondaires avant la trame principale, ce fut très perturbant.

Heureusement, une fois les bases bien établies (vers la séquence 6), on retrouve un Assassin’s Creed comme on les aime, débordant d’activité avec en bonus, une histoire merveilleusement bien amenée.

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Un gameplay en constante évolution

Après trois épisodes assez similaires dans leur gameplay, Ubisoft a décidé de changer un peu la donne en proposant de vraies améliorations. Ainsi, seule la gâchette droite permet maintenant de libérer les qualités d’acrobates de Connor. Un peu troublant au début, on apprend vite à utiliser cette touche magique et à ne pas trop basher la touche de saut qui, bien souvent, se terminera par un plongeon dans le vide.

Les combats, de leur côté, prennent encore plus un feeling Batman Arkham City qu'avant avec seulement trois touches : parade, attaque et contre. Bien plus encore qu’avant, il est préférable de ne pas foncer tête baissée et de laisser les adversaires venir à soi pour les contrer via des animations vraiment très convaincantes.

Arme a feu oblige, on peut utiliser notre pistolet pendant le combat pour se débarrasser d’un ennemi un peu collant mais bien entendu, on peut aussi être la cible des mousquets ennemis. Pour se défendre, on peut alors agripper un ennemi comme bouclier pour provoquer un feu allié assez jouissif.
Les combats restent quand même assez faciles mais leur rythme est en nette amélioration et je dois avouer avoir pris pas mal de plaisir à voir Connor massacrer les anglais avec autant de classe.

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A côté de ces changements, AC III innove également avec un gameplay naval particulièrement réussi. Et pourtant, je ne partais pas convaincu. Bien entendu, le contrôle du navire est simpliste : on tourne à gauche, on tourne à droite, on lève ou on descend les voiles pour gérer la vitesse. Pourtant, la gestion du vent, la houle hyper réaliste et l’intensité des combats rendent ces missions incroyablement réussies. Une vraie bonne surprise de voir que, pour une fois, un gameplay alternatif soit aussi réussi dans un AC car je garde encore des souvenirs douloureux des courses-poursuites en charrette d’Ezio.

Et pour terminer ce tour d’horizon des nouveautés du gameplay, il y a bien sûr l’apparition d’un gameplay «sauvage». Connor quitte ainsi régulièrement son environnement urbain pour les grandes forêts de l’est Américain. Il sera ainsi possible de se balader dans les arbres, quasiment aussi vite que sur les toits d’une ville et chasser les animaux sauvages du lièvre à l’ours en suivant leurs traces, en posant des pièges, etc.

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Ces séances de chasse introduisent le tout nouveau système économique d’Assassin’s Creed III. Exit donc les magasins à acheter pour récolter des rentes des précédents épisodes. Le nouveau système commercial demande beaucoup plus d’implication du joueur et évite le syndrome d’Ezio multimillionnaire… Qu'on se le dise, Connor restera un éternel fauché ;-)

La chasse n’est pas le seul moyen de gagner de l’argent puisque diverses missions vous permettront d’accueillir de nouveaux habitants dans votre domaine. Vous pourrez ainsi organiser des convois chargés de leur production en prenant votre marge au passage. Et un peu plus tard, il sera possible de créer vos propres biens lorsque des artisans voudront vous rejoindre via un système d’artisanat simple mais efficace.

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Si le gameplay du scénario principal reste donc assez classique pour un AC, on fait donc face à une série de quêtes secondaires assez originales. De quoi bien s’occuper !
Il m’a fallu une vingtaine d’heures de jeu pour terminer le scénario principal en réalisant quelques quêtes secondaires mais je pense qu’il faut largement 40 heures de jeu pour faire le tour du solo dans son ensemble.

Autre grande nouveauté : J’ai vraiment l’impression qu’Ubisoft encourage fortement les joueurs à enchaîner les missions de la trame principale sans trop se préoccuper des quêtes secondaires. Sans doute dans l’espoir qu’un plus grand nombre de joueurs finissent l'histoire principale au lieu de se perdre entre 20 autres activités. On a, il faut le dire, largement le temps de se plonger dans cet aspect du gameplay, une fois le scenario principal achevé.

