[Preview] The Witcher 3 : Wild Hunt, Geralt prépare son retour en grande pompe 
par Quantic

mercredi 03 juillet 2013 19:28 2 commentaires

 e3 2013,the witcher 3,wild hunt,cd projekt

Lors de l’E3, CD Projekt m’a convié à une démo de leur futur titre Next Gen : The Witcher 3. Si vous connaissez la série des Witcher, vous savez déjà tout le bien que l’on pense de ces excellents RPG’s (voir notre test de Witcher 2 dans sa version PC ou son adaptation en version Xbox 360). Et croyez-moi, si vous avez aimé les précédents épisodes, je pense que vous allez adorer ce troisième opus car ce que j’en ai vu m’a laissé sans voix.

e3 2013,the witcher 3,wild hunt,cd projekt

La présentation commence avec une cinématique introduisant Geralt et son statut de Sorceleur. Cette dernière était tout bonnement incroyable de réalisme et a laissé la salle avec une impression de Wouahhhh au fond de la gorge. Elle n'a pas encore été rendue publique mais attendez-vous à un coup de massue !

Au niveau du scénario, dans Witcher 3, Geralt va se retrouver aux prises avec la Wild Hunt, une force légendaire qui surgit de nulle part pour mettre le monde sans dessus dessous. Et grand changement pour la série, ce troisième épisode sera réellement un monde ouvert 35 fois plus grand que le monde de Witcher 2 et il débordera littéralement de quêtes secondaires pour assurer près de 35 heures de jeu. Voilà qui promet.

e3 2013,the witcher 3,wild hunt,cd projekt

Visuellement, le jeu fait vraiment honneur à la Next Gen et les différences entre la version PC et PS4/Xbox One sont infimes... En tout cas, je n’en ai pas vu.

Evidemment, CD Projekt en a aussi profité pour améliorer les quelques défauts de son titre phare, à savoir un système de combat plus dynamique mais toujours aussi hardcore, un système de dialogue plus facile à utiliser, un nouveau système d’animation faciale réellement bluffant et un système de météo dynamique qui pourra vous faire passer d’un beau ciel bleu à une tempête apocalyptique en quelques minutes à peine et de manière très naturelle.

e3 2013,the witcher 3,wild hunt,cd projekt

Au cours de la démo, j’ai pu observer la qualité du monde ouvert puisque le développeur qui tenait égoïstement la manette s’est tout simplement promené dans le monde à la recherche de quelque chose à faire. Et même sans déclencher de quêtes secondaires, il s’est retrouvé à se balader en bateau pour voyager d’un continent à l’autre, à traquer et tuer une créature légendaire (après tout, un sorceleur est un tueur de monstres) ou encore à sauver un villageois de l’attaque de brigands.

Pour conclure la démo, j’ai pu observer une quête annexe typique du jeu. On se rend dans un village où l’on propose ses services. Les villageois sont confrontés à une créature qui les terrorise. Après l’avoir traquée, on l’identifie et en consultant sa fiche de renseignement, on constate que la créature a marqué un villageois à son insu et qu'elle utilise la force vitale de cet innocent pour se régénérer. Avant même d’imaginer la tuer, il faut donc neutraliser la personne marquée. S’en suit un long débat entre les jeunes du village (qui veulent tuer la créature) et les anciens qui veulent continuer à la vénérer.

e3 2013,the witcher 3,wild hunt,cd projekt

Les choses se compliquent encore quand la personne marquée s’avère être la fiancée du leader des jeunes. Mais celui-ci n’hésite pas à l’assassiner pour permettre à Geralt de tuer le monstre et ainsi asseoir son pouvoir sur le clan. Après l'avoir tué, on retourne au village pour toucher sa récompense et constater que les jeunes ont massacré tous les anciens pour prendre le pouvoir.

Mais le meilleur pour la fin... Si l’on continue sa quête principale et que l’on repasse par le village "quelques mois" plus tard, on découvrira au travers d’une courte cinématique ce qui leur est arrivé depuis notre action. Et les choses ne seront pas toujours roses.

e3 2013,the witcher 3,wild hunt,cd projekt

En tant que grand amateur de RPG’s bien complexes et bien adultes, je ne peux pas vous cacher que The Witcher 3 : Wild Hunt m’a particulièrement excité.

Techniquement, c’est peut-être le plus beau jeu que j’ai vu au cours de cet E3. Et le passage à un monde ouvert transforme le gameplay déjà excellent des Witcher en un vrai RPG à caractère libre mais aussi très adulte dans son approche. Il ne sera certainement pas à mettre entre toutes les mains.

Je place donc énormément d’espoir dans CD Projekt pour nous signer là le futur hit de 2014 ! Et à ce titre, j’ai classé Witcher 3 à la deuxième place de mon Top de cet E3 2013 !


The Witcher 3 : Wild Hunt est annoncé pour courant 2014 sur PC, PS4 et Xbox One.

        

dans Gaming, PC, Preview, PS4, Salons, Xbox One
Tags : e3 2013, the witcher 3, wild hunt, cd projekt

[Test] Grid 2, pour les fondus de l'asphalte 
par Quantic

mardi 02 juillet 2013 19:11 2 commentaires

 grid 2,test,voitures,codemasters

Codemasters, qui confirme année après année son statut de spécialiste en simulation automobile, nous offre une suite au plutôt sympathique Grid. Sorti il y a 5 ans, ce dernier avait plutôt convaincu son monde en proposant de bonnes sensations de pilotage tout en n’étant pas trop exigeant. Et quand on voit le niveau de qualité de la série des Dirt ou des F1 20XX dont je suis moi-même fan, on était en droit d’espérer de Codemasters une excellente expérience.

Pourtant, mon premier contact avec le jeu m’a déçu. Alors que Grid, premier du nom, se voulait bien plus orienté simulation qu’arcade, ce second épisode s’avère très (mais alors très) arcade. Pas de vue cockpit, aucun réglages sur les voitures et même pire aucune possibilité de modification des assistances de pilotage. Autant vous dire que j’ai rapidement abandonné le pilotage au volant au profit du pad. Ceci dit, l’orientation arcade n’est pas un défaut en soi puisque je m’amuse bien avec de nombreux jeux dits arcade. Ce qui me dérange un peu plus, c’est l’emballage du jeu qui se veut pro-simulation.

grid 2,test,voitures,codemasters

C’est peut-être juste mon ressenti personnel mais j’ai eu l’impression d’aborder un jeu qui montre toutes les caractéristiques extérieures d’une simulation (même si elle n’est pas pointue) pour au final se retrouver avec un ersatz de Need for Speed. Et on sait que Codemasters est plus doué quand il s’agit de proposer un pilotage savamment mixé entre précision millimétrique et fun. Autant dire que le modèle de pilotage de Grid 2 ne restera pas parmi mes meilleurs souvenirs de pilote virtuel.

