[Test] Lego - Le Seigneur des Anneaux : Lego, Hobbits, même combat 
par Quantic

samedi 19 janvier 2013 19:22 3 commentaires

 lego le seigneur des anneaux, jaquette ps3

La série des Lego est une licence sur laquelle nous avions fait l’impasse jusqu'à présent. Pourtant, tout le monde nous conseillait d’en essayer un mais nous n'avions jamais eu l'occasion de craquer jusqu’à présent.
Le Seigneur des anneaux sera donc notre première expérience d’un jeu Lego. Inutile donc de chercher ici un comparatif sur les différences de ce titre par rapport à ses prédécesseurs.

Et pour une première expérience, on peut dire qu’elle fut globalement bonne. On ? Oui, On. Car nous avons joué à ce titre en coopératif et en split screen tout au long du scénario principal et on peut donc vous dire à quel point le jeu est plaisant à deux. Mais commençons par le commencement. 

lego,lego le seigneur des anneaux,tolkien,warner,test

Tolkien ne se retournera (pas trop) dans sa tombe.

Le Seigneur des Anneaux, tout le monde connait... Enfin, en tout cas la version présentée au cinéma. C’est donc l’histoire des trois films que nous allons suivre au cours de notre aventure. Heureusement d’ailleurs car si on avait eu droit à un traité sociologique sur la vie des Hobbits (dédicace spéciale aux lecteurs des livres), je pense que beaucoup de joueurs auraient nettement moins appréciés.

Comme chacun sait, Sauron (grand méchant parmi les méchants) a forgé un anneau capable de contrôler les anneaux de pouvoirs détenus par les autres races. Ce dernier se retrouve un peu par hasard dans les mains de Frodon, poilu des pieds, pardon, Hobbit de son état. Ce dernier entreprend donc le voyage de sa vie afin de détruire l’anneau une fois pour toutes.

Le jeu se propose donc de nous faire vivre les aventures de Frodon et ses compagnons au travers de niveaux explorables librement. On est donc à deux doigts d’un vrai monde ouvert. Le sentiment de liberté dans les niveaux est vraiment impressionnant et on peut passer des heures à tourner en rond pour rassembler les objets à collectionner et autres secrets disséminés dans les niveaux.

lego,lego le seigneur des anneaux,tolkien,warner,test lego,lego le seigneur des anneaux,tolkien,warner,test

En dehors ce de cet incroyable sentiment de liberté, il y a quand même aussi une vraie campagne solo (ou duo dans notre cas) à découvrir. On peut ainsi switcher de personnage à l’infini sachant que chacun à ses capacités propres : Legolas peut utiliser son arc pour débloquer des mécanismes, Gimli peut casser des fortifications et ramper dans les mines, les hobbits peuvent faire du feu, pêcher, etc. Bref, chaque personnage croisé devra être utilisé de manière intelligente pour réussir à progresser dans l’histoire.

En split screen, chaque joueur contrôle un des personnages parmi la liste des persos jouables et peut évoluer au choix sur un même écran (quand les deux héros sont suffisamment proches) ou sur des écrans séparés, parfois à des kilomètres l’un de l’autre. On touche d’ailleurs au seul défaut du mode multi : Sa gestion un peu cauchemardesque des transitions. En effet, le passage du split screen "classique" à un écran unique affichant les deux héros sur le même écran pourra parfois vous faire tourner la tête dans tous les sens et donner le tournis aux moins aguerris d’entre nous.

A noter également qu’une vraie coordination entre les joueurs est souvent nécessaire pour mener à bien une mission ou passer un boss que ce soit au sein du même tableau ou parfois dans des lieux très éloignés. Dans les deux cas, chaque joueur devra remplir des actions spécifiques pour faire progresser l’aventure. 

lego,lego le seigneur des anneaux,tolkien,warner,test

Difficile donc de juger si en solo, l’expérience est aussi intéressante mais en multi, la coopération entre les deux joueurs est sans aucun doute l’une des plus intenses à laquelle j’ai pu m’adonner.

Un autre grand point fort de l’aventure est son humour omniprésent. Parfois un peu enfantin, parfois complètement idiot (j’adore !), les touches d’humour qui parsèment les cinématiques réussissent à arracher un sourire aux fans tout en ne dénaturant pas la cinématique même la plus dramatique. On en redemande !

Le gameplay se résume donc à un grand mix entre jeu de plate-forme, collection d'objets, exploration de quelques zones quasi en monde ouvert mais on y retrouve aussi des bribes de RPG avec la fabrication d’objets.

Bref, un gameplay varié pour plaire à tous les goûts.

lego,lego le seigneur des anneaux,tolkien,warner,test lego,lego le seigneur des anneaux,tolkien,warner,test

D’un point de vue visuel, l’univers Lego est magnifiquement représenté avec des décors Lego qui se fondent à merveille dans un environnement 3D plus classique. Les héros sont directement reconnaissables et on oublie presque que nous avons des Lego en face de nous.

Au final, ce titre s’approche de la perfection : un gameplay varié, un level design inspiré et un univers magnifiquement représenté, difficile de lui reprocher grand-chose si ce n’est d’être en ... Lego, justement.

Ainsi, même si le jeu reste accessible aux enfants, je conseille quand même qu’ils aient l’âge de voir la trilogie au cinéma (je n’irai pas jusqu’à les torturer en les encourageant à lire les livres... Il ne faut pas être cruel avec les enfants) car on perd beaucoup à ne pas connaitre les références et certaines énigmes demanderont quand même une certaine habitude des jeux vidéo.

De même, tous les adultes n’accrocheront pas au concept d’un jeu qui conserve son âme d’enfant du début à la fin. Et je dois même avouer que nous avons tous les deux fini par ressentir une certaine lassitude.

Si l’histoire du Seigneur des Anneaux est très fidèlement adaptée, les évènements les plus "adultes" restent quand même très lisses. Quand on compare avec un scénario du type Spec Ops : The Line ou Far Cry 3, il faut quand même avouer qu’on ne joue pas dans la même cour au niveau profondeur du scénario et un adulte en fera malgré tout vite le tour mais c’est un peu normal, cela reste un jeu Lego et un très bon jeu tout court.

lego,lego le seigneur des anneaux,tolkien,warner,test

Conclusion

Lego - Le Seigneur des Anneaux a réussi à nous séduire par son mode multi magnifiquement abouti mais aussi par son gameplay mixant allègrement les genres (Plate-formes, monde ouvert, ...)

La fidélité aux films  ainsi que l’humour omniprésent ont terminé de nous faire tomber amoureux de cette licence que nous ne connaissions pas.

Ce titre pourra satisfaire aussi bien les enfants (pas trop jeunes) que les adultes qui ont gardé une âme d’enfant. Un excellent titre pour partager un bon moment avec ses enfants par exemple. Serait-ce déjà le futur papa qui parle ?

Ma Note : 7,5/10


        

dans 3DS, Gaming, PC, PS VITA, PS3, Test, Wii, Xbox360
Tags : lego, lego le seigneur des anneaux, tolkien, warner, test

[Test] Asus G75, le portable ultime du gamer 
par Quantic

vendredi 18 janvier 2013 19:10 11 commentaires

asus g75,republic of gamers,portable,gamer,hardware,test

Ceux qui suivent notre Instagram (ou notre Twitter) le savent déjà mais j’ai reçu pour mon anniversaire il y a quelques temps un nouvel ordinateur portable : un Asus G75.

Après quelques semaines d’utilisation, il était temps de vous donner mon avis sur cette bête de course.

Il faut savoir que j’avais depuis 5 ans un portable HP, pas trop orienté gamer mais quand même muni d’une bonne carte graphique pour l’époque. Pourtant, j’ai été rapidement limité par ses capacités. Cette fois-ci, je voulais donc mettre toutes les chances de mon côté avec un modèle complètement orienté gamer.

J’ai opté pour le modèle 17 pouces munis d’un CPU quad-core Intel i7 3610QM et d’une Nvidia GeForce GTX 670M. Par contre, vu le prix assez astronomique de l’ensemble, j’ai fait l’impasse sur le SSD (que je pourrai toujours rajouter si je le désire). Ayant un SSD sur mon PC fixe, je dois avouer que celui-ci me manque un peu, particulièrement au boot mais très honnêtement, si vous n’utilisez pas votre portable comme machine principale, cela reste tout à fait supportable.

asus g75,republic of gamers,portable,gamer,hardware,test

Un portable grand luxe

En dehors de ses capacités techniques monstrueuses, la grande particularité de la marque Republic of Gamers d’Asus et plus particulièrement de la gamme G75, c’est le fait de ne ressentir absolument aucune impression de chauffe au travers du clavier. Sur mon vieux HP, même en idle sur le bureau Windows, mes mains rougeoyaient après quelques dizaines de minutes tellement la chaleur s’évacuait mal.