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Connor : Il a le charisme mais pas les cheveux

Vous savez qu'Aelya et moi sommes tous les deux, des grands fans d’Ezio, un des héros de jeu-vidéo les plus charismatiques de ces dernières années. La comparaison avec Connor s’annonçait donc douloureuse mais notre anglo-indien s’en sort plutôt bien. La construction narrative du mode solo nous permet de s’attacher réellement à lui, de suivre sa vie, son évolution et donc de se sentir vraiment impliqué par les évènements de sa vie.

Au niveau du look, la capuche est bien entendu, l’élément commun de tout assassin qui se respecte et Connor la porte plutôt bien. Dommage quand même que, sur la fin, notre ami Connor fasse un revival indien en adoptant une coupe de cheveux des plus courtes. Pas sûr que Connor tienne la même place dans les cœurs des gameuses que le charmant Ezio... Que voulez-vous, c’est le charme de l’Italie.

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Tant qu’à rester dans le négatif, quelques éléments me chiffonnent quand même un peu. En premier lieu, le manque de finition. Les précédents épisodes avaient leur lot de bugs mais globalement, l’impression de qualité était très présente. Pour AC III, je pense que les développeurs étaient un peu pressés car même si les gros bugs sont rares, j’ai été confronté à de gros soucis de caméra ou a des comportements de l’IA parfois très erratiques. Rien de vraiment grave mais cela reste énervant sur le moment.

Le deuxième gros point noir concerne le gameplay d’infiltration toujours aussi peu réussi... mais il faut reconnaitre que je viens juste de sortir de Dishonored et que sur ce point, toute comparaison est tout bonnement impossible. Bien heureusement, les missions d’infiltration restent assez rares.

Un multi toujours aussi réussi

Le multi d’Assassin’s Creed Brotherhood avait étonné tout le monde. Ubisoft Annecy avait proposé une adaptation multi d’AC tout en finesse, faisant la part belle aux assassinats discrets, aux joueurs intelligents face aux gros bourrins. AC Revelations n’avait pas apporté de grandes nouveautés si ce n’est un mode DeathMatch qui supprimait le concept de clone et permettait donc surtout aux bourrins de se retrouver entre eux.

Mais cette fois, le multi compte aussi son lot d’amélioration. Alors, rassurez-vous, le multi est toujours très réussi avec les modes de jeux biens connus mais aussi deux nouveaux modes multi : un mode compétitif en 4 contre 4 (assez classique) et un mode coopératif (4 joueurs max) bien plus original puisque l’on joue contre l’IA. L’objectif étant de se coordonner suffisamment pour assassiner les joueurs IA efficacement. Un vrai bonheur à condition de trouver une bonne équipe.

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Comme pour le solo, le multi voit sa maniabilité évoluer puisqu’un unique bouton sert maintenant aux assassinats et aux humiliations. Un changement bénéfique qui simplifie le multi tout en ne lui enlevant pas son âme.

Pour donner au multi un peu plus de liant que par le passé, le joueur sera récompensé par des vidéos de présentation (parfois piratées) des templiers d’Abstergo qui se présentent comme une société de jeu vidéo, l’Animus étant tout simplement leur dernier titre. Un clin d’œil bien sympa d’Ubisoft qui se moque presque de lui-même avec des concepteurs de jeu-vidéo à l’accent bien franchouillard.

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Conclusion

Assassin’s Creed III était très attendu et n’a pas déçu. Ubisoft renouvelle sa licence phare par petites touches très réussies en proposant une nouvelle époque passionnante et un nouvel assassin charismatique. Et comme les révélations sont nombreuses, le fan de la première heure sera totalement aux anges.

Les premières heures seront pourtant un peu perturbantes pour l’habitué car l’introduction-prologue parait un peu longue et il faut patienter un bon moment avant de retrouver un Assassin’s Creed dans tout ce qu’il peut proposer de meilleur. Pour autant, ces quelques heures permettent d’introduire la meilleure histoire de la licence tout en proposant de vraies évolutions de gameplay.

Sans atteindre la qualité d’un Brotherhood, Assassin’s Creed III est donc un excellent jeu, plus innovant que ne l’était  Revelations. Bref, exactement, le coup de fouet qu’il fallait pour relancer cette excellente licence et me faire immédiatement replonger. D'ailleurs, je ne pense déjà plus qu'à retourner terminer les quêtes secondaires qui me restent alors que la pile de tests en retard grandit de plus en plus...