C’est d’autant plus dommage que le jeu propose un contenu très complet et une approche moderne. Ainsi, la progression se mesure en nombres de fans de votre pilote virtuel sur un simili YouTube. Et si la progression du solo est assez classique, elle présente son lot de challenges et une belle variété dans les courses proposées.

Mention spéciale à un tout nouveau mode de jeu qui réussit à s’affranchir du sacro-saint circuit puisque les différentes sections d’une piste sont assemblées au fur et à mesure de votre progression sur celle-ci. Aucun avantage donc pour celui qui connait les circuits par cœur. Voilà qui promet de belles courses en multi.

grid 2,test,voitures,codemasters

Au niveau technique, Codemasters assure l’essentiel, comme à son habitude. Grid 2 n’est donc pas exceptionnellement beau mais n’aura pas à rougir face à la très grande majorité des jeux de son secteur. Les voitures sont bien modélisées et j’ai particulièrement apprécié le modèle de destruction de ces dernières quand on froisse un peu la tôle. Dommage encore une fois que même lorsqu'on active les dommages réalistes, l’impact sur le pilotage soit si léger.

Côté Multi, Codemasters a fait très fort en proposant du lourd. 12 concurrents en ligne, un split screen techniquement limite mais qui a le mérite d’animer le salon, mais surtout une véritable interaction permanente puisque le jeu vous proposera chaque semaine un rival : un pilote bien réel qui se rapproche de vos performances et que vous pourrez défier. A voir si cette idée sympa résistera au passage du temps et à l’irrégularité de connexion de bien des joueurs.

Enfin, à noter que chaque joueur dispose d’une note en ligne reflétant son fair play en course. Il devient donc possible d’éviter les gros lourds qui vous freinent dessus dès le premier virage et ça franchement, ça fait du bien !

grid 2,test,voitures,codemasters

Conclusion

Grid 2 est un jeu au contenu extrêmement complet et varié proposant un solo très bien achalandé et un multi qui présente quelques innovations plutôt sympathiques.

Malheureusement, son orientation bien trop arcade le réservera aux fans de courses viriles et les amateurs du mix simulation-arcade cher à Codemasters devront encore attendre avant de retrouver un jeu fun mais proposant un vrai challenge de pilotage.

Ma Note : 6,5/10

        

dans Gaming, PC, PS3, Test, Xbox360
Tags : grid 2, test, voitures, codemasters

[Test] Fuse, le travail d'équipe à l'honneur 
par Quantic

jeudi 27 juin 2013 19:00 1 commentaire

 fuse,test,insomniac games,electronic arts,tps,coop

Fuse est la nouvelle licence d’Insomniac Games, créateurs de Ratchet & Clank et de la saga Resistance. Bref, pas vraiment des amateurs. Avec Fuse, ils ont décidé de se lancer dans un genre surreprésenté à l’heure actuelle avec le TPS coopératif. Leur imagination débordante réussira-t-elle à proposer suffisamment de nouveautés pour se confronter aux ténors du genre ?

fuse,test,insomniac games,electronic arts,tps,coop

Un scénario ? Quel Scénario ?

A chaque fois que j’apprends qu’un jeu choisit un univers de Science-fiction, je frétille d’impatience et malheureusement, bien souvent, je retourne dans mon lit pour sangloter un long moment. Fuse n’échappe pas à la règle avec un scénario dont on se désintéresse après quelques minutes à peine.

Nous incarnons 4 héros (Dalton, Jacob, Naya, Izzy) faisant partie de l’Overstrike 9, une sorte de Meetic pour les mercenaires que nous sommes. Au cours d’une de nos missions, nous infiltrons une base ultra secrète où, oh surprise, on découvre que le gouvernement américain travaille en secret depuis un siècle sur une substance extraterrestre inconnue nommé Fuse. Et bien entendu, celle-ci a permis le développement d’armes incroyablement puissantes et attise les convoitises des groupes terroristes du monde entier.

fuse,test,insomniac games,electronic arts,tps,coop

Je vais arrêter de pleurer sur la bêtise de cette histoire qui cumule les clichés les uns derrière les autres pour féliciter les développeurs sur un point : la parfaite parité entre les sexes. Deux hommes et deux femmes jouables et en plus celles-ci n’ont pas un design de camionneuses (spécial dédicace à Gears of War). Bref, Izzy et Naya se posent comme des femmes fortes et au moins aussi agréables à incarner que leurs équivalents masculins. Bon malheureusement, mes louanges s’arrêteront là car ces demoiselles souffrent de la même accumulation de clichés que le reste du jeu.

fuse,test,insomniac games,electronic arts,tps,coop

Un gameplay coopératif efficace mais trop classique

La grande originalité du titre est sans aucune doute les armes proposées. Il y a bien entendu tout l’arsenal classique que l’on connait par cœur mais chaque héros dispose également de son arme signature qu’il est le seul à pouvoir utiliser. Et les petits gars d’Insomniac Games ne sont pas les plus mauvais quand il s’agit d’inventer de nouvelles armes sympas.

Ainsi, Dalton (tank de son état) dispose d’un énorme générateur de bouclier qui booste les tirs alliés tandis qu’il renvoie les tirs ennemis. Jacob (qui joue le sniper) dispose d’une plus sage arbalète explosive. Naya (qui se la joue camouflage) dispose d’un super générateur de singularité qui, si l’on touche suffisamment une cible, la fait se transformer en mini trou-noir qui aspire tout ce qui traîne dans le coin. Et enfin, Izzy (la medic de service) dispose d’un fusil cristalliseur qui gèle la cible pour ensuite simplement la briser en mille morceaux. Bref, il y a de quoi faire et tester les différentes armes s’avère vraiment agréable.

fuse,test,insomniac games,electronic arts,tps,coop

Pour le reste, on sent fortement l’influence de Gears of War dans ce titre et tous les « classiques » du TPS coopératif sont au programme : couverture, soin des équipiers, ... On ne peut vraiment pas dire que le jeu s’avère original.

Les 6 niveaux proposés ne se montrent d’ailleurs pas forcément très convaincants dans leur structure puisque l’on progresse très linéairement en faisant face à des volées successives d’adversaires entrecoupées de mini-boss pour terminer le niveau sur un gros boss plutôt puissant. Comptez-quand même une petite dizaine d’heures pour en faire le tour une première fois.

Chaque héros dispose en plus d’un arbre de compétence que l’on pourra débloquer au fur et à mesure de sa progression en niveaux. En bonus, en ramassant des points Fuse, on pourra débloquer des aptitudes qui s’appliqueront à toute l’équipe. Rien de bien original mais ces deux éléments donnent un peu de profondeur au gameplay.

fuse,test,insomniac games,electronic arts,tps,coop

Soyons clairs, si vous avez l’intention de parcourir Fuse seul, sans amis pour vous accompagner, ce jeu ne présente que peu d’intérêt. En solo, il est possible de switcher d’un personnage à l’autre mais dans la pratique, l’IA de vos équipiers est tellement mauvaise que cette expérience se transformera vite en cauchemar.