Ici, tout le dispositif de refroidissement est placé à l’arrière donnant à l’ordinateur sa forme tellement particulière et croyez-moi : Pour évacuer l’air, ça évacue l’air.

Je n’ai jamais dépassé les 65 degrés en CPU et les 70 degrés en GPU et tout cela sans la moindre impression de chaleur à travers le clavier. Une merveille !

Au niveau du look, il reste un peu austère mais a pour avantage de passer inaperçu et de pouvoir aussi bien s’utiliser au milieu d’une réunion professionnelle que dans une LAN. Les amateurs de Tuning devront se rabattre sur les Alienware bien tape à l’œil mais aussi ben plus onéreux.
Pour ma part, je n’étais pas fan du design à l’origine mais en sortie de boîte, l’aspect hyper classe de la machine m’a conquis au point de m’ôter l’idée de lui faire une déco maison.

asus g75,republic of gamers,portable,gamer,hardware,test

Un package très complet

En sortie de boîte, on ouvre de grands yeux par rapport au packaging ultra complet d’Asus. Il n’y a pas à dire, c’est cher mais on est gâté. Ainsi, en plus du portable et de sa gigantesque alimentation, Asus a la très bonne idée de fournir une souris gamer marquée de son logo RoG qui s’avère excellente, un casque audio malheureusement ouvert donc peu isolant et, pour couronner le tout, un sac à dos pour ranger son précieux et le transporter de par le monde en toute sécurité.

Le sac s’avère d’ailleurs très facile d’utilisation même s’il manque cruellement d’espace pour ranger son matos et manque un peu de protection. Ceci dit, cela reste une excellente initiative d’Asus car il est assez difficile de trouver un sac qui permette de faire rentrer la machine. Celle-ci est en effet très profonde étant donné le système de refroidissement. 

asus g75,republic of gamers,portable,gamer,hardware,test

Un premier boot pour dépoussiérer...

Vient ensuite le premier boot qui permet avant toute chose de finaliser l’installation. Rien de bien sorcier mais premier couac puisqu’il apparait que les DVD de sauvegarde ne sont pas inclus dans le package. Il faut donc créer soi-même ses DVD de sauvegarde (5 quand même) pour remettre la machine en état en cas de problème. Comptez quand même deux bonnes heures pour l’opération.

Une fois cette corvée faite, vient la découverte de la machine en elle-même et de la tonne de logiciels Asus & Partenaires préinstallés qui vont de l’indispensable à l’inutile le plus total. N’hésitez pas à avoir la main lourde dans les suppressions de programmes natifs, presque tout est à jeter.
On ne reprochera pas à Asus de fournir ainsi une bonne tripotée de logiciels mais à mon avis, les acheteurs de portables aussi onéreux ont souvent une idée bien faite des logiciels qu’ils veulent utiliser et on passe donc un bon moment à nettoyer la machine des bidules inutiles.

Par contre, je déconseille très fortement une installation « propre » de Windows comme on le fait couramment sur une tour. Ici, Asus a assemblé des pièces spécialement pensées pour le portable et développé des drivers spécifiques pour chaque élément. Il est, par exemple, courant que les drivers dernier cri de Nvidia fassent perdre 25-30 % de performances. Donc, pas d’excitation, il ne faut réaliser les updates que via le site d’Asus et ne jamais prendre les drivers constructeurs.

asus g75,republic of gamers,portable,gamer,hardware,test

Des performances à la hauteur

Et enfin, c’est le moment tant attendu, le premier lancement d’un jeu et la comparaison avec les performances de notre tour dernier cri. Avant toute chose, passez l’ordinateur en mode High Performance sinon le cpu sera bridé et donc les performances décevantes. Et là, c’est quand même un peu le bonheur puisque tous les jeux modernes sont jouables en qualité maximale. Bien entendu, le framerate connait une baisse sensible par rapport à une tour dernier cri mais globalement le résultat reste très satisfaisant et une telle machine peut aisément s’envisager comme machine de jeu principale.

Pour vous donner une idée, sur World of Tanks (version 8), j’ai constaté un framerate de 30-35 fps en qualité max et aliasing à fond alors que j’obtiens près de 80 fps sur ma tour. Cela peut paraitre décevant mais il faut remettre ce chiffre dans son contexte. Ma tour tourne quand même sur un I7 3770K avec une Radeon 7970 et 16 GB de Ram. Config encore difficile à envisager dans un portable même dernier cri.
En passant le niveau de qualité en élevé (un niveau en dessous du Max), on atteint 50-55 fps, de quoi jouer à l’aise en toute circonstance. 

asus g75,republic of gamers,portable,gamer,hardware,test

J’ai bien entendu testé la bête avec d’autres jeux : Borderlands 2, X-Com, Battlefield 3 et je peux vous dire que le résultat est impressionnant même si j’ai passé plus de temps à jouer qu’à prendre note des résultats de framerate ;-)

Malgré toutes ces qualités, l’Asus G75 a quand même quelques défauts aussi parmi lesquels :
- Son poids et son encombrement. Le modèle 17 pouces fait quand même dans les 4,5 kgs sans compter l’énorme alimentation. Il reste donc plus un transportable qu’un portable.
- Ses hauts parleurs vraiment très moyens. Heureusement, le gamer mobile utilisera souvent un casque pour s’isoler et n’aura donc pas à subir leur qualité médiocre

asus g75,republic of gamers,portable,gamer,hardware,test

Conclusion

Je pense que vous aurez compris que j’ai été enchanté de mon cadeau, l’Asus G75 est un excellent portable que je conseille à tous les gamers qui ont besoin de bouger. De plus, contrairement à certains concurrents, l’offre d’Asus est très cohérente et il est impossible d’acheter une machine qui proposera des carences dans certains domaines.

Si vous le pouvez, offrez-vous un disque SSD en bonus mais quoi qu’il arrive,  vous ne pourrez pas regretter votre achat.

        

dans Gaming, Geek, PC, Test
Tags : asus g75, republic of gamers, portable, gamer, hardware, test

[Preview] Dead Space 3, le TPS horrifique est de retour 
par Quantic

jeudi 10 janvier 2013 19:28 0 commentaire

dead space 3,dead space,electronic arts,tps,horreur,preview

Dead Space, c’est le TPS horrifique par excellence...

Mais TPS tendance combat car même si le jeu d’EA me rappelle les sensations d'un certain Resident Evil dans son ambiance, son gameplay reste beaucoup plus orienté combat et action.

Et voilà maintenant que le troisième épisode de cette licence pointe le bout de son nez et après la présentation non-jouable de l’E3, j’ai pu tâter de la bête pendant quelques minutes.

On retrouve au cours de cette démo un environnement plus habituel que dans la présentation que nous avions vu tourner à l’E3.

Exit les planètes glacées et bon retour dans les vaisseaux spatiaux...

 dead space 3,dead space,electronic arts,tps,horreur,preview

Et ça commence mal puisque l’on démarre la démo par une cinématique interactive qui voit notre vaisseau tomber en ruine et en train de se disloquer. Heureusement, on parvient à rejoindre de justesse un sas pressurisé et on enfile notre bonne vieille combinaison mais alors que l’on s’apprête à placer le casque, le sas se déchire, projetant celui-ci dans l’espace.
Ni une, ni deux, on plonge dans le vide intersidéral pour finir par le rattraper et le placer sur sa petite tête sur le point d’imploser… Ouf !

Dans les minutes qui suivent, on doit se frayer un passage à coup de mini réacteurs entre les débris environnants en résolvant des puzzles assez basiques pour finalement rejoindre un vaisseau plus accueillant.
Enfin, c'est ce qu'on pense... avant de croiser les premiers nécromorphes qui débarquent du plafond. Et on retrouve alors un gameplay classique pour la série fait de nécromorphes sortis de nulle part, de coupures de courant, de flash lumineux, de morts qui se relèvent, etc.

 dead space 3,dead space,electronic arts,tps,horreur,preview dead space 3,dead space,electronic arts,tps,horreur,preview

Et c’est déjà la fin de la démo…
Bon, je n’ai pas vu grand-chose de neuf par rapport aux précédents épisodes mais l’ambiance est toujours aussi prenante, angoissante. Le genre de jeu à jouer le soir, toute lumière éteinte, avec un bon casque sur les oreilles... juste pour ne plus fermer l’œil de la nuit et être à l’affut de tous les bruits suspects ;-)

Après la démo en elle-même, j’ai pu tester la grande nouveauté annoncée : le créateur d’armes.

Au cours du jeu, on ramasse différents matériels que l’on va pouvoir utiliser sur un petit établi-maison pour assembler sa propre arme en combinant différents modules. On peut ainsi créer un peu tout et n’importe quoi, depuis le pistolet à fléchettes électriques au lance-roquette triple fonction.