Ma note : 9/10

        

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[Interview] Swen Vincke, CEO de Larian nous parle de l'univers Divinity et de sa vision des jeux-vidéo 
par Aelya

lundi 05 novembre 2012 18:58 3 commentaires

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Lors de la Gamescom, j'ai eu le plaisir de pouvoir interviewer Swen Vincke, CEO du développeur belge Larian Studios qui travaille actuellement sur Dragon Commander et Divinity Original Sin, deux jeux dont je vous ai déjà beaucoup parlé et que j'attends avec impatience^^

A noter également que le studio a récemment sorti Divinity Anthology qui regroupe Divine Divinity, Beyond Divinity, Dragon Knight Saga, un art/story-book de 144 pages, deux posters double-face, la bande-son, des stickers et des objets numériques : de quoi se plonger dans l'univers de Divinity ! Perso, j'ai déjà craqué, mais cela ne doit pas vous étonner ;-)

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Mais place à l'interview^^

Couple of Pixels : Larian développe principalement des jeux pensés pour le PC, mais beaucoup de gens pensent que les jeux sur PC sont en voie de disparition… Pourriez-vous nous expliquer ce choix et si vous allez continuer à prioritiser le PC ?

Swen Vincke : Penser que le jeu PC est mort est une grande erreur. Ce n’est pas vraiment que nous avons une préférence pour une plateforme donnée. On regarde ce qui marche pour nous. On fait beaucoup de jeux sur PC, il est donc assez facile de continuer sur cette plateforme. L’une des principales raisons est que sur PC, il y a une souris. La souris est une interface assez essentielle à nos yeux.

Maintenant dire que l’on ne fait que des jeux sur PC, ce n’est pas vrai. On va peut-être faire quelque chose avec la WiiU, je ne sais pas encore exactement quoi mais on va regarder s’il y a quelque chose à faire et s’il y a un marché.

C’est toujours la même chose. Le problème des consoles c’est qu’elles sont « notoires dans leur environnement clos » et que ce n’est donc pas si facile de développer pour elles. On l’a déjà fait : on a fait un jeu Xbox360, on en a même fait deux et on va probablement encore en faire. Mais c’est très différent du PC.

Sur PC, tu es libre. Tu peux faire ce que tu veux comme tu le veux. Des jeux comme Dragon Commander par exemple, ce n’est pas nécessairement quelque chose qui passerait chez un éditeur de console car il y a cette règle qu’il faut avoir 3 jeux sur la console par an. Alors comme développeur indépendant qui joue un peu à l’éditeur lui-même, c’est impossible de faire trois jeux par an. Donc on doit passer par un éditeur mais on n’a pas envie de passer par un éditeur et cela devient un cercle vicieux.

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Couple of Pixels : Les studios de développement sont assez rares en Belgique. Alors est-ce parce que les Belges ne sont pas doués pour développer des jeux vidéo ou est-ce dû à un manque de soutien du gouvernement ?

Swen Vincke : Il y a plusieurs raisons mais ce n’est définitivement pas le manque de talent ! C’est sûr. On a une très riche histoire artistique. J’ai même rencontré un éditeur qui a osé ou plutôt qui a eu la témérité de me dire qu’il n’y avait pas d’artistes belges ! Je suis tombé mort sur place quand il m’a dit ça. Tout ça parce qu’il n’aimait pas le style du jeu qu’on était en train de faire… C’était un idiot !

Le problème, ce sont les coûts. Les frais pour engager un employé sont très élevés. Dans le jeu vidéo, on ne travaille pas huit heures par jour : on travaille facilement dix ou douze heures par jour ou plutôt c’est parfois nécessaire de travailler autant et le système salarial belge n’est pas assez flexible pour supporter ça.

Nous, on a trouvé plus ou moins notre niche, car on est sur un marché très spécifique, c’est-à-dire les RPG et on a les jeux pour enfants que l’on développe également qui permettent de nous soutenir, mais cela nous ralentit dans notre croissance du fait que beaucoup d’argent que l’on gagne avec nos titres ne peut pas être réinvesti car il est déjà parti dans nos frais.

J’ai eu des propositions pour faire des jeux de plusieurs dizaines de millions d’euros de budget de développement mais pas en Belgique car les frais mensuels seraient trop élevés. Les éditeurs raisonnent de manière très simple : Si je fais ça là-bas, un homme par mois ça me coûte 5000 euros et là-bas, cela me coute 10,000 euros, donc je ne vais pas le faire là où j’ai des coûts de 10,000 euros car il y aurait au final plusieurs millions qui seraient perdus à cause des frais. C’est pour ça que nous n’avons pas une culture méga dense du jeu vidéo.