A l’opposé, il est possible de jouer à deux sur un écran splitté et à quatre via réseaux (ou les deux en même temps) et là, le jeu présente de bons arguments coopératifs. Il ne viendra pas concurrencer les ténors  du genre sur leur territoire mais il se montre agréable à parcourir en équipe avec un véritable avantage à travailler ensemble et à combiner la puissance des différentes armes.

fuse,test,insomniac games,electronic arts,tps,coop

Conclusion

Fuse ne restera certainement pas dans l’histoire comme la plus grande réussite d’Insomniac Games. Ce TPS coopératif qui lorgne énormément du côté de Gears of War n’est ni original, ni inspiré tout en proposant un aspect technique qui, même si il n’est pas raté, parait tout simplement bien trop vieillot.

Pourtant, l’aspect coop fonctionne bien et si l’on parcourt les 6 missions avec une bonne bande de copains, on s’amuse finalement bien tout en le rangeant dans l’armoire, une fois la trame principale exécutée.

Voilà donc un jeu qui constitue une bonne alternative pour les amoureux de Gears of War mais ceux-ci retourneront certainement très vite à leur premier amour.

Ma Note : 5,5/10

Fuse est disponible sur PS3 et Xbox 360

        

dans Gaming, PS3, Test, Xbox360
Tags : fuse, test, insomniac games, electronic arts, tps, coop

[Preview] Watch Dogs, le hacking en vedette 
par Quantic

mercredi 26 juin 2013 19:37 7 commentaires

watch dogs,preview,e3 2013,ubisoft

Lors de l’E3, j’ai pu assister à une démo de gameplay exclusive de Watch Dogs. Il faut dire qu’avant le salon de Los Angeles, Watch Dogs était un jeu qui m’excitait énormément mais qui m’intriguait surtout beaucoup. Sur le papier, Ubisoft tenait une perle mais comment toutes ces promesses allaient pouvoir être tenues en jeu ? Comment le gameplay fonctionnerait-il ? S’agirait-il simplement d’une variante d’un Assassin’s Creed ?

L’E3 a répondu à de nombreuses questions. D’abord via la magnifique cinématique présentée lors de la conférence Ubisoft qui nous montre l’ambiance assez sombre du jeu tout en dévoilant un peu plus le mode de fonctionnement d’Aiden. De quoi faire un peu monter les attentes.

Ensuite, c’est au tour de Sony dans sa conférence de nous proposer une vraie session de gameplay au cours de laquelle on a pu mieux comprendre les principales mécaniques de jeu : le piratage des caméras de surveillance pour se la jouer infiltration, l’interrogation des archives de la police pour repérer les possibles crimes, etc.


Mais Ubisoft avait bien plus à proposer avec une démo privée bien plus longue permettant de mieux « sentir » le jeu. Ainsi, au cours de cette démo, on arpente toujours la ville de Chicago mais un quartier plus pauvre que ceux présentés jusqu’ici. Contrairement à ce que l’on connaissait, nous n’avons pas d’infos sur les passants donc pas de missions secondaires car nous n’avons pas encore piraté le serveur de données du quartier.

watch dogs,preview,e3 2013,ubisoft

Un peu comme les tours dans Assassin’s Creed ou les camps dans Far Cry 3, Ubisoft recycle donc encore une fois son système de déblocage de la map et ici, c’est donc un serveur de données qu’il faut pirater pour avoir accès aux missions secondaires. Pour commencer, Aiden s’infiltre dans le réseau de caméra de surveillance afin de planifier son attaque, ensuite, on détourne l’attention d’un garde en ouvrant une porte à distance afin de pouvoir l’assommer et voili-voilou, on peut rentrer dans le bâtiment et placer son cheval de Troie bien tranquillement. Et pour la sortie, on peut bien sûr se la jouer infiltration ou alors créer une diversion en faisant tout pèter. Moins discret mais tellement jouissif !

watch dogs,preview,e3 2013,ubisoft

Bon, évidemment, tout cela a attiré la police dans le coin et là, on retrouve un système encore une fois assez classique pour leur échapper. La grande différence, c’est qu’on peut tendre des pièges à nos poursuivants. Hé oui, contrairement à un GTA, il est assez compliqué d’échapper à la police de manière traditionnelle et il faut faire appel à nos talents de hacker pour s’en sortir.

On peut donc ouvrir/fermer des grilles, déclencher la sortie de plots de sécurité après notre passage, couper l’électricité, pirater les feux de circulation, ... Et tout ceci en pilotant notre bolide au milieu du trafic. Je n’ai encore aucune idée du sentiment de puissance qui devrait se dégager lors de ces piratages mais le déclenchement de ces évènements m’est apparu vraiment très naturel. Cela ne peut augurer que le meilleur.

A noter également que nos actions auront une influence sur notre réputation au sein de la ville et auprès de ses habitants. Ainsi, si l’on réalise de bonnes actions, on apparaitra comme un Vigilante poursuivi par la police mais acclamé par la foule. Dans le cas contraire, on se rapprochera plus du super-méchant de base.

watch dogs,preview,e3 2013,ubisoft

Entre la trame principale et les missions secondaires, on aura pas mal d’occupations dans le jeu. Ainsi, on pourra par exemple pirater les accès WiFi situés à l’extérieur des bâtiments pour se connecter par exemple aux webcams et/ou voler l’argent des habitants. Pas une très bonne action mais de quoi permettre de se financer à bon compte. Cet argent pourra servir à s’acheter du matériel : armes et munitions pour ceux qui aiment les affrontements directs mais aussi logiciels de piratage pour ceux qui préfèrent la discrétion.

Enfin, on repère une tentative de piratage de notre réseau, un hacker tenterait de s’infiltrer et il faut l’en empêcher. Pour cela, on doit se rendre dans la zone indiquée et scanner tous les passants jusqu’à la découverte du hacker responsable. Encore une fois, pour l’identifier on peut se connecter aux caméras de surveillance et autres gadgets disponibles.

Si on repère le hacker à temps, il faut le prendre en chasse et l’éliminer. Mais coup de théâtre pendant la présentation puisque le hacker en question n’est personne d’autre qu’un vrai joueur qui a tenté d’envahir notre partie. Le multi sera donc directement intégré à la partie solo et je peux vous dire que la révélation a fait son petit effet au cours de cette présentation.

watch dogs,preview,e3 2013,ubisoft

Bien entendu, une fois le hacking terminé, on peut se venger en infiltrant nous aussi le jeu de notre adversaire. Ce multi aux airs de jeu du chat et de la souris parait réellement original.

Pour conclure, je dirais que Watch Dogs m’a totalement séduit. Un monde ouvert où l’on incarne un pirate qui peut ne pas tirer un seul coup de feu de la partie et user de ses talents de hacker pour sauver la veuve et l'orphelin, c’est sacrément cool et ça change du héros musculeux dont on a l’habitude.

Alors, bien sûr, Watch Dogs pourra se jouer de manière plus classique mais le gameplay à base de hacking m’a particulièrement plu et c’est pour cela que j’ai donné à Watch_Dogs la première place de mon Top 3 des meilleurs jeux de cet E3.