Pour s’assurer que l’arme créée est utilisable, on peut appeler un nécromorphe pour tester son arme. Dans la pratique, c’est assez fun à utiliser même si on doit parfois s’y reprendre plusieurs fois avant de créer une arme équilibrée.

 dead space 3,dead space,electronic arts,tps,horreur,preview

Dead Space 3 ne s’annonce donc pas comme une révolution mais il s’agira sans aucun doute d’un excellent TPS horrifique qui mettra beaucoup l’accent sur la coopération entre les deux héros du jeu.
Et rien que pour ça, on l’aime déjà !

Dead Space 3 sortira sur PS3, Xbox 360 et PC le 7 Février prochain.

        

dans Gaming, PC, Preview, PS3, Xbox360
Tags : dead space 3, dead space, electronic arts, tps, horreur, preview

[Test] F1 Race Stars, Mario pilote une F1 
par Quantic

samedi 05 janvier 2013 19:28 2 commentaires

 f1 race stars,test,codemasters,mario kart like

Vous le savez, je suis un fan de Codemasters et de leurs excellentes simulations.

La série des F1 20xx et des Dirt comptant parmi mes jeux cultes. Mais une licence de F1, ça coûte cher donc Codemasters a dû avoir envie de rentabiliser son investissement au maximum. Il est probable que c’est de là qu’est partie l’idée de F1 Race Stars.

Et oui, encore un Mario Kart like. Après le très bon Sonic All Stars Racing Transformed, il semble que chaque éditeur veut profiter de l’absence (très temporaire) de Nintendo dans ce genre qu’il a quasiment créé pour manger les restes du monstre Mario Kart.

Cette fois, c’est un univers original auquel on a droit puisque c’est l’univers bien réel de la F1 qui va être mis en scène de manière rigolote.

 f1 race stars,test,codemasters,mario kart like

En effet, tous les pilotes du plateau (ainsi que 4 pilotes fictifs dont on ne comprend pas bien l’intérêt) se retrouvent embrigadés dans cette aventure sous la forme d’un petit personnage légèrement caricatural. Les circuits sont également reconnaissables par certains virage mythiques avant de partir rapidement dans le n’importe quoi à grands renforts de loopings, de sauts et de turbo. Et oui, quand même, ce n’est pas une simulation, un peu de fun que diable.

Tous ces éléments rendent le jeu visuellement très réussi avec des pilotes très attachants et n’hésitant pas à se balancer des vannes pourries. Malheureusement, le jeu a du mal à convaincre au niveau de son gameplay.

D’abord, les développeurs ont eu l’abominable idée de déséquilibrer leur jeu dès le choix de l’écurie en donnant à chacune des bonus différents. Résultat : A moins de jouer avec Red Bull ou McLaren, on peut dire adieu à toute chance de victoire. Et malheureusement, cela ne s’arrête pas là car une fois en piste, l’impression de vitesse s’avère peu convaincante.

f1 race stars,test,codemasters,mario kart like  f1 race stars,test,codemasters,mario kart like

Le pilotage s’avère également très mou puisqu’il n’y a pas de possibilité de dérapage. Pour compenser, on a droit à une sorte de turbo (qui est censé simuler le KERS) activable à des endroits bien spécifiques. Le pilotage s’avère donc vite ennuyant au possible.

Comme dans tous les Mario Kart like, les bonus et autres armes offensives auraient pu sauver le titre mais malheureusement, ceux-ci s’avèrent assez peu réussis et surtout, ils vont influencer le résultat des courses de manière bien trop aléatoire. Certains bonus resteront complètement inutiles alors que d’autres vous feront passer de la dernière à la première place en un clin d’œil.
Et là où tout le monde sait qu’un bon Mario Kart se doit de tricher en donnant les bonnes armes aux derniers pour maintenir tout le monde dans la course jusqu’au bout, ici, on ne sait pas trop comment remonter si on a fait une erreur.

Le résultat est donc trop aléatoire. On peut dominer une course et finir dernier de la suivante sans trop comprendre pourquoi... Bref, c’est frustrant.

 f1 race stars,test,codemasters,mario kart like

Pourtant le jeu propose de bonnes idées comme ces passages aux stands pour réparer son bolide. Une idée assez efficace en solo mais qui se heurte malheureusement à la bêtise des joueurs multi puisque tout le monde se rue dedans à chaque passage augmentant encore l’impression de bordel.

Enfin, quel dommage que Codemasters insiste avec son amour des DLC et de l’online pass puisque seules 11 pistes sont disponibles, ce qui fait définitivement trop peu. Le solo, bien qu’assez long et offrant des épreuves variées s’avère donc vite répétitif et tout simplement frustrant.

Terminons sur une note positive puisqu’il est possible d’affronter ses amis en écran splitté jusque 4. Il reste à trouver 3 autres amateurs de F1, peu regardant sur la qualité du titre pour quand même bien s’amuser.

 f1 race stars,test,codemasters,mario kart like

Conclusion

F1 Race Stars est une excellente idée, malheureusement mal exploitée. L’univers de la F1 est retranscrit avec humour et tous les amateurs vont beaucoup s’amuser à essayer de reconnaitre les circuits ou à écouter les pilotes s’insulter gentiment.

Mais la sauce ne prend pas. Le gameplay est trop mou, l’IA trop simpliste et le résultat des courses bien trop aléatoire que pour s’amuser plus que quelques heures sur ce titre.

Pourtant, avec un peu de travail, je pense que F1 Race Stars pourrait gagner ses lettres de noblesse. Peut-être pour l’année prochaine ?
En attendant, ce titre est à réserver aux fans inconditionnels de la F1 qui ont envie d’un jeu moins prise de tête que F1 2012.

F1 Race Stars est disponible sur PS3, Xbox 360 et PC.

Ma Note : 6/10


        

dans Gaming, PC, PS3, Test, Xbox360
Tags : f1 race stars, test, codemasters, mario kart like

[Preview] Crysis 3, le soldat du futur sera furtif...ou pas 
par Quantic

samedi 22 décembre 2012 18:47 0 commentaire

crysis 3,preview,crytec,electronic arts

La semaine dernière, j’ai pu tester pendant une petite heure le fer de lance technologique d’Electronic Arts avec Crysis 3. Réputé pour faire chauffer les cartes graphiques les plus puissantes, le Cry Engine nous revient une fois de plus pour démontrer l’étalage de ses possibilités visuelles. Et pour l’avoir testé sur un PC dernier cri, je peux le confirmer : Les effets visuels sont incroyables.

Bien entendu, j’ai testé une version non optimisée et encore sujette à quelques glitchs graphiques mais la beauté du jeu m’a laissé la bouche ouverte un bon moment. Evidemment, il faudra voir à quoi ressemblera le jeu sur nos consoles vieillissantes mais vu la qualité des portages consoles de cette fin d’année et le savoir-faire technique de Crytec, je suis confiant que même les consoleux pourront se rincer l’œil.

crysis 3,preview,crytec,electronic arts crysis 3,preview,crytec,electronic arts

Le scénario de Crysis 3 se déroule 20 ans après la fin de Crysis 2 mais on retrouve toujours Prophet (un peu plus vieux quand même) encore aux prises avec le CELL . Du classique du côté du scénario mais aussi au niveau du gameplay. On sent que Crytec n’ a pas voulu revoir sa copie de fond en comble mais plutôt rajouter des éléments neufs tout en conservant ce qui fait l’âme de la série. L’habitué ne sera donc pas en terrain inconnu.

Au cours de la première mission, j’ai infiltré un New York futuriste dans lequel j’ai pu faire mes premières armes avec l’arc. Décidément, l’arc est très à la mode dans les jeux vidéo actuels (Assassin's Creed 3, Far Cry 3, Tomb Raider, ...). Mais Futur oblige, notre arc est un peu plus technologique que celui de Robin des Bois mais toujours aussi efficace que ce soit avec les flèches de base ou celles à têtes explosives ou électriques.

A noter aussi que l’arc a la très bonne idée de ne pas casser notre camouflage comme c’est le cas des autres armes. Car bien entendu, Crysis peut toujours se jouer de manière classique, donc en mode « Je fonce dedans et je fais tout pèter » ou en mode semi-infiltration en contournant les ennemis pour les surprendre par derrière.

 crysis 3,preview,crytec,electronic arts

J’ai également été très agréablement surpris par la qualité de l’IA car celle-ci réagit de manière assez subtile et n’hésite pas à essayer de nous faire sortir de notre cachette, voire de nous encercler et même si la démo n’était pas d’une difficulté infernale, la version finale de Crysis 3 risque bien de proposer un challenge intéressant.