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Couple of Pixels : Vous dites beaucoup développer des RPG, principalement des RPG Fantasy même s’il y a des jetpacks dans Dragon Commander. Pourquoi avez-vous choisi ce genre ?

Swen Vincke : Déjà, quand j’avais six ans, j’ai écrit ma première histoire et c’était une histoire de Fantasy. J’ai toujours aimé la Fantasy et les jeux de rôle. Quand j’ai découvert Tolkien, j’étais très jeune. J’ai adoré et j’ai commencé à lire de la Fantasy comme un fou. Je me sens à l’aise dans ce monde.

Mais je me sens aussi à l’aise dans la science-fiction. Ce sont mes deux genres préférés. Si c’est quelque chose qui vient naturellement comme design, car je design encore tous les jeux moi-même, c’est très facile. Pourquoi faire quelque chose où je devrais faire beaucoup de recherche et où je ne me sens pas à l’aise s’il y a des environnements où je me sens très à l’aise.

Couple of Pixels : Est-ce que vous pensez continuer à exploiter le monde de Divinity ou pensez-vous commencer une nouvelle franchise ?

Swen Vincke : La chose marrante que peu de gens savent, c’est que Divinity 2 n’aurait pas dû voir le jour. J’étais en train de faire un RTS mais je n’arrivais pas à le vendre parce que tout le monde me disait « Mais pourquoi tu ne fais pas Divinity 2 ? ». J’en avais marre à ce moment-là de Divinity. Mais comme mon RTS ne se vendait pas, je me suis dit bon bah OK on va faire Divinity 2. J’ai repris le goût de le faire et ça a bien marché.

Maintenant, comme studio Belge dans un marché global, on a finalement réussi à avoir une marque reconnue comme marque de fabrique Larian et on serait fou de ne pas faire plus de choses avec elle. Mais ça ne veut pas dire qu’on fait des suites classiques parce que ce que l’on fait avec Original Sins ou avec Dragon Commander, c’est tout à fait différent. Tant qu’on peut faire ça, je pense qu’on va continuer avec cette série mais dès que cela commencera à être de simples copies, je ne pense pas qu’on continuera à le faire. En tout cas, pas moi.

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Couple of Pixels : L’univers de Divinity est très riche, son univers a évolué grâce aux différents jeux. Pensez-vous vous développer en dehors du jeu vidéo, faire des livres, des jeux de rôle et là je vois le jeu de plateau… ?

Swen Vincke : Oui, il est cool hein. Ça va être l’édition collector de Dragon Commander : le jeu de plateau avec le jeu vidéo. Mais là on est encore au stade du prototype…

Alors oui, on essaye de faire des choses nouvelles. On a l’anthologie qui sort pour les dix ans de Divinity cette année et on a fait un livre d’environ 180 pages. Cela nous donne envie de continuer à faire des choses comme ça. On va faire une bande-dessinée aussi. Elle sera gratuite je pense. Notre intérêt pour le moment, c’est de construire auprès des gens l’idée que Divinity est un univers.

On a commencé à éditer nous-même l’année passée et c’était la première fois qu’on avait tous les droit en main : on pouvait créer quelque chose qui n’avait pas été fait pendant si longtemps, donner de l’attention à ce qu’on avait créé.  On a lancé le premier Divinity sur Steam et il a été immédiatement numéro un. Tu voyais que ça marchait et c’était bien car cela voulait dire que plusieurs milliers de gens ont rencontré l’univers Divinity. Et qu’est-ce qui se passe alors ? Ah Dragon Knight Saga commence à bien se vendre… Tu vois les effets secondaires.

Alors c’est pour ça que des choses comme des bandes dessinées, on va le faire aussi. Cela va nous couter de l’argent mais on va le faire avec plaisir pour que les gens apprennent l’histoire en se disant ah je suis intéressé, je voudrais bien en savoir plus.

Couple of Pixels : Personnellement, cela m’intéresserait. Mais dites-moi, est-ce que l’édition collector (celle de Dragon Commander) sortira en Europe ?