Watch Dogs sortira le 21 Novembre prochain sur PS3, Xbox 360, Wii U et PC (ainsi que sur Xbox One et PS4 à leur sortie)

watch dogs,preview,e3 2013,ubisoft

        

dans Gaming, PC, Preview, PS3, PS4, Wii U, Xbox One, Xbox360
Tags : watch dogs, preview, e3 2013, ubisoft

[Test] The Last of Us, la PS3 à son apogée 
par Quantic

mardi 25 juin 2013 19:30 2 commentaires

 the last of us,ps3,jaquette

Les nouvelles consoles pointent le bout de leur nez en fin d’année et Sony se distingue nettement de son concurrent Microsoft en continuant à soutenir la PS3 avec des jeux très forts et exclusifs à cette dernière. Et que dire si ce n’est que si les prochaines sorties (Beyond, GT 6,...) sont du niveau de ce petit bijou qu’est The Last of Us, Sony risque encore de vendre un sacré paquet de PS3... au risque de faire de l’ombre à sa future PS4.

the last of us,ps3,naughty dog,test

Une véritable œuvre d’artistes

The Last of Us est l’œuvre de Naughty Dog, les géniaux californiens qui se cachent derrière la série des Uncharted. Et si on retrouve pas mal d’éléments communs entre ces deux jeux, The Last of Us va encore plus loin que Nathan Drake dans bien des domaines.

D’abord dans son scénario bien plus noir et pessimiste que la grande majorité des productions actuelles. Il y a près de 20 ans que l’humanité a succombé à une pandémie soudaine. Et c’est un simple organisme fongique (un champignon quoi) qui a été responsable de la chute de notre civilisation. Se répandant dans l’air via des spores, les contaminés voient le champignon attaquer leurs cerveaux et perdre littéralement le contrôle de leurs corps. Une fois l’hôte éliminé, le parasite transforme sa victime en simili-zombie avec un seul objectif : répandre l’infection.

L’humanité s’est réfugiée dans de rares zones de quarantaine succombant les unes après les autres au manque de nourriture et aux attaques incessantes de zombies et de bandits de grands chemins. C’est dans cet univers sombre que l’on incarne Joel, un vrai survivaliste qui s’est toujours débrouillé pour s’en sortir et qui ne fait pas dans la dentelle, n’hésitant pas à sacrifier les plus faibles pour assurer sa survie. Un peu par hasard, il se retrouve à devoir escorter une jeune ado de 14 ans, Ellie. Ensemble, ils doivent traverser la moitié des Etats-Unis dans l’espoir de découvrir un traitement à la maladie.

the last of us,ps3,naughty dog,test the last of us,ps3,naughty dog,test

Le scénario et les rebondissements de ce titre sont tellement nombreux et interconnectés que je ne vous en dirai pas plus, par peur de vous spoiler quelque chose mais attendez-vous à de la grande écriture. Ce scénario très adulte aurait sans aucun doute sa place dans un film et il ne s’agirait pas d’un énième film de zombie tout comme il serait une grave erreur de considérer The Last of Us comme un énième jeu de zombies...

A côté de ce scénario exceptionnel, il faut insister sur la qualité artistique du jeu. Tout dans ce titre contribue à vous plonger dans cette ambiance post-apocalyptique et j’ai rarement eu l’occasion d’arpenter un monde aussi détaillé, aussi réaliste, aussi vrai, tout simplement.

D’un point de vue technique, le jeu est sans doute le plus beau que j’ai pu voir tourner sur PS3. Les textures sont fines, détaillées, d’un réalisme impressionnant tandis que l’univers déborde de détails qui le rend tellement crédible. Avec ce jeu, Naughty Dog réussit l’exploit d’unifier quasi à la perfection la technique à l’artistique pour offrir l’un des jeux les plus aboutis de la PS3.

the last of us,ps3,naughty dog,test

Et le jeu des acteurs qui incarnent Joel et Ellie n’y est pas étranger (allez donc lire ma rencontre avec eux si ce n’est déjà fait). Ils réussissent à nous faire réellement vivre leur aventure comme rarement ce fut le cas dans un jeu-vidéo. D’ailleurs, même si le doublage français n’est pas mauvais, je vous conseille vraiment de laisser le jeu en VO, l’expérience n’en sera que plus satisfaisante.

Et puis quel plaisir de découvrir un jeu qui présente des personnages féminins forts dans un monde apocalyptique traditionnellement dominé par des personnages masculins. Non seulement les héroïnes ont du style mais elles ont aussi du caractère et sont capables de survivre dans ce monde sans les hommes. Un exemple pour bien des scénaristes !

Enfin, la violence omniprésente de ce titre vous prendra réellement aux tripes. On est loin d’une violence gratuite, aseptisée comme on peut la voir dans nombre de jeux-vidéo ou de films hollywoodiens. Ici, les armes font mal, elles explosent les têtes, brisent les os et le sang qui gicle colle à la peau comme les traces de votre meurtre sur votre âme. Si cette violence extrême est totalement justifiée au vu de l’univers sans pitié dans lequel on évolue, elle reste sans doute un peu exagérée pour un jeu-vidéo et The Last of Us mérite certainement son 18+ car ce titre n’est pas à mettre dans toutes les mains.

the last of us,ps3,naughty dog,test

Un vrai road game

Le gameplay, de son côté, n’est pas en reste et réussit à transcender l’expérience des Uncharted avec un gameplay mi-infiltration, mi-shooter TPS tout en proposant son lot d’exploration.

Alors, bien sûr, The Last of Us reste un titre extrêmement linéaire dans sa structure générale et bien trop encadré dans ses niveaux. Il faut dire que pour arriver à un tel niveau de qualité visuelle, il faut faire quelques compromis. Pourtant, les petits gars de Naughty Dog réussissent à éviter le syndrome du couloir en vous lâchant dans de grandes zones explorables par plusieurs chemins bien distincts. Ainsi, on pourra tenter de s’infiltrer sans bruit au milieu des zombies ou des bandits et même passer une zone sans tuer personne tout comme on pourra rentrer dans le tas shotgun à la main. Les deux approches fonctionneront parfaitement.

the last of us,ps3,naughty dog,test

Dans la pratique, c’est souvent un mix des deux gameplays que l’on devra appliquer pour la simple raison que les munitions sont bien trop rares que pour les gaspiller inutilement alors qu’on peut simplement éviter l’affrontement. Le jeu se transforme alors presque en TPS survivaliste où l’on compte chaque munition. L’intelligence des développeurs étant de ne pas les rendre particulièrement rares mais de limiter la quantité de munitions transportables au minimum. Imaginez-vous face à une bonne dizaine d’ennemis avec 3 balles dans votre shotgun et une machette émoussée pour seules armes. Vous réfléchirez à deux fois avant de foncer dans le tas, croyez-moi.