Mais revenons-en à New York. Après avoir crapahuté un peu dans les marais, je me retrouve à infiltrer un bâtiment sacrément bien défendu par des tourelles (que l’on peut d’ailleurs hacker) pour finir par poser des explosifs à la base d’un barrage. A peine le temps de m’enfuir que celui-ci explose en mille morceaux pour une séquence finale tout bonnement splendide.

 crysis 3,preview,crytec,electronic arts crysis 3,preview,crytec,electronic arts

La deuxième mission m’emmène dans un bâtiment en ruine où je dois parvenir à me frayer un passage au milieu des soldats du CELL qui me bloquent la sortie. Chose pas vraiment aisée car ils sont vraiment nombreux. L’approche directe n’est donc pas conseillée. Par contre, un coup de camouflage associé à l’utilisation de la végétation me permettront de facilement passer à côté des gardes pour me débarrasser d’eux en silence. Crysis 3 pourra donc presque se jouer en mode fantôme.

Mais la séquence suivante propose encore mieux puisque je me retrouve perdu dans des hautes herbes (mais vraiment hautes, genre plus grandes que moi) alors que celles-ci sont envahies de bestioles mélanges d’alien et de vélociraptor. Le gameplay de cette séquence est exemplaire car on a vraiment l’impression d’être de retour dans Jurassic Park. On progresse lentement, à l’affut du moindre bruit annonciateur d’une bestiole ou, au contraire, on tente la course, en étant certain d’attirer tout ce qui grouille dans les buissons. Les deux solutions fonctionnent mais l’approche furtive propose quand même des sensations plus intéressantes. J’avoue avoir sursauté quelques fois.

Une fois sorti des hautes herbes, on retrouve notre copain Psycho pour une petite session de shoot d’aliens sans grande originalité et la mission se termine sur une longue séquence semi-interactive qui nous fait fuir au sommet d’un train lancé à pleine vitesse. Cette séquence finale est très spectaculaire mais reste très classique.

 crysis 3,preview,crytec,electronic arts

Crysis 3 s’annonce donc comme l’un des plus beaux jeux de 2013 et proposera un FPS futuriste au gameplay classique mais inspiré. Les fans de FPS y trouveront en tout cas leur compte. D’autant plus que le mode solo sera épaulé par un mode multi qui s’annonce à la fois original et efficace, mais c’est une autre histoire.

Crysis 3 sortira le 21 Février 2013 sur PS3, Xbox 360 et PC.

        

dans Gaming, PC, Preview, PS3, Xbox360
Tags : crysis 3, preview, crytec, electronic arts

[Test] Far Cry 3 : Plage, Cocotiers et Cinglés pour le jeu de l'année ? 
par Quantic

lundi 17 décembre 2012 19:20 1 commentaire

far cry 3, jaquette, ps3

Après un Far Cry 2 en demi-teinte, Ubisoft Montréal propose de goûter encore une fois aux plaisirs insulaires et tropicaux avec un troisième épisode de la licence Far Cry au gout de jeu de l'année...

Aura-t-il donc fallu attendre la dernière grosse sortie de l’année pour tenir le FPS (et même le jeu) de l’année ?

Un scénario de folie.

Dans Far Cry 3, nous incarnons Jason, jeune américain propre sur lui, fêtard et un peu idiot sur les bords, bref, l’archétype même du post ado qui hante les campus américains. Jason part quelques jours en vacances avec ses frères et copines respectives pour une sorte de Spring Break. Malheureusement, nous faisons la bêtise de tenter un saut en parachute qui nous fait atterrir sur les Iles Rook où tout notre petit groupe se fait prendre en otage par Vaas et ses pirates sanguinaires. Leur objectif : Obtenir une belle rançon de notre famille avant de nous vendre comme esclaves au plus offrant.

Après un court tutorial au cours duquel on s’échappe miraculeusement du camp de Vaas, nous sommes sauvés par Dennis qui nous accueille dans un village de résistants. Il voit en nous un guerrier en devenir, peut-être même celui qui les débarrassera de Vaas et ses pirates. A nous de faire nos preuves si l’on veut sauver nos amis d’une mort certaine !

far cry 3,far cry,fps,monde ouvert,ubisoft,test

A première vue, le scénario n’a pas l’air bien folichon et pourtant celui-ci, s’étalant sur une petite quarantaine de missions, recèle son lot de surprises en n’hésitant pas à aborder des sujets sérieux et en multipliant les scènes crues et violentes.

Bien plus que la transformation de Jason en super soldat, c’est sa manière d’aborder l’amitié et surtout le mince fil qui sépare l’héroïsme de la folie qui est au centre de cette histoire franchement passionnante.

far cry 3,far cry,fps,monde ouvert,ubisoft,test far cry 3,far cry,fps,monde ouvert,ubisoft,test

Au fil du jeu, nous croisons des personnages hauts en couleur depuis le médecin adepte des champignons hallucinogènes jusqu'à Citra, la belle guerrière aux courbes généreuses. Et même, notre groupe d'amis, a priori un peu superficiels, vont démontrer au cours du scénario qu'ils sont bien plus qu'une bande de jeunes américains sans cervelle. Mais le personnage qui sort du lot, c'est bien sûr Vaas qui constitue peut-être le personnage le plus charismatique d'Ubisoft depuis Ezio.

Rarement un scénario de FPS (de surcroit en monde ouvert) m’aura autant scotché à mon canapé et même s'il met un peu de temps à démarrer, je vous conseille d'insister car les dernières missions m'ont carrément fait monter au plafond avec deux fins cohérentes et intelligentes. Bref, le solo de Far Cry 3, c'est tout simplement le bonheur pour tout amateur de scénario adulte et intelligent.

 far cry 3,far cry,fps,monde ouvert,ubisoft,test

Un gameplay nerveux dans un monde libertaire.

La licence Far Cry s’est toujours voulue comme  le chancre du réalisme même si dans la pratique, le résultat était parfois un peu loin de l’objectif. Ici, Ubisoft a clairement fait table rase du passé en proposant un FPS qui ne cache pas son côté arcade et c’est tant mieux.

Le style du jeu permet ainsi de mélanger allègrement les grandes scènes de canardages spectaculaires aux moments d'exploration (et même d'infiltration) plus posés. Bien entendu, on peut rusher le solo vite fait, bien fait et prendre un plaisir immense mais ce serait passer à côté de tout ce que les îles Rook ont à nous offrir comme activités.

Far Cry 3 est bien un FPS mais les amateurs de Call of Duty ou de Battlefield auront du mal à s’y retrouver. Bien loin de la linéarité des autres FPS à grand spectacle, Far Cry3 nous permet de créer notre propre gameplay en autorisant d'utiliser la force bourrine tout comme l'infiltration fine. Les missions du scénario sont un peu plus linéaires mais une fois lâché dans les îles, l'impression de pouvoir y faire ce que l'on veut, comme on le veut prédomine.

 far cry 3,far cry,fps,monde ouvert,ubisoft,test

La découverte de notre terrain de jeu se fait de manière assez naturelle. Tout au long de la map sont disséminés des tours de contrôles. Un peu à l’image d’Assassin’s Creed, il faut grimper au sommet de ces tours pour les activer, ce qui éclaire la portion de map associée et fait apparaitre une série de quêtes secondaires.

Ensuite, le joueur organisé (qui a dit maniaque ?) s’attèlera au nettoyage des camps avancés. Ces camps se présentent comme de petits villages gardés par les pirates de Vaas. Il faut nettoyer les camps de pirates soit en tuant tout le monde comme un bourrin, soit en s’infiltrant en silence et en évitant qu’une alarme soit déclenchée. L’alarme en question rameutant tout ce que le coin compte d’ennemis. En capturant le camp, on gagne un magasin mobile pour s’équiper, un point de transport rapide mais surtout, on éclaire définitivement la carte et on évite de croiser des pirates ennemis toutes les 30 secondes.
Tout joueur désireux de se balader un peu librement dans les îles n’y coupera donc pas.

far cry 3,far cry,fps,monde ouvert,ubisoft,test far cry 3,far cry,fps,monde ouvert,ubisoft,test

Ces éléments de gameplay peuvent apparaitre un peu répétitifs et ce n’est pas forcément qu’une impression. Si les tours de contrôles ne brillent pas par leur originalité et font un peu office de mini-jeu du pauvre, la conquête des camps s’avère par contre assez variée à condition que le joueur s'invente ses propres défis. Mon petit plaisir étant de toujours essayer de liberer l'animal sauvage en cage dans le camp pour que celui-ci dévore tout le monde sans que j'aie à lever le petit doigt...

A côté de ces missions récurrentes, une tripotée de missions secondaires apparaissent au fur et à mesure de la découverte de la carte. Depuis la chasse d’animaux bien précis jusqu’à l’exécution à la lame d’une cible donnée en passant par des missions d’aide à la population locale, il y a de quoi faire et chaque mission s’avère suffisamment variée ou bien scénarisée pour conserver notre attention.

 far cry 3,far cry,fps,monde ouvert,ubisoft,test

Parallèlement, on croisera des missions de course au volant de divers engins, depuis la vieille voiture cabossée au buggy flambant neuf et même des courses de jet ski ou encore des missions de précisions au tir pendant lesquels on réalisera un véritable génocide sur les oiseaux de l’île. Et monde ouvert oblige, on aura même droit à des mini jeux comme le poker ou le lancer de couteaux.