Swen Vincke : Je ne sais pas encore. La boîte nous revient très chère à produire… Je pense qu’elle sera très limitée. Je ne sais pas encore, on va voir : il se pourrait qu’il n’y en ait que mille exemplaires qui soient produits.
On essaye d’en faire un très bon jeu de plateau et il est déjà très cool… Qui sait, peut-être qu’il va se retrouver un jour à côté de Risk.

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Couple of Pixels : C’est vrai que c’est le genre de jeux auquels j’aimerais bien jouer et cela m’intéresserait de l'acheter.

Swen Vincke : tu aimes vraiment bien Dragon Commander car ça c’est plutôt un jeu de garçons normalement ?

Couple of Pixels : Oui, mais justement, j’aime bien Dragon Commander, ce que j’ai pu en voir malgré le fait que les filles sont un peu traitées comme des marchandises…

Swen Vincke : On a déjà eu pas mal de critiques de Kotaku là-dessus… Je vais te raconter comment nous en sommes arrivés là.

A l’origine, on voulait aussi avoir une héroïne dans le jeu et vice versa, avec la situation exactement opposée. Ce n’était pas seulement l’homme qui avait toutes ses princesses autour de lui : la femme aurait eu exactement la même chose. Nous ne sommes donc pas du tout sexiste.

Mais il y a des budgets et comme Dragon Commander est très fin dans le détail des personnages qu’on développe – ils ont tous un arc par exemple -, cela voulait dire qu’on devait faire deux fois le jeu pour avoir la version féminine. Alors comme en plus c’est un jeu acheté majoritairement par des garçons, le choix a été de faire seulement un homme…

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Couple of Pixels : Effectivement, j’ai vu que les artworks étaient très beaux.

Swen Vincke : Oui et cela commence à bien rendre dans le jeu. Je ne sais pas si tu l’avais vu l’année passée ?

Couple of Pixels : Je l’avais vu l’année passée et à l’E3 aussi et il devient vraiment très beau : c’est un jeu que je suis de près. Mais reparlons des filles. Le jeu vidéo reste un genre très masculin mais il commence à y avoir de plus en plus de filles…

Swen Vincke : (en me montrant la section du stand dédiée à Divinity Original Sin) Ça c’est un jeu fille. C’est même fait pour jouer en couple.

Couple of Pixels : Oui, je prévois d’y jouer avec mon mari (Quantic pour ceux qui ne suivent pas).

Swen Vincke : Exactement, c’est ça.

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Couple of Pixels : J’aime beaucoup le fait de pouvoir ne pas être d’accord.

Swen Vincke : Oui ! Tu as vu le dessin là-bas (il me montre un dessin où les deux héros sont représentés et où l’on voit la femme fulminer^^). Les situations dans le jeu seront faites pour générer ça. On va être très méchant avec ce genre de situations.

Ce qui est marrant quand tu as deux copains ou copines qui jouent, tu as des choses hilarantes à faire avec les deux personnages « non, non, je ne veux pas t’embrasser, je t’embrasse pas » et comme ils ne s’embrassent pas cela a un effet dans le jeu et tu en vois les conséquences « Allez embrasse-moi », « non je refuse », c’est vraiment drôle.

Couple of Pixels : C’est vrai que c’est très chouette. Justement on aime bien jouer à deux avec mon mari mais il n’y a pas tant de jeux que ça qui le permettent…

Swen Vincke : Je me suis fait la même réflexion. J’avais joué à Dark Alliance, le jeu Baldur’s Gate sur Playstation. Tu pouvais y jouer à deux mais c’était un jeu ennuyant. J’y ai joué quand même parce qu’on pouvait y jouer à deux. Je n’ai jamais eu un RPG où l’on pouvait jouer à deux et faire les dialogues. Tu vois, ça c’est nouveau et ça commence à bien marcher.

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Couple of Pixels : Comment les décisions seront-elles prises ?

Swen Vincke : C’est les statistiques pour le moment. Quand on fait le test, c’est la stat du charisme qui gagne. Mais là j’ai un designer qui a fait « Ah moi j’ai la bague charisme plus cinq ! » Donc, il faut qu’on trouve un équilibre ! On est encore en train de chercher mais on va bien trouver un truc qui va marcher.

Couple of Pixels : Les jeux vidéo tendent à devenir de plus en plus faciles…

Swen Vincke : Pas chez nous !

Couple of Pixels : Non, pas chez vous, mais…

Swen Vincke : Tu as trouvé Dragon Knight Saga facile ?!