On passe donc son temps accroupi, en essayant de limiter sa signature sonore et à se faufiler entre les ennemis en retenant littéralement son souffle. Le stress est permanent et il est presque jouissif.

the last of us,ps3,naughty dog,test

Les ennemis sont aussi pour beaucoup dans le plaisir que l’on a à progresser dans l’aventure. Peu nombreux, ils proposent pourtant une expérience très différente. Côté zombie, le runner vous angoissera par sa rapidité. Il vous voit dans les petits coins et vous foncera droit dessus mais heureusement, il est assez fragile. Au contraire, le clicker (dont les cris hanteront vos cauchemars) est complètement aveugle mais sensible au moindre bruit. Mais surtout, vous n’aurez aucune chance de lui échapper quand il vous attrapera. Enfin, le colosse est un peu le roi des zombies. Lent et massif, il vous bombardera de spores à distance et jouera le rôle de mini-boss puisqu’il encaissera beaucoup de dégâts avant de succomber. Heureusement, on ne le croisera pas trop souvent.

Du côté bandits, il y a moins de variétés mais leur IA est beaucoup plus poussée. Ainsi, ils patrouillent, enquêtent à la vue d’un cadavre, etc. Bon, on reste loin d’une IA sans failles mais la combinaison des deux types d’ennemis rend les combats particulièrement variés.

the last of us,ps3,naughty dog,test

Un autre point fort du titre est son système d’artisanat. A première vue, il parait simple. On ramasse du matériel et on assemble ensuite du matos de survie comme des boites de soins, des cocktails Molotov ou des poignards. Rien d’exceptionnellement complet mais la rareté des munitions rend ce système incontournable. On passe donc son temps à fouiller partout dans l’espoir de mettre la main sur le rare matos disponible. A côté de l’artisanat en lui-même, on peut également améliorer les compétences de Joel ainsi que la performance des armes mais ces deux possibilités restent beaucoup plus classiques.

Vous l’aurez compris, The Last of Us n’a pas beaucoup de défauts et on s’investit tellement dans son univers que les rares baisses de framerates sont vite pardonnées. Je lui reprocherai quand même de tirer un peu en longueur certains niveaux ou de répéter certaines séquences un peu trop souvent à mon goût.

Mais le plus gros défaut du jeu concerne l’IA de nos équipiers. Si Ellie s’en sort généralement bien en nous indiquant les ennemis ou en leur lançant des briques, les autres compagnons ressemblent parfois à des boulets que l’on traine à nos pieds. Enfin, quel dommage que l’IA adverse les ignore totalement lors des séquences d’infiltration. C’était sans doute nécessaire pour neutraliser les carences d’IA mais voir Ellie gambader devant les gardes ennemis sans que ceux-ci ne remarquent rien fait un peu mal au cœur dans une production de cette qualité.

the last of us,ps3,naughty dog,test

Un multi intéressant mais qui manque de finition

Coller un multi à un jeu solo aussi réussi et avec autant de personnalité, c’est toujours dangereux et on pouvait craindre le syndrome du multi raté. Ce n’est clairement pas le cas.

Seuls deux modes de jeux en 4 vs 4 sont disponibles. Dans le premier, on s’affronte avec un stock de 20 vies partagées par l’équipe. Les perdants sont ceux qui épuisent leur stock de vie. Dans le second, chaque joueur ne dispose que d’une seule vie par manche. L’objectif est donc d’éliminer l'équipe adverse jusqu'à atteindre 4 victoires.

the last of us,ps3,naughty dog,test

Mais plus que les modes de jeu, c’est le gameplay assez unique de ce multi qui est intéressant. L’essentiel des mécaniques de gameplay du solo sont conservées et plutôt que de rentrer dans le tas comme le dernier des bourrins, il est beaucoup plus intelligent de faire profil bas, de rester groupés avec ses équipiers et de rassembler du matos pour upgrader ses compétences avant de contourner l’adversaire au mieux. Le fait qu’un adversaire à terre doit être exécuté pour que le kill soit pris en compte rajoute encore au côté stratégique du jeu.

Dommage finalement que ce gameplay innovant et plus stratégique que la moyenne ne soit pas plus mis en avant par une montée en niveau un peu plus passionnante. En effet, on est soi-disant à la tête d’un groupe de survivants dont le nombre de membres va évoluer en fonction de nos performances dans les matchs en ligne mais il y a tellement peu d’interactivité entre les deux parties du gameplay multi qu’on se désintéresse bien vite de cet emballage un peu cheap pour se concentrer sur les parties multi en elles-mêmes qui paraissent du coup un peu isolées.

the last of us,ps3,naughty dog,test

Conclusion

The Last of Us est sans aucun doute l’un des meilleurs titres sortis cette année et probablement le plus beau jeu de la PS3.

Naughty Dog réussit à combiner à la perfection technique et artistique pour offrir un jeu remarquablement équilibré. Une fois commencé, il est très difficile de quitter cet univers tellement réaliste, tellement réussi.

Vivre l’aventure de Joel et Ellie dans ce monde décrépi et ultra-violent est un moment de pur bonheur vidéo-ludique duquel on ne sort pas indemne. Malgré la linéarité extrême du titre, on ne peut qu’applaudir des deux mains la qualité du gameplay qui est proposée et je ne peux que vous encourager à vivre le plus vite possible cette expérience unique.

Ma note : 9/10

The Last of Us est disponible en exclusivité sur PS3.

        

dans Gaming, PS3, Test
Tags : the last of us, ps3, naughty dog, test

[Test] Metro Last Light un mix entre FPS et Survival qui marche 
par Quantic

vendredi 21 juin 2013 19:30 0 commentaire

 metro last light,metro,4a games,test

4A Games est un petit développeur Ukrainien assez talentueux mais sans le sous. Il faut dire que la chute de THQ a bien failli faire sombrer la licence Metro dans l’oubli. Heureusement Deep Silver a récupéré le bébé juste à temps et n’aura finalement contribué au jeu qu’en apposant son logo et surtout en lui permettant d’atteindre les rayons des magasins dans de bonnes conditions. Et même si ce n’est pas le FPS du siècle, il aurait vraiment été dommage que cette suite de Metro 2033 ne reçoive pas sa chance.

En 2010, Metro 2033 nous faisait ainsi découvrir l’univers du roman de Dmitri Gloukhovski. Un univers plutôt sombre puisque l’on suivait les aventures des survivants d’une apocalypse nucléaire qui ont trouvé refuge dans le métro moscovite tandis que la surface est envahie par d’inquiétants mutants difformes.

 metro last light,metro,4a games,test

L'ambiance avant tout.

Metro Last Light nous propose de reprendre l’histoire exactement à la fin du premier épisode mais cette fois les guerres intestines entre les différentes factions humaines sont encore plus mises en avant. Et c’est bien par son univers que le jeu marque avant tout les esprits. Les différentes factions étirées entre Nazis et Communistes donnent une image ultra violente au jeu. Et on ne manquera pas de croiser nombre de scènes choquantes qui vous mettront directement dans la peau d’un survivant (exécutions sommaires, tortures, viols, ...).