Et bien entendu, chacune de ces missions rapportera de l’argent qui nous permettra de mieux nous équiper mais aussi de l’XP.

Qui dit XP, dit petite touche RPG puisque chacune de nos actions rapporte bien de l'expérience. A chaque niveau, on aura la possibilité de développer une compétence disponible dans trois branches orientée Discrétion, Survie et Combat à distance. Et chaque nouvelle compétence nous ornera d’un tatouage supplémentaire du plus bel effet. De quoi vite se transformer en tapisserie vivante.

 far cry 3,far cry,fps,monde ouvert,ubisoft,test far cry 3,far cry,fps,monde ouvert,ubisoft,test

Et là, on pourrait déjà dire que le jeu est ultra complet en termes d’activités et pourtant ce n’est pas fini !

En effet, Far Cry 3 introduit également un système de confection basé sur la récolte des plantes afin de créer des seringues aux usages divers : soin, aptitude à la chasse, répulsif d’animaux et d’autres recettes moins avouables. La chasse aux animaux permettra, elle, de fabriquer du nouveau matos comme un portefeuille permettant de transporter plus d’argent ou une plus grande réserve de munitions.

La chasse en elle-même est assez classique et m’a beaucoup fait penser à Red Dead Redemption. Mais quand on ne dispose encore que d'un lance-pierre au tout début de l'aventure... Croyez-moi, partir à la chasse au léopard peut s’avérer dangereux !

Petite anecdote : La chasse au requin peut s’avérer assez comique quand vous réussissez à mettre le feu à votre proie avec un lance-flamme ;-)

 far cry 3,far cry,fps,monde ouvert,ubisoft,test

Finalement, comme tous les jeux à monde ouvert, Far Cry 3 propose son lot d’objets à collectionner qui prennent ici la forme de carte mémoires, d’artefacts d’anciennes civilisations ou encore de lettres de soldats japonais morts depuis la seconde guerre mondiale. Rien de bien original ici mais c’est toujours un plaisir que de fouiller la carte à leur recherche.

Vous l’aurez compris, Far Cry 3 déborde d’activités et il est impossible de s’ennuyer sur cette île. Le joueur pressé pourra rusher le mode solo et découvrir un scénario exceptionnel tandis que le joueur maniaque (dont je fais partie) pourra décortiquer chaque centimètre carré à la recherche de quelques chose à y faire.

Un monde ouvert aussi complet est déjà rare en soi mais quand il est supporté par un gameplay de FPS de cette qualité, cela force à l’admiration.

Attention, ce n’est pas du FPS réaliste ici, au contraire. On saute dans tous les sens, on court, on tire par petites rafales et on straffe dans tous les sens. Evidemment, Far Cry 3 ne propose pas une action intense comme les FPS scénarisés et linéaires sont capables de le faire mais chaque joueur est libre d'imprégner son rythme à l’aventure.

Ce qui est magique dans Far Cry 3, c’est la liberté de faire quasiment tout ce qui nous passe par la tête.

far cry 3,far cry,fps,monde ouvert,ubisoft,test far cry 3,far cry,fps,monde ouvert,ubisoft,test

Un multi coop et compétitif en demi-teinte

On en arrive enfin au seul point qui peut un peu fâcher.

Et oui, soyons exigeants. Le solo est tellement au-dessus du lot qu’on pouvait attendre des merveilles d’un mode coop qui permettrait de découvrir les îles Rook avec des amis. Les petits gars d'Ubisoft Montréal ont dû craindre le bordel sans nom qui aurait été provoqué par plusieurs joueurs se baladant librement dans la carte solo et ils ont donc limité le mode coop à quelques scénarios indépendants du jeu solo mettant en scène de nouveaux personnages. La sauce prend bien et on peut s’amuser un moment mais il faut reconnaitre qu’on en fait vite le tour pour revenir au solo aussi vite fait.

Même constatation pour le mode multi compétitif sur lequel je n'ai pas passé beaucoup de temps... Voilà ce qui arrive quand on signe un solo exceptionnel, le mode multi parait un peu fade.

 far cry 3,far cry,fps,monde ouvert,ubisoft,test far cry 3,far cry,fps,monde ouvert,ubisoft,test

Conclusion

Far Cry 3 finit de démontrer qu’Ubisoft Montréal (déjà créateur d'Assassin's Creed) est l’un des studios les plus en vue dans le monde. Ce FPS en monde ouvert constitue sans doute l’avenir du FPS moderne.

Entre un mode scénarisé très réussi à l'ambiance résolument adulte et un monde ouvert où on ne compte plus les activités, chaque joueur pourra orienter son expérience pour profiter au mieux de son jeu.

Far Cry 3 est une ode à la liberté et à la créativité de chacun. L’exact opposé des jeux linéaires et dirigistes qui dominent le marché du FPS actuel. Au vu des dizaines d’heures que j’ai passées sur ce titre, voilà sans aucun doute le meilleur jeu de l’année !

Que vous soyez fans de FPS ou pas, je ne peux que vous conseiller de rejoindre Jason Brody pour vivre une aventure unique.

Ma Note : 9,5/10


        

dans Gaming, PC, PS3, Test, Xbox360
Tags : far cry 3, far cry, fps, monde ouvert, ubisoft, test

[Preview] Tomb Raider, Lara Croft rebootée et reboostée 
par Aelya

jeudi 13 décembre 2012 18:38 0 commentaire

 tomb raider,reboot,2013,preview,gameplay,square enix,crystal dynamics,démo

Quantic et moi avons eu la chance d'être invités par Square Enix pour une preview de Tomb Raider, le reboot de cette licence mythique orchestré par les Studios Crystal Dynamics.

Nous avons eu droit à une courte présentation du jeu mais surtout nous avons pu y jouer pendant 3 bonnes heures correspondant au début du jeu et ainsi voir si ce reboot était à la hauteur de nos attentes.

Par contre, nous étions deux et il n'y avait qu'une console : une décision s'imposait donc... Après une vive discussion où notre mariage s'est joué, nous sommes arrivés à la conclusion que nous jouerions chacun notre tour, échangeant nos places régulièrement. Quantic, dans sa grande bonté, m'a laissé commencer, cependant, on avait déjà pu tester le tout début du jeu lors de la Gamescom : il s'agissait donc plus d'un plan diabolique de Quantic pour ne pas refaire ce qu'il connaissait déjà, mais bon, j'ai l'habitude de devoir subir ce genre de machinations : cela fait partie des joies de la vie de couple ;-)

Mais revenons-en à Tomb Raider et plus particulièrement sur ce reboot.

Tout le monde connait Tomb Raider, y compris le grand public notamment grâce aux deux films sortis au cinéma. Lara Croft est devenue avec le temps un personnage mythique de la culture du jeu vidéo et a entre autre aidé à voir arriver des héroïnes dans les jeux. 

tomb raider,reboot,2013,preview,gameplay,square enix,crystal dynamics,démo

Cependant, la licence commençait à s'essouffler et avait besoin d'une cure de jouvence.

Square Enix l'a compris et, tout en sachant que la communauté gamer allait l'attendre au tournant, a pris la décision de faire un reboot complet de la saga pour la relancer. Un peu comme l'a fait Christopher Nolan avec Batman au cinéma.
Ainsi, nous n'avons plus à faire à une aventurière aguerrie qui ne sourcille pas en croisant un T-rex, mais à une jeune femme de 21 ans encore inexpérimentée : elle doute de ses décisions, se laisse influencer par ses ainés, se montre émotive, se fait blesser... 
Les péripéties qu'elle va vivre ici (dans le jeu) sont ce qui va la faire évoluer vers la Lara que l'on connait bien.

Son aventure débute par le naufrage de l'Endurance dans le Triangle du Dragon (sorte de Triangle des Bermudes du Japon) alors qu'elle et l'équipage recherchent les vestiges d'une civilisation ancienne (impossible de me rappeler le nom, désolée^^). Echouée sur une île, elle se fait assommer et se retrouve suspendue la tête en bas dans une sorte de grotte. Et c'est là que le jeu commence.

Attention, ce qui suit va raconter les trois premières heures de jeu (plus ou moins) et contient donc des Spoilers à leur sujet ! A la fin de l'article, j'ai résumé les éléments importants de ce reboot si vous voulez éviter ces spoilers.

 tomb raider,reboot,2013,preview,gameplay,square enix,crystal dynamics,démo tomb raider,reboot,2013,preview,gameplay,square enix,crystal dynamics,démo

Cette partie de l'histoire est déjà assez connue puisqu'elle apparaît dans les divers trailers du jeu. On doit trouver un moyen de se libérer, ce qui se fait assez rapidement. Lara tombe alors en plein sur un objet métallique pointu qui lui transperce une partie de l'abdomen (elle a beaucoup de chance que cette blessure ne s'avère pas fatale).