Couple of Pixels : Non, mais c’est une tendance générale et qu’est-ce que vous en pensez ?

Swen Vincke : Moi, j’aime qu’il y ait un challenge. J’ai été très déçu par Diablo 3 par exemple. Ce n’est plus un jeu, c’est un film. J’ai arrêté de jouer en fait. Et pourtant j’étais un fan.  Avec des copains, on jouait à Diablo 2 du début à la fin et encore une fois et encore une fois et encore une fois et on n’allait pas installer le patch parce que ça devenait trop facile etcetera. Diablo 3, j’ai arrêté au bout de deux heures de jeu car je n’en pouvais plus… Je voulais mourir moi ! Je ne veux pas mourir trop souvent mais je veux quand même mourir. Je veux un challenge.

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Couple of Pixels : Vous n’allez donc pas tenter de développer des jeux casuals ?

Swen Vincke : Ce n’est pas pour nous, ce n’est pas dans notre ADN. Tu sais que si tu regardes la liste de tous nos jeux, il y a beaucoup d’innovations à chaque fois dedans. Bon, il faut les regarder contemporainement, au moment où ils sont sortis. On a fait beaucoup d’innovations, même dans  Beyond Divinity qui en a le moins des jeux qu’on a sortis. Il y avait les summoning dolls, le battelfield… C’était des choses nouvelles en ce temps-là, personne n’avait déjà fait ça. Et on continue à essayer de faire ça.

Par exemple, Dragon Commander, c’est un jeu qui parait facile au premier coup d’œil mais qui est, en fait, très complexe. C’est cela que je recherche : ça doit être reconnaissable, tu te dis je reconnais tous les systèmes mais ça doit quand même être nouveau. Je n’ai vraiment pas envie de faire des clones de je ne sais pas quoi, ça ne m’intéresse vraiment pas. Le casual n’est pas un marché qui nous tente, il ne faut donc pas qu’on le fasse.

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Couple of Pixels : Mais tout à l’heure vous abordiez le fait de regarder un peu la WiiU…

Swen Vincke : Oui, mais c’est une plateforme avec laquelle je peux mettre un écran dans les mains d’un joueur. Imagines, tu as l’écran TV en splitscreen et là sur le sofa tu as un des joueurs avec la WiiU où je peux mettre des messages secrets pendant le jeu, c’est cool.

Ce n’est pas nécessairement la plateforme qui m’intéresse mais ce que je peux faire avec la plateforme. Le truc avec la Wii, je n’ai jamais cherché à faire quelque chose avec elle car je n’aimais pas trop le concept, je ne trouvais pas que c’était quelque chose d’utile pour un RPG.

Ici avec la WiiU, ça me donne un écran secret voire deux, je pourrai mettre de l’interface ou des trucs  secrets avec par exemple un génie qui est dans ta tête et tu es en train de négocier avec lui ce que tu vas faire et cela a un impact sur ton partenaire, c’est cool ça.

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Couple of Pixels : C’est vrai que cela a l’air sympa. Pour l’instant, on a surtout vu du casual mais ce genre de jeu pourrait m’intéresser.

Swen Vincke : Elle est marketée pour que tout le monde pense qu’elle est destinée à un marché pour les 12-15 ans mais on peut faire des choses fantastiques aussi. Mais pour cela, il faut que le marché suive… On doit regarder qui va acheter la WiiU. Si ce sont tous des gamins de moins de 12 ans, ils ne vont pas pouvoir jouer aux jeux intéressants et ceux-ci ne seront pas développés.

Couple of Pixels : J’arrive à la fin de mes questions. Mais dites-moi, avez-vous beaucoup de filles qui travaillent chez vous ?

Swen Vincke : Des filles ?!... On en a une pour le moment. On avait une stagiaire qui a commencé chez nous mais elle a suivi son copain alors elle est partie. Ce n’est pas par choix. C’est parce que lorsqu’on fait nos annonces, elles ne viennent pas se présenter, ni chez les programmeurs, ni chez les artistes…

C’est marrant parce qu’il doit y en avoir mais elles vont toutes vers le cinéma ou la télévision en Belgique. Elles ne vont pas dans le jeu 3D… Ce n’est pas ma faute… Je t’assure : ce serait bien un peu plus de femmes à Larian.

Couple of Pixels : Un tout grand merci !

J’aurais bien postulée mais je n’ai pas osé ;-)

        

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