Mais la force du jeu est de ne pas enchaîner cette violence gratuitement. Non, on nous place au cœur de l’histoire et dans la plupart des cas, à nous de décider si on intervient ou si on laisse les choses se faire. C’est d’ailleurs le seul réel élément de liberté car dans sa structure, Metro last Light est aussi linéaire que n’importe quel FPS d’Activision ou d’EA.

metro last light,metro,4a games,test  metro last light,metro,4a games,test

Heureusement, entre deux séquences de shoot, on croise des niveaux dont le seul objectif est de nous raconter une histoire. Libre à chacun de tracer ou au contraire d’écouter les conversations (très nombreuses), d’interagir avec les réfugiés ou tout simplement d’assister à un somptueux spectacle de cabaret tellement mauvais qu’il en devient impossible de ne pas le regarder : 10 minutes de bonheur pour tout joueur qui aime s’imprégner du monde dans lequel il évolue.

Malheureusement, le gameplay n’est pas toujours à la hauteur. Les armes manquent de punch et les déplacements rendent les séquences de shoot FPS classiques peu intéressantes. Par rapport à Metro 2033, on peut, par contre, noter un vrai progrès dans les séquences d’infiltration qui sont vraiment jouables dorénavant.

metro last light,metro,4a games,test

Dommage également que le jeu manque de finition car j'ai été confronté à de nombreux bugs sur la version PS3 testée. Ainsi, à plusieurs reprises, j'ai dû relancer le jeu simplement car j'étais bloqué sur l'écran titre ou pire, j'ai même été bloqué dans une mission car mon co-équipier avait décidé de ne plus bouger et ne déclenchait donc pas le script correspondant.

Mais le point fort du jeu reste son ambiance et son univers ultra détaillé même si le scénario perd un peu de son charme dans son dernier tiers. Je voulais aussi encore insister sur l'image déplorable de la femme qui est représentée soit comme une faible créature martyrisée ou violée qu'il faut défendre, soit comme une dépravée complète qui use de ses charmes pour survivre et manipuler les hommes. Et ce n'est pas notre consoeur guerrière, Anna, qui rattrapera le tableau (mais je ne vais rien spoiler ici)

metro last light,metro,4a games,test

Enfin, j'adore l'idée des deux fins alternatives et pour une fois, on ne sait même pas trop comment les deux fins se déclenchent si ce n'est qu'il semble que réaliser de bonnes actions ou encore écouter les réfugiés et découvrir le monde permet de déclencher la fin dite "bonne". Dommage par contre que les deux cinématiques de fins soient un peu expédiées rapidement mais cela vaut quand même le coup de les découvrir toutes les deux.

metro last light,metro,4a games,test  metro last light,metro,4a games,test

Conclusion

Metro Last Light est un FPS linéaire mais d'une profondeur scénaristique rare.

Son ambiance ultra violente,  son univers glauque à souhait et son scénario complexe font de ce FPS un jeu plus qu'agréable à parcourir.

Malheureusement, son gameplay assez moyen pour le genre le réserve d'avantage aux amateurs de bonnes histoires et d'univers intéressants qu'aux vrais passionnés de FPS.

Et quel dommage que le mode Ranger ne soit disponible qu'en DLC car c'est dans ce format que le jeu prend tout son intérêt.

Ma Note : 7/10


        

dans Gaming, PC, PS3, Test, Xbox360
Tags : metro last light, metro, 4a games, test

[E3 2013] Xbox One, premiers essais, premiers jeux 
par Quantic

vendredi 14 juin 2013 08:38 1 commentaire

 e3 2013,xbox one,impressions

Après la PS4 hier, je vais aujourd'hui vous donner mes premières impressions sur la Xbox One et sur les exclus que j'ai pu tester. Je ferai souvent référence à ce que j'ai dit hier sur la PS4, donc n'hésitez pas à lire cet article si ce n'est pas déjà fait.

Design et Pad

On l'avait déjà dit lors de l'annonce de la Xbox One, nous n'aimons pas du tout le look de la console. Trop massif, trop anguleux, trop monolithique. Non, décidément, même après l'avoir vue en vrai, je la trouve toujours aussi ratée. Alors, certains justifieront ce look par le fait que comme la Xbox One ne ressemble plus à une console de jeu, elle pourra trouver sa place dans le salon sans que madame ne râle trop fort. Eh bien, je ne suis pas d'accord. Nous sommes des gamers et perso, j'aime que mon salon me ressemble.

Chez nous, il y a des consoles et des figurines dans tous les coins et, oui, on passe pour de gentils dingues auprès de pas mal de nos amis mais on en est très fier. Bref, si vous n'avez pas mon incroyable chance (être marié à une super gameuse comme Aelya), révoltez-vous !

Plus sérieusement, ce design est clairement assumé par Microsoft qui profile la Xbox One comme l'unique appareil multimédia nécessaire dans le salon (le fameux "One") et donc, il fallait un appareil susceptible de plaire à tout le monde. Mais comme je le disais auparavant, afficher votre gamitude, que diable !

 e3 2013,xbox one,impressions

Le nouveau pad de la Xbox One est assez similaire à celui de la Xbox 360 mais il cache plus de nouveautés qu'on pourrait le penser au premier coup d'oeil.

Nous ne sommes pas de grands fans du pad 360 : trop gros, top lourd, des gâchettes que j'ai toujours eu du mal à maitriser... Bref, ne me demandez pas pourquoi mais ça n'a jamais été le grand amour. Avec le pad de la Xbox One, les choses pourraient bien changer car celui-ci m'est apparu un peu plus léger et sa prise en main est beaucoup plus agréable. Sa finition exceptionnelle est également à souligner. On a vraiment l'impression que Microsoft a écouté les critiques des rares utilisateurs mécontents et a intégré leurs remarques sans pour autant froisser les utilisateurs satisfaits. Bref, une belle réussite.

e3 2013,xbox one,impressions

e3 2013,xbox one,impressions

Un petit mot également sur Kinect 2. Je ne rentrerai pas dans les détails puisque je n'ai pas réellement pu l'utiliser mais aux dires de Microsoft, son utilisation sera bien plus "utile" que par le passé. Bien sûr, il restera des jeux 100% Kinect mais le temps de réponse et la précision de l'engin sont tels que l'objectif est d'utiliser subtilement Kinect pour des actions bien particulières, un peu à l'image de ce que Sony envisage pour son pavé tactile. Il faudra voir ce que cela donnera mais c'est un bon concept de base.

 e3 2013,xbox one,impressions

Le Hardware

Avant de parler des jeux en eux-mêmes, revenons quelques instants sur le hardware. Très similaire à celui de la PS4, Microsoft mise beaucoup sur le Cloud Computing pour faire la différence avec la PS4 qui en est dépourvue. Dans la théorie, c'est génial. Déplacer les calculs les moins urgents sur des serveurs centralisés pour renvoyer à la console les résultats quand ils sont nécessaires, cela promet un gros paquet de puissance en plus. Pourtant, même si l'idée flatte mon goût pour l'innovation, je me pose 3 questions :

- Pour l'instant, le cloud computing est une "idée" et Microsoft devra installer une armée de serveurs pour le mettre en place, ce qui ne se fera pas du jour au lendemain. Dis froidement : Je me demande simplement si cela se fera un jour.