Boitillante, la main sur notre blessure, on cherche une sortie : l'avancée est donc lente, impossible de courir ! On tombe nez à nez avec un cadavre crucifié, ce qui ne présage rien de bon et plante l'ambiance un peu angoissante de cette île mystérieuse (cela rappelle un peu Lost^^).

Alors que l'on tente de se faufiler dans un trou, un homme surgit et tente de nous attraper : pour s'enfuir, il faudra parvenir à réaliser le Quick Time Event (QTE) associé. Une fois en sureté, on commence à être confrontée aux premières énigmes du jeu. Il va falloir trouver le moyen de se frayer un passage. Pour cela, l'utilisation judicieuse d'une torche sera essentielle mais je ne vous en dis pas plus^^

 tomb raider,reboot,2013,preview,gameplay,square enix,crystal dynamics,démo tomb raider,reboot,2013,preview,gameplay,square enix,crystal dynamics,démo

L'avancée continue et avant de sortir de la caverne, on se voit plutôt malmenée^^ D'ailleurs, le jeu est entrecoupé de cinématiques : il est parfois difficile de savoir si elle est interactive ou pas (Quantic m'a plusieurs fois posé la question) mais cela ne ralentit pas le rythme de jeu.

Enfin à l'air libre, on tente de rejoindre la forêt et, pour ce faire, on doit jouer les équilibristes sur un tronc d'arbre au-dessus du vide : la vue montre alors le bas du précipice, et l'on sent l'hésitation de Lara en avançant tout doucement. Cependant, il n'est pas nécessaire de faire quelque chose de spécial pour arriver de l'autre côté : juste pointer le stick dans la bonne direction. C'est un peu dommage : on aurait pu imaginer un gameplay pour ce genre de passage.

Un peu plus loin, le seul moyen de traverser est d'escalader un avion à moitié détruit. A cet endroit, des mini-QTE font leur apparition, cependant rien de bien sorcier : il suffit d'appuyer sur le bon bouton au bon moment pour voir Lara se raccrocher in-extremis ou éviter une pièce de l'avion.

 tomb raider,reboot,2013,preview,gameplay,square enix,crystal dynamics,démo

On continue notre périple pour finir par retrouver un sac avec un talkie-walkie, une caméra et enfin un feu de camp. Ceux-ci ont un rôle important puisqu'ils correspondent à notre base : c'est là que l'expérience gagnée par nos diverses actions se transforme en un niveau à investir dans différentes facultés reparties en plusieurs catégories (je ne me rappelle plus vraiment les noms mais cela correspond plus ou moins à survie, combat...). Ainsi, une faculté va permettre à Lara de récupérer des flèches sur les cadavres de ses ennemis abattus ou des animaux. C'est également à ce feu de camp que plus loin dans le jeu on pourra améliorer ses armes.

Ce petit côté RPG n'est pas pour me déplaire^^

Bref, lorsqu'on arrive à cette première base, une cinématique s'enclenche. Lara allume le feu, regarde une petite vidéo sur le caméscope qui nous en apprend plus sur l'expédition et ses membres. 

Ayant faim, Lara nous invite à trouver quelque chose à manger. On quitte donc notre camp. Sur le chemin, on découvre avec horreur un cadavre suspendu à un arbre. Malgré notre dégout, on remarque son arc et décide d'aller le chercher. Après une petite séance de grimpette et une chute accompagnée de l'arc et du cadavre, nous voilà équipée. On peut donc partir en chasse.

 tomb raider,reboot,2013,preview,gameplay,square enix,crystal dynamics,démo

C'est là qu'on découvre une partie du système de combat : la visée. En effet, contrairement aux ancien Tomb Raider où elle était semi-automatique, ici, on va devoir viser, tendre la corde de l'arc et tirer. C'est un sacré changement : la saga s'oriente vers des combats beaucoup plus typés TPS (Third Person Shooter), et la suite du jeu va le confirmer.

Après avoir réussi, on retourne cuire la viande au camp et là, le talkie-walkie se décide à fonctionner : on parvient à joindre nos compagnons et cherchons alors à les atteindre.

Sur notre chemin (qui passe par un souterrain à moitié inondé, même si, attention, on ne nage pas), on trouve le deuxième outil/arme du jeu. Il s'agit d'un piolet. Celui-ci va s'avérer indispensable pour ouvrir des portes bloquées ou enclencher des mécanismes. Une fois améliorée dans la suite du jeu (on va y revenir), il servira également à grimper à certaines parois et sera notre arme de corps à corps.

 tomb raider,reboot,2013,preview,gameplay,square enix,crystal dynamics,démo tomb raider,reboot,2013,preview,gameplay,square enix,crystal dynamics,démo

Une fois sortie, Lara retrouve sa copine Sam en compagnie d'un homme qu'elle ne connait pas. Et attention, là il y a du changement par rapport aux cinématiques des trailers : contrairement à ces dernières où Lara sait que c'est un ennemi, ici elle se montre méfiante mais finit par s'endormir devant le feu de camp. A son réveil, Sam et cet homme ont disparu.

Je trouve cela plus logique que la situation précédente : en effet, je me demandais toujours comment cela se faisait que Lara sache immédiatement qu'il était une menace mais pas son amie, alors qu'elles avaient fait le voyage ensemble. Par contre, on peut se demander pourquoi l'homme n'a rien fait à Lara pendant son sommeil...

Voyant son amie disparue, Lara se met à sa recherche et marche dans un piège à loup. C'est bien sûr à ce moment-là que ces prédateurs décident de faire leur apparition. A terre, piégée, entourée de buissons bruissant, on attend fébrilement l'arc à la main qu'ils se jettent sur nous. Lorsqu'ils attaquent, le jeu passe en slow motion pour nous laisser le temps de viser et tirer, mais cela n'est pas si évident^^

 tomb raider,reboot,2013,preview,gameplay,square enix,crystal dynamics,démo

Heureusement, le reste de l'équipage arrive et délivre Lara qui s'empresse de leur raconter l'enlèvement de Sam. Le groupe se scinde alors en deux et Lara part accompagnée d'un professeur, le Docteur Whitman, à leur recherche.

Après un court repos à un camp (on est tout de même blessée : perso, après avoir eu la jambe dans un piège à loup, je ne suis pas sure que je pourrais encore marcher), on entend le Docteur nous appeler. On part donc le rejoindre mais dess loups nous barrent la route : il va falloir les tuer. Quantic jouait à ce moment et il a eu un peu de mal : l'arc demande du recul, or les loups ont tendance à se rapprocher assez vite, il faut donc faire attention^^

Une fois que l'on a rejoint le professeur, on découvre un portail mais pour l'ouvrir, deux manivelles doivent être actionné en même temps. Malheureusement, l'une d'elle est cassée et notre piolet est le seul moyen de faire levier, mais pas de chance, il n'est pas assez résistant ! Prochaine mission : trouver des matériaux pour le renforcer. Heureusement, la forêt est pleine de vieilles caisses (parfois coincées dans un filet qu'il faudra bruler) contenant le nécessaire. Il y a aussi quelques loups pour nous rendre la tâche plus difficile^^

 tomb raider,reboot,2013,preview,gameplay,square enix,crystal dynamics,démo

Quand on a récolté suffisamment de matériaux, on peut retourner à notre camp et upgrader notre piolet. Alors, la manivelle peut être actionnée et le portail s'ouvre. Alors que l'on avance tranquillement en s'émerveillant des statues, on tombe dans une embuscade. Notre cher professeur, très inspiré, leur donne son pistolet tandis que l'on se débat en vain.

Emmenée jusqu'au camp, on retrouve quelques autres membres de l'équipage qui tentent alors de s'enfuir. On nous intime de ne pas bouger mais dès que nos agresseurs ont le dos tourné, on cherche une échappatoire.

On doit se faufiler en restant cachée. A noter, il n'est pas nécessaire d'appuyer sur un bouton pour se mettre à couvert, il suffit juste de se placer contre un muret ou une caisse et Lara se baisse automatiquement. 

Malgré nos efforts, un ennemi nous rattrape et commence à se montrer un peu entreprenant. Une section de QTE débute pour nous faire vivre cette scène qui s'achève par la mort de notre agresseur et une Lara couverte de sang et complètement retournée d'en être arrivée à ça. La réaction de Lara est vraiment chouette : cela change d'avant ou des héros habituels^^

 tomb raider,reboot,2013,preview,gameplay,square enix,crystal dynamics,démo

Ebranlée, Lara fait néanmoins preuve de lucidité et ramasse le pistolet de son agresseur. Sa situation reste précaire : perdue au milieu d'ennemis, elle va devoir trouver la sortie et se frayer un chemin jusqu'à elle.