- Corollaire à la précédente remarque : Comme le cloud computing sera disponible après le lancement, il y a pas mal de chances que quand il sera activé, le parc de PS4 installés soit déjà important et j'ai vraiment du mal à imaginer des éditeurs tiers tirer réellement parti de ce système alors qu'ils ne pourront pas le faire sur la PS4. Bref, les éditeurs tiers suivront-ils le mouvement ?

- Enfin, il ne faut pas oublier que c'est rarement le meilleur hardware qui l'emporte. Sur le papier, la PS3 était plus puissante que la Xbox 360 et pourtant, les jeux multi-plateformes sont très souvent plus réussis sur la 360. Sans oublier que la vraie gagnante de la génération actuelle des consoles, c'est la Wii...

 e3 2013,xbox one,impressions

Connexion et occasion

Je voulais aussi aborder le sujet qui fâche et résumer un peu la position de Microsoft sur la connexion permanente, l'authentification et le jeu d'occasion. Il faut reconnaitre que la position de Microsoft sur le sujet parait assez dogmatique et surtout très peu claire puisque la seule référence possible est le site officiel Xbox.

Pour être clair, la Xbox One devra être connectée à Internet au moins toutes les 24 heures, sinon il sera impossible de jouer même aux jeux solo. Ce système s'apparente à un DRM qui vérifiera l'authenticité de vos jeux. D'ailleurs, les jeux Xbox One seront liés à un compte donné. Donc impossible de revendre le jeu par défaut. Heureusement, Microsoft a prévu deux exceptions : le jeu en famille et un don unique du jeu.

Ainsi, on pourra partager son jeu sur une seule et même console avec 10 comptes identifiés comme faisant partie de la famille. On pourra également donner son jeu une seule fois à un autre compte à condition qu'il soit dans nos amis depuis plus de 30 jours.

e3 2013,xbox one,impressions

Enfin, pour la vente en elle-même, Microsoft botte en touche en renvoyant la balle aux éditeurs qui seront libres d'interdire ou pas la vente en occasion. Microsoft précise d'ailleurs que si vente il y a, ils ne toucheront pas un centime sur la transaction. Par contre, seuls les magasins partenaires de Microsoft pourront gérer la vente en occasion des jeux Xbox One. Cela promet une belle guerre de chiffonniers entre revendeurs...

Pour notre part, le problème de la connexion est certainement un problème mais cela ne touchera encore qu'une marge réduite de joueurs. Le problème de l'occasion par contre en touchera beaucoup plus, depuis le casual gamer jusqu'au hardcore gamer qui achète et vend plus vite que son ombre pour pouvoir jouer à tout. Si l'occasion est interdite, je pense que l'on assistera très vite à une diminution des ventes de jeux Xbox one, tout simplement car les joueurs perdront une partie de leurs revenus consacrés à l'achat de jeux.

Nous verrons si Microsoft maintiendra ce point de vue très peu partagé...

e3 2013,xbox one,impressions

Les jeux

Après toutes ces nouvelles un peu pessimistes, passons à ce que Microsoft a bien réussi lors de cet E3 : Communiquer sur ses très nombreuses exclusivités. Alors, par rapport aux nombreux titres annoncés lors de la conférence, peu étaient jouables à l'E3 mais voici mon avis sur ceux que j'ai pu tester.

Ryse : Son of Rome

La démo jouable reprend exactement la démo présentée durant la conférence. On débarque donc sur une plage dévastée et on commence à embrocher l'ennemi. Le gameplay m'est apparu extrêmement simple. Une touche pour frapper, une touche pour parer et deux touches pour les finish moves. Cela parait léger et bien souvent de faux QTE (des exécutions facultatives) apparaissent. Je ne peux donc pas m'empêcher de comparer ce jeu à la série des God of War. Pourtant, on nous promet de belles choses comme un arbre de compétences, des ordres variés que l'on pourra donner à nos soldats, etc.

Mais clairement le but de cette démo était de nous en mettre plein la vue et ça Crytec sait bien le faire. Le jeu est absolument splendide. Les effets de lumière, de fumée et l'aliasing quasi inexistant font de ce titre un bonheur pour les yeux. Et finalement, c'est ce qu'on voulait voir. Voilà un jeu qui fera certainement partie des achats de tous les joueurs qui craqueront pour la Xbox One.

e3 2013,xbox one,impressions

Forza Motorsports 5

Pour Forza, c'est un peu la même histoire. Le jeu est beau même si je m'attendais à mieux pour de la Next Gen mais bon, Forza 4 mettait déjà la barre très haute avec des modèles de voiture impeccable. Ici on sent que les développeurs ont surtout mis l'accent sur les environnements beaucoup plus vivants que par le passé.

Mais ce qui est plus inquiétant, c'est la jouabilité. Là où Forza 4 poussait le niveau de simulation très loin avec beaucoup de réussite, j'ai eu une expérience plus partagée sur Forza 5 avec une voiture bien trop flottante et finalement un véritable manque de contrôle. Peut-être une maladie de jeunesse...

 e3 2013,xbox one,impressions

A côté de ces deux titres, j'ai pu m'essayer très brièvement à Killer Instinct qui s'avère plutôt fun à jouer mais difficile de donner un premier avis maintenant. J'attends également beaucoup de Dead Rising 3 qui s'annonce à la fois intéressant techniquement et scénaristiquement. Sinon, je citerai également le futur Halo, le très original Project Spark mais aussi Quantum Break dont on sait encore assez peu aujourd'hui.

e3 2013,xbox one,impressions

Bref, si Microsoft traîne un peu la patte au niveau de son prix de lancement et de sa politique générale liée à la console (connexion obligatoire, jeux d'occasion), au niveau de son line-up de lancement, on peut réellement espérer le mieux. A suivre très bientôt !

        

dans Gaming, Salons, Xbox One
Tags : e3 2013, xbox one, impressions

[E3 2013] PS4, premiers essais, premiers jeux 
par Quantic

jeudi 13 juin 2013 11:57 6 commentaires

 PS4, design

Eh oui, ça y est, cette fois, c'est fait. J'ai pu tester la Next Gen. Non seulement la PS4 mais aussi la XBox One dont je parlerai prochainement.

Mais venons-en au vif du sujet, à savoir la PS4.

Design et nouveau pad

Alors que j'étais resté un peu déçu de la présentation du design de la PS4 lors de la conférence, je dois avouer que maintenant que je l'ai vu de près, je sens qu'elle s'intègrera très bien dans notre salon de gamers. Un peu comme la Xbox One, elle reste assez massive mais à ce titre, on peut se souvenir que la première génération de PS3 avait été presque traitée de machine à Panini, donc on s'habitue à tout.