D'ailleurs, Lara semble se remettre assez vite de cette expérience traumatisante. Lorsque des ennemis la repèrent et l'attaquent, c'est tout juste si elle dit que la violence n'est pas nécessaire avant de répliquer et de les abattre sans sourciller. Il est un peu dommage de voir une telle différence de réaction à deux minutes d'intervalle. On peut peut-être justifier cela par un état de choc, mais j'aurais préféré voir Lara encore sous le choc pendant quelques combats encore.

A présent armé d'un pistolet, on va donc s'en servir pour avancer. Il se manie de la même façon que l'arc (on vise et on tire). Cependant, bizarrement, le pistolet semble presque moins puissant que ce dernier : de nombreuses balles sont nécessaires pour abattre un ennemi (à moins de lui tirer dans la tête, ce qui donne un bonus d'XP d'ailleurs^^). J'espère qu'une fois upgradé, il gagnera en puissance.

 tomb raider,reboot,2013,preview,gameplay,square enix,crystal dynamics,démo

Quantic et moi sommes vite repassés à l'arc : on le trouve beaucoup plus fun à manier (et puis, j'ai fait du tir à l'arc plus jeune^^) et les animations lorsqu'on blesse ou tue un ennemi sont également plus sympas^^

On traverse donc le camp tant bien que mal. C'est Quantic qui jouait alors et je dois avouer que cela ne m'a pas semblé évident, ne serait-ce que trouver son chemin dans le chaos général, et assez long. 

Après moult fusillades, on arrive en bas d'une crevasse que l'on va escalader. Une fois en haut et plus ou moins à l'abris des charognards (le nom des ennemis dans le jeu), Lara retrouve son mentor, Conrad Roth, un peu plus loin. Celui-ci est attaqué par des loups qui lui volent sa trousse de secours après l'avoir blessé à la jambe.

On part donc sur la trace de cette meute pour pouvoir le soigner (il faut dire qu'entre temps il s'est évanoui). Pour accéder à l'antre de ces bêtes, un peu d'exploration s'impose : on va escalader une maison, un rocher... Enfin, la caverne des loups est là. Peu rassurée, on pénètre dans son obscurité. L'ambiance est angoissante car on ignore quand on risque de se faire attaquer. Mais je ne vous gâche pas la surprise^^

 tomb raider,reboot,2013,preview,gameplay,square enix,crystal dynamics,démo tomb raider,reboot,2013,preview,gameplay,square enix,crystal dynamics,démo

Une fois la trousse de soin retrouvée, on retourne auprès de Roth pour le soigner. Celui-ci reprend connaissance et nous confie un nouveau piolet bien plus résistant et efficace : en effet, grâce à lui, on va pouvoir escalader certaines parois ! 

Notre objectif est maintenant d'atteindre le centre radio de l'île. On abandonne donc Roth à son sort (après tout, il est blessé, ne peut se déplacer et des loups rodent, mais ce n'est pas grave^^) pour se mettre en route. Sur le chemin, je n'ai pu m'empêcher de faire un détour par une sorte de tombe. A l'intérieur, on retrouve un peu l'ambiance des Tomb Raider d'antan avec de l'escalade et des énigmes. 

Après cette excursion, on repart et le piolet va se révéler indispensable pour continuer à avancer. Après avoir gravi de nombreuses parois, on retombe sur un camp de Charognards. Là encore, on va devoir jouer entre mini-infiltration (on peut tuer silencieusement ou détourner l'attention grâce à l'arc) et combats. A noter qu'à un endroit des projecteurs sont allumés et peuvent être brisés via un lancer de flèche^^

 tomb raider,reboot,2013,preview,gameplay,square enix,crystal dynamics,démo tomb raider,reboot,2013,preview,gameplay,square enix,crystal dynamics,démo

On se retrouve dans un bâtiment remplis de plusieurs ennemis que l'on doit traverser (à noter qu'il faudra aussi résoudre une petite énigme). On tente alors de remettre la station de radio en marche mais en vain (cela aurait été trop facile^^) : il va falloir aller jusqu'en haut de la tour radio. Quelque part en chemin, on récupère une arme supplémentaire assez utile : un shotgun, mais je dois avouer qu'on ne l'a pas beaucoup utilisé.

Une fois à l'extérieur, une horde d'ennemis nous agresse et l'on doit y faire face dans le plus pur style TPS. A la fin, un mini-boss muni d'une combinaison renforcée et d'un bouclier anti-émeute fait même son apparition. Il va sans dire qu'il n'est pas si évident à tuer mais une fois que cela est fait, on touche presqu'au but : on est au pied de la tour !

L'escalade commence donc. Celle-ci ne demande quasi pas d'effort de notre part (c'est un peu dommage) et l'on arrive en haut sans problème. Lara se connecte alors sur la fréquence radio des secours et tente d'envoyer un SOS. Après un silence oppressant, une réponse arrive : des secours vont venir mais on doit trouver un moyen de leur indiquer notre position plus précisément car la visibilité est mauvaise. 

 tomb raider,reboot,2013,preview,gameplay,square enix,crystal dynamics,démo

Et c'est sur cela que la démo s'achève (me laissant me demander comment elle va redescendre^^).

Ce qu'il faut retenir

Franchement, j'ai adoré ces trois heures passées en compagnie de Lara, et ce même lorsque Quantic jouait.

En effet, les graphismes sont magnifiques que ce soit au niveau des décors que des personnages. Lara est très humaine avec de nombreuses expressions différentes et sa démarche évolue suivant les situations. Elle commente assez régulièrement ce qu'elle vit, ce qui rend le jeu un peu plus vivant. Enfin, de nombreuses cinématiques viennent ponctuer l'aventure sans ralentir le rythme de jeu. 

Les Quick Time Events sont assez présents mais ne gênent pas le gameplay : ils apparaissent surtout lorsqu'il faut se rattraper, riposter...

Lara reste très mobile, dans le sens où une grande panoplie de mouvements lui sont disponibles : elle saute, se baisse, tombe, grimpe à la corde, au mur, s'accroche, se retient in-extremis, manie l'arc, le pistolet, le shotgun et le piolet avec aisance... Bref, elle n'a rien à envier à la Lara originelle.

 tomb raider,reboot,2013,preview,gameplay,square enix,crystal dynamics,démo

Les combats eux ont bien changé comparé aux anciens Tomb Raider : finie la visée semi-automatique et place à la visée libre. Ce nouvel opus se dirige clairement vers le TPS (Third Party Shooter) dans ces phases-là. Il faudra  se mettre à couvert et tirer sur ses adversaires. J'avoue que je suis moyennement fan de ce genre de gameplay, mais l'arc parvient à lui donner une certaine fraicheur^^

On ressent vraiment cette alternance entre phases d'exploration, plus proches de l'original, et phases de combats, proches des TPS. 

Divers objets parsèment les différents lieux du jeu et les récupérer (ou détruire pour certains) représentent une partie des quêtes secondaires. Ainsi, on peut trouver des journaux, des sortes de charmes, des reliques...

 tomb raider,reboot,2013,preview,gameplay,square enix,crystal dynamics,démo

Lara utilisera souvent une torche : elle servira d'éclairage mais aussi dans un certain nombre d'énigmes, pour se frayer un passage ou allumer des mécanismes. 

Un petit côté RPG a été ajouté : Lara gagne de l'expérience en accomplissant diverses actions ou en tuant des ennemis (bonus en cas de headshot). Cela va servir à acheter des facultés divisées en plusieurs catégories. On récolte aussi des matériaux en cassant des caisses ou en fouillant les cadavres, ce qui permet d'améliorer nos armes. 

Conclusion

J'ai été conquise par ce reboot et n'ai qu'une hâte pouvoir continuer d'y jouer lors de sa sortie le 5 mars prochain ! En fait, j'en suis à me demander comment cette nouvelle Lara va évoluer dans ce jeu, mais aussi dans les futures suites^^

Square Enix annonce entre 12 et 15 heures de jeu pour le finir, mais comme on nous promet des quêtes secondaires, cela pourrait s'avérer plus long pour les fouineurs.

Tout cela m'a conforté dans ma précommande du collector^^

 tomb raider,reboot,2013,preview,gameplay,square enix,crystal dynamics,démo

En attendant, voilà le dernier trailer du jeu :

        

dans Gaming, PC, Preview, PS3, Xbox360
Tags : tomb raider, reboot, 2013, preview, gameplay, square enix, crystal dynamics, démo

[Test] Hitman Absolution, l'agent 47 revient en très grande forme 
par Quantic

mardi 11 décembre 2012 19:13 1 commentaire

 hitman absolution,jaquette, PS3

Voilà quelques années que l’agent 47 n’avait plus donné de ses nouvelles. Lui, l’assassin original dont le crane luisant brille au soleil de mille feux (les capuches, c’est pour les amateurs) fait enfin son retour. Il faut dire que les petits danois de IO Interactive s’étaient un peu perdus en cours de route sur le chemin chaotique de l’action avec un Kane & Lynch pas vraiment inoubliable.