Mais surtout son design en parallélogramme, bien que bizarre au premier coup d'oeil, lui donne un petit côté moderne que je ne renierai pas. Bref, ce n'est pas une réussite totale mais finalement, ce qui nous intéresse, ce sont ses performances...

 e3 2013,ps4,impressions,jeux  e3 2013,ps4,impressions,jeux

Pour le pad, je serai beaucoup plus positif, sans doute parce que l'on adore le pad de la PS3 et que celui de la PS4 s'en inspire beaucoup tout en améliorant certains points. Il reste donc globalement assez mince même si j'ai l'impression que les deux "poignées" se sont un peu arrondies et ont gagné en volume ce qui fait qu'elles tiennent encore mieux en main tout en restant parfaitement adaptées à des mains plutôt petites.

 e3 2013,ps4,impressions,jeux

Les deux gâchettes ont légèrement changé de forme mais surtout elles sont devenues beaucoup plus "dures" et on a donc de bien meilleures sensations. Les deux sticks n'ont pas changé de place mais leur forme en "assiette" change beaucoup le feeling que l'on ressent et plutôt en positif.

Alors bien sûr, oui, il y a le fameux bouton share et la surface tactile mais c'est sans doute un peu tôt pour juger de leur utilité. Tout ce que je peux dire, c'est que le pavé tactile est vraiment grand et permettra sans doute de bonnes innovations de gameplay.

Pour moi, ce redesign du pad de la PS3 est donc une vraie réussite.

 e3 2013,ps4,impressions,jeux

Les jeux

Avant de parler des jeux en eux-mêmes, parlons un peu hardware. Celui de la PS4 peut être considéré comme légèrement supérieur à celui de la Xbox One (meilleur processeur, DDR5, ...) mais cela reste extrêmement proche et n'oublions pas que la Xbox One mise beaucoup sur le Cloud Computing, ce que ne fait pas la PS4. J'en parlerai plus en détail dans mon article consacré à la Xbox One mais ce dernier élément pourrait donner un net avantage à la console de Microsoft dans quelques années. Néanmoins, actuellement, les deux consoles sont très proches.

Là où Sony a un net avantage, c'est au niveau de sa politique anti-piratage, de son traitement de l'occasion et de son prix. En bref, chez Sony, rien ne change. Donc, pas de besoin de connecter sa console ou d'authentifier son jeu acheté. De même, chaque acheteur est libre de disposer comme il l'entend de son Blu-Ray et de le revendre ou le donner. Ce qui n'est clairement pas le cas chez Microsoft. Enfin, son prix de lancement de 399 euros contre 499 euros pour la Xbox One est un argument que nombre d'acheteurs prendront également en considération.

 e3 2013,ps4,impressions,jeux

Tout irait donc pour le mieux dans le meilleur des mondes pour Sony à condition que les jeux suivent. Et c'est peut-être là le problème. Je vais vous avouer que tester des jeux PS4 à l'E3 même en ayant tous les accès Presse, ce n'est pas une sinécure. En effet, à part DriveClub qui était facilement jouable et sur lequel j'ai dû passer une bonne demi-heure, tous les autres titres exclusifs étaient pour la plupart en démo non-jouable. Il faudra donc sûrement attendre la Gamescom avant de se faire un avis définitif mais voilà déjà mes premières impressions.

Ce qui m'a le plus frappé, c'est que le gap technologique entre PS3 et PS4 est beaucoup moins visible qu'entre PS2 et PS3 où le passage à la HD avait fait des miracles.

 e3 2013,ps4,impressions,jeux

DriveClub par exemple a du mal à rivaliser avec un Gran Turismo 6 (sur lequel je reviendrai prochainement) qui est splendide alors qu'il tourne sur PS3. Attention, le jeu n'est pas moche et propose des décors qu'on ne verrait pas sur une PS3 mais la différence est très peu visible. Par contre, le jeu est incroyablement fun, totalement arcade tout en proposant une interaction sociale comme on en a jamais vu sur un jeu de voitures. J'ai adoré le fait que la photo du joueur apparaisse sur le pare-chocs.

De même les petits défis en course (qui fera le plus long dérapage, qui passera cet enchainement de virage le plus vite, etc) donnent un aspect de compétition constant que j'ai adoré. Il s'agira donc sûrement d'un excellent jeu de voitures mais peut-être pas d'une démo technologique de la PS4. A confirmer sur une version plus aboutie.

 e3 2013,ps4,impressions,jeux

Le second jeu que j'ai pu tester est Killzone Shadow Fall. Je vais vous avouer que je ne suis pas le plus grand fan de la licence mais au cours de la très courte séquence que j'ai pu essayer, il y a une chose qui m'a frappée, c'est la qualité visuelle du titre. Je ne juge pas du côté artistique car Killzone reste assez loin de mes goûts en la matière mais du côté technique qui est largement à la hauteur de ce que n'importe quel PC haut de gamme pourrait délivrer.

Les textures sont magnifiques, les effets de lumière très impressionnants et pour ne rien gâcher l'aliasing et la profondeur de vue n'ont plus rien à voir avec ce que l'on connaissait sur PS3. Bref, visuellement, le jeu est très abouti même si je pense bien qu'il tourne encore en 30 FPS. Là aussi à confirmer dans le futur.

Au niveau du gameplay, je suis moins convaincu comme pour quasiment tous les FPS sur consoles car je retrouve encore et toujours cette lourdeur dans le mouvement et la visée, commune à presque tous les FPS en exclu consoles mais là, c'est un feeling très personnel.

C'est également le premier jeu à utiliser le pavé tactile pour des actions secondaires comme descendre une tyrolienne, déclencher un bouclier, etc. On choisit l'action en slidant dans une direction et ça marche. Ce ne sera sans doute pas une révolution mais cela permettra peut-être d'alléger certains menus dans de futurs jeux, ce qui n'est pas plus mal.

 e3 2013,ps4,impressions,jeux

Mais si les exclus PS4 de Sony ont eu un peu de mal à me convaincre, c'est très différent pour les titres des éditeurs tiers. J'en parlerai plus en détails lors de leurs previews respectives mais Assassin's Creed 4 et Watch_dogs chez Ubisoft, Battlefield 4 et toute la nouvelle génération sportive d'Electronic Arts ainsi que Witcher 3 de CD Project sont des titres absolument splendides dans leur version PS4. Les éditeurs tiers semblent donc mieux se débrouiller avec la PS4 que les équipes de Sony du moins pour l'instant.

Car en parallèle, j'ai également pu tester The Last of us et Beyond : Two Souls (j'y reviendrai plus tard) et le niveau de qualité de ces deux titres PS3 est incroyable. Ils font presque de l'ombre aux titres PS4. Vivement donc que Naughty Dogs et Quantic Dream nous montrent ce qu'ils savent faire sur le nouveau joujou de Sony !

        

dans Gaming, Preview, PS4, Salons
Tags : e3 2013, ps4, impressions, jeux