Mais cette fois, ça y est, le costume noir est bien repassé, la cravate rouge est bien ajustée et la corde à piano est bien accordée, l’agent 47 s’apprête à frapper.

hitman absolution,hitman,test,square enix  hitman absolution,hitman,test,square enix

Quand l’agent 47 découvre la modernité.

Ce qui marque le plus après avoir passé une bonne vingtaine d’heures en sa compagnie, c’est que l’agent 47 a subi une sacrée cure de jouvence. Hitman se modernise à tous point de vue pour le meilleur mais aussi pour le moins bon.

S’il y a bien un point qui change drastiquement dans ce nouvel épisode, c’est la construction de l’histoire. Là où les précédents épisodes proposaient une histoire vite fait bien fait pour donner un peu de liant aux différentes missions, Absolution nous raconte une vraie histoire. Et ça commence fort puisque dès le prologue (qui sert aussi de tutorial), on découvre que notre cible est Diane Underwood, notre contact à l’Agence et finalement quasiment notre seule relation sociale dans ce bas-monde. Cette dernière a trahi l’agence et c’est à vous que l’on demande de lui régler son compte. Bien évidemment, Diane n’est pas la sombre traitresse annoncée et elle confie à l’Agent 47 le soin de protéger Victoria, une jeune fille aux pouvoirs inquiétants.

hitman absolution,hitman,test,square enix

Entre chaque mission du solo (une vingtaine au total), de superbes cinématiques nous racontent donc la destinée de l’agent 47 et de Victoria. Dommage quand même que le scénario reste cousu de fil blanc et que les cinématiques soient aussi bavardes. Mais ne gâchons pas notre plaisir, j’ai adoré suivre les aventures de l’agent 47 dans un scénario plus en accord avec son époque.

Le moteur graphique Glacier 2 flambant neuf nous en jette plein les yeux tout comme l’ensemble de la technique qui supporte ce jeu. Sur PC, le moteur graphique montre toute sa puissance tandis que sur console, la qualité reste excellente. Je pense même que Hitman Absolution est l’un des plus beaux jeux vus sur console en 2012. L’ambiance sonore et surtout musicale est également à la hauteur avec une musique qui accompagne notre parcours mieux que jamais.

hitman absolution,hitman,test,square enix  hitman absolution,hitman,test,square enix

Un gameplay qui divisera les fans

Au niveau du gameplay, l’habitué de Hitman va devoir se faire aux nombreux changements. Il faut dire que jusqu’ici, Hitman était surtout connu pour son gameplay ultra hardcore avec très peu d’aides et dont la mission type était de vous débarquer à poil dans un coin de map avec une ou plusieurs cibles à exécuter à l’autre bout et une bonne centaine de gardes entre les deux... A vous de vous débrouiller pour tuer votre cible et vous enfuir sans déclencher d’alarme. Hitman, en plus de jouer à fond la carte de l’infiltration était donc aussi un vrai casse-tête.

Un gameplay ambitieux et passionnant pour le fan mais pas forcément en adéquation avec son époque. La mode actuelle étant plutôt de se creuser la tête pour proposer aux joueurs un mode super easy. Hitman suit donc le mouvement tout en respectant ses fans. Ainsi, les deux modes de difficulté normale s’adressent avant tout aux joueurs occasionnels ou ceux qui ne connaissent pas la licence. Les aides trop nombreuses et l’IA un peu idiote gâcheront vite le plaisir des habitués. Ceux-ci se rabattront avec bonheur sur les trois niveaux de difficulté du mode professionnel et particulièrement le mode Pure (qui ne propose aucune aide en dehors du pointeur). Ce mode est tellement complexe que je mets quiconque au défi  de terminer le jeu dans ce niveau de difficulté sans avoir auparavant fait le jeu dans un niveau de difficulté inférieur. Tâche quasiment impossible.

 hitman absolution,hitman,test,square enix

Mais parlons un peu de ces fameuses aides. Il y a principalement deux nouveautés :

- Une mini-map dans le coin inférieur gauche qui affiche l’environnement proche de l’agent 47 de manière un peu trop complète. On peut ainsi observer les rondes des gardes et même la direction de leur regard. Idéal pour planifier une infiltration un peu chaude. Cette mini-map remplace d’ailleurs complètement l’ancienne map globale du niveau qui passe à la trappe.

- Le mode instinct. Ce mode ambitionne de nous faire comprendre ce qui différencie un assassin  génétiquement modifié du commun des mortels et permet par exemple de repérer les ennemis à travers les murs, d’identifier les cibles ou les personnes d’intérêts, de mettre en avant les objets utilisables ou les éléments du décor interactifs. Mais il permet aussi de se camoufler au regard des autres lorsque l’on porte un déguisement ou encore de déclencher une tuerie en règle à l‘aide d’un super ralenti. Si ce mode est ultra présent dans les niveaux de difficulté les plus bas, il disparait petit à petit en augmentant le niveau de difficulté pour finalement ne plus être utilisable que quelques secondes par niveaux.

hitman absolution,hitman,test,square enix

De nombreux fans de la première heure se sont élevés contre ces aides soi-disant contre nature. Pour ma part, je serai plus nuancé. Oui, en difficulté normale, elles dénaturent un peu la licence mais avouons-le, les joueurs auxquelles ces aides sont destinées ne s’intéressent pas vraiment à un jeu d’infiltration hardcore et préfèreront souvent terminer le jeu en mode bourrin. Ces aides les encourageront donc à jouer un minimum à l’assassin invisible. Et une fois que l’on passe en mode professionnel, le mode instinct  est directement beaucoup moins présent. Personnellement, je trouve que ces aides constituent un outil de plus au service du gameplay. Libre à chacun de les utiliser ou pas.

Si le nouveau gameplay m’a donc plutôt satisfait, je ne peux malheureusement pas en dire autant du level design. Ainsi, on croise beaucoup trop de maps très linéaires où il est impossible de contourner tel ou tel garde et où une seule route s’offre à nous, forçant parfois à utiliser son silencieux un peu plus qu’on le voudrait. Heureusement, le jeu conserve quelques maps ouvertes où l’on peut retrouver les sensations de l’assassin original mais quel dommage d’introduire autant de linéarité dans un jeu auparavant tellement libertaire. Encore une concession faite aux jeux modernes et leur gameplay immédiat.

hitman absolution,hitman,test,square enix

Un mode multi mais un seul agent 47

C’est bien connu, de nos jours, il est impensable de sortir un jeu sans mode multi. Et si l’idée d’une armée de chauves à la cravate rouge se tendant des pièges dans l’ombre est séduisante, il faut reconnaitre que le concept aurait sans doute capoté très vite. IO Interactive propose donc de se battre à distance avec un mode multi asynchrone.

Ainsi, chaque joueur peut librement réécrire l’histoire à son goût. Le videur du strip club vous a regardé de travers ? Un clochard vous fait de l’œil ? Plus aucun soucis puisque vous pouvez créer votre propre contrat. Lancez un niveau et attribuez vous-même jusque 3 cibles parmi tous les PNJ du jeu. Choisissez votre arme, votre costume et jouez. En fonction de vos actions (discrétion, armes utilisées, ...), un contrat tout neuf sera créé que vous pourrez envoyer à vos amis ou mettre en ligne pour que le monde entier se confronte à votre score.

En plus de créer une compétition entre joueurs, IO Interactive se dote immédiatement d’un nombre infini de nouveaux contrats d’assassins. Il y a fort à parier que cette fonctionnalité sera fortement mise à contribution dans les futurs DLC.

Et on se prend vite au jeu... Gagner le moindre petit point devient vite une obsession, juste pour avoir le plaisir d’avoir le meilleur classement parmi ses amis.

hitman absolution,hitman,test,square enix

Conclusion

Hitman Absolution est certainement l’un des meilleurs jeux de cette fin d’année. L’agent 47 signe un retour brillant en proposant un jeu transformé.

Le scénario omniprésent raconte pour la première fois une vraie histoire tandis que le moteur graphique flambant neuf propose l’un des plus beaux jeux de l’année.
Les innovations de gameplay ne plairont sans doute pas à tous les fans de la première heure même si les développeurs ont eu l’intelligence de les rendre le plus optionnel possible. A chacun de créer donc son aventure.

Le seul vrai défaut de ce titre est finalement d’avoir succombé aux sirènes de la simplicité avec bien trop de niveaux linéaires pour le genre. Cela apportera sans doute de nouveaux joueurs à la licence mais trahit également un peu les origines de Hitman, jeu casse-tête pas excellence où le principal plaisir était de recommencer le niveau 100 fois pour atteindre la perfection.

Quoi qu’il en soit, l’agent 47 signe un retour flamboyant.

Ma Note : 8,5/10


        

dans Gaming, PC, PS3, Test, Xbox360
Tags : hitman absolution, hitman, test, square enix